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14 janvier 2012

La dette est le résultat d'une politique

C'est étonnant qu'on ait pas de réaction plus prompte de la part de Sarkozy face à cette catastrophe qu'est la perte du AAA.

Il faut croire que le plan com' n'était pas prêt, que les éléments de langage pas choisis.

Il faut croire qu'il est difficile de revenir sur des déclarations et de dire le contraire exact de ce qu'on débitait il y a à peine deux mois.

Hollande a raison : c'est une politique qui a été sanctionnée, pas un pays et il est bon de rappeler ce que nous a coûté le mandat de Sarkozy. Comme Isabelle, je vous propose une infographie qui résume quelques petites dépenses faites avec l'argent public...C'est un travail issu du livre d'Emmanuel Lévy et Mélanie Delattre : Un quinquennat à 500 milliards.

Il y a sans doute de l'agitation à l’Élysée, en ce moment. Il y a sans doute déjà des charognards pour venir dépecer la bête encore fumante. Il y a sans doute les envoyés spéciaux des agences de notation qui rodent...

Il va falloir être vigilant : en Italie, nous l'avons vu, les agences de notations ont placé un des leurs à la tête du gouvernement. Les économistes orthodoxes aimeraient sans doute qu'il en soit ainsi. Cependant, la démocratie vaut mieux qu'une nomination dans l'urgence. Et nous avons en France des hommes et des femmes capables de prendre les choses en main avec responsabilité et sans la folie mégalomane de Sarkozy.

Pourvu qu'en mai, dans 99 jours, ces hommes et ces femmes soient élus...

CC
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1 décembre 2011

Too Long

Cela fait bien trop longtemps que nous subissons cet homme si court. Too Long...


Crise : Les mensonges de Nicolas Sarkozy par TousHollande
 
Il nous avait tenu des discours de gauchiste, il nous avait fait croire qu'il allait moraliser la finance, prendre aux riches pour donner aux pauvres : c'était pour lutter contre la crise. Il nous avait fait son Robin des Bois. C'était un chèque en bois.

Aujourd'hui, il nous refait le coup. Cette fois-ci, c'est pour lutter contre la dette. Dette de bois.

Too Long...



CC
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16 novembre 2011

Audrey Pulvar défend la Peug'...

Ce matin, je me suis réveillée au son de la douce voix d'Audrey Pulvar. 

Elle était là, à côté de mon oreille, tout près de mon oreiller. Arnaud, ne m'en veux, j'aime me réveiller avec Audrey.

Ce matin, elle parlait d'un sujet qui m'importe. Celui que Sarkozy a délicatement évité hier... Les licenciements chez Peugeot. Ils vont probablement toucher en masse le Pays de Montbéliard, où je vis. Les parents, les frères et sœurs de mes élèves vont sans doute être touchés. Ça réveille...

Hier, quand j'ai appris cela, ma réaction a été vive. Je me souviens des millions d'Euros que l’État français a bien voulu prêter à ces grandes boîtes, à des taux préférentiels, alors que l’État s'endettait à taux variable auprès des banques privées. Je me suis demandé comment on avait pu se faire entuber comme ça : filer du pognon alors que ces boîtes auraient pu en emprunter à la banque comme tout le monde, sans aucune contrepartie en matière d'emploi, ça me semble irréaliste. Par exemple, c'est comme si je donnais des bonnes notes à mes élèves sans leur demander d'apprendre leurs leçons...

Et puis Audrey a mieux exprimé que moi ce ressenti...


En langage familier d’aujourd’hui, cela s’appelle un foutage de gueule.  Rien de moins. Mais comme on est à la radio et sur le service public, on dira qu’avec Peugeot, le monde est plus beau, qui nous fait prendre des vessies pour des lanternes. Se donner bonne conscience et sauvegarder les apparences  alors que vous vous apprêtez à  enfumer tout le monde ?
Leçon numéro 1 : vous préparez un énorme plan de suppressions d’emplois, en affirmant qu’il concerne vos usines dans toute l’Europe, puisque la situation de vos ventes est mauvaise… Un plan européen, donc. Pourtant, 5 000 des 6000 emplois qui disparaîtront concernent un seul pays. En l’occurrence le vôtre, la France.  5  sur 6 000… ça nous fait grosso-modo du 85% pour votre personnel d’un seul pays… A’ part ça, il est européen, votre plan.
Leçon numéro 2 : c’est le coup de génie de vos communicants. Vous claironnez qu’il ne s’agit pas de suppression d’emplois, mais bien de suppressions de postes. La preuve martelez-vous : « il n’y aura ni licenciement sec,  ni plan de départ volontaire ». Voilà qui est très rassurant. Le commun des mortels comprendra qu’il s’agit simplement pour vous de ne pas remplacer des départs à la retraite. Ainsi, vous n’apparaitrez pas comme un vilain pas beau patron qui se verrait accuser de mettre des familles sur le carreaux alors que ses actionnaires, membres d’une même famille eux-aussi, accessoirement, empocheront de confortables dividendes… Au contraire. Avec ces soi-disant suppressions de poste, vous faites valider, sans un commentaire de travers, le non-renouvellement des contrats de 2500 « prestataires », prévu par votre plan… Prestataires ? Des ingénieurs et techniciens « loués »,  à des sociétés spécialisées, pour faire dans vos usines le travail de vrais salariés. Jadis on louait des bras, aujourd’hui on loue des cerveaux. Ils ont la couleur d’un salarié, le bureau d’un salarié, la longévité d’un salarié, près de 20 ans d’ancienneté à votre service pour certains, mais ce ne sont pas des salariés. Bien pratique au moment de mettre fin à leurs contrats. Indolore, inodore, invisible… Enfin, ça dépend de quel côté de la barrière on se trouve.
Leçon numéro 3 : tout en pleurant sur le marché qui se contracte et vos carnets de commandes faméliques, délocalisez vers la Chine (variante, le Brésil) votre activité recherche et développement et créez des emplois dans ce pays. Lequel ne se contentera pas d’élaborer vos produits pour le marché intérieur chinois, voire le marché asiatique au sens large, mais planchera également sur les modèles commercialisés demain… en Europe ! Vous savez ce continent sur lequel vous supprimez des emplois parce qu’on ne vous y achète plus vos voitures !!! En Chine, vous en êtes à projeter l’ouverture d’une quatrième usine. Celle  qui produira un prochain modèle haut de gamme,  que vous entendez bien produire là-bas, à près de 200 000 exemplaires par an. Hmmm, ça en fait des emplois ! Et dire qu’en 2008, l’état français vous prêtait des milliards d’euros pour vous sauver de la déconfiture !!
Voilà, le tour est joué.  Vous pouvez délocaliser tranquille, sans volée de bois vert assenée par le gouvernement et malgré les cris à peine audibles de salariés syndiqués indignés. En prime, vous voilà en bonne voie pour redorer votre image auprès des agences de notation.  Ni vu ni connu, j’t’embrouille !
Le Billet d'Audrey Pulvar, France Inter le 16/11/2011



CC
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14 novembre 2011

Crise en thème

La crise est le thème principal de toutes les informations, de tous les commentaires, de tous les billets de blogs, ces derniers jours.

La crise et la dette.

Comme s'il n'y avait rien d'autre. Ou plutôt comme si tout le reste n'était que la conséquence de ce fait premier.

Est-ce la poule ou l'oeuf ? Est-ce la crise qui est la cause de la désindustrialisation, du chômage, de la précarité et de la misère qui grandit pour une part importante de la population ? Ou est-ce le contraire ?

Ou est-ce que parler de la crise est un bon moyen pour ne plus parler du reste ? Avez-vous remarquez que si l'on dit "chômage, pauvreté, misère", on nous répond "dette, dette, dette"? La dette est celle des États qui ont emprunté de l'argent, tant et plus et à taux variables, aux banques, après s'être interdit d'utiliser leur planche à billets. La crise est due aux entreprises avides d'actionnariat qui ont délocalisé pour faire plus de bénéfices sans avoir à les redistribuer aux travailleurs. La crise n'est pas celle de ceux qui ont voté non au référendum de 2005.

Il serait bon aussi de se demander à qui profite la crise. La crise, c'est le moment, en bourse, où il faut acheter : les prix sont au plus bas. La crise profite à ceux qui peuvent acheter.

Et ce n'est pas vous et moi qui avons le pouvoir d'achat pour acheter, non ?

CC

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7 novembre 2011

Le surendettement de Fillon...

Pour résumer, Fillon, c'est le pauvre type, pas mieux que vous ou moi. Le type qui par mégarde a contracté un prêt chez cofinoga et qui n'arrive pas à rembourser.

En fait, ce n'est pas Fillon, ce sont tous les États Européens qui sont empêtrés dans ce cercle vicieux de l'emprunt dont on n'arrive pas à rembourser les intérêts.

Regardez cette vidéo, cela vous semblera plus clair.


Merci à Nicolas !

CC
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24 octobre 2011

La trouille de la dette

J'ai la trouille de la dette.

Voltaire, cendres froides au Panthéon...


Sérieux, si on devait hypothéquer...je ne sais pas, le Panthéon, par exemple. Il paraît que le Parthénon n'a pas suffit à nourrir l'ogre du capitalisme. Le Panthéon ne suffira pas non plus, j'en ai peur.

CC
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24 août 2011

Les riches vont payer. Puisqu'on vous le dit...

Gare à tes plumes, salaud de riche !
Je n'étais pas particulièrement attentive, ce soir, en regardant les infos. J'avais passé l'après-midi à préparer des cours en les synchronisant avec les items de compétences qui sont la nouvelle norme de l'éducation nationale.

J'étais sûrement comme beaucoup de gens qui rentrent du travail le soir, qui allument machinalement la télé pour voir un peu ce qui se trame dans le monde.

Et là, il y a Fillon qui parle. On est éreinté par la chaleur, on est en fin de mois, le compte en banque est anémique, le réservoir de la voiture est aussi vide que le frigo... On s'est servi un petit apéro, histoire de se décontracter un peu. Et voilà l'autre, avec sa gueule de dépressif qui vient nous dire deux mots.

Avant cela, il est présenté, mis en scène, amené sur un plateau d'argent par une belle journaliste aux cheveux ondoyant : "Les plus fortunés des français vont payer plus d'impôts". Et Fillon enfonce le clou : "N'ayez pas peur, ne vous méfiez surtout pas. Les riches vont payer et nous ne mettrons pas en place un plan de rigueur comme en Grèce."

"Ouf", se dit-on, en sirotant son whisky bien frais et qui va prendre 6% de taxe dans les dents...mais Fillon n'a pas insisté là-dessus et d'ailleurs, on a déjà zappé sur Plus belle la vie.

On se dit ouf. Et on se dit aussi "Bien fait pour ces salauds de riches." On se dit sans doute : "Ah ! Ah ! ça sent les élections, le vent tourne, s'il veut nos voix, le Sarko, il sera bien obligé de nous venger un peu."

Tout au fond, on se dit qu'il y a probablement un piège. Il y avait comme une lueur mauvaise dans l’œil torve du premier ministre. Et puis la journaliste avait l'air un peu cocaïnée, à bien y regarder.

Mais peu importe : les riches vont payer.

Tout va bien...

CC
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