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18 octobre 2026

Chroniquons l'élection, semaine 5, épisode 14


Barricades, fumées, des jeunes en furie, 
Des grenades, des cris, ce n'est pas inouï. 
L'Histoire, la grande, de la France éternelle, 
Émaillée de révolutions, en ribambelle, 
Nous a habitué à cette violence rebelle.

Sur les plateaux, la noblesse du temps, bourgeois, 
Nantis, tartuffes, sots, commentent ce qu'ils voient, 
Ou bien ce qu'ils croient voir, sans comprendre un mot,
De ce feu qu'ils ont allumé, ces semeurs de chaos.

Des années sans entendre, à prendre de haut,
Miséreux, laborieux, jeunes et vieux, 
Gilets jaunes, retraités, tristes ou joyeux,
Infirmières, pompiers, profs ou prolos. 
Oui ! Voilà des années qu'ils crient dans le vide
Que pour le service public, c'est un vrai suicide,
Les politiques libérales, les concessions au capital, 
La hausse des prix, la baisse du moral, 
Les cadeaux aux riches, aux rois du bal, 
L'incertitude, les canicules, tout ce qui brûle, 
L'IA qui noircit l'avenir, l'espoir qui recule...

Le voilà, le portrait de la France qui souffre, 
La France, qui fait partie d'un monde de fous :
Partout la guerre, partout la misère, les coups, 
La Terre qu'on pille et qu'on conduit vers le gouffre, 
Les dictateurs, les milliardaires, main dans la main, 
Sans soucis des gens et sans scrupule pour nous.
Ils affament, asservissent, envoient les baïonnettes, 
Puis ils s'offusquent quand on relève la tête.

Ne cédons pas : ensemble, défendons les conquis, 
Le droit à l'éducation qui élève les nations,
Le droit à la santé, à la sécurité, à la protection, 
Le droit à la justice, à la liberté, à l'expression, 
Droit sacré de marcher en manifestation,
A ce que de haute lutte, nos ancêtres ont acquis. 

Ce n'est pas un manifeste, c'est un cri, 
C'est un dégoût, face à ce mépris, 
Face à cet homme en noir,
Ce Macron, tout petit, 
En noir dans un téléviseur, 
Que tout le monde ignore, 
Que tout le monde conspue 
Et qui ne nous représente plus,
Il se moque des gueux, 
Il se moque de la République, 
Il ne sert que ceux,
Qui sont plus grands que lui, 
Les ogres du monde, les cyniques, 
Les milliardaires sociopathes, 
Les anti-démocrates.

La France est en feu, 
On se frotte les yeux, 
Ils se frottent les mains. 
Groupons nous...Dès demain...
 



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11 octobre 2026

Chroniquons l'election - semaine 4, épisode 13

 L'actu de la présidentielle a tourné en boucle autour de la mobilisation lycéenne. À ce sujet, j'ai à peu près dit tout ce que je voulais dire la semaine dernière.  


L'actu française, pourtant, ne devrait pas nous faire perdre de vue l'actu mondiale. (Parce que sinon, j'ai aussi la grippe, mais on s'en fout...)

: Un président de la République, c'est aussi le super VRP de la France à l'international. Dit comme ça, ça fait peur. On a vu Macron, cette semaine, sur un porte-avion, en train de regarder s'envoler très haut dans le ciel ce qu'on a de mieux en terme d'arme nucléaire. Heureusement, la tête de l'ogive était vide. Est-ce que la tête de Macron était vide ? C'est son dos qu'on voit sur la vidéo officielle, les mains croisées derrière. Et on ne voit pas sa tête. 

Est-ce que Macron a été à la hauteur de la situation internationale durant ces 10 ans passée à la tête de la France ? 

On se souvient surtout des moments gênants, peut-être : la rencontre avec Poutine, au bout de cette table immense...Les dizaines de poignées de mains de "kikalaplusgrosse"....poignée de main avec Trump. Un tarmac qui rimait avec claque...Un accent anglais un peu plus convaincant que celui de Hollande, mais pas top. Les lunettes de Top Gun et les moqueries des autres pays. 

Je ne suis pas forcément objective. Ce sont des détails, peut-être. Sur le fond, Macron, selon moi n'a pas été à la hauteur de la France et de son Histoire. Comment par exemple aurait-il dû se positionner sur le conflit Israëlo-Palestinien ? C'est une vraie question que je ne cesse de me poser. Pourquoi n'a-t-il pas dénoncé plus clairement et plus fort le génocide en cours ? 

Mais si l'on se projette, pour les 5 ans à venir...

Quel candidat serait vraiment prêt à être l'image de la France dans le monde de fou que nous habitons ?

Nous venons d'apprendre que Glucksmann serait le candidat de la gauche. Ce ne sera donc pas lui qui sera élu. 

Concentrons-nous sur ceux à qui les sondages donnent quelques chances : Marine Le Pen, Mélenchon. Retailleau, Edouard Philippe. Les chances sont plus minces pour certains que pour d'autres. 

Il n'empêche que les deux premiers sont extrêmement clivant en ce qui concerne l'international.  

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4 octobre 2026

Chroniquons l'élection, semaine 3, épisode 12 - Lycéens


Le mouvement des lycéens à quelques mois de la présidentielle, c'est un mouvement qui compte. Certains de ceux qui manifestent voteront pour la première fois l'année prochaine. Et puis c'est un sujet qui clive. Ne regardez pas les télés poubelles. Vous y verrez des vieux cons qui ont oublié qu'ils furent jeunes aussi, un jour. 

Je suis passé devant le lycée, cette semaine. J'ai reconnu, parmi les gamins massés là, quelques ados que j'ai eus en classe. Des enfants. Et en face, en rangs serrés, des policiers arnachés de leur équipement anti-émeute, matraques dressées, casques vissés de travers sur le crane, planqués derrière les boucliers. Ils n'avaient pas l'air d'Argonautes. Certains n'avaient pas l'air beaucoup plus vieux que les lycéens sur lesquels ils allaient peut-être devoir taper. 

L'année dernière, dans le lycée du quartier où j'enseigne, il y a déjà eu des émeutes. Les élèves protestaient notamment parce que les toilettes avaient été fermées suite à des dégradations. Les toilettes avaient été fermées. C'est de la maltraitance. Les élèves faisaient 8h-18h dans un lieu où les toilettes étaient interdites d'accès. 

Cette maltraitance n'arrive pas par hasard. Il y a les locaux vieillissant, les plafonds dégueu, les fuites d'eau, les couloirs noircis...Les bâtiments datent des années 60-70. Les rénovations successives ne sont souvent que des emplâtres sur une jambe de bois. Tout tombe un peu en déconfiture. 

Et puis, il y a les salles trop petites pour les classes surchargées. 

Il y a les profs absents qui ne sont pas remplacés, la pression de l'institution qui demande de faire toujours plus avec moi : de meilleurs résultats au bac, de meilleures formations pour accéder au supérieur, de meilleurs performances aux tests PISA. 

La pression est démultipliée : elle pèse sur les épaules des chefs d'établissement, toujours coincés entre les exigences de l'éducation nationale, les désirs de faire carrière, les récriminations des parents d'élèves et des professeurs... et les élèves...? Ils sont parfois la dernière roue du chariot pourri. 

Sous pression, les élèves le sont aussi. Ceux d'entre nous qui se souviennent du lycée en garde peut-être un souvenir ému d'insouciance et de légèreté. Si on travaillait un peu sérieusement, il n'y avait pas beaucoup de chance d'échouer au bac et si on avait un projet professionnel un peu flou (c'était encore possible...) on était assuré d'aller tranquillement à la fac ensuite. Le pire était l'embarras du choix entre la psycho et la socio...Ou presque...

Non ? 

Aujourd'hui, il y a parcours sup. Une pression incroyable. L'impression d'être passé à la moulinette d'un algorithme incompréhensible et la hantise de n'obtenir aucun de ses vœux.  

On demande aux élèves d'avoir une idée très précise de leur métier dès la troisième. On ne leur laisse aucun répit et aucune insouciance. 

Il y a deux ans, ma filleule passait son bac de français et espérait tomber sur le texte "On n'est pas sérieux quand on a 17 ans" de Rimbaud. Et je me souviens de m'être fait la réflexion qu'aujourd'hui, on leur demandait d'être très sérieux, à 17 ans.

Alors oui, je la comprends la révolte des lycéens. Je la comprends la rage. On leur prend leurs plus belles années. On les jette dans un monde de guerre, de feux, de catastrophe naturelle. On leur inculque la peur, on les pousse à marche forcée dans un monde de consommation, de performance. Marche ou crève. On ne leur donne pas les conditions pour bien travailler, mais on exige d'eux l'excellence. 

Sans compter qu'on les classe, déjà. Qu'on les met dans des cases. Et ils ne sont pas dupes, ceux des lycées de seconde zone. Ils savent bien que le mot égalité, là, au milieu du fronton, sous le drapeau, c'est du pipeau. Ils savent bien qu'en banlieue de Montbéliard, les chances de réussir grâce aux études ne sont pas les mêmes qu'au centre de Paris, qu'au centre de quelques grandes villes où vivent les privilégiés. Ils savent qu'ils partent avec un handicap. 

La rage, la colère, c'est la réponse à toute cette violence. Et les quelques poubelles cramées à l'occasion, il me semble que ce n'est pas grand chose, même si cela fait des images impressionnantes sur les chaînes d'info en continu. 

Et puis tous ces vieux (cons ?) qui feignent l'indignation sur ces plateaux de télé...Ont-ils vraiment oublié tous leurs "mai 68" ?  Leur...1986 ? Leur...1990 ? Leur 2005 ? Bref...Les lycéens se révoltent et ils ont raison.


 

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29 septembre 2026

Chroniquons l'élection, semaine 3, épisode 11 - Le RN communique


 La politique, c'est comme le billard français. Pour la communication, ça se joue à trois bandes...parfois même plus. 

Vous n'avez pas pu passer à côté de l'enquête de Médiapart qui déterre des messages datant de 2013, dans lesquels Bardella tient des propos antisémites. 

Si l'on part du principe que rien n'arrive vraiment par hasard, on peut déjà se demander pourquoi cela ressort maintenant, en pleine campagne présidentielle et alors que Bardella est clairement mis de côté ces derniers temps, Marine Le Pen ayant repris les manettes, et ramené Marion Maréchal dans la petite entreprise familiale. 

Bardella, dans l'affaire, c'est le fusible. Celui qui est indispensable, mais qui finira par sauter.

Alors voilà. Jeu de billard à trois bandes : les révélations de Médiapart viennent discréditer le petit jeune aux dents qui rayent le plancher, mais qui était quand même bien pratique quand on ne savait pas si Marine ferait campagne depuis la cellule moelleuse d'une prison dorée. 

Mais en même temps, ces révélations de ce que Mme Le Pen s'obstine à appeler un "journal d'extrême gauche", viennent conforter plusieurs idées qui arrangent bien le RN.

Les clichés sur les Juifs viennent flatter l'électorat "dur" du parti. Ceux qui regrettent encore le vieux Jean-Marie, qui pleurent en repensant aux vannes douteuses sur les fours crématoires et les détails de l'histoire. Ces révélations, c'est le "Non, je n'ai pas changé..." de la campagne. 

Ces propos antisémites viennent aussi, malheureusement, parler à une autre génération. On le sait bien. Il existe toute une jeunesse n'ayant pas connu le régime de Vichy mais ayant une haine viscérale contre les Juifs. Haine alimentée par Gaza et par le génocide perpétré par le gouvernement de Netanhayou. Cette haine n'est évidemment pas guidée par la nuance, nous sommes d'accord. Mais elle est réelle et il y a du monde pour mettre dans le même sac le conflit Israélo-palestinien et "Les Juifs" en général. 

En clair, cette polémique parle aussi à certains musulmans. C'est aujourd'hui un électorat qui change et qui est bien loin de voir le RN comme le grand méchant loup, comme c'était le cas du temps de "Touche pas à mon pote". C'est la théorie sociologique du "dernier arrivé qui ferme la porte derrière lui" qui prend le dessus et les immigrés de 3e ou 4e génération n'ont plus les mêmes réticences à désigner les nouveaux arrivés, Syriens, Afghans, Érythréens, Subsahariens...comme les grands coupables de tous les maux de la France.

C'est une triste réalité qui a lieu à chaque génération : l'immigration italienne, portugaise, espagnole ou polonaise s'est elle aussi sécularisée et a ensuite désigné les magrébins comme les grands coupables...

Mais, pour revenir à ce billard de malheur, rappelez-vous, le 7 octobre 2022, le RN avait surpris tout le monde en soutenant Israël...ou plutôt, le gouvernement d'extrême droite de Netanhayou. On s'était dit, le RN a changé, ils soutiennent désormais les Juifs, ébaubis !

Mais tout ça, c'est juste la quatrième, la cinquième, la sixième bande. Bardella aura bien servi le parti. Il va sauter, c'est assez certain, c'est le jeu politique. Il a pris trop de place pour son jeune âge et puis Marine privilégiera toujours le clan. Mais il aura bien servi pour passer les plats. 

 

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27 septembre 2026

Chroniquons l'élection, semaine 2, épisode 10

Un petit hommage à Jean-Pierre qui ne fut jamais sénateur !

 Sans mentir et seulement si vous n'êtes pas un grand électeur : dites-moi si vous avez entendu parlé des élections sénatoriales, qui ont eu lieu aujourd'hui...

 Les médias n'en ont pas parlé. Évidemment, il y a le pape, l'Arabie Saoudite, le prix de l'essence, l'Ukraine, le pape, Céline Dion...sans oublier...le pape. 

Et puis le Sénat, soyons honnête, qui s'en soucie ? Qui sait encore ce que c'est et à quoi ça sert ?

Petit rappel...Notre démocratie repose sur ce qu'on nomme le bicamérisme : du latin bi qui veut dire deux et camera qui veut dire chambre. Nous avons donc deux chambres, celle des députés et celle des sénateurs, qui ont pour but de travailler les textes de loi, de les discuter, des les amender et de les voter, après un aller-retour entre les deux chambres. 

Lorsqu'on a pensé ce système, on voulait que la fabrique des lois soit un processus long et sensé. On voulait qu'on ait le temps d'étudier les questions, d'approfondir, de consulter les experts nécessaires aux prises de décisions. On fonctionnait avec des commissions où tous les partis étaient représentés, on faisait des études, on se mettait d'accord pour trouver des consensus pour que les lois soient admises par le plus grand nombre. 

C'était un idéal démocratique. 

Mais aujourd'hui...qu'en est-il ?

On se rend compte que le temps médiatique a largement dépassé le temps politique. Que les décisions se prennent à chaud, sur les plateaux de télé et que peu importe les consensus, puisqu'on a le 49.3 pour trancher. 

Aujourd'hui, on clive, on divise, on caricature. Si vous écoutez n'importe quelle émission matinale, vous reconnaissez le parti de l'invité au bout de deux phrases : les idées sont à l'emporte-pièce, sans nuance. On ne prend pas le temps de penser. On balance des petites phrases pour faire le buzz. 

Le Sénat, dans ces conditions, apparaît comme une relique du passé, un site archéologique poussiéreux, une réunion de dinosaures. On ne voit plus l'intérêt de payer des vieux (Sénat, du latin senex...qui donne aussi le mot sénile, rappelons-le), bedonnants à somnoler sur les bancs de cette antique assemblée. 

Les populos clament "A quoi bon...? Vous voyez combien ça coûte ?"...

Je ne pense pas qu'ils aient raison. Je crois que la démocratie a besoin d'instances démocratiques...Ce n'est pas ce système qui est fou : c'est l'époque qui est folle. C'est le monde dans lequel nous vivons qui décartonne complétement. 

Alors ce soir, observons un peu les résultats des sénatoriales et exigeons de nos élus qu'ils nous fassent honneur, qu'ils travaillent vraiment pour l'intérêt général et qu'ils cessent de voter des lois comme des godillots. 

 

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19 septembre 2026

Chroniquons l'élection, semaine 2, épisode 9 - La guerre ?


Tout à l'heure, j'ai traversé le parc avec mon chien. Le soleil était encore haut dans le ciel, l'air était chaud, un héron chassait, planté au milieu de la rivière. Je me suis dit qu'il n'y avait pas beaucoup d'eau. Que la sécheresse était inquiétante. Pourtant, il y avait comme un air d'insouciance, de légèreté. Les portes du musée étaient grandes ouvertes et même si la conférence prévue pour les journées du patrimoine avait été annulée, il y avait comme un esprit de culture et d'art qui flottait doucement dans l'air doux de la fin d'après-midi.

Sur un banc, des dames faisaient un petit pique-nique. C'est mon chien qui a repéré en premier le roquefort et la rosette, la baguette de pain. Il s'est approché dangereusement et je me suis rendue compte que les dames parlaient ukrainien. En 2022, quand la guerre a commencé, on a accueilli beaucoup d'Ukrainiens, dans mon coin. Je me souviens qu'alors, elles ne voulaient pas rester longtemps. C'était en majorité des femmes, avec des enfants. Elles prévoyaient de rentrer très vite au pays. Elles croyaient à une victoire rapide. 

Et puis elles sont toujours là et elles font des pique-niques sur les bancs. 

Ce soir, j'ai savouré le fait que nous sommes dans un pays en paix. Je me suis assise sur le petit ponton, tout au bout du parc, avec le chien et j'ai repensé à Macron. Hier, il nous a refait le coup de la guerre. Pendant le Covid, vous vous souvenez, il nous avait déjà fait le coup. "Nous sommes en guerre" 

C'était un peu ridicule, surtout avec le recul : on se battait contre un virus. 

Aujourd'hui, c'est d'une "guerre hybride" qu'on nous parle. La Russie, sans l'avouer, nous enverrait des sortes de petits attentats, des attaques qui ne disent pas leur nom. Peut-être que le déraillement du train Rouen-Caen, c'est eux. Peut-être que les survols de lieux stratégiques par des drones, c'est Poutine aussi. Peut-être que tel ou tel incendie...

Rien n'est sûr. Poutine dément. On ne sait rien. Mais une rhétorique de la peur se met en place. 

Quel rapport avec les chroniques sur la présidentielle que je suis censée faire ici, me direz-vous ? 

Peut-être que c'est une sorte de campagne électorale hybride qui se met en place, subrepticement...Peut-être que Macron va nous faire le coup de l'état de guerre...Peut-être qu'il en profitera pour reporter l'élection...Peut-être qu'il en profitera pour jouer la montre et garder encore un peu son trône...

En attendant, savourons les fins d'après-midi dans les parcs, les petits pique-niques sur les bancs avec des copines. Nous sommes en paix...

Bon week-end.  

 

 

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17 septembre 2026

Chroniquons l'élection, semaine 2 épisode 8 - Les vieux


 Sans aucun doute, les vieux seront au cœur de l'élection présidentielle. 

On se trouve devant un immense problème qui est à l'intersection de beaucoup d'autres problématiques. C'est là qu'est l'os !

 Le gouvernement actuel est entrain de tenter de boucler un budget et tourne autour du pot (aux vieux) : désindexer les retraites, repousser l'âge du départ, prendre des pincettes pour baisser les pensions ? 

Mais c'est délicat : tout d'abord parce que c'est une grosse partie du corps électoral et qu'il est de bon ton de les flatter, comme toujours. L'équipe actuelle s'en fout peut-être un peu. Pourtant, au sein de notre société, les plus âgés sont souvent la roue de secours pour les plus jeunes : ils gardent les enfants, ils épongent les dettes, ils hébergent parfois leurs enfants ou leurs petits-enfants, ils font tourner le monde associatif en faisant beaucoup de bénévolat...Ils consomment, ils voyagent, ils ont du temps et encore un peu d'argent. Il est donc dangereux de s'en prendre à eux, en terme d'économie globale. 

C'est une première chose. 

Mais notre société vieillissante vient réveiller d'autres problèmes : que ce soit le logement et l'adaptation de notre société, la solitude, l'isolement et la grande pauvreté...La santé et son système en capilotade, les Ehpad, les aides à domicile...

Et j'en passe. 

Attardons-nous juste un instant sur ce dernier point...La santé. Comment faire face à ce choc démographique avec ce secteur public tellement défaillant : l'hôpital est entrain de rendre l'âme, les soignants n'en peuvent plus, les moyens manquent. Les médecins sont aux abonnés absents, pas assez de généralistes et encore moins de spécialistes. On pousse les gens à rester à domicile le plus longtemps possible, mais les aides à domicile sont des travailleurs précaires, mal payés et surexploités. Quand l'Ehpad devient incontournable, on se confronte à deux problèmes majeurs : un prix extrêmement élevés, inaccessibles à beaucoup de famille. Et des conditions parfois épouvantables dans ces établissements, eux aussi exsangues. 

Je ne suis plus élue, dans ma ville. Cependant, ces derniers jours, certains habitants qui pensent que je le suis toujours, m'ont interpellée pour me parler de leurs parents hébergés dans l'Ehpad du coin : les conditions se sont dégradées dangereusement, ces derniers mois. Le directeur assure la direction de deux établissements éloignés de plusieurs dizaines de kilomètres. Il n'y a plus de médecin au sein de la maison. Plusieurs patients se retrouvent sans médecins traitant. Quand les enfants sont sur place, ils peuvent emmener leurs aïeux en ville (où les médecins ne sont pas légion non plus...), mais ce n'est pas simple quand ils sont très âgés et parfois très peu mobiles. 

Ce n'est qu'un exemple et je sais que c'est le cas un peu partout. On est face à un double problème : mur démographique, celui du papy boom, et défaillance du système. On va se le prendre, le mur. 

Les candidats à l'élection ont donc un énorme chantier plein de contradictions et d'enjeux. Mais vu le niveau du débat, pas sûre que les bonnes idées se bousculent...

 

 

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14 septembre 2026

Chroniquons l'élection, semaine 2. Episode 7. Environnement


Comment le prix du gasoil influera sur l'élection présidentielle et en quoi c'est un problème ?

C'est la question que je me pose ce soir. 

La crise des gilets jaunes a empoisonné le début du mandat de Macron et risque bien d'empoisonner aussi son crépuscule. Les prix à la pompe explosent et les gens normaux tirent la langue. C'est compréhensible : quand on doit aller travailler, qu'on n'a pas le choix, qu'on doit prendre la voiture, c'est une charge intenable. 

Mais voilà. Le paradoxe de la situation, c'est qu'il faudrait qu'on se débarrasse du pétrole, qui est le pire ennemi du climat et qu'en même temps, on voudrait qu'il soit moins cher pour continuer à s'en servir. Social vs environnement...

Je sais que c'est un paradoxe essentiellement pour moi. J'ai l'impression que personne ne parle d'environnement et d'écologie, dans cette campagne. 

Cet été, pourtant, la Lozère, c'était le désert. La dune du Pila a pris des allures de Sahara. Dans les Landes, c'était pins grillés au petit-déjeuner et même au dîner. On manquait d'eau à Fontainebleau et même à Lorient, on a posé les cabans. 

Mais maintenant qu'on profite d'un bel été indien, on se croise dans l'ascenseur sans souffrir de l'odeur de transpiration et on se félicite de la fraîcheur des nuits. Ben oui, on dort bien mieux. Et on oublie. On oublie que 2026 a battu tous les records et que ce n'est qu'un début. On oublie que les glaciers fondent, que les océans montent, que la biodiversité disparaît, que les réserves en eau et en nourriture ne suffisent plus à nourrir la planète.

 Non, ce n'est pas réjouissant. C'est angoissant. Et c'est très peu porteur pour une élection présidentielle. Ce n'est pas porteur d'espoir. Les candidats essayent de vendre du rêve, c'est bien légitime. Il est pourtant urgent de changer de logiciel. 

Les solutions existent, mais il faut accepter de changer complétement nos modes de vie. Et nous ne sommes pas prêts. Les politiques voient à court terme. Aucun de prendra le risque d'annoncer la fin des énergies fossiles, de tourner le dos à notre industrie automobile. Aucun ne prendra le risque de sortir d'une agriculture mondialisée au profit d'une agriculture locale et nourricière plus forte. 

Le courage qu'il faudra pour cela n'est pas encore d'actualité. L'environnement ne sera pas vraiment au cœur de la campagne. L'extrême droite, d'ailleurs clôt le débat en le déclarant nul et non avenu, ayant raison contre tous les scientifiques du monde. À la Trump : le plus grand canular du monde... 

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10 septembre 2026

Chroniquons l'élection, épisode 5, économie


Je sors d’une longue journée de cours avec mes collégiens. 

J’ai deux quatrièmes dont une qui se nomme Victor Hugo. C'est un beau nom, pour une classe de 4e. 

Je commence donc l’année avec des textes de cet auteur que j’affectionne particulièrement, et qui me permet d’aborder des thèmes centraux de l’année de quatrième avec mes élèves, notamment "Vivre en société, confrontation de valeurs..." Ce sont les termes exacts du programme officiel.

Cet après-midi, nous avons étudié le texte "Melancholia", issu des Contemplations. 

Vous l’avez sans doute étudié vous aussi quand vous étiez au collège : 

"Mais où vont tous ses enfants n’ont pas un seul ne rit..." 

C’est un texte qui s’indigne du travail des enfants. Ce fléau, en France, n’existe plus. Mes élèves en sont loin et ils ne comprennent pas toujours, mais je leur fais découvrir que cela existe encore ailleurs dans le monde et puis à travers les mots puissant de Victor Hugo, ils comprennent bien plus, souvent. 

Pour préparer cette chronique, j’ai coutume de jeter un œil ou une des grands journaux et en ouvrant Le Monde, ce soir, je lis que la France est en plein décrochage et que cette fois-ci, l’économie française perd de sa résilience. Ce n'est pas une surprise : c’est un constat que nous faisons tous. Tout augmente hormis les salaires, nous nous appauvrissons, le chômage augmente, et pour de trop nombreux français, plus de 10 millions c'est une vie en-dessous du seuil de pauvreté qui s'impose, malgré souvent, un travail, voir plusieurs.

Depuis que je suis née, à vrai dire, j'entends parler de la crise. C’est une situation qui ne fait qu'empirer 'et les politiques qui ont été menée depuis des années n’ont fait qu’aggraver les choses. 

Malgré cela, une chose me frappe : alors que on se plaint d’une économie en berne, les plus riches, eux continuent de s’engraisser. 

C’est alors que je relis ce poème, mais Melancholia de Victor Hugo, et que je repense, aux remarques nombreuses, nourries, intelligentes de mes élèves à propos de ce vers :  

"Le travail (…)  

Qui produit la richesse en créant la misère..."

 

Les Contemplations (1856) – Livre III – Melancholia (extrait) – Victor HUGO

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?

Ces doux êtres pensifs, que la fièvre maigrit ?

Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?

Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules ;

Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement

Dans la même prison le même mouvement.

Accroupis sous les dents d'une machine sombre,

Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,

Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,

Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.

Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.

Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.

Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.

Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !

Ils semblent dire à Dieu : « Petits comme nous sommes,

« Notre père, voyez ce que nous font les hommes ! »

Ô servitude infâme imposée à l'enfant !

Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant

Défait ce qu'a fait Dieu ; qui tue, œuvre insensée,

La beauté sur les fronts, dans les cœurs la pensée,

Et qui ferait — c'est là son fruit le plus certain —

D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !

Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,

Qui produit la richesse en créant la misère,

Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !

Progrès dont on demande : « Où va-t-il ? Que veut-il ? »

Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,

Une âme à la machine et la retire à l'homme !

Que ce travail, haï des mères, soit maudit !

Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,

Maudit comme l'opprobre et comme le blasphème !

Ô Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,

Au nom du vrai travail, saint, fécond, généreux,

Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux !

 

 

 

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9 septembre 2026

Chroniquons l'élection, épisode 4. Budget


 J'ai surtout appris des choses sur la vanité humaine, en faisant une peu de politique, toute locale qu'elle fut. Mais j'ai aussi retenu quelques grandes idées nécessaires à comprendre le fonctionnement démocratique. 

Par exemple, on comprend très vite, que pour une collectivité, l'acte politique le plus important, c'est le vote du budget. C'est ce qui rend concrètes les idées qu'on défend. On ne fait pas de politique avant cela : quand on fait campagne, on promet, on philosophe, on idéalise. Quand on parle devant des électeurs, on enrobe, on enjolive, on vend. Quand on est en conseil ou en assemblée - municipal, communautaire, départemental, régional, national...- on argumente, on concède, on transige, on assure le service après vente. 

Mais quand on fait le budget et qu'on le vote, là, on fait acte politique. Pas besoin d'être un expert des finances, même pas besoin d'être super bon en maths, en vérité. L'important, c'est de voir les masses, les grands choix, les principaux changements dans deux domaines : 

- Où prend-on l'argent ?

- Où le redistribue-t-on ? 

Par exemple, il n'est nul besoin, en assemblée, en meeting, en campagne...de promettre et de disserter, de jurer ses grands dieux qu'on est pour l'environnement, pour l'écologie, pour le parti des fleurs et des abeilles, si dans le budget, après 4 mois de canicule, on sabre le budget alloué aux rénovations énergétique des écoles en passant de 50 millions à 10 millions. Au passage, c'était déjà pas beaucoup et c'est vraiment ridicule. Mais cela dénote de la vraie motivation du gouvernement pour baisser les émissions de gaz à effet de serre, et à apporter du confort aux écoliers. C'est encore sur les écoles que ça tombe, en plus (voir ma chronique d'hier). 

En ce moment, vous avez remarqué, Lecornu, notre brave premier ministre s'agite fort pour boucler un budget rapidement, histoire que le dernier du mandat de Macron passe avant la fin de son règne. 

Il va donner le "la" de l'année qui vient et le nouveau président sera de toute façon entravé par ce budget pendant les premiers mois de son mandat. C'est donc capital pour Lecornu de le passer très vite. Plus vite que l'année dernière !

Pour le reste, les candidats ne rentrent pas tellement dans les considérations financières durant les campagnes électorales : retenons toutefois que Mélenchon veut "effacer la dette", ce qui semble assez illusoire ou du moins, ce qui remettrait en cause le système complet de financement de la France et qui perturberait sa place dans l'économie mondiale. Les candidats de gauche sont plutôt tous favorable à la taxe Zucman, qui souhaite taxer les fortunes de plus de 100 millions à hauteur de 2% par an. Si vous êtes concernés par cette taxe, chers lecteurs, faites-moi signe pour un resto !

Et à droite, à commencer par le camp de l'actuel président, on promet qu'on va baisser les impôts des grandes entreprises. 

Des choix éminemment politiques, par conséquent. 

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8 septembre 2026

Chroniquons l'élection, épisode 3. Education


 L'actu du jour, c'est le classement PISA. Et tous les candidats à l'élection se bousculent au portillon pour commenter ce désastre. C'est la tirade des faux-nez...

Les fayots du président, ministre de l'éducation en tête, jouent l'étonnement : "Qui aurait pu prévoir ? C'est la faute au COVID et aux réseaux sociaux..."

Je ne précise pas le nom du ministre, il y en a eu 7 depuis 9 ans. On n'a plus le temps de les connaître. 

Pédant : à droite, forçons toujours plus le trait réactionnaire. "Faisons des études, des devoirs sur table, des dictées, bon sang, c'était mieux avant..."

Et ceux, main sur le front, Sarah Bernard d'opérettes, dramatique "Triple défaite de la France !", "Décrochage de notre pays !"

A gauche, on dit qu'il faut plus de moyens, que tout n'est pas perdu et que ça ira mieux demain. Et ça rejoint les promesses de Gascon faites il y a quelques jours pour augmenter les professeurs, pour diminuer le nombre d'élèves dans les classes, pour attribuer plus de moyens à l'éducation. 

C'est fou, quand même. Parce que ces candidats se sont succédé depuis des années au pouvoir. Ils ont progressivement opéré le démantèlement du service public, ils ont réduit les postes d'enseignants, ils ont sous payés, ils ont mal formé, ils ont augmenté les missions sans jamais revoir les salaires, ils ont compressé le temps et demandé toujours plus. Aujourd'hui, on forme les élèves à PIX, à l'ASSR, aux premiers secours, à la santé, à la vie affective, à la sexualité, on leur apprend à devenir spectateurs, à connaître les ODD...Avec le même temps qu'avant, avec des élèves qui ont des PAI, PAP et PPS à n'en plus finir. En français, quand j'ai commencé ma carrière, il y a maintenant plus de 20 ans, j'avais 6 ou 7 heures de cours avec mes 6e. Aujourd'hui, j'ai 4h30. Et on voudrait qu'ils sachent lire...

Le problème, avec le dossier éducation, dans l'élection présidentielle, c'est que tout le monde se prétend expert sans rien n'y connaître vraiment. Et puis surtout ça ne paye pas vraiment électoralement : une bonne partie de la population n'est pas concernée. Notamment les vieux qui votent le plus n'ont pas mis les pieds dans une école depuis bien longtemps. Même s'ils ont des petits-enfants, en vérité, ils se contentent souvent de rabâcher que ce n'était pas comme ça, de leur temps et qu'il fallait faire moins de 5 fautes dans une dictée pour avoir le certificat d'étude. Et franchement, ça répond assez mal aux problématiques actuelles. 

Mais ce manque d'intérêt électoral pèse fort sur l'éducation : une véritable volonté politique est complétement absente. La succession sans fin des ministres, ces dernières années, le montre bien. En plus, les oligarques qui nous dirigent mettent leurs enfants dans le privé n'ont aucun scrupule à continuer la démolition d'un véritable service public. 

 

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7 septembre 2026

Chroniquons l'élection, épisode 2. La Gauche


Hier, je m'effrayais de la montée de l'extrême droite, un peu partout. Aujourd'hui, aux infos, à chaque fois que j'ai entendu parler du land de Saxe Anhalt, prononcé par des journalistes qui avaient probablement fait espagnol deuxième langue, j'ai eu l'impression que les Allemands s'étaient fait entuber. Pour rester polie. 

La montée du RN en France en 2027, nous aussi, nous pourrions bien la sentir passer. 

C'est peut-être un peu leste de ma part, d'aborder le sujet comme ça. Mais pourtant, on devrait s'en préoccuper au moins pour deux raisons : déjà, si beaucoup de gens veulent voter pour ces partis, ici ou ailleurs, c'est parce qu'ils parlent des sujets qui fâchent, aux fâchés. Ceux qui s'abstenaient, il y a encore quelques années. 

N'empêche qu'il y a beaucoup de motifs pour être fâchés : des prix qui augmentent, des salaires qui font l'inverse, des services publics qui dysfonctionnent, qui diminuent et qui finissent par disparaître. 

La deuxième raison, c'est que les autres sont nuls. 

Le saviez-vous ? Il y a pour l'instant 16 candidats à gauche. Ils sont trop pour faire un tournois de basket...Ce matin, c'est Roussel qui se déclarait pour le Parti Communiste. Est-ce vraiment nécessaire ? Le pire, c'est qu'à eux tous, si on fait trois équipes de basket, et qu'on met Mélenchon comme arbitre, ils sont à peine capables d'atteindre les 10 %. 

Mélenchon est à 15% à lui tout seul.  

Il serait temps de faire un peu de stratégie. Les derniers scrutins nationaux ont montré la faiblesse de tous ces courants de gauche complétement illisibles. On a déjà éprouvé la mollesse de Hollande, l'inexistence de Faure, l'étrangeté de Royal, la fatuité de Glucksmann,  on ne sait même pas qui est Karim Bouamrane...

A côté de ça, peu importe si c'est Le Pen ou Bardella, les électeurs voteront les yeux fermés pour ce changement qui n'en est pas un, mais qui en a l'apparence. N'oublions pas que la politique est souvent un jeu d'apparences.

Dans les prochaines chroniques, on aura sans doute l'occasion de parler de la droite traditionnelle. Ils ont déjà la sagesse de ne présenter que 3 ou 4 candidats pour l'instant et ils parviendront sans doute à réduire encore ça d'ici avril prochain...Mais leurs valeurs sont tellement proches de celles du RN que ce n'est pas forcément plus réjouissant...C'est un autre sujet !

 

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