23 mars 2026

Lionel s'est retiré définitivement


 Lionel Jospin disparaît aujourd'hui. C'est une grande émotion pour moi et je pense à sa famille, à ses proches. 

Il fait partie des figures politiques importantes de notre pays, pas seulement par les postes qu'il a occupés durant sa carrière : aussi parce qu'il est resté, même après 2002 une figure intellectuelle qui compte, une parole qui apportait du sens, une référence, même durant ces toutes dernières années. Il faisait partie de ces hommes qui ne vieillissent pas parce qu'il garde toujours une fraîcheur d'esprit et un regard neuf sur les choses.

C'est pour la campagne de 2002, précisément celle de Lionel Jospin, que j'ai mis des tracts dans des boîtes aux lettres pour la première fois de ma vie. 

 Mon père qui n'était pourtant pas encarté au PS et ne se laissait pas réduire à un parti, admirait Lionel Jospin, et avait accepté de faire sa campagne. Et je comprends aujourd'hui pour quelles raisons. 

Cet ancien premier ministre était intelligent. Brillant intellectuellement. Et il avait été capable, surtout, de faire l'union, pour former un gouvernement réunissant les différents courants de la gauche et de l'écologie. 

Il avait été capable de faire progresser la société : il a porté de vraies idées de gauche, sans tabou, avec force et conviction. Les 35h, la CMU, le PACS...Ce sont des choix concrets qui ont permis à notre société d'avancer. Ce n'était pas une évidence, au début des années 2000. Il a su concilier les exigences d'un monde en mutation, économiquement et idéologiquement pour faire avancer des idées qui sont de véritables avancées sociales. 

Évidemment, le coup de tonnerre de l'élection présidentielle de 2002 est une blessure. Un bouleversement durable de la vie politique française. J'ai manifesté, entre les deux tours, contre le FN, je n'ai pas compris, comme beaucoup, que les temps avaient définitivement changé, que le 11 septembre 2001 avait refermé la parenthèse d'après-guerre, et que la sécurité deviendrait le thème central de la période suivante, dans laquelle nous sommes toujours. 

Et surtout que la gauche avait perdu l’électorat populaire.

Lionel Jospin l'a compris instantanément, bien plus rapidement que n'importe quel commentateur de la vie politique. Il s'est retiré, parce qu'il l'a compris : l'époque n'était plus aux avancées sociétales. Les urgences économiques et sécuritaires ont pris le pas.

 Il l'a compris plus vite que tous les autres, bien plus vite que tous les dirigeants du PS actuels qui s'accrochent encore aujourd'hui à de vieilles lunes qui leur font perdre à peu près toutes les élections. 

Il était aussi une figure qui incarnait la droiture et l'honnêteté politique. La défense des idées et des valeurs, avant l'égo et la carrière. Et c'est sans doute cela qui me manque le plus aujourd'hui.  

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18 mars 2026

C'est fini, c'est la vie


Dans un coin de ma mémoire, resteront accrochées ces 12 années passées

Ces milliers de réunions, de débats, de commissions et de papiers, 

Ces poignées de mains, ces "pourquoi-je-suis-là", 

Ces "je-ne-comprends-pas" et ces "mais-casse-toi-de-là",

Et ces salades, beaucoup de salades, 

Des navets aussi et des choux, trop choux. 

C'est toute une vie, 12 ans d'interminable retour au monument, 

Aux morts pour la patrie, aux discours et aux cérémonies,  

C'est toute une vie, mais c'est fini, c'est définitivement fini, 

Et c'est tant pis. Tout ce que j'ai appris restera là, dans un coin de ma mémoire, 

Pour moi, pour personne, pour le ciel et pour les fleurs de magnolia, 

Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas pour qui, mais la vie sans ça, 

Ce sera joli aussi, sans bleu blanc rouge, sans invective, sans parti pris, 

Sans les voisins qui me demandent à moi, comme si je savais, 

Pour les poubelles, pour les nids-de-poule et pour les lampadaires, 

Pour les plaques d'égout qui tapent et les motos qui font du bruit, 

Pour les "c'est-sale" et les "que-fait-la-mairie", pour les "y'a du respect qui s'perd". 

C'est fini, la litanie des vœux, des représentations, des signatures et des inaugurations, 

C'est fini les astreintes, les morts en pleine nuit, les incendies, les accidents, 

C'est fini les contraintes, les soirs et week-end, les cellules de crise, 

La vie se poursuit sans les polémiques vaines 

Avec les journalistes, 

Avec l'opposition, 

Avec les extrêmes,

Avec l'ennemi d'aujourd'hui, qui est souvent l'ami d'hier, 

Et parfois, le contraire, 

Avec "les méchants c'est eux et nous on est les gentils". 

C'est fini. 

Merci. 

 

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16 mars 2026

Il y a eu les municipales


 Le scrutin s'est tenu hier, entre deux bombardements en Iran et la flambée des prix du pétrole. Sur les chaînes de télé en continu, on diffuse à parts égales les délires de Mélenchon et les enfants de Gaza. On détourne les yeux, on ne veut plus voir l'absurdité d'un monde sans dessus dessous. Sans dessous.

 Dans beaucoup trop de villes et de communes, pas de sens du tout pour cette élection : une seule liste. Déni de démocratie. On nous prend pour des cons et ça commence à se voir. On nous donne l'illusion du choix. On fait des scores digne de Staline sans que plus de la moitié des citoyens n'aient eu à bouger le petit doigt. 

A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, disait le vieux Corneille.  

 Et à pratiquer la démocratie sans partage, on se retrouve vite dans une ploutocratie. Ou une oligarchie. Dans un monde où un tout petit groupe de personnes, pour des raisons diverses, accapare le pouvoir.

 Le pouvoir est le seul enjeu. En politique, comme dans une classe de 4e. C'est toujours au plus fort - et au plus con - qu'on donne le pouvoir. Les élections de délégués (à part quand le prof est à juste titre un dictateur et qu'il influence le scrutin) sont un modèle : c'est toujours l'élève le plus débile et le plus grande gueule qui gagne. Et ensuite les autres, toute l'année, se plaignent d'un délégué qui ne les représente pas. Ou mal. Ou par le mauvais exemple. C'est dans la nature humaine. On élit un rigolo qui se révèle méchant et manipulateur. Qui obtient le pouvoir par la blague et qui le garde par la force.

Un autre exemple, ou ça ira ? 

Allez, pour la route : un autre exemple. Trump...

 Pas la peine de développer, non ?

 Et là, alors, dans votre ville ça donne quoi ? 

Chez moi, après m'avoir virée, (voir mon billet précédent), et après avoir consciemment opéré un tri sélectif parmi ses adjoints, le maire s'est fait réélire pour la 6e fois, à 73 ans. Il jure ses grands dieux que c'est son dernier mandat  - et qu'il ira jusqu'au bout. 

L'avenir nous le dira. 

En tout cas, il s'est entouré de nouveaux qui ne viendront pas lui apprendre son métier, ça c'est certain. Qui ne viendront pas lui poser trop de problèmes. Qui voteront tout sans faire durer les conseils municipaux trop tard en prenant la parole. Ce sera confortable comme le score de 84% qu'il a fait hier. Une paire de charentaises, une petite tisane. 32% de participation. Ceux qui n'ont rien dit n'ont pas à venir se plaindre. 

Mais parfois les silences en disent long.

Pourtant, la politique locale fait de belles choses : c'est un lieu de pouvoir où l'on peut changer le quotidien, je continue d'y croire.  

Je ne suis pas amère. Je suis déçue. Je pensais faire le job avec sincérité. Je crois aujourd'hui que je le faisais avec naïveté. Et j'ai été trompée. Et je crois que c'est ce qui se passe avec la démocratie, en général. C'est le moins mauvais de système seulement s'il est remis en cause durement en permanence. 

 En France, il n'a pas été remis en cause depuis trop longtemps et on s'est enferré dans l'idée que c'est un système qui fonctionne. Mais ça ne fonctionne plus.  

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1 mars 2026

Message à caractère informatif


 Les plus attentifs à la politique locale l’ont déjà remarqué, et j’ai déjà reçu des messages étonnés de quelques-uns : non, je ne suis pas sur la liste électorale de Martial Bourquin pour les prochaines élections municipales. 

Ce n’est pas mon choix. Mais en politique comme en amour, il faut un désir partagé pour construire ensemble. Il semble que cette condition n’est plus acquise pour Martial Bourquin. 

Au-delà de la déception que je ressens, je veux par ce message, exprimer quelques sentiments au sujet des 12 ans passés au conseil municipal, puisque le dernier a été annulé et que je n'ai pas pu le faire de vive voix. 

Je veux exprimer des remerciements pour l’expérience riche, variée, pour l’enrichissement personnel, intellectuel que cela m’a permis. Ce n’est pas un enrichissement matériel : je me suis engagée pleinement, ne comptant pas mes heures et mon investissement. Je termine ce soir ma dernière semaine d’astreinte, d’ailleurs et lorsqu’on est élu, c’est bien 24h sur 24, sans compter. Mais les rencontres, les apprentissages n’ont pas de prix. 

Je veux aussi souligner qu’en 12 ans, avec une équipe qui était alors soudée et extrêmement compétente, nous avons fait avancer Audincourt, nous avons fait de cette cité ouvrière, bigarrée, pleine de vie, une ville solidaire, plus belle, plus verte, plus connectée au monde, plus vivante. 

En tant qu’adjointe à la communication, j’ai contribué à l’installation d’un engagement sincère et direct avec la population, avec une page Facebook qui n’avait que 240 abonnés en 2014, et qui en a aujourd’hui plus de 14 000. Durant ces mandats, nous avons aussi modernisé l’Audinfo et le site de la ville. C’est un travail constant, régulier qui a permis cela et il faudra le poursuivre. 

J’en remercie vivement les services, qui ont su innover, progresser, proposer et qui ont maintenu cette exigence de qualité. 

En tant qu’adjointe à l’environnement, j’ai participé à une véritable transformation de la ville : le centre-ville est méconnaissable pour quelqu’un qui ne serait pas venu depuis plus de 12 ans. Les espaces verts conçus de manière plus durable, l’ouverture sur le Doubs, les 1000 arbres que nous avons plantés en ville, ces 6 dernières années et notamment les arbres fruitiers, la forêt que nous avons continué de protéger et de régénérer, les tonnes de CO2 que nous avons économisées en isolant les bâtiments publics, Laëtitia et Florent, les maraîchers que nous avons installés sur un terrain communal, le tiers-lieu que nous avons imaginé, les parkings que nous avons désimperméabilisés, la place du marché, celle de la mairie...le marché bio et local, la Campagne à la ville qui fait toujours plus la promotion du bio et de l’agriculture paysanne…Tous ces projets et ceux que j’oublie, sont autant de sujets de fierté pour notre ville…Et j’ai eu le grand honneur d’y participer. 

Merci, là encore, à l’équipe merveilleuse des travailleuses et des travailleurs de la mairie d’Audincourt. 

Merci à mes collègues élus, ceux qui continuent, ceux qui arrêtent, de leur plein gré ou pas. Merci surtout à ceux qui pensent, comme Gandhi, qu’"on peut briller sans éteindre la flamme des autres". 

Merci aux habitants d’Audincourt, surtout, avant tout. Rien n’a été plus agréable pour moi de vous rencontrer, de répondre à vos questions, d’écouter vos remarques, de vous marier, de partager avec vous les mauvais moments comme les bons.

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8 septembre 2025

La politique : pourquoi ça ne peut plus marcher...


 Bayrou, ça ne peut plus marcher. Macron non plus. 

Nous sommes dans une crise politique et sociétale. C'est un constat partagé par beaucoup, mais dont on ne fait rien depuis trop longtemps. 

Ce qui déborde, c'est l'injustice sociale. Et je n'écris pas "le sentiment" d'injustice sociale. C'est loin d'être seulement un sentiment : c'est une réalité. Les fossés, depuis longtemps déjà, se creusent entre plusieurs France. La France qui peut se soigner, celle qui ne peut pas. La France qui peut payer des études à ses enfants, celle qui ne peut pas. La France qui peut manger sans s'empoisonner, celle qui ne peut pas échapper au diabète, à l'obésité, aux cancers aux maladies cardiovasculaires...

Qui, il y a quelques années, parlait déjà de France d'en bas et de France d'en haut ? Vous vous souvenez ? C'était Raffarin et c'était il y a déjà très longtemps : au début des années 2000. Raffarin était un malin. Il tournait cette expression piquée à Balzac à son avantage. C'était dans le cadre d'une campagne électorale, il s'adressait au peuple avec cette expression, en faisant mine de comprendre cette fameuse "France d'en bas". Mais s'il y a une France d'en bas, c'est qu'il y a des gens qui regardent depuis "là-haut". 

Depuis, il y a eu le mépris, maintes fois répété : l'horrible expression "sans dents" qu'aurait utilisé François Hollande, ou encore la manière de parler des gilets jaunes de Benjamin Griveaux qui estimait qu'il s'agissait de la France qui "fume des clopes et roule au diesel."

Ce sont des petits stigmates. Mais ils viennent cruellement souligner le fait qu'on veut multiplier les jours de carences, doubler le reste à charge des médicaments, faire travailler les gens deux jours de plus gratuitement, alors que d'autres ne payent plus l'ISF, bénéficient de conditions fiscales ultra favorable, continuent de peser lourd sur le bilan carbone du pays et délocalisent leurs entreprises sans vergogne. 

Aujourd'hui, devant l'hémicycle Bayrou le répète : les riches, ce ne sont que des "cibles emblématiques". Les taxer serait une solution de facilité. Avant cela, Bayrou a déclaré qu'à 4000 € par mois, on n’est pas riches. Bayrou est un symptôme d'une classe politique complétement déconnectée. 

Tout cela n'est évidemment pas entendable. 

Les comparaisons historiques ne sont jamais de bon aloi. Mais cette injustice sociale fait inévitablement penser à l'ancien régime. Au "Il n'ont pas de pain qu'il mange de la brioche"...Et si cela continue, ce ne sera pas une révolte, mais une révolution.  

Les mouvements annoncés seront lents, peut-être, à se mettre en place. On souffre collectivement d'impuissance acquise : on pense que cela ne sert à rien, parce qu'il y a eut de grands mouvements, contre les retraites, les gilets jaunes, des manifestations d'ampleur, parfois violentes, mais à chaque fois, sans aucun résultat. On nous a inculqué l'idée que cela ne servait à rien. Pourtant, c'est un mouvement de balancier. Il ira inévitablement en s'amplifiant. 

Rendez-vous ce soir, devant les mairies pour le pot de départ de Bayrou ! 

Soyons nombreux le 10, soyons encore plus nombreux le 18. Nous avons des messages à faire passer. 

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4 septembre 2025

Le RN lâche les chiens...Et c'est sale !


Aucun doute possible : l'annonce de la date des prochaines élections municipales met le petit monde local en ébullition.  

Les noms et les listes ne sont pas encore connus, mais sur les réseaux sociaux, des flots de haine se déversent dans les commentaires sous le moindre article traitant de sécurité, sur les réseaux sociaux, sur les sites de la presse quotidienne. 

L'extrême droite, ce n'est pas un scoop, est très organisée, sur les réseaux sociaux. Cela fait des années, croyez-moi ! Je suis blogueuse depuis 2004, je sais de quoi je parle. 

L'extrême droite, sur les réseaux sociaux, c'est une poignée de trolls qui attise les foules, qui provoque, qui donne le ton. Les trolls, ce sont des comptes souvent anonymes, créés pour seulement commenter, sans rien publier. Souvent, ils n'habitent pas le secteur, souvent, ils sont bien plus politisés qu'ils veulent le faire croire. Et ils attisent la haine. Ils viennent avec des idées à l'emporte-pièce, fausses, inspirées par leur candidat RN. 

Prenons un exemple récent. Ce matin, suite à un fait divers sordide comme il s'en passe partout, le maire de ma ville a fait un communiqué de presse exprimant à la fois ses valeurs et sa détermination, ainsi que les actions mises en place pour éviter l'escalade de la violence. Il détaille notamment ses demandes de police nationale, en lien avec le plan contre les narcotrafics. 

La députée RN du secteur a supposé dans un post sur Facebook que la police municipale n'était pas suffisante, qu'elle n'était pas là quand on a besoin d'elle, qu'elle n'était pas assez formée et armée pour faire face aux délinquants. 

Soyons clair : si elle est élue dans une ville prochainement, elle découvrira que ce n'est évidemment pas à la police municipale de s'occuper du narcotrafic...Et si elle ne le sait pas déjà, il serait préférable de ne pas voter pour elle. 

Elle demande aussi où sont les caméras. Nous sommes une ville très équipée en caméras. Elle devrait le savoir : les vidéos permettent très régulièrement d'élucider les crimes et délits qui ont lieu sur la commune. Mais il n'y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. 

En tout cas, avec un petit post sur son mur facebook, la députée a réussi à ameuter ses chiens de garde qui sont venus déverser leur fiel sur la communication d'un site d'informations locales qui ne modère pas ses commentaires. C'est la haine qui s'exprime. Des flots de commentaires dignes de CNews. Racisme, haine de la gauche, des médias, remise en question des faits. Tout est opinion, et au nom d'une liberté d'expression qui n'a de liberté que de dire n'importe quoi, on remet en question tout ce qui pourrait être rationnel. 

La ville est dénigrée, aussi. Et là, c'est assez surprenant. Quand on veut diriger un endroit, se faire élire quelque part, c'est surprenant de crier sur tous les toits que cet endroit est épouvantable, laid, sale, insécure, dangereux, mal famé. 

Mais passons sur la stratégie stupide. 

Ce qu'il faut retenir, c'est que la campagne, dans le camp adverse, est lancée. Elle sera abjecte. Pendant ce temps, l'équipe en place travaille et continue de faire le boulot pour lequel elle a été élue. De l'avis de beaucoup, depuis 5 ans, la ville s'est métamorphosée : elle est plus belle, plus verte, plus ombragée. Elle est dynamique, vivante, solidaire. Elle ne fait que grandir : de nouvelles familles viennent s'y installer, y construire leur maison et leur vie. Tout le monde le dit : le commerce se porte mieux ici qu'à Montbéliard. De nouveaux logements adaptés au vieillissement de la population sortent de terre...

Alors oui, il y a des difficultés, oui, il y a des problèmes, au jour le jour. C'est le lot de toutes les villes. Lors de la dernière réunion publique, le commissaire de police nous apprenait que 50 % de la population s'est drogué, se drogue ou se droguera un jour. 50% de la population. C'est un chiffre qui doit nous alerter : parce que s'il y a autant de consommateurs, c'est une évidence, il y a beaucoup de vendeurs. Imaginez, si vous avez déjà travaillé dans un supermarché, pensez une seconde qu'il faut plus de réapprovisionnement en drogue qu'en serviettes hygiéniques. C'est vertigineux, non ?  

Non, la gauche ne fait pas preuve d'angélisme. Les effectifs de la police municipale ont triplé, ces dernières années. Le système de caméra coûte des centaines de milliers d'euros. Nous travaillons en permanence en étroite collaboration avec le préfet, avec la police nationale et avec la justice pour être efficaces sur le terrain. Et on l'est souvent. Ne vous laissez pas avoir par les discours tout faits des trolls à la solde des partis d'extrême droite. Ils ne connaissent pas notre ville, n'y vivent pas et n'ont pour but que de créer la peur. 

Dernière chose : si vous me suivez sur les réseaux, vous savez que j'ai un chien. J'ai l'occasion de le promener partout dans la ville, aussi bien tôt le matin que tard le soir. Je constate parfois qu'il y a des ordures, des SDF, des jeunes bourrés. Oui, c'est la vie, c'est pas nouveau. Je le signale : à la ville, pour qu'on nettoie les ordures, aux services sociaux pour trouver des solutions pour les personnes à la rue, à la police quand il y a trouble à l'ordre public. Faites pareil ! 

En tout cas, ce sera ma conclusion, jamais je me sens en insécurité. Et vous le savez : mon chien est tout petit... 

 

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28 août 2025

Comment foirer la rentrée en 1 leçon...


La situation politique, à la veille de la rentrée scolaire, n'est pas brillante. C'est le moins qu'on puisse dire. Passons sur les annonces de notre ministre de l'éducation qui prend des décisions absurdes et inutiles. Oui, les portables sont déjà interdits en classe, oui, quand un élève se fait prendre avec une arme dans un établissement scolaire, il passe en conseil de discipline (et sans doute au commissariat...), couper l'ENT (l'espace numérique de travail) pendant les week-end réduira le temps d'écran (un peu moins que si on coupait Tik Tok, com'même), certes, mais aussi l'opportunité pour les élèves de faire leurs devoirs (et en plus, ils auront une bonne excuse pour ne pas les faire), former les gamins à l'iA, c'est brillant, si au préalable, ils savent bien écrire et bien lire...Et puis comment va-t-on encore caser toutes ces formations supplémentaires pour les enfants ? Ils ont déjà la formation harcèlement, les cours de code de la route, le vélo, la piscine, PIX, les premiers gestes de secours...Si on ajoute les cours sur l'iA, les informations sur la santé sexuelle, le protocole sur la santé mentale...Je ne suis pas sûre qu'on ait encore le temps de leur apprendre à lire et à compter...

Bref, j'ai dit que je passais sur ce ramassis de bêtises : notre ministre nous avait averti dès le début qu'elle n'y connaissait rien, nous ne sommes pas trompés sur la marchandise. 

Revenons à la situation politique globale. 

Résumons : Bayrou a posé sa démission. Enfin, entendons nous...il a trouvé le moyen de quitter le poste tout en touchant ses indemnités de départ et sa retraite. Pour lui, tout va bien. 

Pourtant, en partant, il nous prévient délicatement que tout est fichu et que ce n'est pas de sa faute. 

Il dramatise la situation en mode "Après moi le déluge". 

La dette, selon lui, est épouvantable. Nous serions au bord de l'intervention du FMI, de la faillite totale. Comme on est débiles, il nous dit que c'est comme nous quand on a des dettes à la maison. Comme si nous n'étions pas quelques-uns a avoir étudié l'économie, ne serait-ce qu'en seconde au lycée. Un pays, ce n'est pas un foyer. Il y a des actifs et des passifs, il y a un patrimoine, des ressources, des recettes dynamiques. Mais non, il nous dit qu'on est dans le rouge et qu'il faut à tout prix faire des économies, rogner les dépenses publiques, supprimer des fonctionnaires, des services publics, travailler plus sans être payé. 

La crispation est totale, dans le monde réel, la situation se tend, les investisseurs arrêtent d'investir, les consommateurs arrêtent de consommer, dans l'éventualité que la famine s'installe. 

Cette stratégie du pire, cette manière d'instiller la peur, cela n'engendre qu'un cercle vicieux ne nous permettant pas de nous en sortir. 

Surtout qu'il sait que cela ne passera pas à l'assemblée. C'est en cela qu'il pose sa dém' : les députés d'extrême droite ne voteront pas la confiance, parce qu'ils pensent que c'est sur les étrangers qu'on devrait faire des économies. La gauche dans son ensemble, pense que c'est aux riches, aux évadés fiscaux et aux entreprises qu'on devrait demander des comptes. Ces deux camps ne sont d'accord que sur une seule chose : leur désaccord avec Bayrou et Macron. Mais cela suffira. 

Comme la situation ne sera pas plus nette après cet énième rebondissement, pas plus claire qu'après la dernière dissolution, pas plus claire qu'avant les dernières élections,  pas plus claire qu'après la tentative de Barnier, pas plus claire qu'après celle de Bayrou, alors ce seront encore les mêmes qui reviendront avec les mêmes recettes. 

Parce que derrière cela, il y a une idéologie qui se fait entendre de plus en plus clairement, de manière de moins en moins complexée : celle qui consiste à affirmer que nous ne pouvons pas garder le modèle de société de 1945. 

La tentative de suppression du 8 mai n'est pas un hasard. Oui, on l'a déjà dit : supprimer la commémoration d'une guerre qui fut la victoire sur le nazisme, ce n'est pas rien. Mais on sait aussi que cette victoire fut aussi l'occasion, au sortir de la guerre, de la mise en place du programme du Conseil National de la Résistance : c'est-à-dire, la mise en place de la Sécurité Sociale, notamment...de notre modèle social dans lequel chacun contribue selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. 

Vous me direz que cela fait déjà un moment que ce système est mis à mal et que la première partie du programme (chacun contribue selon ses moyens), n'est plus tout à fait vrai. Je vous l'accorde. 

Mais avez-vous entendu Attal, aussi ? Il dit qu'on veut faire tourner la France de 2025 avec le modèle de 1945 et que ce n'est pas possible. Il est très jeune, mais ce n'est pas une raison. Il tente de nous faire croire que la situation d'aujourd'hui est pire que celle juste après 5 ans de guerre. Pire qu'après des bombardements, pire qu'après les tickets de rationnement, pire qu'après l'occupation, les exactions nazies, la France coupée en deux, les Français les uns contre les autres, les déportations...Pire. 

Pour les 80 ans, dans beaucoup de ville, on a ressorti les vieilles photos d'époque : par exemple, le pont d'Audincourt était détruit, la poste aussi, on enterrait les morts par dizaines, on faisait le tri entre les bons et les mauvais. 

Et Attal voudrait nous faire croire que c'est pire aujourd'hui. 

Là encore, on dramatise un chouïa, non ? 

Oui, il y a des défis. Des défis très différents. Mais il y a quand même d'autres ressources : des moyens de productions, une économie...et des choix politiques possibles. 

Et je veux croire que les choix politiques, comme en 1945, peuvent être ceux de la solidarité et de la justice sociale. 

N'oublions pas qu'en 1945, ces choix-là ont conduit aux 30 glorieuses, à une croissance sans précédent dans l'histoire de l'humanité et aux progrès de la science, de la médecine et des technologies comme nous n'en avions jamais connus. 

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