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1 mars 2026

Message à caractère informatif


 Les plus attentifs à la politique locale l’ont déjà remarqué, et j’ai déjà reçu des messages étonnés de quelques-uns : non, je ne suis pas sur la liste électorale de Martial Bourquin pour les prochaines élections municipales. 

Ce n’est pas mon choix. Mais en politique comme en amour, il faut un désir partagé pour construire ensemble. Il semble que cette condition n’est plus acquise pour Martial Bourquin. 

Au-delà de la déception que je ressens, je veux par ce message, exprimer quelques sentiments au sujet des 12 ans passés au conseil municipal, puisque le dernier a été annulé et que je n'ai pas pu le faire de vive voix. 

Je veux exprimer des remerciements pour l’expérience riche, variée, pour l’enrichissement personnel, intellectuel que cela m’a permis. Ce n’est pas un enrichissement matériel : je me suis engagée pleinement, ne comptant pas mes heures et mon investissement. Je termine ce soir ma dernière semaine d’astreinte, d’ailleurs et lorsqu’on est élu, c’est bien 24h sur 24, sans compter. Mais les rencontres, les apprentissages n’ont pas de prix. 

Je veux aussi souligner qu’en 12 ans, avec une équipe qui était alors soudée et extrêmement compétente, nous avons fait avancer Audincourt, nous avons fait de cette cité ouvrière, bigarrée, pleine de vie, une ville solidaire, plus belle, plus verte, plus connectée au monde, plus vivante. 

En tant qu’adjointe à la communication, j’ai contribué à l’installation d’un engagement sincère et direct avec la population, avec une page Facebook qui n’avait que 240 abonnés en 2014, et qui en a aujourd’hui plus de 14 000. Durant ces mandats, nous avons aussi modernisé l’Audinfo et le site de la ville. C’est un travail constant, régulier qui a permis cela et il faudra le poursuivre. 

J’en remercie vivement les services, qui ont su innover, progresser, proposer et qui ont maintenu cette exigence de qualité. 

En tant qu’adjointe à l’environnement, j’ai participé à une véritable transformation de la ville : le centre-ville est méconnaissable pour quelqu’un qui ne serait pas venu depuis plus de 12 ans. Les espaces verts conçus de manière plus durable, l’ouverture sur le Doubs, les 1000 arbres que nous avons plantés en ville, ces 6 dernières années et notamment les arbres fruitiers, la forêt que nous avons continué de protéger et de régénérer, les tonnes de CO2 que nous avons économisées en isolant les bâtiments publics, Laëtitia et Florent, les maraîchers que nous avons installés sur un terrain communal, le tiers-lieu que nous avons imaginé, les parkings que nous avons désimperméabilisés, la place du marché, celle de la mairie...le marché bio et local, la Campagne à la ville qui fait toujours plus la promotion du bio et de l’agriculture paysanne…Tous ces projets et ceux que j’oublie, sont autant de sujets de fierté pour notre ville…Et j’ai eu le grand honneur d’y participer. 

Merci, là encore, à l’équipe merveilleuse des travailleuses et des travailleurs de la mairie d’Audincourt. 

Merci à mes collègues élus, ceux qui continuent, ceux qui arrêtent, de leur plein gré ou pas. Merci surtout à ceux qui pensent, comme Gandhi, qu’"on peut briller sans éteindre la flamme des autres". 

Merci aux habitants d’Audincourt, surtout, avant tout. Rien n’a été plus agréable pour moi de vous rencontrer, de répondre à vos questions, d’écouter vos remarques, de vous marier, de partager avec vous les mauvais moments comme les bons.

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24 mars 2014

Impressions de campagne

Je ne sais pas ce qui m'angoisse le plus : que Balkany soit réélu malgré ses costumes à rayures, ses gros cigares et accessoirement la batterie de cuisine qu'il traîne...Que l'abstention soit si forte...Même pas la moitié des électeurs se sont déplacés, chez moi...Qu'un dénommé Steeve représente le parti de la préférence française et soit élu au premier tour ou que finalement, la moitié des gens se fichent de tout ça...

Je ne sais pas ce qui m'inquiète le plus...cette démocratie qui fout le camp dans l'indifférence...

Depuis hier soir, je suis élue : lourde responsabilité. Je me suis dit qu'il était facile de dire, facile d'écrire mais qu'il fallait aussi se mettre à faire, pour voir comment se passent les choses, comment on prend une décision, comment on fait un choix qui va influencer la vie quotidienne des gens. 

Je pense beaucoup à mon père, bien sûr, qui a toujours été un homme de terrain, engagé, syndicalement, dans les organismes agricoles, élu à la chambre d'agriculture, dans des coopératives d'éleveurs...C'est un guide et un modèle indépassable.

J'ai la chance de faire partie d'une équipe formidable, avec des femmes et des hommes de convictions, qui ont de l'expérience et qui sont, eux aussi, engagés : dans le milieux associatif, dans l'économie solidaire, syndicalement, politiquement...

Durant la campagne, on a eu l'occasion de constater, en faisant du porte à porte, que les gens n'étaient pas hostiles, qu'ils étaient même plutôt satisfaits de la gestion de la ville. C'est une campagne qui s'est bien passée et nous avons été élus largement contre trois autres listes. Mais alors pourquoi ne pas venir voter ? Pourquoi laisser le choix à d'autres, au risque de perdre ce qui nous plait ?

Cela reste un mystère. Nous sommes peut-être les enfants gâtés de la démocratie, la tête pourrie par les médias qui ne montrent que ce qui ne va pas. Mais en même temps, il y a ceux qui votent pour le pire, en toute connaissance de cause. Pourquoi ? Mystère ? Et puis il y a ceux qui ne répondent pas à la question : on leur demande "Qui voulez-vous pour gérer votre commune ?" et ils répondent : "On ne veut pas de ceux-là pour gérer le pays." Étonnant, non ?

Bref, je suis heureuse que ma ville soit toujours dirigée par cette belle équipe dont je fais maintenant partie mais je suis tout de même très inquiète pour la démocratie...
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12 novembre 2013

Mère Patrie

Alors que certains blogueurs de droite semblent penser que voter à gauche se résume à penser "Ouh ! là ! là ! La guerre, c'est mal", j'éprouve le besoin de parler de cette malle pleine de photos et de souvenirs que j'ai ouverte le week-end dernier alors que j'étais en Savoie, chez ma mère.

Il y avait là les médailles en toc que mes arrières-grands-pères avaient ramenées de la Grande Guerre, leurs carnets de soldat, les tickets de rationnement utilisés par leurs familles, les quelques cartes postales qui disaient toujours que "Tout va bien" et que les colis envoyés avaient fait du bien au moral. Et puis ensuite, il y avait quelques photos d'après-guerre : ces hommes avaient vieilli trop vite, l'un est devenu alcoolique pour mieux supporter les cauchemars qui le hantaient et l'autre, amaigri et malade, est mort bien trop jeune à cause des gaz respirés dans les tranchées.

Ce sont en effet des histoires terribles : c'est mon grand-père qui s'est retrouvé tout seul avec sa mère, alors qu'il n'avait que 9 ou 10 ans, pour s'occuper de la ferme et trouver à manger. C'est ma grand-mère, effrayée par l'alcool, ayant subi un père violent...

Les commémorations d'aujourd'hui ne sont pas des moments de haine et de revanche. On se souvient des morts, de toutes les histoires familiales que l'on partage. Ce n'est pas si loin de nous. Une de mes arrière-grand-mère est morte en 1986, j'avais déjà 8 ans. Elle était née en 1902, elle n'avait que 12 ans au début de la première guerre.

C'est un moment où l'on fait tous partie de la même famille, au fond. Ne dit-on pas la "Mère Patrie" ?

CC


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25 juin 2013

Aller de l'avant

Je travaille dans un collège où le pessimisme a gagné l'équipe de direction. 

Je travaille en banlieue avec des enfants comme les autres. Sans doute un peu plus pauvres, un peu moins bien nourris et souvent bien moins bien soignés. Mais ce sont des enfants. Ils ont dans leurs yeux la joie, l'espoir, la curiosité, la candeur, les bêtises de leur âge...

Quand je suis en classe avec eux, il faut qu'ils posent dehors leurs soucis, leur mauvaise nuit, la tristesse de leurs parents qui n'arrivent pas à leur offrir mieux. Ensuite, ils sont des enfants comme les autres. Et, avec les collègues, on a envie de faire des choses intéressantes : leur faire découvrir, leur apprendre ce qu'ils ne découvriront pas à l'extérieur du collège. La culture, le monde, la nature, les jeux de mots, les énigmes, les sports, le pays dans lequel ils vivent...

A chaque fois, on nous rétorque que c'est impossible. Que pour ces enfants-là, c'est trop compliqué, trop cher, inaccessible.

J'ai parfois l'impression que la France est gagnée toute entière par ce mal : on n'y croit plus. Tout ce qui pourrait être neuf, innovant, plein d'imagination, de fantaisie est critiqué. La gentillesse est devenue le synonyme de la bêtise, la modernité, celui de la mauvaise qualité. On a décidé que la France était vieille et sans avenir. On ne se sort plus de ce marasme.

Pourtant, dans mon collège, j'ai de belles réussites : des élèves capables de me réciter avec plaisir des choses apprises en début d'année, des enfants heureux d'amener un gâteau fait avec leur maman, des petits qui veulent absolument m'avoir l'année prochaine, qui ont appris des tas de mots, des tas d'histoires, qui ont été passionnés par la mythologie grecque, par les Fables de La Fontaine, par Romulus et Rémus, par Cyrano de Bergerac.

Je suis sûre qu'on peut parier sur un bel avenir, avec ces élèves-là. Mais il faudra aussi leur donner la chance d'espérer, il faudra leur ouvrir des portes, ne pas leur dire à chaque étape de leur vie que ce n'est pas possible, que c'est trop compliqué, qu'on n'y arrivera jamais.

La direction de mon collège a vécu les 30 glorieuses, cette période bénie où tout était simple. Cette période où les demandeurs d'emploi mettaient une annonce dans le journal pour trouver un travail et recevaient 30 réponses dans la semaine. La direction de mon collège est de cette génération de la majorité des hommes politiques de mon pays. Cette génération a tout eu et pense que rien ne sera jamais plus comme avant. Ils ressentent le sentiment de perte, d'échec et ils nous le transmettent.

Mais nous ne devons pas écouter ces discours défaitistes, nous devons aller de l'avant. 

CC


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2 janvier 2013

Treize résolutions

1. Ne pas être superstitieuse.

2. Ne pas écouter les Cassandre qui nous disent, peut-être à raison, que le monde s'effondre et que la vie est laide.

3. Ne pas me prendre pour un docteur à la place des docteurs. Ne pas me prendre pour une économiste à la place des économistes. Ne pas me prendre pour une politologue à la place des politologues.

4. Avoir toujours à l'esprit que les politologues ne sont que de vagues présentateurs télé qui se gourent avec beaucoup d'assurance depuis 30 ans. Au moins.

5. Avoir toujours à l'esprit que la politique est une affaire de terrain et de proximité. Qu'il vaut mieux avoir un bon maire qu'un bon ministre.

6. Ne pas prendre trop à cœur les critiques envers ce gouvernement : ils font ce qu'ils doivent. La critique est aisée, mais l'art est difficile.

7. Ne pas me laisser envahir par mes tendances gauchistes.

8. Veiller à ne pas devenir réac.

9. Ne prendre aucune carte, mais continuer de m'engager dans la vie locale associative...

10. Fêter la loi sur le mariage en me mariant.

11. Lire chaque jour la une du Figaro, parce qu'il est bon à la santé de rire.

12. Continuer de permettre à mes élèves de se poser des questions sur le monde qui les entoure.

13. Cultiver les réseaux sociaux dans la vraie vie.

Et vous, Nicolas, Juan, Sylvie, Jean, Gaël, Melclalex, Bembelly, Elooooody, Romain P. et Romain B., Seb, Yann, Annie...?

CC
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29 septembre 2012

16 août 2012

Chronique américaine...5/...

Pour continuer un peu avec le même thème qu'hier, et celui qui a déchaîné le monde des médias, j'ai assisté, à Los Angeles à une scène étonnante pour des yeux européens : à un carrefour, devant un restaurant de spécialités de poulet, il y avait une petite manifestation : à peine une dizaine de personnes.

Des gens brandissaient la Bible et d'autres, des drapeaux du mouvement homosexuel. Le mélange surprenant n'avait pas l'air explosif : nous sommes passés deux fois à cet endroit, à plusieurs heures d'écart et les manifestants étaient toujours là, côte à côte, mais contradictoires.

La Bible vs le gay flag ! Surprenant !


En lisant la presse, quelques jours plus tard, j'ai compris qu'il s'agissait d'une polémique allumée par la patronne de la chaîne de restaurant Chick-fil-A : cette dame, très conservatrice, s'était exprimée, dans un journal chrétien, sur la famille traditionnelle, en s'opposant au mariage pour tous.

La polémique s'est amplifiée, tellement que des maires de grandes villes telles que Boston, Chicago et San Francisco ont décidé de lancer un boycott contre l'enseigne. Des mouvements pro et anti se sont créés et des manifestations devant les restaurants ont commencé. Même le Figaro en a parlé.



Tout ça pour dire que la liberté d'expression n'a rien à voir, ici et là-bas : il est certain qu'en France, ces braves manifestants en seraient venus aux mains !

Mais aux Etats-Unis, la politique, c'est plutôt : laissez dire !

En Alabama, par exemple, on laisse dire aux créationnistes que tout a commencé avec la Bible, il y a quelques milliers d'années. Dans le même temps, tout le monde reconnaît qu'il a fallu plusieurs millions d'années au Colorado pour creuser le Grand Canyon. Que la raison l'emporte et "God bless you all !"

CC


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15 août 2012

Chronique américaine...4/...

Profitons de ce 15 août pour parler un peu de religion.

Aux USA, la religion est partout. Une fois qu'on a dit ça, on n'a rien dit ! Mais pourtant, Dieu est partout : dans les conversations, "God bless you !", quand on éternue, quand on veut dire à quelqu'un qu'on l'aime bien, qu'on veut prendre soin de lui. "Oh ! My God !", quand on est surpris, amusé, étonné..."Gosh !" quand on veut éviter de prononcer "God !". "In God we trust" sur chaque billet de banque.

Dieu est sur les voitures, sur les maisons, le président prête serment sur la Bible quand il est investi.

Sur une voiture : "Jesus's Lord"


La Bible est dans les tiroirs de chaque chambre d'hôtel, même à Vegas, la ville du pêché.

Ambiance "Petite maison dans la prairie"
Les entrées de villes sont des quartiers entiers d'églises : des églises catholiques romaines, des protestantes, des baptistes, des méthodistes, des presbytériennes, des évangéliques, des baptistes évangéliques de la communauté coréenne, des évangéliques baptistes de la communauté thaï, des orthodoxes, des adventistes, des amish, des mormones...

A St Georges, dans l'Utah, le fief des Mormons.


Quelques synagogues, quelques mosquées, quelques temples bouddhistes...et évidemment, des églises de scientologie...


Une église d'Hollywood, qu'on voit dans le film "Sister Act" et qui lutte contre le SIDA. Alléluia !


De quoi en perdre son latin !

Avec autant de chapelles, on se demande comment il n'y a pas de guerres de religions ! En fait, c'est un aspect culturel qui me fascine : les États-Unis n'ont pas du tout la même notion de laïcité que nous autres, européens. Ils partent du principe que la liberté est totale pour tout le monde et pour n'importe quoi. Et, à la rigueur, il vaut mieux faire partie d'un petit courant obscur, une petite église de quartier, plutôt que de ne pas croire en Dieu - ou du moins, l'avouer.

C'est fou : il vaut mieux être musulman qu'athée, même après les attentats de 2001...

Monument Valley est un lieu sacré pour les Indiens...


En fait, toutes les références à Dieu qu'on voit partout dans la société civile ne renvoient explicitement à aucun culte particulier. Tout cela est symbolique et assez unitaire : l'important est Dieu, pas ce qu'en font les hommes. Et surtout, ce que chacun en fait est privé. On peut avoir envie de porter un voile ou de baptiser des morts, ça nous regarde. C'est de l'ordre de la liberté individuelle et ça, aux USA, c'est sacré !

Et le fait que Dieu soit sur chaque billet de banque m'inspire d'autres réflexions, je dois dire...Mais c'est un autre débat !

CC


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13 août 2012

Chronique américaine...3/...

En tant que fille d'agriculteur, il est évident que j'ai guetté les troupeaux de vaches, les champs de blé, les bottes de foin et les vergers, durant mon voyage aux USA.

Qu'est-ce qui pousse, là ? Des éoliennes !


Les étendues immenses que nous avons traversées n'étaient pas toujours fertiles : allez faire pousser des radis dans le désert du Mojave et vous comprendrez votre peine. En fait, sous ces latitudes inhospitalières, rien n'est possible sans irrigation. Pourtant, la Californie est le garde-manger du pays.

Autant dire que ça irrigue sévère. Depuis l'avion, nous avons observé les champs ronds, de la forme naturelle du jet d'eau, dans l’État des mormons, l'Utah, ce sont des systèmes anciens qui sont utilisés : des tuyaux fixés sur des roues. Faciles à utiliser et visiblement, très efficace : c'est sans doute un des coins les plus verts que nous avons traversés.



En Californie, ce sont surtout les vergers qui sont impressionnants : des kilomètres d'arbres fruitiers et de vigne, en monoculture, irrigués en goutte à goutte. Le guide nous a profité de notre passage pour faire un plaidoyer pour les OGM. Non, ce n'est pas forcément dangereux et cela permet de faire des raisins sans pépin et des fraises, grosses comme ça.



Évidemment, il passa rapidement sur le fait que les fruits, devenus infertiles, deviennent alors la propriété, chèrement monnayée, des compagnies comme Monsanto. Mais c'est un moindre mal, en comparaison de ces énormes fruits standardisés et imputrescibles !

Ce qu'il faut souligner, aussi, c'est l'armée mexicaine qu'il faut pour cultiver ces champs géants. Les exploitants ont deux obligations : fournir de l'eau et des toilettes. On voit donc, le matin, des pick-up chargés de journaliers miséreux, trainant des toilettes en plastique. Et on retrouve, le soir, ces journaliers épuisés, dormant dans les parcs chics (le jour seulement) de Los Angeles. Leurs roms à eux ? Rien n'a vraiment changé depuis les romans de Steinbeck...

Monterey, lieu de l'action de "Rue de la Sardine" de Steinbeck.


Au regard de la population, cependant, je n'ai pas trouvé l'offre agricole tellement importante. Et cela se confirme dans les assiettes et les supermarchés. Les habitudes alimentaires ne sont pas centrées sur les fruits et les légumes et au vu des prix, cela se comprend. Rare sont les "housewives" qui cuisinent vraiment. D'ailleurs, même dans les épiceries fines, on trouve des plats tout prêts, des sauces toutes prêtes, des aliments précuits. Et dans les restaurants, nous avons souvent eu une petite salade en entrée, mais toujours la même salade mélangée, celle que l'on trouve en sachet. Beaucoup de frites, sinon.

Ne parlons pas du vin. C'est juste une sorte de sirop de fruit : peu alcoolisé et très sucré ! Et pourtant, les Américains nous ont tout piqué : les plants, les méthodes et même les vignerons...Mais le goût n'est pas le même et la culture, surtout, diffère !

Pas mauvais...Mais on ne peut pas dire bon, non plus !


Il y a peu de troupeaux, dans ces contrées, et ils sont toujours très extensifs : peu de vaches dans d'immenses prairies. Normal : l'herbe est rare. Pourtant, il y a de la viande, beaucoup de viande dans les assiettes. Sans doute n'étions nous pas dans la principale région de production et beaucoup de steaks venaient d'Argentine. En tout cas, ils étaient fameux, ces steacks, toujours tendres et goûteux.

Vive les OGM et les hormones, donc !

La Californie, paradoxalement, est aussi très en avance pour l'agriculture "organic", c'est à dire biologique. Mais ce n'est pas dans un voyage comme le mien qu'on peut s'en rendre compte...Il faudra donc que j'y retourne !

CC
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12 août 2012

Chronique américaine...2/...

Les Etats-Unis ont un rapport étonnant à la culture. C'est un pays jeune qui cherche en permanence à se (re)créer un passé, me semble-t-il. 

Le seul musée que nous avons visité est le Getty Center : magnifique architecture, jardins splendides, vue imprenable sur Los Angeles. Pour le reste, je suis assez d'accord avec la description du Guide du Routard : un peu tout et n'importe quoi, pas très bien agencé, pas mis en valeur correctement...On peut être très riche et vendre du pétrole et manquer de goût pour les œuvres d'art...



Les références aux "Natives", c'est à dire aux Indiens, sont nombreuses : au début du western, on disait qu'un "bon indien (était) un indien mort". Aujourd'hui, on protège et on promeut cette culture qui a failli disparaître. Pourtant, la misère, l'alcoolisme, la violence, le suicide des jeunes sont terrifiants dans les réserves. En vrai, les Indiens sont aujourd'hui des Américains pauvres et obèses comme beaucoup de leur concitoyens.





J'ai noté que bon nombre de restaurants jouaient la carte de la nostalgie, pour leurs décors : vieilles images de pionniers, lampes à pétrole, ambiance cow-boys. Plus qu'une tendance touristique, je crois vraiment que le pays cherche à se constituer un patrimoine et à le glorifier. Pas un seul restaurant traditionnel n'y échappe !

C'est juste le panneau des toilettes...


Autre période mythique mise en avant : les années cinquante. Ce fut une période faste, une période de croissance : l'essence n'était pas chère, le chômage proche de zéro, tout le monde ou presque pouvait accéder à la propriété. Une période de rêve, avant la grande crise qui dure depuis si longtemps. Alors partout, on retrouve des voitures de cette époque, des références à Marilyn Monroe, à Elvis Presley, à James Dean...Tous les dinners, tous les vendeurs de burgers y passent !



Et lorsque ce n'est pas sur cette nostalgie que jouent les commerçants, c'est qu'il s'agit d'un restaurant de cuisine étrangère !

Et la culture d'aujourd'hui, aux Etats-Unis ? On ne dit plus culture, on dit "entertainment"...

CC

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11 août 2012

Chronique américaine...1/...

Le voyage que nous venons de terminer était beau. Grandiose. La classe américaine.

Un paradis en plastique ?


Les Etats-Unis sont étonnants, spectaculaires, fascinants. C'est un pays aux mille paysages, tous plus éblouissants les uns que les autres.

Bryce Canyon


On peut toujours tenter de comparer : Yosémite ressemble aux Alpes ou aux Pyrénées, les séquoias géants en plus.



San Francisco est une grande ville au climat breton, à la végétation méditerranéenne et aux rues de montagne...Drôle de mélange...



On peut aussi se dire qu'ici, tout est plus grand, plus imposant. Tout prend plus de place : les voitures sont plus grosses, les buildings sont plus haut, les canyons sont plus longs et plus profonds. Naturellement, les gens sont plus gros et la nourriture est plus riche.


La pauvreté est plus grande, elle aussi.

Sur les pelouses de Santa Monica, chaque soir, ce sont des dizaines de journaliers qui viennent dormir...


Qu'on ne vienne plus me dire que c'est un pays libéral : les taxes sont omniprésentes, jamais indiquées sur les étiquettes, toujours une surprise à la caisse. Sans parler des pourboires : l'avantage des travailleurs pauvres, mais taxés à 10 % par l’État. 40 millions de citoyens sans assurance maladie. La consultation chez le  médecin à 300 dollars.

Les pauvres sont très pauvres et ils ne sont pas protégés. Les vieux travaillent jusqu'au moment où ils ne peuvent plus. La solidarité semble inexistante, autant entre les générations qu'entre les citoyens tout court.

Et les riches sont très riches. Les voitures de luxes sont partout : comme un cache-misère...Les Lexus et les Bentley s'arrêtent au passage clouté pour laisser passer le miséreux qui pousse son fauteuil roulant en panne.



Drôle de pays. Un peu comme un pays sous développé, parfois. Un peu comme un pays ultra moderne, d'autres fois.

CC


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11 juin 2012

Alors ? Ces législatives ?

Une photo de France3 Franche-Comté. Le chignon, c'est moi.
J'ai tenu le bureau de vote tout l'après-midi et j'ai fait le dépouillement. C'était intéressant de voir les gens voter. 

Les jeunes, les vieux, ceux qui s'intéressent : "Il y a eu du monde ? Mais les gens sont cons, pourquoi ils ne viennent pas voter ? C'est quand même plus important d'élire les députés que le roi de France !".

Il y a ceux qui votent en disant que ça ne sert à rien.

Il y a ceux qui ne s'intéressent pas, qui votent pour la première fois, qui ne prennent pas de bulletin ou qui les prennent tous, qui oublient l'enveloppe, qui ont oublié leur carte d'électeur.

Il y a ceux qui ne tiennent pas de stylo bien souvent, qui ont la main qui tremble pour signer. Ceux qui signent presque avec une croix. 

Il y a ceux qui viennent en famille et qui font mettre le bulletin dans l'urne par leur petit : apprentissage du geste civique dès le plus jeune âge, ce sont des enseignants, c'est sûr.

Il y a ceux qui discutent avec les copains en faisant un raffut pas possible ! "Oh ! Vous ici, quelle surprise ! Ça faisait longtemps ! Les enfants vont bien ?". Du coup, ils oublient de signer, il faut les rattraper par la manche pour leur rendre leurs papiers. 

Il y a ceux qui viennent, coûte que coûte, avec un déambulateur, avec des cannes, avec la douleur qui tenaille et le souffle court. Ils sont là, solennels, avec le beau costume du dimanche qui sent la naphtaline caché sous la lavande. 

Il y a ceux qui viennent durant les 5 dernières minutes, affolés, persuadés que les bureaux ferment à 20h ou parce qu'ils s'étaient endormis devant la télé, marque du coussin sur la joue et la paire de charentaises faisant foi.

C'est pas mal, la démocratie.

Après, on a dépouillé et puis Moscovici est arrivé en tête, devant le FN et l'UMP. Il y aura une triangulaire. 

CC
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28 mai 2012

Un anniversaire de folie !

Tiens, on m'avertit que Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg se cotisent pour fêter mon anniversaire, à deux pas de chez moi.

Pas de bol, je suis bien occupée, ce soir-là : c'est le dernier CA de l'année au collège et ensuite, il y a aussi une soirée "Fraudes sur Internet" organisée par le conseil de quartier dont je fais partie. Je dois d'ailleurs amener un gâteau, à cause de mon anniversaire.

Bref...Que faire ?

(Le vrai message, c'est : pour anniversaire, pas la peine de me préparer une fête, je ne suis pas du tout disponible. Sinon, vous pouvez toujours faire des cadeaux et si vous n'avez pas d'idées, je peux vous filer mes coordonnées bancaires par mail pour un virement.)

Merci.

CC
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1 juin 2011

Le billet du moi

Moi de mai. Oui, moi...Ego, c'est parti !

Ce même mois de mai vit ma naissance, il y a 33 ans. Cette année, j'éviterai les croix et les bannières. Un merci tout particulier à FalconHill et à Gaël qui ont carrément fait des billets en mon honneur, ce qui est le plus beau des cadeaux. J'ai les chevilles tout enflées, mais je crois que je m'en remettrai ! Bisous, vous deux !

En notre an de grâce 2011, pour en revenir à nos boutons, j'ai eu un nombre de liens fous :

124, depuis 61 sources différentes ! Merci, merci, mille fois merci !

Carnet de notes de Yann Savidan
Une Autre Vie
Sarkofrance
Le coucou de Claviers
Variae
Les coulisses de Sarkofrance
A perdre la raison
Mon avis t'intéresse
Ce Que Je Pense ...
LES JOURS ET L'ENNUI DE SEB MUSSET
La Maison du Faucon
De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs
Chez El Camino
Le Blog de Gabale
100 000 V
Partageons mon avis
Au comptoir de la Comète
Partageons l'addiction
Je n'ai rien à dire ! et alors ??
le blog de polluxe
Le grumeau
Mon Mulhouse
Météo Mulhouse
Trublyonne voit la vie en rouge
Le blog de Luciamel
Chez dedalus
La pire Racaille
Ecume de mes jours
le blog d'une femme de sportif
Intox2007.info
Rimbus le blog
Partageons nos agapes
Le blog de Guy Birenbaum
A toi l'honneur !, la suite...
des pas perdus
Chez Homer
Zette And The City
Fattorius
blog de David Burlot
Section socialiste de l'île de Ré
Les divagations NRV de cui cui fit l'oiseau.
Mon Mulhouse le blog 100 % BIO
Les Peuples du Soleil
Entre Musique et Politique
Du petit monde de Gildan
La rénovitude
Fucking disgrace
Nouvel Hermes
Engagée
Alter Oueb
Le grenier du Faucon
JCFrogBlog II
Vu z'ou Lu là !
Moi, je
La lettre de Jaurès
Le blog de Louis Lepioufle
J'ai rarement tort ...
Peuples.net
Le jour et la nuit
Je hais les journaux intimes
Parti Socialiste Nîmes - section Marianne

Liste générée à partir des infos du Top Blog Wikio par le Jegounotron

CC
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1 mai 2011

Le mai le joli mai

37 sites ont fait des liens sur http://www.bahbycc.com/ depuis le 2011-04-01
Zette And The City :
Une fille en or, une fille du sud, une fille qui anime la blogosphère avec beaucoup de générosité ! Merci, M'dame !

Ce Que Je Pense ...
Un garçon qui mérite la place n°1 au wikio de l'amitié !

Partageons mon avis
Le garçon qui a inventé la blogosphère française.

Sarkofrance
Le garçon qui a la plus belle constance, la plus durable persévérance et qui dézingue le mieux Notre Président.

A perdre la raison
Un garçon socialiste très sympathique. A suivre absolument dans Twitter :  @melclalex

La Maison du Faucon 
Un garçon de la droite républicaine qu'on respecte, et qui possède de belles valeurs humanistes.

Une Autre Vie
Un garçon avec de l'humour et du tempérament, bien à gauche.

Mon avis t'intéresse
Une fille incontournable : elle a du caractère, elle a de l'humour, elle a des coups de gueule et c'est si rare, une fille, dans la blogosphère actu/politique...

A toi l'honneur !, la suite...
Un garçon qui a changé d'adresse et qu'il faut suivre dans sa suite...

Carnet de notes de Yann Savidan
Un garçon Breton qui aime la vie. Il a tout compris au bloguage, il a un pote qui est n°1 du wikio !

Le coucou de Claviers
Un garçon qui écrit bien, qui dessine bien, même si chaque dimanche, il me laisse sans voix !

Saint-Pierre-des-Corps, c'est où ça
Un garçon qui habite près d'une gare célèbre. 2 minutes d'arrêt ? Il mérite qu'on s'arrête un peu plus longtemps chez lui ! Allez-y faire un Tours !

Au comptoir de la Comète
Le garçon qui a inventé la blogosphère de bristrot à la Française.

Je n'ai rien à dire ! et alors ??
Un garçon qui a des choses à dire, mais qui est trop modeste ! :)

Le Blog de Gabale
Un garçon de Lozère, de gauche, avec plein de choses intéressantes dans son blog !

Météo Mulhouse
Un voisin qui me dit le temps qu'il fait. Et qui photographie les nuages, aussi. Poétique, écologique, une bouffée d'air frais ! :)

Les coulisses de Sarkofrance
Le garçon qui dézingue Sarko, parfois, se livre et c'est bon.

Lyonnitude(s)
Un garçon de Lyon qui aime la bonne cuisine, les belles filles et les vrais desserts.

De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs
Un garçon timide qui aime les écureuils et la musique pour faire la fête. J'aimerais bien le connaître en vrai...Par exemple, boire un pot, au Vieux Murier, place Plum'...

L'Hérétique
Un garçon qui s'intéresse à l'éducation, notamment, comme moi, et qui, bien qu'il soit de droite, partage souvent mes points de vue...Comme quoi...

Partageons nos agapes
Le garçons qui a inventé la blogosphère des poivrots.

Chez El Camino
Un garçon rock'n'roll, qui n'aime pas du tout Ségolène, mais qui a quand même des qualités. Et un blog très beau.

Partageons l'addiction
Le garçon qui a inventé le blog geek qui ne se prend pas au sérieux et dont on comprend les articles, même si on est une fille...

des pas perdus 
Un garçon pas perdu pour la gauche, la vraie !

Variae
Un garçon qui aime la musique et organise des soirées...

Mon Mulhouse
Un garçon de mes voisins qui casse sa télé, fait un jardin sur son balcon, organise des soirées de blogueurs...Ce garçon est notre seule chance !

100 000 V
Un garçon qui est la réincarnation de Gilbert Bécaud. Est-il nucléaire, est-il solaire ? Nous n'en savons rien...

Fattorius
Un garçon cultivé !

Philippe Méoule
Un garçon de Haute-Normandie. 

Les Peuples du Soleil
Un garçon qui nous fait rêver : le soleil, les plages d'Amérique du Sud, les Incas, les Aztèques...C'est quand, les vacances ?

Le blog de Luciamel
Une fille de caractère que j'ai beaucoup appréciée, lors de notre rencontre à Montmartre, en février. 

Chez dedalus
Un garçon chez qui on aime se perdre : le dédale de ses écrits est un délice...

Engagée
Une fille sympathique qui ne blogue pas assez ! :)

[Unhuman]geek
Un garçon geek. Pour mieux comprendre le monde de fou qui nous entoure !

Alter Oueb
Un garçon qui nous livre ses humeurs. Avec les couleurs gays dans sa bannière. Sympathique !

MHF
Une fille, une maman, qui partage souvent des constats et des colères sur l'éducation, avec moi.

Je hais les journaux intimes
Euh...une fille. 

Liste générée à partir des infos du Top Blog Wikio par le Jegounotron

CC
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21 avril 2011

21 avril 2002 : à l'endroit, à l'envers...

J'étais jeune et inconséquente. Je n'ai pas voté, ce jour-là : j'étais à Tours pour mes études et mon bureau de vote était en Savoie.

Je m'en suis voulue, à 19h55 quand les Guignols de l'info ont annoncé que Jospin n'était pas qualifié pour la finale.

J'avais l'impression que c'était de ma faute.

Dans le fond, je savais bien que Le Pen n'avait objectivement aucune chance de passer au deuxième tour. Mais quand même, ça m'a fait chier.

Pour la première fois de ma courte vie, j'ai participé à des manifs de grande ampleur. A Tours, donc. Sous le soleil. C'était agréable, dans le fond. Mais j'ai été vraiment troublée par les "A mort Le Pen" que j'entendais ça et là. Ce n'est pas tout à fait comme cela que j'envisageais la démocratie.

Et puis j'ai eu des vacances (ou un long weekend) pour le second tour et je suis allée voter pour Chirac, bêtement. J'aurais dû écouter mon sage Grand-Père et ne pas me déplacer pour cet escroc. Il a été trop bien élu et n'a pas su en tenir compte.

M'enfin, ça n'a pas changé grand chose à l'histoire. La politique s'est droitisée, on a eu encore plus de sécurité, encore plus de projecteurs sur les cités et ses pauvres habitants, encore plus de culpabilisation des chômeurs et des assistés.

On est aujourd'hui dans la suite logique de tout ça. Aujourd'hui on s'interroge sur un 21 avril à l'envers ou à l'endroit, pour l'année prochaine. En fait, les "grands" partis ne rêvent que de ça, parce que c'est l'assurance d'être élu dans un fauteuil.



Ou pas.

CC
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La République se vit en faisant la gueule

Aujourd'hui, je suis allée à la mairie pour renouveler ma carte d'identité.



Trois fois rien, une démarche très simple : un formulaire à remplir, un justificatif de domicile, l'ancienne carte d'identité et deux photos d'identité.

Deux signatures et une empreinte.

La dame de la mairie était courtoise et efficace, j'en ai eu pour dix minutes tout au plus.

Ce qui m'a marqué, c'est le changement qui s'est opéré en 10 ans quant à la photo d'identité.

Je suis allée chez un photographe, parce que ce n'est pas beaucoup plus cher qu'un photomaton et j'étais sûre d'avoir la bonne photo. Je n'avais pas tort : il y a dix ans, j'étais plus jeune et plus mince, mais là n'est pas le problème. J'avais surtout gardé mes lunettes et j'avais le sourire.

Aujourd'hui, on n'a plus le droit de sourire. Plus de lunettes, pas de mèche sur le front, il faut regarder droit devant sans montrer ses dents...

Je ne sais pas si la République se vit à visage découvert, mais la République se vit en faisant la gueule.

Avec une photo pareille, tout le monde a droit au délit de sale gueule...

CC
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16 avril 2011

Je suis toujours vivante

Mais voilà, comme toujours, les vacances sont toujours les périodes où j'ai le moins de temps à moi...

Comme je comprends ces retraités toujours occupés !

A bientôt,
CC
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3 avril 2011

Andalousie

Je suis revenue hier soir d'Andalousie. Voyage scolaire exténuant mais réjouissant à plusieurs égards.

Tout d'abord, bien sûr, la découverte du pays : l'Andalousie, à cette saison, c'est une terre de cocagne, un sorte de paradis sur terre. Les odeurs des glycines, du chèvrefeuille et surtout des orangers en fleur sont un enchantement permanent. Une nature luxuriante.

C'est une terre de mélange culturel, aussi, Al-Andalus, 7 siècles de culture arabe, un architecture et une douceur de vivre orientale, des quartiers juifs côtoyant les quartiers chrétiens et les quartiers musulmans, dans une belle harmonie, parce que la richesse des lieux était partagée et que lorsque tout le monde s'enrichit également, on se tolère aisément. Le résultat, ce sont des palais et des lieux de cultes d'une richesse extraordinaire. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, lorsque les rois catholiques ont repris la région, ils n'ont pas rasé les mosquées. Ils les ont aménagées avec plus ou moins de bonheur pour en faire des cathédrales.

La Mosquée Cathédrale de Cordoue.


Les gens sont ouverts et souriant, sur cette terre fertile. La douceur de vivre n'est pas seulement celle du climat.

Et puis les élèves aussi ont été transformés par cette expérience unique. Le voyage scolaire, le grand, celui qui bouleverse les habitudes, qui fait sortir de chez soi, c'est inoubliable. C'est la première expérience sans les parents, à des milliers de kilomètres, c'est la première fois que l'on vit en commun avec les camarades, qu'on découvre autre chose, qu'on sort de son trou.

Leurs regards éblouis, cela paye pour la fatigue du prof (victime d'une gastro et d'un gros rhume doublé d'une extinction de voix, en plus). Nous les avons découverts autrement, aussi, loin de chez eux, loin du collège et de ses petites habitudes sclérosantes. Tendres, attachants, sensibles, timides, extravertis, chacun avec son histoire et ses blessures...

Et enfin, les collègues, bien sûr. Là aussi, c'est une façon de se découvrir autrement : on sait avec qui on part, évidemment. On ne travaille pas ensemble sans se connaître un peu. Mais dans une expérience pareille, on a le temps de se découvrir mieux. Les collègues deviennent des amis et c'est un vrai bonheur, là aussi.

Il me reste à me soigner. J'ai tenu à coup anti-inflammatoires, durant le voyage et ma voix n'est pas guérie...La reprise, demain, risque d'être difficile...Mais j'ai quelques longueurs d'avance, niveau bronzage !

CC
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26 mars 2011

Heure d'été

D'habitude, je publie chaque année, comme un marronnier, un billet à la con, pour me plaindre de cette heure d'été qui revient depuis 1973 et la première crise pétrolière, me voler une heure de sommeil.

Cette année, c'est samedi et pas dimanche que je le publie. Demain, dès l'aube, avant même que la campagne blanchisse, à cause de cette fichue crise qui n'en finit pas depuis bien avant ma naissance, je partirai. J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.

24 heures de bus avec des adolescents pour aller en Andalousie.

J'ai hâte et je redoute...

Mais cette année, l'heure d'été aura un petit air de vacances, quand même...Malgré les 45 ados aux hormones chauffées à blanc par le soleil andalou !

C'est toujours trop court, d'habitude, un dimanche.
C'est toujours du temps qui fuit entre paresse et tendresse.
Quand on pense toucher à l'interminable de l'ennui, pourtant,
Le voilà qui vient déjà, le soir et son incertain lendemain...

Et voilà qu'en plus, au milieu de la nuit, des bureaucrates sont venus retirer soixante minutes de notre vie...

Depuis que je suis née, chaque année l'affaire est répétée si bien que déjà on m'a volé plus d'une journée de vie...Plus d'une journée...

CC
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