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Dimanche 18 mai 2008
Parue dans le Parisien cette intéressante analyse d'une jeune prof, qui remet quelques pendules à l'heure.



Lettre d'une prof en colère

Je suis un professeur d'histoire-géographie de 30 ans, enseignant dans un lycée d'Indre-et-Loire, non syndiqué et qui a fait grève pour la première fois de sa carrière cette année. Nous ne travaillons - comme vous le savez si bien maintenant chers lecteurs - « que » 18 heures par semaine devant les élèves, et ce, depuis 1950. Or ce temps fut conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heure chez lui pour une heure devant les élèves afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline.

Cela fait 18 fois 2,5 soit 45 heures hebdomadaires. Je suppose, qu'intérieurement, vous vous dites: « vous avez les vacances pour compenser ».

Ces chères vacances qui font de nous des privilégiés ! Certes, il est vrai que nous avons 10 jours en février, 10 jours en avril, 10 jours à Noël, 5 jours aux vacances de la Toussaint (en réalité 8 jours mais nous travaillons 3 jours de plus en juillet pour compenser), cela fait 35 jours de congés payés. Aujourd'hui avec les 4 semaines de congés payés et les RTT, beaucoup de salariés ont autant de congés si ce n'est plus ! Or, nous, enseignants, pendant ces 35 jours de congés payés, souvent, nous corrigeons nos copies ou préparons nos cours. Vous répondrez: « oui mais vous avez 2 mois en été ». Ces fameux deux mois d'été, il faut le savoir, ne nous sont pas payés : notre grille de salaire fut fixée en 1850 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau BAC+3, mais à cette grille, il nous a été retiré 2 mois de salaire, puis le résultat fut divisé par 12 (afin de recevoir un salaire chaque mois).

Pensiez-vous vraiment que l'on nous payait à rien faire durant deux mois ? Non ! En résumé nous travaillons 45 heures par semaine, payés environ 1660 euros par mois, avec 35 jours de congés payés. Les événements de ces derniers jours, voire de ces derniers mois m'ulcèrent. Certains politiques détournent le débat sur le service minimum à l'école, pour s'attirer la sympathie des parents d'élèves qui, eux, travaillent toute la journée. Pensez-vous vraiment, chers lecteurs, que le service minimum soit au centre de nos revendications ? Bien sûr que non ! Le seul aléa, c'est que nos « vraies » revendications sont tues, étouffées avant qu'elles ne vous parviennent. D'où cette lettre, qui, je l'espère, arrivera jusqu'à tous les parents d'élèves.

52 heures par semaine et classes de 40 élèves

Premièrement, notre principale revendication c'est la lutte contre la suppression des postes, certes, la « quantité ne fait pas la qualité », mais dans mon établissement, nous avons perdu 2 postes de professeur d'histoire-géographie en 2 ans, alors que la perte d'effectifs ne s'élève qu'à 40 élèves. Pourquoi ces suppressions de postes générales à tous les disciplines et à tous les établissements ? Il s'agit de répartir les heures entre les professeurs restants afin qu'ils fassent 21 heures ou 22 heures de présence devant les élèves, soit plus de 52 heures de travail hebdomadaire ! Qui pourrait tolérer cela ?

Une autre solution serait d'augmenter les effectifs de chaque classe, les classes à 40 élèves deviendront monnaie courante. J'ai donc une proposition à faire à tous les enseignants qui liront ce courrier. Etant donné que nous ne sommes pas rémunérés pour les mois de juillet et août, ne faisons rien, pas de préparation de cours ni de renouvellement de nos connaissances durant l'été. Ensuite, pendant nos « petites vacances » qui sont nos congés payés communs à tous les salariés, reposons-nous: pas de copies ni de cours à préparer. Et surtout, à partir du mois de septembre, travaillons réellement 35 heures par semaines.

Personnellement, je suis prête à fournir au ministre de l'éducation mon emploi du temps semaine par semaine indiquant mes 35 heures de travail réalisées, préparation des cours et corrections de copies inclus. Mais je tiens à vous prévenir que si les enseignants travaillaient réellement « que » 35 heures par semaine, les cours ne seraient pas toujours prêts à temps, les copies seraient rendues très longtemps après les devoirs (un paquet de lycée c'est 4 heures de correction, actuellement je corrige 20 h toutes les 2 à 3 semaines), les brevets blancs et bacs blancs seraient moins nombreux, etc.

Vers le système anglo-saxon

Vous allez répondre que l'on contribuera dès lors à détériorer notre système éducatif déjà si mal en point ! Notre système n'est pas si mal en point que l'on veut vous faire croire. Les professeurs de vos enfants sont parmi les mieux formés du monde, les concours du CAPES et de l'agrégation sont parmi les plus difficiles à réussir. Mais le ministre de l'éducation veut remplacer ces professeurs compétents qu'il faut rémunérer à leur juste valeur (minimum BAC + 3) par des intérimaires, des vacataires sans diplômes et moins bien payés. Il veut copier le système anglo-saxon, où un professeur enseigne plusieurs disciplines avec pour seules compétences son niveau BAC !

Après tout, à quoi cela sert-il qu'un prof de langue étudie 3 à 4 ans à l'université une langue étrangère, se rende dans ce pays pour se familiariser avec le mode de vie et dispense ensuite son savoir aux élèves alors qu'en Angleterre avoir appris l'espagnol au lycée suffit à avoir les compétences pour l'enseigner. On vous parle sans cesse « d'échec scolaire », mais ce « pseudo échec scolaire » n'est pas le fait des enseignants, au contraire ces derniers limitent « la casse ». Je m'explique: le gouvernement souhaite absolument que 80% d'une classe d'âge obtiennent le BAC. Tans pis si un élève de 3ème rêve d'être plombier. Les recommandations données et « imposées » aux professeurs principaux de 3ème sont claires, il faut faire passer en 2nde générale et technologique. Les places en BEP ou CAP sont d'ailleurs peu nombreuses et seuls les meilleurs élèves sont acceptés. Les autres vont en 2nde, quitte à échouer après. Les enseignants rencontrent les parents, expliquent les différentes voies empruntables par les élèves qui ne souhaitent pas aller au lycée, mais le discours est tellement bien formaté et martelé que chacun imagine la voie professionnelle comme un échec. D'autre part, les établissements ont des « quotas » de redoublants à ne pas dépasser. Tans pis si un élève aurait pu consolider des acquis fragiles en redoublant (car redoubler c'est une 2nde chance, ce n'est pas une sanction).

« Nous passons pour des bouffons »

A cela s'ajoute le manque de sanction. Combien de parents n'ont-ils pas entendu leurs enfants raconter qu'ils n'ont pas pu avancer dans tel ou tel cours car certains élèves faisaient « le bordel » ? Or, un enseignant peut difficilement exclure un élève de cours sous peine d'être déconsidéré par sa hiérarchie, des exercices supplémentaires peuvent être donnés mais s'ils ne sont pas réalisés, que faire ? Coller ? Oui, c'est une solution mais dans de nombreux établissements il n'y a pas assez de personnels ou d'heures rémunérées pour surveiller les colles du mercredi.

Exclure ? Pourquoi pas ? Mais les chefs d'établissements y sont souvent réfractaires car l'exclusion définitive les met en situation d'échec vis-à-vis du rectorat. Nous faisons grève pour nous faire entendre mais nous apparaissons comme des « bouffons » dont on se joue. Nous ne bloquons aucune production, nous ne prenons pas de voyageurs en otage, nous ne bloquons pas les routes et, de ce fait, le gouvernement a raison de rigoler et d'attendre que l'on ait fini nos « petites manifs ». Maintenant il y a toujours la solution de « bloquer » la production, notre production étant pour nous l'éducation et le savoir. Rien n'est plus facile que de faire grève durant les épreuves du BAC et brevet, ou pire encore, travailler 35 heures par semaine, car à partir de ce moment il n'est pas dit que vos enfants aient acquis toutes les compétences nécessaires à la réussite de leurs examens, étant donner que pour faire que 35 h nous devront donner des QCM à la place des compositions, que nous ne pourrons plus préparer d'examens blancs, car trop longs à corriger. Si tel était le cas nous serions très loin d'atteindre 80 % de réussite au BAC ! Peut être que le gouvernement attend de constater qu'avec ses réformes imposées et contre-productives, la cuvée 2009 du BAC ne représentera que 50 % des candidats.

Chers lecteurs, j'espère que ce courrier vous permettra de vous forger votre propre opinion, tout en vous détachant du bourrage de crâne gouvernemental et médiatique qui ne tend qu'à masquer la réalité des problèmes et revendications. Rien ne vous empêche d'aller interroger directement les professeurs de vos enfants, ils sauront vous renseigner sur la réalité du système éducatif français. Je terminerai en précisant que jamais en classe nous ne critiquons tel ou tel corps de métier, alors je ne comprends pas pourquoi certains élèves arrivent en classe avec un discours méprisant envers les enseignants, discours véhiculé par les parents alors que ces derniers ne savent rien de la réalité de nos conditions de travail.

Elisabeth, Tours
Dimanche 18 mai 2008
Au mois d'avril, les temps sont durs pour les bloggueurs politiques. Sarkozy fait désormais dans le sobre. On ne le voit plus, désormais sur tous les fronts, il n'étale plus sa vie privée.

Vraiment ?

Pourtant, un mini scandale éclate encore : le 2 avril, on apprend que Sarkozy s'est inscrit en retard sur les listes électorales... Passe-droit ? "Comme disait Edith Piaf dans son fameux film qui a eu un Oscar, "A quoi ça sert que j'm'appelle Nicolas Sarkozy, si j'peux pas faire ça ? C'est vrai, à quoi ça sert ?"

En début de mois, Sarkozy se penche un peu sur l'agriculture et l'environnement. "Je rencontre les péquenauds de la FNSEA. C'est des péquenaud bling-bling ceux là. Ils ont des tracteurs avec un max de chevaux, qui polluent énormément. J'adore ! Pendant ce temps-là, les journalistes nous font croire que c'est pour l'environnement que les français adorent les petites voitures...L'environnement ! Si ces cons avaient les moyens de s'acheter des grosses bagnoles, ça se saurait..."

La France va mal. On ne cesse de nous le répéter. Le pouvoir d'achat, c'est une chose. Mais en plus, les caisses de l'Etat sont vides. Va t'on devoir faire des économies ? Que nenni ! "Non, pas de rigueur. Pas d'économie. Une réforme qui permettra des économies." C'est beau, la com' ! Pas de cafouillage, non plus : "Nous ne cafouillons pas sur les droits de l'homme au Tibet...ni sur les OGM, encore moins sur la carte famille nombreuse à la SNCF. Nous réajustons." En fait, tout n'est que stratégie de communication : "Un pas en avant, deux pas en arrière, c'est la politique du gouvernement...En fait, on lance une idée, puis on la retire, mais pendant ce temps, les gens s'habituent lentement et finalement, quand ça leur tombe dessus, ils ne disent plus rien..."

N'empêche que la vie est difficile pour tout le monde, surtout quand il faut aller pousser le chariot dans un magasin et passer à la caisse...et ne parlons pas du déremboursement des lunettes... "Roseline a raison : il ne faut plus rembourser les lunettes. Les français commencent à voir trop clair dans notre jeu..."

"Pour assumerce coût de la vie qui augmente, Moi et Carla, mais aussi tous mes amis qui possèdent des yatchs et des villas luxueuses, nous avons décidé de prendre dans la poche des pauvres, qui sont beaucoup plus nombreux, comme disait...Coluche."

C'est à cette époque que je découvre la dessinatrice Popette, qui résume bien la situation :



N'empêche qu'on fait quand même de gros sacrifices. Par exemple, le 9, la loi sur la mobilité des fonctionnaires est passée (quasiment innaperçu, d'ailleurs...la com', toujours la com') Cette loi permet entre autre à l'état de remercier un fonctionnaire si celui-ci reste deux ans sans poste. En gros, la sécurité de l'emploi pour les fonctionnaires n'existe plus. "Après la sécurité de l'emploi, je m'attaque aux vacances des profs. Il ne leur restera plus que leurs yeux pour pleurer." On l'appelle le "liquidateur"

Le dialogue social, même si le président voudrait qu'il soit idéal, ressemble plus à un monologue. La négociation ce n'est pas le point fort du gouvernement. C'est la politique des zigzag : "Social...J'aimerais l'être...Réformer l'Etat, j'aimerais le faire...mais dans le premier cas, je ne pourrais plus partir en vacances sur un yacht de luxe, ou louer une villa luxueuse...et dans le deuxième cas, je ne me ferai pas réélire la prochaine fois...Alors je fais des zigzags..."  (Source : L'individualisation des risques au cœur des réformes)

Les problèmes à l'intérieur s'accumulent : "Ah ! Les femmes ! Dans son lit ou au gouvernement, une femme est une somme d'emmerdements...Nathalie dit du mal de mes amis, (pan ! elle n'ira pas au Japon ! Na !) Cécilia me fait honte dans le pays de Carla (mais que faire pour régler ce problème d'Etat ?!), les femmes de France font des enfants et veulent avoir des réductions pour prendre le train...Mais y'a pu d'sous, maman..."

Question politique extérieur, Sarkozy, on l'a bien compris maintenant est plutôt atlantiste.Comme disait Charles qui avait pourtant de grandes oreilles : "Otan entendre ça plutôt que d'être sourd..."...En effet, à l'OTAN,  "Si les Américains y sont, alors, il faut qu'on y soit. On fait tout pareil que Bush comme il a dit."

A côté de ça, toujours à l'étranger, une polémique fait rage : J.O de Pékin, y aller ou pas. Rama Yade, qui ferait mieux de se taire, déclare : "pas de Nicolas Sarkozy au J.O de Pékin si les Chinois ne mettent pas fin aux violences contre la population et s'ils ne libèrent pas les prisonniers politiques, s'ils ne font pas lumière sur les événements tibétains et  s'ils n'ouvrent pas le dialogue avec le dalaï-lama." Les Chinois ont dit : "Bouhouhou...Nicolas ne sera pas là..."

Personne n'y croit, à ces déclarations de bonnes intentions, évidemment : les affaires commerciales entre l'Occident et la Chine sont bien trop importantes. "Comme les Chinois étaient très tristes de ne pas pouvoir rencontrer Carlita, on a décidé d'y aller quand même. Et puis j'ai eu certains de mes amis au téléphone, mes amis les patrons. Ils m'ont dit que les Chinois, ils étaient gentils..."

Il n'empêche que les militants des Droits de l'Hommes sont bien remontés et parviennent à pourrir complétement le parcours de la flamme à Paris (mais aussi à Londres, à San Francisco et un peu partout dans le monde.) Le gouvernement est forcément un peu dépassé : les forces de sécurité déployées n'ont pas du tout été à la hauteur...Je me plaisais à imaginer qu'après cette journée fort mouvementée, l'Elysée avait reçu un mail de la part des dirigeants de la République Populaire de Chine :

"Certes, vous êtes un jeune dirigeant, mais votre difficulté à gérer le bon déroulement d'une course d'un bonhomme tout seul, avec un flamme à la main, nous paraît étonnante. Vous aviez pourtant envoyé beaucoup de forces de l'ordre. C'est peut-être de la formation de ceux-ci que venait le problème. En Chine, croyez-nous, les manifestants auraient été autrement refroidis. Un tir de sommation et puis les chars. Et les journalistes, arrêtés, torturés, emprisonnés pendant quelques années pour leur faire passer le goût de la photo...En parallèle, dans ces cas-là, il faut prévoir beaucoup d'images d'archive, à diffuser pendant la retransmission en léger différé (une heure ou deux suffisent...). Enfin, il ne faut pas oublier de surveiller les historiens, afin que cet épisode ne se retrouve jamais dans les livres d'histoire. Et le tour est joué. M. Sarkozy, vous avez encore du chemin à faire pour être à la hauteur. On nous avait pourtant dit que vous aviez main mise sur la presse...Cependant, vous avez de bonnes bases, de bonnes prédispositions...Ne vous laissez pas distraire, vous y arriverez !"

Assez flippant...

Pour arranger les choses, la France envoie un interlocuteur de choix en Chine : Jean-Pierre Raffarin. "La pente sera difficile, mais il va falloir faire le marathon jusqu'à Carrefour quand même."

Pour finir en beauté la rubrique internationale, à la fin du mois, Nicolas s'est rendu en Tunisie. Cette fois, il ne commet pas l'erreur de parler de Droits de l'Homme, surtout pas... "J'aurais bien du mal à donner des leçons en matière de droits de l'Homme à mon ami Ben Ali : avec mon aide sociale à la baisse, avec mes travailleurs pauvres, avec mes expulsions de sans papiers...Non, moi, je lui ai dit, à Zine El Abidine...Quand on veut un salaire correct et des amis patrons heureux, il faut savoir faire quelques sacrifices..." Par contre, notre président se permet des propos totalement révoltants: "Qu'est-ce que j'ai voulu dire par là ? Oui, en France, on a l'intelligence. Ce qui ne signifie pas qu'on n'a pas de main d'oeuvre en France. Elle vient d'ailleurs parfois de Tunisie..." COUAC ?

Fin avril, Nicolas, se présidentialise encore un peu. C'est l'homme qui change chaque semaine. Et le 24, grand show télé, à la Chirac. L'occasion de faire son mea culpa, pile un an après le premier tour des présidentielles. "Mais comment c'est possible...depuis tout s'est cassé la gueule. Même la météo était meilleure, il y a un an..."

Le discours est contradictoire : certes, on a fait que des conneries, mais rassurez-vous, on ne va rien changer..."L'erreur de communication serait de ne pas reconnaître les erreurs du passé. La deuxième erreur de communication consisterait à faire croire qu'on va arrêter de faire les mêmes erreurs..."

Ce qu'on retient de ce mois, c'est finalement la longue liste de couacs. "Communication Outrageusement Urticante et Absolument pas Concertée." Bref, tout le monde dit n'importe quoi, n'importe comment. Mais cela va s'arranger : désormais, seul Sarkozy sera habilité à parler. Nous aurons donc des COUACs : "Conneries Officielles, Uniques et Affirmées par le Chef."

CC

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Il va sans dire (c'est mieux en le disant) que les mots mis dans la bouche de Notre Président ne sont que fiction inventée par mes soins dans le but anodin de vous faire sourire !!


 

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