14 septembre 2026

Chroniquons l'élection, semaine 2. Episode 7. Environnement


Comment le prix du gasoil influera sur l'élection présidentielle et en quoi c'est un problème ?

C'est la question que je me pose ce soir. 

La crise des gilets jaunes a empoisonné le début du mandat de Macron et risque bien d'empoisonner aussi son crépuscule. Les prix à la pompe explosent et les gens normaux tirent la langue. C'est compréhensible : quand on doit aller travailler, qu'on n'a pas le choix, qu'on doit prendre la voiture, c'est une charge intenable. 

Mais voilà. Le paradoxe de la situation, c'est qu'il faudrait qu'on se débarrasse du pétrole, qui est le pire ennemi du climat et qu'en même temps, on voudrait qu'il soit moins cher pour continuer à s'en servir. Social vs environnement...

Je sais que c'est un paradoxe essentiellement pour moi. J'ai l'impression que personne ne parle d'environnement et d'écologie, dans cette campagne. 

Cet été, pourtant, la Lozère, c'était le désert. La dune du Pila a pris des allures de Sahara. Dans les Landes, c'était pins grillés au petit-déjeuner et même au dîner. On manquait d'eau à Fontainebleau et même à Lorient, on a posé les cabans. 

Mais maintenant qu'on profite d'un bel été indien, on se croise dans l'ascenseur sans souffrir de l'odeur de transpiration et on se félicite de la fraîcheur des nuits. Ben oui, on dort bien mieux. Et on oublie. On oublie que 2026 a battu tous les records et que ce n'est qu'un début. On oublie que les glaciers fondent, que les océans montent, que la biodiversité disparaît, que les réserves en eau et en nourriture ne suffisent plus à nourrir la planète.

 Non, ce n'est pas réjouissant. C'est angoissant. Et c'est très peu porteur pour une élection présidentielle. Ce n'est pas porteur d'espoir. Les candidats essayent de vendre du rêve, c'est bien légitime. Il est pourtant urgent de changer de logiciel. 

Les solutions existent, mais il faut accepter de changer complétement nos modes de vie. Et nous ne sommes pas prêts. Les politiques voient à court terme. Aucun de prendra le risque d'annoncer la fin des énergies fossiles, de tourner le dos à notre industrie automobile. Aucun ne prendra le risque de sortir d'une agriculture mondialisée au profit d'une agriculture locale et nourricière plus forte. 

Le courage qu'il faudra pour cela n'est pas encore d'actualité. L'environnement ne sera pas vraiment au cœur de la campagne. L'extrême droite, d'ailleurs clôt le débat en le déclarant nul et non avenu, ayant raison contre tous les scientifiques du monde. À la Trump : le plus grand canular du monde... 

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11 septembre 2026

Chroniquons l’élection, épisode 6, week-end

Détendons-nous, c’est le week-end ! 

Enfin…se détendre, c’est facile à dire ! 

Vous avez vu : un des dirigeants d’Anthtopic, une des plus grosses entreprises travaillant sur l’IA, a démissionné en expliquant que l’intelligence artificielle pourrait bien faire disparaître l’humanité. 10% de probabilités, dans les 10 ans qui viennent.

Plusieurs spécialistes se succèdent depuis sur les plateaux télé pour confirmer cette information. Avec une marge d’erreur plus ou moins importante…

Ce n’est pas réjouissant. Ce n’est pas forcément surprenant. Si on considère que les étudiants en médecine actuellement sont en train d’apprendre leur cours avec Chat GPT, on peut avoir de sérieux doutes sur les progrès de la médecine dans les prochaines années. 

Bref. Week-end, on a dit. Alors je vous conseille un peu de lecture ! Savez-vous que dans mon dernier roman, Il n’YA rien, l’IA dirige le monde et que…l’humanité est bien en peine ? 

Les romanciers ont toujours un coup d’avance sur la réalité ! Alors relisons Asimov et…mes romans ! 

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10 septembre 2026

Chroniquons l'élection, épisode 5, économie


Je sors d’une longue journée de cours avec mes collégiens. 

J’ai deux quatrièmes dont une qui se nomme Victor Hugo. C'est un beau nom, pour une classe de 4e. 

Je commence donc l’année avec des textes de cet auteur que j’affectionne particulièrement, et qui me permet d’aborder des thèmes centraux de l’année de quatrième avec mes élèves, notamment "Vivre en société, confrontation de valeurs..." Ce sont les termes exacts du programme officiel.

Cet après-midi, nous avons étudié le texte "Melancholia", issu des Contemplations

Vous l’avez sans doute étudié vous aussi quand vous étiez au collège : 

"Mais où vont tous ses enfants n’ont pas un seul ne rit..." 

C’est un texte qui s’indigne du travail des enfants. Ce fléau, en France, n’existe plus. Mes élèves en sont loin et ils ne comprennent pas toujours, mais je leur fais découvrir que cela existe encore ailleurs dans le monde et puis à travers les mots puissant de Victor Hugo, ils comprennent bien plus, souvent. 

Pour préparer cette chronique, j’ai coutume de jeter un œil ou une des grands journaux et en ouvrant Le Monde, ce soir, je lis que la France est en plein décrochage et que cette fois-ci, l’économie française perd de sa résilience. Ce n'est pas une surprise : c’est un constat que nous faisons tous. Tout augmente hormis les salaires, nous nous appauvrissons, le chômage augmente, et pour de trop nombreux français, plus de 10 millions c'est une vie en-dessous du seuil de pauvreté qui s'impose, malgré souvent, un travail, voir plusieurs.

Depuis que je suis née, à vrai dire, j'entends parler de la crise. C’est une situation qui ne fait qu'empirer 'et les politiques qui ont été menée depuis des années n’ont fait qu’aggraver les choses. 

Malgré cela, une chose me frappe : alors que on se plaint d’une économie en berne, les plus riches, eux continuent de s’engraisser

C’est alors que je relis ce poème, mais Melancholia de Victor Hugo, et que je repense, aux remarques nombreuses, nourries, intelligentes de mes élèves à propos de ce vers :  

"Le travail (…)  

Qui produit la richesse en créant la misère..."

 

Les Contemplations (1856) – Livre III – Melancholia (extrait) – Victor HUGO

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?

Ces doux êtres pensifs, que la fièvre maigrit ?

Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?

Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules ;

Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement

Dans la même prison le même mouvement.

Accroupis sous les dents d'une machine sombre,

Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,

Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,

Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.

Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.

Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.

Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.

Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !

Ils semblent dire à Dieu : « Petits comme nous sommes,

« Notre père, voyez ce que nous font les hommes ! »

Ô servitude infâme imposée à l'enfant !

Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant

Défait ce qu'a fait Dieu ; qui tue, œuvre insensée,

La beauté sur les fronts, dans les cœurs la pensée,

Et qui ferait — c'est là son fruit le plus certain —

D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !

Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,

Qui produit la richesse en créant la misère,

Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !

Progrès dont on demande : « Où va-t-il ? Que veut-il ? »

Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,

Une âme à la machine et la retire à l'homme !

Que ce travail, haï des mères, soit maudit !

Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,

Maudit comme l'opprobre et comme le blasphème !

Ô Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,

Au nom du vrai travail, saint, fécond, généreux,

Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux !

 

 

 

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9 septembre 2026

Chroniquons l'élection, épisode 4. Budget


 J'ai surtout appris des choses sur la vanité humaine, en faisant une peu de politique, toute locale qu'elle fut. Mais j'ai aussi retenu quelques grandes idées nécessaires à comprendre le fonctionnement démocratique. 

Par exemple, on comprend très vite, que pour une collectivité, l'acte politique le plus important, c'est le vote du budget. C'est ce qui rend concrètes les idées qu'on défend. On ne fait pas de politique avant cela : quand on fait campagne, on promet, on philosophe, on idéalise. Quand on parle devant des électeurs, on enrobe, on enjolive, on vend. Quand on est en conseil ou en assemblée - municipal, communautaire, départemental, régional, national...- on argumente, on concède, on transige, on assure le service après vente. 

Mais quand on fait le budget et qu'on le vote, là, on fait acte politique. Pas besoin d'être un expert des finances, même pas besoin d'être super bon en maths, en vérité. L'important, c'est de voir les masses, les grands choix, les principaux changements dans deux domaines : 

- Où prend-on l'argent ?

- Où le redistribue-t-on ? 

Par exemple, il n'est nul besoin, en assemblée, en meeting, en campagne...de promettre et de disserter, de jurer ses grands dieux qu'on est pour l'environnement, pour l'écologie, pour le parti des fleurs et des abeilles, si dans le budget, après 4 mois de canicule, on sabre le budget alloué aux rénovations énergétique des écoles en passant de 50 millions à 10 millions. Au passage, c'était déjà pas beaucoup et c'est vraiment ridicule. Mais cela dénote de la vraie motivation du gouvernement pour baisser les émissions de gaz à effet de serre, et à apporter du confort aux écoliers. C'est encore sur les écoles que ça tombe, en plus (voir ma chronique d'hier). 

En ce moment, vous avez remarqué, Lecornu, notre brave premier ministre s'agite fort pour boucler un budget rapidement, histoire que le dernier du mandat de Macron passe avant la fin de son règne. 

Il va donner le "la" de l'année qui vient et le nouveau président sera de toute façon entravé par ce budget pendant les premiers mois de son mandat. C'est donc capital pour Lecornu de le passer très vite. Plus vite que l'année dernière !

Pour le reste, les candidats ne rentrent pas tellement dans les considérations financières durant les campagnes électorales : retenons toutefois que Mélenchon veut "effacer la dette", ce qui semble assez illusoire ou du moins, ce qui remettrait en cause le système complet de financement de la France et qui perturberait sa place dans l'économie mondiale. Les candidats de gauche sont plutôt tous favorable à la taxe Zucman, qui souhaite taxer les fortunes de plus de 100 millions à hauteur de 2% par an. Si vous êtes concernés par cette taxe, chers lecteurs, faites-moi signe pour un resto !

Et à droite, à commencer par le camp de l'actuel président, on promet qu'on va baisser les impôts des grandes entreprises. 

Des choix éminemment politiques, par conséquent. 

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8 septembre 2026

Chroniquons l'élection, épisode 3. Education


 L'actu du jour, c'est le classement PISA. Et tous les candidats à l'élection se bousculent au portillon pour commenter ce désastre. C'est la tirade des faux-nez...

Les fayots du président, ministre de l'éducation en tête, jouent l'étonnement : "Qui aurait pu prévoir ? C'est la faute au COVID et aux réseaux sociaux..."

Je ne précise pas le nom du ministre, il y en a eu 7 depuis 9 ans. On n'a plus le temps de les connaître. 

Pédant : à droite, forçons toujours plus le trait réactionnaire. "Faisons des études, des devoirs sur table, des dictées, bon sang, c'était mieux avant..."

Et ceux, main sur le front, Sarah Bernard d'opérettes, dramatique "Triple défaite de la France !", "Décrochage de notre pays !"

A gauche, on dit qu'il faut plus de moyens, que tout n'est pas perdu et que ça ira mieux demain. Et ça rejoint les promesses de Gascon faites il y a quelques jours pour augmenter les professeurs, pour diminuer le nombre d'élèves dans les classes, pour attribuer plus de moyens à l'éducation. 

C'est fou, quand même. Parce que ces candidats se sont succédé depuis des années au pouvoir. Ils ont progressivement opéré le démantèlement du service public, ils ont réduit les postes d'enseignants, ils ont sous payés, ils ont mal formé, ils ont augmenté les missions sans jamais revoir les salaires, ils ont compressé le temps et demandé toujours plus. Aujourd'hui, on forme les élèves à PIX, à l'ASSR, aux premiers secours, à la santé, à la vie affective, à la sexualité, on leur apprend à devenir spectateurs, à connaître les ODD...Avec le même temps qu'avant, avec des élèves qui ont des PAI, PAP et PPS à n'en plus finir. En français, quand j'ai commencé ma carrière, il y a maintenant plus de 20 ans, j'avais 6 ou 7 heures de cours avec mes 6e. Aujourd'hui, j'ai 4h30. Et on voudrait qu'ils sachent lire...

Le problème, avec le dossier éducation, dans l'élection présidentielle, c'est que tout le monde se prétend expert sans rien n'y connaître vraiment. Et puis surtout ça ne paye pas vraiment électoralement : une bonne partie de la population n'est pas concernée. Notamment les vieux qui votent le plus n'ont pas mis les pieds dans une école depuis bien longtemps. Même s'ils ont des petits-enfants, en vérité, ils se contentent souvent de rabâcher que ce n'était pas comme ça, de leur temps et qu'il fallait faire moins de 5 fautes dans une dictée pour avoir le certificat d'étude. Et franchement, ça répond assez mal aux problématiques actuelles. 

Mais ce manque d'intérêt électoral pèse fort sur l'éducation : une véritable volonté politique est complétement absente. La succession sans fin des ministres, ces dernières années, le montre bien. En plus, les oligarques qui nous dirigent mettent leurs enfants dans le privé n'ont aucun scrupule à continuer la démolition d'un véritable service public. 

 

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7 septembre 2026

Chroniquons l'élection, épisode 2. La Gauche


Hier, je m'effrayais de la montée de l'extrême droite, un peu partout. Aujourd'hui, aux infos, à chaque fois que j'ai entendu parler du land de Saxe Anhalt, prononcé par des journalistes qui avaient probablement fait espagnol deuxième langue, j'ai eu l'impression que les Allemands s'étaient fait entuber. Pour rester polie. 

La montée du RN en France en 2027, nous aussi, nous pourrions bien la sentir passer. 

C'est peut-être un peu leste de ma part, d'aborder le sujet comme ça. Mais pourtant, on devrait s'en préoccuper au moins pour deux raisons : déjà, si beaucoup de gens veulent voter pour ces partis, ici ou ailleurs, c'est parce qu'ils parlent des sujets qui fâchent, aux fâchés. Ceux qui s'abstenaient, il y a encore quelques années. 

N'empêche qu'il y a beaucoup de motifs pour être fâchés : des prix qui augmentent, des salaires qui font l'inverse, des services publics qui dysfonctionnent, qui diminuent et qui finissent par disparaître. 

La deuxième raison, c'est que les autres sont nuls. 

Le saviez-vous ? Il y a pour l'instant 16 candidats à gauche. Ils sont trop pour faire un tournois de basket...Ce matin, c'est Roussel qui se déclarait pour le Parti Communiste. Est-ce vraiment nécessaire ? Le pire, c'est qu'à eux tous, si on fait trois équipes de basket, et qu'on met Mélenchon comme arbitre, ils sont à peine capables d'atteindre les 10 %. 

Mélenchon est à 15% à lui tout seul.  

Il serait temps de faire un peu de stratégie. Les derniers scrutins nationaux ont montré la faiblesse de tous ces courants de gauche complétement illisibles. On a déjà éprouvé la mollesse de Hollande, l'inexistence de Faure, l'étrangeté de Royal, la fatuité de Glucksmann,  on ne sait même pas qui est Karim Bouamrane...

A côté de ça, peu importe si c'est Le Pen ou Bardella, les électeurs voteront les yeux fermés pour ce changement qui n'en est pas un, mais qui en a l'apparence. N'oublions pas que la politique est souvent un jeu d'apparences.

Dans les prochaines chroniques, on aura sans doute l'occasion de parler de la droite traditionnelle. Ils ont déjà la sagesse de ne présenter que 3 ou 4 candidats pour l'instant et ils parviendront sans doute à réduire encore ça d'ici avril prochain...Mais leurs valeurs sont tellement proches de celles du RN que ce n'est pas forcément plus réjouissant...C'est un autre sujet !

 

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6 septembre 2026

Chroniquons l'élection, épisode 1. Extrême droite


Chroniquons l'élection présidentielle.

Imaginez : vous êtes plutôt démocrate, plutôt de gauche, même, voire de centre gauche ou de droite modérée, à la rigueur. 

Vous avez fait une pause estivale et vous n'avez pas regardé les infos depuis longtemps. 

Vous reprenez aujourd'hui, en vous disant qu'un petit dimanche, début septembre, ça pourrait être sympa...

Et ben...c'est loupé !

Au niveau international : l'Allemagne vote pour mettre un dirigeant d'extrême droite au pouvoir dans une région de l'ex-RDA...Mémoire courte. Un vrai, en plus, pas un rigolo. Fan de Trump et de Poutine, complétement décomplexé, anti-migrants notoire, contre l'audiovisuel public...Bref, de la vraie graine de dictateur, qui déclare sereinement qu'il fera la loi dans son land, au mépris des directives nationales et européennes. Depuis 1945, c'est la première fois qu'un facho arrive au pouvoir en Allemagne. 

Il y a quelques années, quand on en arrivait à parler d'Hitler dans une conversation politique, on sortait le carton rouge, on criait "Point Godwin" et on essayait de retrouver la raison. Oui, mais là...On est quand même un peu obligé de penser à Hitler, non ?

 Au niveau national ? c'est ce sondage qui donne Marine Le Pen gagnante de l'élection présidentielle, quoi qu'il arrive, au premier tour et au deuxième, quelque soit le candidat en face d'elle. 

Nous somme évidemment beaucoup trop loin de l'élection pour prendre ce genre de pronostics au sérieux.

Pourtant, il faut savoir être réaliste. Quand on parle un peu aux gens, on se rend bien compte qu'il est loin le temps où l'on diabolisait la famille Le Pen et l'extrême droite. 

On peut mettre ça sur la mémoire courte des êtres humains. Aussi bien en Allemagne qu'en France...

Et si on regarde au niveau local ? Pour se rassurer ? Eh ben, c'est encore loupé. Cette nuit à Pont-de-Roide, le fort des Roches a été vandalisé à coup de tag néonazis, antisémites et racistes. Symptôme des deux premières infos ou conséquences ? ou vice versa ? 

Je ne sais pas si on va chroniquer longtemps cette élection présidentielle : tout ça donne envie de retourner faire une longue pause médiatique....Mais la peur n'évite pas le danger... 

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