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14 décembre 2011

Perte du triple A de la France

Quelques heures avant la perte du AAA...
Si cela arrive bien cette nuit, entre le 14 et le 15 décembre, nous pourront nous souvenir de cette date historique. Le 14, c'est la date de l'anniversaire de la mère de Nicolas, la date du dernier France Soir, c'est aussi la date de l'anniversaire du viaduc de Millau, la date de naissance de Paul Eluard, Jane Birkin ou Henri Dès.

C'est une grande date, non ? 

Il y a des chances, pourtant, pour que cette date ne veuille pas dire grand chose, pour 2011.

Ce triple AAA, il y a moins de cinq ans, personne n'en avait jamais entendu parler. On ne savait même pas qu'il existait des "agences de notation". On ne savait pas que la France avait un dossier de surendettement et qu'elle était proche de manger la chemise.

On pensait encore qu'on avait un patrimoine inestimable. On pensait qu'on avait une démographie plutôt positive, un système social correct, on se disait qu'on avait les entreprises du CAC 40 qui étaient plutôt florissantes.

Certains pensaient même que Sarkozy était le type dynamique qui allait mener notre pays comme une grande entreprise pour le faire prospérer. Travailler plus pour gagner plus, ça avait de la gueule.

Et puis en un rien de temps, tout s'est cassé la gueule. Si vite que ce n'est pas crédible, en fait. C'est pour ça que je crois que la note AA voir A, à la place de AAA, ne changera pas grand chose. C'est une note en toc, ça ne signifie rien. Soyons optimistes.

Sinon, vendredi, il y aura une tempête. 

CC
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5 octobre 2011

Dexia : pour les Belges, ça craint...Et pour nous ?

Image.
Ce matin, j'entendais des nouvelles de Dexia à la radio. Le journaliste se voulait rassurant : oui, pour les particuliers belges ayant leurs économies dans cette banque, ça craint un peu, même si l'Etat Belge et l'Europe renfloueront les caisses, sans doute. Et sans contrepartie, juste pour le plaisir de donner de l'argent public à une banque privée qui fait n'importe quoi avec...

La banque est donc pourrie par les actifs toxiques. C'est à dire qu'elle a joué avec des actions complétement nazes, qui planquaient des emprunts de gens qui ne pouvaient pas rembourser, par exemple. La bourse, c'est comme le casino : on joue et on perd. Tout le temps. The house always wins.

Mais en France, il n'y a pas de comptes de particuliers chez Dexia.

Chez nous, c'est seulement une banque qui prête aux collectivités locales. Publiques. A nos communes, à nos communautés d'agglomérations, à nos départements ?

Bref, à tout ce qui gère notre argent. L'argent public. Celui de nos impôts.

Bon. Alors ? Pas de souci ?

CC
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8 août 2011

Un signal fort aux marchés ?

Au marché de Brive-la-Gaillarde ?
Non, aux marchés mondiaux de monnaie de singe...

C'est une idée de Guy (bon anniversaire) reprise par Jegoun, Yann, Melclalex, Stef, Rimbus, Gauche de combat, Juan...Peut-être que j'en oublie.

Pour ma part, je laisse la parole à Brigitte Fontaine. C'est elle qui résume le mieux la situation...Merci.



CC
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6 août 2011

La Bourse et les slips

La une des journaux, les alertes web, les sms d'info, les JT, les chaînes d'info, bref, tout, depuis hier soir clignote au rouge, sur cette rengaine : 10ème séance de baisse (avec deux s) à la bourse, on a jamais vu ça, c'est la cata.

En plus, les andouillettes des États-Unis ont perdu leur triple A

Le pauvre péquin lambda que je suis se dit alors : "Si les médias qui sont censés faire leur beurre en étant vendus à des péquins lambda comme moi en parlent, c'est que ça doit me concerner de près et que ça doit m'intéresser."

Alors je cherche : en quoi ça me concerne, les bourses pendantes ?

Je n'ai pas d'actions. Première réaction. Je m'en fiche. Je n'ai pas assez de fric pour le placer en bourse. Évidemment. Donc, ça ne me concerne pas.

Cependant, je vis dans un monde où tout est indexé en bourse : les matières premières et les sociétés qui exploitent ces matières premières.

Je suis concernée.

Je vis dans un monde capitaliste où on a décidé de confier l'argent à des banques privées qui ont décidé de jouer avec cet argent dans ce grand casino qu'est la bourse.

La bourse ou la vie.

Le problème, c'est que quand on joue, forcément, on peut perdre. Alors, les joueurs ont décidé, quand ils perdaient de trouver le moyen de déplacer le problème. Sans jamais le régler.

Par exemple, une société basée à Montcuq fabrique des slips. Au hasard. Elle gagne de l'argent, ça marche. Les slips de Montcuq, tu parles que ça marche. L'argent gagné est réinvesti, un peu dans des innovations, par exemple, faire des caleçons. Et puis le reste du fric est investi en bourse, par exemple dans un fond de pension. Pendant ce temps-là, les salaires des ouvriers ne bougent pas. On fait du slip de qualité, mais on ne peut pas se le payer. C'est la limite. Le marché stagne, parce que la consommation de slip n'augmente pas, alors que le prix des slips, à cause de l'innovation caleçon a augmenté. Alors, le fond de pension râle, parce que l'action en bourse n'augmente pas. C'est là que le capitalisme déplace le problème : il donne des crédits à la consommation à ses employés pour qu'ils puissent acheter des slips. Mais l'endettement augmente et ça ne résout rien, parce que les employés s'achètent des strings du Brésil, ou des écrans plats de Chine, au lieu des slips chers de Montcuq.

Alors le capitalisme déplace encore un coup le problème : il décide de faire des slips moins cher et de moins bonne qualité en virant du personnel. Puis en délocalisant.

Ce qui ne fait pas remonter la consommation ici, bien sûr. Mais les fonds de pension sont à peu près maintenus à flot. Jusqu'au moment où on se rend compte que dans cette histoire, on a fortement surévalué la valeur boursière du slip et que tout se casse la figure.

Le capitalisme est un système qui se mord la queue et qui ne peut pas marcher. Il faut, peu ou prou, que l'argent du travail revienne en priorité aux travailleurs et aux réinvestissements en qualité au sein des entreprises. Tant qu'on remettra l'argent dans ce système voué à créer des rentiers, ça ne pourra pas fonctionner.

Je suis nulle en économie, cette crise me semble éloignée de mes préoccupations quotidiennes. Cependant, il me semble nécessaire que les grands de ce monde apprennent enfin quelque chose de ces crises successives qu'on subit depuis le début des années 70.

Même s'il est bien évident qu'il y a des gens qui savent se servir de ces crises pour s'enrichir. C'est pour eux que les infos sont importantes, en ce moment...C'est le moment de racheter, avant de pouvoir revendre au plus haut de la prochaine bulle.

Ne nous leurrons pas, c'est dans les crises que les plus riches deviennent encore plus riches...Pas les petits porteurs...

Il serait donc temps de prendre l'argent où il est pour le mettre où il manque. Qu'on en finisse avec ce système vicieux.
CC
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31 juillet 2009

Bourse à la hausse

Aujourd'hui, comme tous les jours ou presque, quand le monsieur de France Inter a parlé de la bourse, j'ai monté un peu le son et je me suis concentrée sur ce qu'il racontait.

Comme tous les jours ou presque, le monsieur faisait passer la pluie de chiffres et de valeurs en modulant sa voix, un peu comme un acteur de la comédie française.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le présentateur de la bourse met toujours beaucoup d'empathie dans ce qu'il dit : il est heureux et son ton est enjoué quand "la bourse est en hausse à la mi-journée". Il pleurerait presque, et nous avec lui, quand la bourse s'écroule.

Ce n'est pas parce que j'ai des actions que j'écoute. C'est une sorte de réflex. Mon père fait pareil, depuis toujours, sans pourtant boursicoter. C'est une sorte d'indicateur. C'est la météo du monde comme il va.

Aujourd'hui, donc, par ce beau jour d'été, la voix du commentateur hésitait entre la joie et un air faussement affecté...

"Aujourd'hui, la bourse connaît une légère hausse, puisque les principales sociétés du CAC 40 ont enregistré des bénéfices finalement plus hauts que ce qu'on avait espérés..."

Juste avant de partir en vacances, ça met du baume au cœur. (Et une bonne nouvelle n'arrive jamais seule)

Pendant ce temps là, les Fabris ont cédé durant la négociation : ils ont accepté les 12 000 Euros de prime. 12 000 Euros pour 30 ans de boîte. Quand on a 50 ou 55 ans, ces 12 000 Euros vont devoir suffire pour tirer jusqu'à la retraite. Retrouver du travail, à cet âge, c'est une gageure.

Les Fabris n'ont pas tout fait péter, avec leurs bombonnes de gaz.

Dans le fond, c'est vrai qu'il aurait été dommage de faire péter des usines qui "font plus de bénéfices que prévu..."

CC
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