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26 avril 2012

3 débats ? ça va pas, la tête ?

Espérons.
Je dis ça, je dis rien. Moi, la politique, ça me plait plutôt...Mais je dois dire que je sature un peu, là. Trois débats en moins de quinze jours, ce serait un peu trop, à mon avis.

D'autant que quand j'ai le malheur de zapper sur une chaîne qui parle de politique, j'entends fuser des : "Oh ! Non, pas ça ! Pas encooooore de la politique ! Y'en a marre..."

Les gens ne sont pas tellement politisés, la plupart se fiche complétement du fond des choses. Ils ont quelques idées de principe, quelques idées générales et ils s'en contentent très bien. On peut très bien vivre sans politique...

C'est étonnant, de la part de Sarkozy, ce besoin de surenchère...A-t-il besoin de trois oraux de rattrapage ?

CC


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9 mars 2012

Personne n'en parle

Il y a des choses à dire, pourtant...
C'est étonnant. Les Français se désintéressent de la politique. Il paraît qu'ils se sont peu inscrits sur les listes, que la campagne ne passionne pas.

Pourtant, en 2007, la participation avait été bonne et les gens s'étaient mobilisés autour des candidats, que ce soit en bien ou en mal. C'était toujours avec passion.

En cinq ans, Sarkozy a réussi à dégoûter beaucoup de monde. Voilà au moins une chose qu'il a faite. Il a maltraité la république. Il a été au cœur de plusieurs scandales. Et pourtant, personne n'en parle.

Sarkozy est passé dans de nombreuses émissions de grandes écoutes, interrogé à chaque fois par la crème des journalistes et pas un ne lui a parlé de Karachi ou de Woerth/Bettancourt. C'est surprenant, non ?

Il me semble pourtant que c'est au cœur de ce désenchantement, ces affaires qui mêlent gros sous, magouilles, malversations. Comment les Français (et les autres...) pourraient encore croire que la politique peut changer leur vie quand on constate à quel point les politiques veulent en premier changer la leur ?

On préfère parler du halal, première préoccupation des Français...

Silence radio. Ne réveillons pas l'eau qui dort. Pas de vague.

CC
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30 mai 2011

Garder les pieds sur terre

Juste un mot, ce soir, pour vous emmener vers le blog de Nicolas.

On connaît tous ce genre de "figures" qui errent dans nos rues.

Je pourrais vous parler de la misère de certains de mes élèves, quant à moi...

CC
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6 avril 2011

Stage Académie

Les jeunes d'aujourd'hui ont un vrai problème avec l'emploi.

En avoir ou pas, bénéficier du RSA ou pas, galérer ou pas.



Heureusement, la TNT est là : avec la TF6, 6 candidats (c'est un peu moins que les 300 000 emplois jeunes du PS) auront le droit de s'étriper, de s'entretuer en direct live devant des caméras pour obtenir le Saint Graal du jeune à la recherche de boulot : un stage.

Le fond du fond de la téléréalité. Si Warhol promettait un quart d'heure de gloire par personne, notre société promet à un heureux élu un job non rémunéré...Et c'est censé te faire rêver, toi qui zappes devant ton poste...

Tout ça pour illustrer le débat sur le chômage...En ce moment, c'est tendance, Pôle Emploi...

Triste monde...Il sera bientôt là, le jeu de téléréalité dans lequel tu gagneras ton panier de la ménagère...

Je ne saurais mieux vous conseiller qu'une petite visite sur le site de Génération Précaire...

CC
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19 février 2011

Aujourd'hui, on n'a plus le droit...

J'ai beaucoup hésité à faire ce billet, parce que je n'ai pas tellement envie d'afficher carrouf et banone sur mon blog, mais la cause est quand même bonne.



Les Restos du Coeur ont proposé aux blogueurs de faire un billet sur leur blog contre 10 repas offerts, pour les Restos, bien sûr.



Ce qui ne vous empêche pas de faire aussi, de votre côté, un don, même modeste à cet organisme créé par Coluche, qui permet à de toujours trop nombreux concitoyens de manger.

Pensez aussi aux collectes pour les banques alimentaires : dans les supermarchés, vous savez ce que vous donnez, c'est concret...



Amis blogueurs, faites un petit billet et signalez-le pour que cela soit comptabilisé, à cette adresse mail : blogueurs@restosducoeur.org

Carnet de notes de Yann Savidan

A perdre la raison

Une Autre Vie

100 000 V

Sarkofrance

Au comptoir de la Comète

Mon avis t'intéresse

Le grumeau

La revue de Stress

Partageons mon avis

Lyonnitude(s)

Partageons nos agapes

Les coulisses de Sarkofrance

Unhuman

Zette And The City

le blog de polluxe

Saint-Pierre-des-Corps, c'est où ça

Philippe Méoule

Chez El Camino

Monsieur Poireau

A toi l'honneur

Les Peuples du Soleil

Les privilégiés parlent aux Français...

Trublyonne voit la vie en rouge

Météo Mulhouse

Engagée

dadavidov homepage

Liste générée à partir des infos du Top Blog Wikio par le Jegounotron



CC
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20 janvier 2011

Bonne nouvelle

Comme je ne publie pas souvent en ce moment, autant que ce soit pour des bonnes nouvelles !

Une étude scientifique vient de découvrir que la migraine n'endommage pas le cerveau.

Moi qui suis migraineuse, je suis rassurée.

J'échapperai donc ainsi à l'euthanasie...Peut-être...

En fait, c'est Isabelle B. qui m'a taguée sur ce sujet...Suis-je pour la légalisation de l'euthanasie ?

Lorsque mon Grand-Père maternel est mort, j'étais ado. Je me souviens lui avoir tenu la main jusqu'à ses derniers moments.

Il avait déjà eu tout ce qu'on peut avoir en infarctus, pile, stent, pontage...Il avait été ouvrier chez Renault toute sa vie et avait commencé à être malade l'année de sa retraite. Fatigué, usé...

Je me souviens qu'il avait fait une énième pneumonie, qu'il n'en pouvait plus. Je me souviens que les médecins nous avaient expliqué, avec douceur, que c'était la fin, que mon Grand-Père était fatigué et qu'il voulait partir. Qu'il fallait le laisser partir. Qu'ils ne tenteraient plus rien. Qu'ils lui donneraient tout ce qu'il faut pour qu'il ne souffre plus et qu'il s'endormirait une dernière fois...

L'euthanasie n'est pas légale. Mais dans les faits, heureusement, les médecins savent ne pas s'acharner. Et je trouve que c'est très bien ainsi. Surtout quand cela est fait dans la communication avec le malade et la famille. Que c'est une question de bon sens.

Même si les choses ne sont pas toujours aussi simples, peut-être que la loi ne doit pas se mêler de choses aussi intimes...

Mais forcément, si la migraine, finalement se met à faire trop de ravages dans mon cerveau, alors...Achevez-moi...

CC
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18 décembre 2010

Le Père-Noël est une ordure

Tout va bien. L'esprit de Noël m'habite...

En France, on a pas eu de guerre depuis 65 ans.

Cela fait à peu près autant que les magasins sont toujours plein à craquer de bouffe.

Le P.I.B de la France ne cesse de croître et n'a pas été aussi fort depuis super longtemps.

Les Français ont en moyenne plus de téléphones portables que d'oreille, plus de télés que d'yeux.

Il n'y a jamais eu autant de livres publiés chaque année : depuis 1950, même, il a été publié plus de livres dans le monde, que dans toute l'histoire de l'humanité.

On a des moyens de production d'une efficacité et d'une productivité jamais imaginée : que ce soit dans l'agriculture ou dans l'industrie, on a jamais fabriqué autant, pour aussi peu d'argent et avec aussi peu de main d'œuvre...

Toutes les conditions sont a priori réunies pour que le monde entier soit heureux et bien nourri.

Et pourtant...



Et pourtant, c'est une putain de crise...C'est la mouise, on va tous mourir.

Sans compter qu'on se débrouille toujours pour laisser crever la moitié du monde...

Putain de Père-Noël...

CC
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11 décembre 2010

On ne sait pas les formes de la guerre...

Mise en parallèle de deux textes...A vous de voir. Le second est écrit et dit par François Bon. C'est une découverte et un coup de cœur...Je suis rentrée un peu par hasard dans une librairie où il lisait ses textes. Il a commencé par celui-là. Au début j'ai cru que c'était un texte de Louis-Ferdinand Céline. Et puis non. C'est un texte qui a trouvé une résonance particulière en moi : il parle d'ici et de maintenant. Il rejoint les analyses de Seb Musset ou celles d'Agnès Maillard. Il m'évoque aussi cette chanson d'Albert Vidalie, que Reggiani a si bien interprétée...


Serge Reggiani Les loups (sont entrés dans Paris)
envoyé par cyberscooty. - Regardez plus de clips, en HD !



CC
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10 décembre 2010

Les enfoirés blogueurs...

C'est sur le site d'Eric qui a lui même trouvé ça chez son camarade Nicolas M, que j'ai trouvé cet appel d'un autre camarade Cedric !



En voici le principe :

Depuis de nombreuses années, je soutiens la fondation créée par Coluche. Cette noble cause accueille chaque année de plus en plus de personnes. L’année dernière, ce ne sont pas moins de 103 millions de repas qui ont été servis. Ami blogueur, il est grand temps de réagir !
Comment ?
Avant tout, il faut savoir que Wikio recense à lui seul 376 472 médias et blogs. Prenons un exemple simple : si seulement 1% de ces personnes donne ne serait-ce que 10 €, ça pourrait représenter un montant total de 37 647,2 €… Soit plus de 400 repas quotidiens pendant tout l’hiver !
J’ai ouvert depuis quelques jours le nom de domaine enfoirésdeblogueurs.fr. Tels « Les Enfoirés » arpentant la France pour se produire en concert, nous allons nous aussi nous mobiliser pour venir en aide aux plus démunis.
Voici en 5 étapes et en 5 minutes ce que vous avez à faire
  1. Cliquez sur « Faire un don » pour vous diriger sur le site des Restos du Cœur (le don se fait sur leur site)
  2. Choisissez le montant de votre don (10 € minimum)
  3. Transférez votre « Confirmation de don » à l’adresse cedric.serret@gmail.com ou autourduweb@gmail.com (aucune information personnelle ne se trouve dessus)
  4. Ajoutez le descriptif, l’adresse de votre blog ainsi que les réseaux sociaux où vous apparaissez ( Twitter, Facebook, etc.) dans le mail de l’étape 3
  5. Patientez tranquillement que je vous ajoute sur le site des « Enfoirés de Blogueurs »
Si je vous demande la confirmation de don, c’est simplement pour pouvoir vous ajouter sur le site ainsi que calculer le nombre de gains que cette opération apportera. icon wink Enfoirés de Blogueurs, mobilisons nous !
Récompense
Ce geste est avant tout une aide humanitaire et un rassemblement national mais pour récompenser les blogueurs généreux, deux liens vous seront proposés dans deux articles différents :
Certains disent que c’est avec des petites rivières que l’on fait des grands fleuves, autant commencer maintenant à faire couler de l’eau !
J’espère avoir un maximum de soutien de la part des blogueurs (toutes catégories confondues )
Aussi, n’hésitez pas à parler de cette cause sur votre blog, sur Twitter, sur Facebook et sur tous les réseaux sociaux. Les blogueurs français peuvent avoir un impact, il suffit simplement de s’en donner la force et le courage
La campagne d’hiver des Restos prendra fin le 19 mars 2011, mobilisons-nous dès aujourd’hui !
P.S : le site Enfoirés de Blogueurs n’affichera aucune pub et ne se sert en aucun cas des Restos du Cœur pour vendre quoi que ce soit.

Alors donnons. Même peu, c'est déjà beaucoup.

CC
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8 décembre 2010

Ben et Vol...

Ce soir, je suis allée à mon conseil de quartier. 

Il y avait du monde, étonnamment : au moins une vingtaine de personnes.

Les conseillers municipaux, organisateurs, étaient étonnés : la dernière fois, ils s'étaient retrouvés à 3. Pour finir les gâteaux apéro et le vin blanc, ce fut difficile.

Aujourd'hui, donc, pour finir le vin blanc, c'était plus simple.

Par contre, la moyenne d'âge était élevée. Sans me vanter, je pense que j'étais la plus jeune, ou presque...

Les vieux, c'est toujours là pour se plaindre et pour participer aux bonnes bouffes...Mais au moins, ils participent et font avancer le débat, même s'ils ne sont là que pour râler sur le lampadaire du coin de leur rue qui est en panne. Au moins, ils signalent ces problèmes. Les jeunes se contentent de râler, sans lever le petit doigt pour faire changer l'ampoule.

Au pot, justement, j'ai parlé avec une dame à la retraite : elle relève ma jeunesse éclatante (lol) et me parle de ses enfants. "Moi, mes enfants, j'ai essayé de les habituer à la vie associative, au bénévolat...Par exemple, j'ai passé 25 ans à m'occuper du judo, j'ai longtemps fait partie du conseil de quartier pour organiser les feux de la Saint Jean, tout ça...Mais mes gosses, ils me disent : "Mais ça sert à quoi ! ça ne rapporte rien ! Bosser gratuitement ??? Mais ça va pas la tête ?"...Même pour le don du sang, ils ne comprennent pas..."

Triste constat.

Mais c'est le constat d'une génération : on est tellement pressurisés par le boulot, on nous habitue tellement à bosser plus pour...bosser plus...On nous fait tellement miroiter une société de consommation où tout est cher, qu'on ne conçoit pas de donner du temps gratuitement.

Et pourtant, s'investir, partager, donner du temps, c'est aussi recevoir, rencontrer, découvrir, apprendre.

Cette richesse-là ne permet pas de se payer un écran plasma, mais si on sort, on ne reste pas devant sa télé. L'écran plasma ne sert donc à rien...

Sinon, ce soir, aussi, j'ai découvert le poète François Bon. C'est intéressant...ça a l'air de n'avoir rien à voir. Mais je ne crois pas...

"On a eu trop confiance, disait le type – trop de confiance en qui, trop de confiance en quoi je demandais ? Il se taisait. Trop de confiance en nous, en la ville, en nos machines, je demandais ? Il se taisait."

CC
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5 décembre 2010

Pourquoi tant de haine...

MIÈVRERIE. n. f.
Affectation accompagnée de puérilité dans la manière de parler, d'écrire, de peindre. Il a de la mièvrerie dans son langage, dans son style. 
 
C'est de cela que l'on manque. De gentillesse. Pourquoi ce mot est-il soudain devenu péjoratif ?
 
De la gentillesse, de la mièvrerie, on n'en manque pas, dans le cercle du privé et de l'intime. On s'aime et on se replie sur soi. Mais quand il s'agit d'être gentil avec le prochain dont parle la Bible, il n'y a plus personne. 
 
On se cocoone, on s'aime6, on se maroufle des stickers en forme de coeur, on se prend dans nos bras, on se freehug, tant que ça reste dans la famille. Faudrait pas qu'on se refile des bactéries étrangères.
 
On se téléthone, pour la bonne conscience, une fois par an. 
A côté de ça, tant qu'on peut payer moins d'impôts, on ne se gêne pas. On se loiscellier, on se nichefiscale, on se retire derrière notre bouclier fiscal. La solidarité, mon cul.

Et puis, on oublie que les autres ont aussi été des enfants. Qu'ils sont des enfants. 

Que se passe-t-il dans la tête de ceux qui se crispent quand je dis que je suis prof en banlieue ? J'enseigne à des arabes, comme ils disent. Soudain, j'enseigne à des monstres, à des sauvages...

Soudain, ce ne sont plus des enfants. Des être puérils.

CC
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12 octobre 2010

Manipulation des masses

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.
 
1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles ».

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

Noam Chomsky lu dans « pressenza.com » et chez iledere.
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30 mai 2010

Chomsky à Paris


Noam Chomsky était à Paris hier pour une conférence à La Mutualité.

Une occasion pour vous abonner à Médiapart si ce n'est déjà fait...

Noam Chomsky est un linguiste célèbre, mais si nous le connaissons et l'apprécions, c'est pour sa vision du monde, pour son engagement, pour la façon dont il décrypte la société.

Il a mis au jour très clairement la façon dont les médias, la publicité et la politique, par une propagande subtile, sait fabriquer le consentement des peuples. La société de consommation est le moule parfait pour nous faire accepter l'enrichissement d'une petite partie des gens au profit de tous les autres.

Il met au jour, notamment, la façon dont nous devenons individualiste et démonte les mécanismes qui nous poussent à ne pas sauvegarder, par exemple, les services publics.

Il le fait plus subtilement et plus solidement que je ne pourrais jamais le faire dans ces quelques lignes, c'est pourquoi je vous pousse à aller lire quelques uns de ses bouquins, ou à visionner quelques unes de ses conférences. Je vous conseille aussi le film de Daniel Mermet "Chomsky et Cie".

CC
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3 mai 2010

Mammuth


Un homme prend sa retraite.

Il lui manque des justificatifs pour boucler son dossier et toucher une retraite à taux plein.

Il part donc sur sa vieille moto, à la quête de 10 bouts de papier.

C'est une manière de faire un flash-back sur sa vie : il a enchaîné les petits boulots, depuis l'aide de ferme d'un vigneron arrogant qui ne l'a pas déclaré, jusqu'au videur de boîte de nuit, en passant par un petit resto qui a fermé boutique depuis, une minoterie transformée en boîte d'informatique...

Ce pèlerinage lui permet aussi de confronter sa vision du monde à celle d'une autre génération : aux jeunes de 20 ou 30 ans qui ont perdu tout espoir d'avoir un jour une retraite.

Que ce soit le "physionomiste" de la boîte de nuit qui l'a remplacé et qui bosse depuis 4 ans au black, faisant d'ailleurs homme à tout faire et ne comptant probablement pas ses heures pendant que son patron est en voyage au Maroc, que ce soit la jeune fille qui file d'arnaque en arnaque, comme une belle pétroleuse, que ce soit l'artiste qui a décidé de vivre en marge de la société tout en profitant du système, on trouve dans ce film de beaux portraits de cette jeunesse désabusée qui a pris conscience que si l'on veut quelque chose, il faut se débrouiller pour le prendre...



Le panorama de la société est large : entre cette caissière qu'on colle à la poissonnerie et qui hésite entre l'homéopathie et les calmants pour supporter l'absurdité de son boulot dans la grande distribution, tout en gagnant tant bien que mal de quoi rembourser les crédits pour payer le pavillon de banlieue donnant sur les barres d'immeubles, entre ces VRP mangeant seul dans des auberges de province, entre cet illuminé qui sillonne les plages à la recherche d'objets précieux et qui ne trouve guère que des pièces de 10 centimes, on navigue dans un univers qui permet de reposer les problèmes de société autrement : travail précaire, chômage, retraite...

Bref, je vous conseille vivement ce film très riche, très bizarre et très poétique...

CC
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1 mai 2010

Morale et dignité...

Pourquoi le Karachigate ne fait pas de scandale ? Pourquoi le jugement d'opérette envers Pasqua ne surprend personne ?

Pourquoi est-on à peine amusé lorsqu'on voit la moitié du gouvernement se trémousser dans un clip débile ?

Pourquoi le libéralisme et le consumérisme nous fait oublier toutes les avancées sociales, toutes nos valeurs essentielles ? Pourquoi, sans doute, il s'est trouvé des gens pour râler parce que les magasins étaient fermés aujourd'hui ?

Pourquoi n'est-on plus du tout choqué par le comportement excessif du couple présidentiel ?

Pourquoi on ne s'interroge pas sur le copinage de celui-ci avec la Chine ? Pourquoi trouve-t-on personne pour émettre un petit doute quand au fait que ce grand pays ne respecte pas tellement les droits de l'homme et pourquoi trouve-t-on même des excuses pour ce comportement ? Pourquoi est-ce qu'on ne se demande pas dans quel monde on vit, quand un orchestre d'Etat joue les chansons de la première dame plutôt que la Marseillaise ?

Pourquoi s'habitue-t-on à ces conneries, au point de ne pas réagir et de ne plus avoir une exigence de morale et dignité ?

Morale et dignité...

Deux mots désuets ?

CC
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12 avril 2010

Désorganisation


Vous avez remarqué ?

D'un côté, les salariés du public ne sont pas contents. Leur pouvoir d'achat n'augmente pas, leurs conditions de travail se dégradent.

Ils doivent quand même acheter des grosses berlines avec un toit en verre et une cafetière nespresso pour faire comme leurs collègues.

Mais ils gueulent : contre les salariés du privé, qui assurément, à études égales, gagnent bien plus, contre les professions libérales, ces bourgeois méprisant qui votent à droite, contre les paysans qui touchent les subventions de l'Europe, contre les routiers qui sont bien plus efficaces qu'eux quand il s'agit de faire la grève...

D'un autre côté, les salariés du privé ne sont pas contents. Leur pouvoir d'achat n'augmente pas, leurs conditions de travail se dégradent et ils sont de plus en plus précaires, à cause de l'usine/la société/l'entreprise (rayez la mention inutile) peut s'amuser à délocaliser ou à fermer au moindre petit coup de fièvre de la bourse.

A côté de ça, il va de soi, ces salariés se voient obligés d'acheter des grosses berlines avec un toit en verre et une cafetière nespresso, pour faire comme leurs collègues.

Mais, autour d'une tasse "What else ? (le dimanche, seulement et quand on a des invités, oh ! il t'est déjà venu à l'idée de ramener le prix du café "What else ?" au prix du litre ? Non ? Ne le fais pas, tu vas t'étouffer...), autour d'un kawa, donc, ils râlent.

En plus, pile le jour où ils ont décidé d'aller sur la côte pour décompresser, ces cons du service public décident de faire grève. (Oui, on ne prend pas non plus la grosse berline, vu que l'essence, ça coûte presque aussi cher que le café nespresso, sans déc'...)

Alors, non seulement, les salariés du privé gueulent contre leur vie, mais aussi contre les fonctionnaires qui sont quand même bien privilégiés.

Par ailleurs, les gens des professions libérales et les indépendants ne sont pas contents. Leur pouvoir d'achat n'augmente pas et leurs conditions de travail se dégradent. Qu'ils soient docteurs, commerçants, artisans ou paysans, bon sang, ça eut payé, mais ça paye plus.

Mais bien sûr, il faut quand même acheter des grosses berlines avec des toits en verre et des cafetières nespresso. C'est bien le minimum pour ne pas passer pour des miséreux.

Et donc, ça râle : contre les impôts d'un Etat trop/pas assez (rayez..., etc.) libéral, contre ces putains de fonctionnaires, contre les salariés du privé qui préfèrent épargner plutôt que consommer...Bref, ça gueule.

Enfin, les chômeurs, les retraités, les inactifs ne sont pas contents. Ils ne voient pas leur niveau de vie augmenter, bien au contraire. Et ils sont de plus en plus précaires.

La raison voudrait qu'ils ne s'achètent pas des berlines avec un toit en verre et des cafetières nespresso. Mais après tout, avec Sofinoga et Cofidéco, tout est possible. Et comme tout le monde, ils gueulent, dans leur coin...

Bref, tout le monde gueule de son côté. Tout le monde gueule les uns contre les autres.

On est pourtant tous dans la même mouise. Mais on est complétement désorganisé. Au lieu de gueuler les uns avec les autres, on joue le jeu de la division.

Et le chef d'orchestre de tout ça, qui est-ce ? Qui trouve son compte dans ces querelles de clochers ? Je vous laisse répondre...

...

CC
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10 janvier 2010

Jeans pourris et capitalisme meurtrier...

L'autre jour, au fil d'une discussion à propos du dernier numéro d'Envoyé spécial, j'ai été étonnée d'entendre une personne pourtant sensée, éduquée, ouverte sur le monde, se mortifier d'avoir des jeans délavés très chers.

C'est un choix, d'avoir ces jeans, je dois dire que j'aime bien ça, moi aussi, en fashion victime consentante que je suis...

Le problème n'est pas là : le reportage mettait en avant les conditions épouvantables dans lesquelles les ouvriers turcs travaillaient pour fabriquer ces jeans. Ils travaillent avec du sable, ce qui entraîne une maladie, la silicose, qu'on ne sait pas soigner. On compte déjà 42 morts...

Cependant, le documentaire expliquait qu'il existe des usines où les ouvriers sont protégés et travaillent dans des conditions de sécurité correctes. Mais cela revient bien plus cher au marchand de jeans. Évidemment.

Un jeans fabriqué dans les conditions mortelles, sans protection reviennent au fabriquant à quelques centimes. Les jeans les plus usés, les plus "customisés" sont aussi ceux des plus grandes marques, ceux qu'ici, dans les pays riches, on paye les plus chers : jusqu'à plusieurs centaines d'Euros pour les marques les plus en vogue...

Malgré ça, c'est le client qui est culpabilisé.

Cherchons l'erreur...

Je ne dis pas qu'on ne doit pas être sensibilisé au fait que des gens meurent pour produire des jeans à moitié pourris dont on raffole dans nos pays futiles et superficiels, cependant, ceux qui se font des bénéfices éhontés au mépris de la santé de leurs ouvriers devraient être les premiers à culpabiliser.

Et ils ne culpabilisent, au contraire. Ils se frottent les mains.

Au passage, la marque incriminée dans le reportage était Levi's. Espérons que Guess, Le Temps des Cerises (avec un si joli nom révolutionnaire) ou autre Diesel sont un peu plus responsables.

Espérons...

CC
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13 décembre 2009

La violence appelle la violence...

Berlusconi s'est fait casser la gueule par un type pas content de sa politique.

C'est malheureux de voir ce vieil homme, la figure ensanglantée, les lèvres rougies, comme outrageusement maquillées, les pommettes tuméfiées.

En même temps, il ne faudrait pas se laisser trop attendrir. Ce type, à l'arrogance vulgaire, n'a pas que des amis en Italie. Il y a quelques jours, un NO BERLUSCONI DAY était organisé, remportant un fort succès.

L'homme truste les médias depuis plusieurs années, multiplie les déclarations racistes qui font sans doute la honte de beaucoup d'Italiens plus réfléchis que lui, accumule les affaires judiciaires dont il arrive toujours plus ou moins à s'en tirer...Il est soupçonné d'aimer les très jeunes filles, d'organiser des parties fines...Bref, il mélange les vices et les défauts, mais parvient toujours à se faire réélire.

Il est le parangon de ces hommes d'États qui se croient tout permis et qui se conduisent en porc.

Aujourd'hui, il se prend une mandale dans la tronche.

Rien d'étonnant.

En France, quand Sarkozy se déplace, il est bardé de gardes du corps et éloigne tout ce qui pourrait le gêner à des kilomètres à la ronde. Comment penser que Berlusconi ne fait pas la même chose en Italie ?

Un jour, pourtant, quelqu'un arrive à se faufiler.

La violence de la société appelle la violence.

Je me faisais déjà la réflexion ce matin, en écoutant des histoires d'agression, qui à Lille, qui dans le métro parisien. Certes, il s'agit sans doute de personnes déséquilibrées ou droguées...Mais je me demande combien de temps et combien de vexation, combien de chômage, de RSA ou de jours dans la rue il faut pour devenir fou. Pour tirer sur des passants ou pour agresser un homme politique.

La violence de la société appelle la violence...

CC
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7 décembre 2009

Ecoutez : ça gronde...

A Athènes, on commémore les événements de l'année dernière. Vous vous souvenez, l'année dernière ? Les jeunes Grecs étaient descendus dans la rue pour remettre en cause ce système économique capable de se payer une crise sur le dos des petites gens.

Ce système économique qui prenait des bonus extravagants pendant que, même en ayant fait 5ans d'études après le bac, on se retrouve sans rien à bouffer...

Les étudiants grecs avaient eu le courage de crier ce que le monde entier avait alors sur cœur...Ils avaient eu la faveur des médias pendant quelques jours, ils avaient fait durer le mouvement pendant un mois et puis, entre violence et disparition de l'espace médiatique, on avait cru que tout allait mieux maintenant.

Mais rien ne va mieux...

Ce week-end, c'était les Italiens qui étaient dans la rue massivement pour protester contre ceux qui nous dirigent. Là-bas c'est un dénommé Berlusconi. Mais dans le fond, il est juste parfaitement le symptôme de ce même capitalisme : l'homme est puissant et intouchable par la justice, bronzé, lifté et bien nourri. Il organise des parties fines avec de très jeunes et jolies jeunes filles. Pendant ce temps, on est à la recherche d'un emploi.

"Merci de patienter, un conseiller "pôle emploi" va répondre à votre demande."

La patience a des limites.

Sur facebook, un groupe NO SARKOZY DAY vient d'être créé, à l'image de ce qui s'est passé en Italie. Ce sont les blogueurs qui ont lancé l'idée, là-bas...Qui sait si nous arriveront à fomenter le même mouvement en France...? Je ne crois pas que les blogueurs soient réellement "influents".

Mais si quelques médias en vue reprennent tout ça...

CC
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31 octobre 2009

Travail, soleil et troubles musculo-squelettiques...

Il fait encore très beau, sur la France, en ce week-end de Toussaint. Particulièrement sur la côte d'Azur.

Sur l'agenda présidentiel, rien avant lundi. Normal, il ne fait jamais rien pendant le week-end. Il a bien raison, d'ailleurs, pourquoi travailler plus, surtout quand on a le cœur fragile et le malaise facile.

La semaine prochaine, j'ai bien l'impression que le président a envie de profiter encore un peu des derniers rayons de soleil à Marseille.

C'est comme quand il se contente de ressortir les mêmes discours. Il tire un peu au flanc, mais on ne lui en veut pas, il a la santé tellement précaire...

Pendant ce temps-là, les Français sont obligés de supporter le dictat qui nous sert depuis 2007 de nouvelle bannière nationale : il faut travailler plus pour gagner plus.

Pour gagner plus de stress et de troubles musculo-squelettiques.

Bon week-end...

Surtout pour les 21000 nouveaux chômeurs du mois...

CC
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