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10 avril 2013

Thatcher : c'est cher, en franglais...

Mme Thatcher aurait dit : "En politique, si vous souhaitez que quelque chose soit dit, demandez à un homme. Si vous voulez que quelque chose soit fait, demandez à une femme"

Quand on cherche, on trouve toujours un propos misandre ou misogyne, dans une biographie.

Ce qui était sympathique avec cette dame, c'était son côté bobonne pleine de bon sens...

J'ai eu l'occasion de voir récemment le "biopic" qui lui fut consacré. J'ai peu de souvenir de la politique de l'Angleterre de cette époque. Mais dans le film, le personnage joué admirablement par Meryl Streep donne l'impression que la gentille femme au foyer qui voulait gérer le pays en mater familias à poigne s'est surtout fait manipulée pour gagner les élections sans trop comprendre le fond de la pensée libérale. 

Elle était à la fois une femme, pour faire progressiste et un parfaite représentante de la bourgeoise réac bon teint.
 
Aujourd'hui, le Royaume Uni n'est pas le modèle économique dont les libéraux aimeraient se vanter, la pauvreté est immense, l'économie réelle est morte, l'intégration est absente.

A ce propos, lisez le livre de Seb Musset, Perverse Road. La dame de fer était en carton...

CC
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19 juin 2012

Que faire ? Blogueuse d'économie ?

C'est proche de la politique, me direz-vous, mais il y a une catégorie spécifique dans le classement ebuzzing. Les gens qui tiennent ces blogs sont très sérieux.

J'ai étudié la question : 

- Il faut être un homme. Bon...ça part mal.
- Il faut comprendre les chiffres, la bourse, les indices comme le CAC ou le Dow Jones. Je suis nulle en maths.
- Il faut croire que c'est la crise. Cet après-midi, j'ai regardé les chiffres de la bourse pour me rendre compte.

Si la crise ressemble à ça, alors qu'est-ce que ça doit être le reste du temps...

- A la rigueur, on peut être alter-mondialiste, on peut vouloir la fin des banques et le retour au troc. C'est une option. Mais j'ai un prêt sur 20 ans à la banque. Je suis coincée.
- Dans l'autre sens, on peut être ultra libéral. On peut vouloir la fin des Etats, (sauf pour ce qui coûte cher et qui ne rapporte rien, comme la santé des pauvres ou l'éducation des pauvres, il ne faut pas déconner), la fin des impôts et la main invisible du marché régnant sur le monde comme la main gantée du méchant d'inspecteur Gadget sur son chat. Mais je suis fonctionnaire. 

 Ce n'est pas pour moi...

CC
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16 décembre 2011

Les boules

C'est donc la récession.

Après nous avoir promis monts et merveilles et nous avoir fait une politique épouvantable, nous voilà avec des Ahhhh ! de subclaquant, dans la panade jusqu'au col, conduits par une bande de rigolos qui n'y connait rien.

Moi qui suis une fille qui a un bac L, moi qui n'ai pas choisi l'option SES au lycée, j'avoue, la récession, je ne sais pas vraiment ce que c'est. Je me suis renseignée : c'est quand c'est la merde. Ah bon ? Alors on n'était pas encore vraiment dans la merde jusque là, bien qu'on nous dise que c'est la crise depuis au moins 1983 ? (avant, j'étais trop petite pour m'en souvenir, mais je suis sûre qu'on en parlait déjà au moins depuis 10 ans.)

Bon. En fait, il paraît que c'est parce que le chômage va atteindre les 10 %. Ah bon ? On n'y était pas encore aux 10 % ? Malgré toutes les radiations de Pôle Emploi ? 10 % ? En fait, ça fait longtemps qu'il y a beaucoup plus de chômage que ça...

Et c'est aussi parce que la croissance n'atteindra pas 1%. Ah bon ? On avait encore plus de 1 % de croissance ? Avec les salaires qui stagnent, les files qui s'allongent aux Restos du Cœur ? Le Made in France qui n'existe plus ? Cela fait longtemps qu'on a la croissance d'un nain anémique, en fait.

C'est pas cool, quand même, de nous annoncer toutes ces mauvaises nouvelles à la veille de Noël...On voudrait plomber encore un peu la croissance, qu'on ne s'y prendrait pas autrement...

(Non, mais en fait, c'est rien, c'est pas grAAAve)

CC


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14 décembre 2011

Perte du triple A de la France

Quelques heures avant la perte du AAA...
Si cela arrive bien cette nuit, entre le 14 et le 15 décembre, nous pourront nous souvenir de cette date historique. Le 14, c'est la date de l'anniversaire de la mère de Nicolas, la date du dernier France Soir, c'est aussi la date de l'anniversaire du viaduc de Millau, la date de naissance de Paul Eluard, Jane Birkin ou Henri Dès.

C'est une grande date, non ? 

Il y a des chances, pourtant, pour que cette date ne veuille pas dire grand chose, pour 2011.

Ce triple AAA, il y a moins de cinq ans, personne n'en avait jamais entendu parler. On ne savait même pas qu'il existait des "agences de notation". On ne savait pas que la France avait un dossier de surendettement et qu'elle était proche de manger la chemise.

On pensait encore qu'on avait un patrimoine inestimable. On pensait qu'on avait une démographie plutôt positive, un système social correct, on se disait qu'on avait les entreprises du CAC 40 qui étaient plutôt florissantes.

Certains pensaient même que Sarkozy était le type dynamique qui allait mener notre pays comme une grande entreprise pour le faire prospérer. Travailler plus pour gagner plus, ça avait de la gueule.

Et puis en un rien de temps, tout s'est cassé la gueule. Si vite que ce n'est pas crédible, en fait. C'est pour ça que je crois que la note AA voir A, à la place de AAA, ne changera pas grand chose. C'est une note en toc, ça ne signifie rien. Soyons optimistes.

Sinon, vendredi, il y aura une tempête. 

CC
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6 décembre 2011

Docimologie économique

Ce thermomètre qui nous donne la fièvre...
La docimologie, c'est la science de la note. Quand on est professeur, normalement, on se pose la question de l'évaluation. On se demande si nos notes sont justes. On doit prendre plusieurs choses en compte : on doit évaluer des connaissances que les élèves ont apprises, des compétences que les élèves ont acquises. On doit s'assurer que les élèves savent sur quoi ils vont être évaluer. On doit fixer des objectifs précis et s'y tenir.

Par exemple, si on apprend le passé simple, en sixième, qu'on travaille sur les terminaisons régulières de ce temps, dans les deux premiers groupes, on doit s'en tenir à cela dans l'évaluation : le passé simple pour les verbes réguliers des deux premiers groupes. Si on évalue sur les verbes irréguliers ou sur les verbes du troisième groupe, alors, on aura des mauvaises notes et la note ne signifiera rien.

On doit prendre en compte, aussi, dans la note, la psychologie de l'élève, l'ensemble des élèves et même les données sociologiques propre à l'établissement dans lequel on enseigne. On ne note pas de la même façon à Louis Legrand et dans le 93, on ne note pas pareil un primo-arrivant et un élève qui fait du golf le weekend avec son papa chef d'une entreprise du CAC 40. 

M. Standard and Poor's est une sorte de super professeur. Il évalue des supers élèves : les États.

Mais en fait, M. Standard and Poors est un professeur épouvantable. On ne sait pas ce qu'il note, avec quel critère, avec quel objectif. On ne sait pas s'il note les pays en fonction de leurs différences de surface, de démographie, de hauteur du PIB, ou s'il les note sur des bases identiques.

On ne sait rien, on ne sait pas avec quelles règles il faut jouer. Mais le prof se conduit comme un tyran dans sa classe : il note le comportement et non les compétences, visiblement.

Ce genre de professeurs, en général, ne mettent pas longtemps à se faire lyncher par les élèves...

CC


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16 novembre 2011

Audrey Pulvar défend la Peug'...

Ce matin, je me suis réveillée au son de la douce voix d'Audrey Pulvar. 

Elle était là, à côté de mon oreille, tout près de mon oreiller. Arnaud, ne m'en veux, j'aime me réveiller avec Audrey.

Ce matin, elle parlait d'un sujet qui m'importe. Celui que Sarkozy a délicatement évité hier... Les licenciements chez Peugeot. Ils vont probablement toucher en masse le Pays de Montbéliard, où je vis. Les parents, les frères et sœurs de mes élèves vont sans doute être touchés. Ça réveille...

Hier, quand j'ai appris cela, ma réaction a été vive. Je me souviens des millions d'Euros que l’État français a bien voulu prêter à ces grandes boîtes, à des taux préférentiels, alors que l’État s'endettait à taux variable auprès des banques privées. Je me suis demandé comment on avait pu se faire entuber comme ça : filer du pognon alors que ces boîtes auraient pu en emprunter à la banque comme tout le monde, sans aucune contrepartie en matière d'emploi, ça me semble irréaliste. Par exemple, c'est comme si je donnais des bonnes notes à mes élèves sans leur demander d'apprendre leurs leçons...

Et puis Audrey a mieux exprimé que moi ce ressenti...


En langage familier d’aujourd’hui, cela s’appelle un foutage de gueule.  Rien de moins. Mais comme on est à la radio et sur le service public, on dira qu’avec Peugeot, le monde est plus beau, qui nous fait prendre des vessies pour des lanternes. Se donner bonne conscience et sauvegarder les apparences  alors que vous vous apprêtez à  enfumer tout le monde ?
Leçon numéro 1 : vous préparez un énorme plan de suppressions d’emplois, en affirmant qu’il concerne vos usines dans toute l’Europe, puisque la situation de vos ventes est mauvaise… Un plan européen, donc. Pourtant, 5 000 des 6000 emplois qui disparaîtront concernent un seul pays. En l’occurrence le vôtre, la France.  5  sur 6 000… ça nous fait grosso-modo du 85% pour votre personnel d’un seul pays… A’ part ça, il est européen, votre plan.
Leçon numéro 2 : c’est le coup de génie de vos communicants. Vous claironnez qu’il ne s’agit pas de suppression d’emplois, mais bien de suppressions de postes. La preuve martelez-vous : « il n’y aura ni licenciement sec,  ni plan de départ volontaire ». Voilà qui est très rassurant. Le commun des mortels comprendra qu’il s’agit simplement pour vous de ne pas remplacer des départs à la retraite. Ainsi, vous n’apparaitrez pas comme un vilain pas beau patron qui se verrait accuser de mettre des familles sur le carreaux alors que ses actionnaires, membres d’une même famille eux-aussi, accessoirement, empocheront de confortables dividendes… Au contraire. Avec ces soi-disant suppressions de poste, vous faites valider, sans un commentaire de travers, le non-renouvellement des contrats de 2500 « prestataires », prévu par votre plan… Prestataires ? Des ingénieurs et techniciens « loués »,  à des sociétés spécialisées, pour faire dans vos usines le travail de vrais salariés. Jadis on louait des bras, aujourd’hui on loue des cerveaux. Ils ont la couleur d’un salarié, le bureau d’un salarié, la longévité d’un salarié, près de 20 ans d’ancienneté à votre service pour certains, mais ce ne sont pas des salariés. Bien pratique au moment de mettre fin à leurs contrats. Indolore, inodore, invisible… Enfin, ça dépend de quel côté de la barrière on se trouve.
Leçon numéro 3 : tout en pleurant sur le marché qui se contracte et vos carnets de commandes faméliques, délocalisez vers la Chine (variante, le Brésil) votre activité recherche et développement et créez des emplois dans ce pays. Lequel ne se contentera pas d’élaborer vos produits pour le marché intérieur chinois, voire le marché asiatique au sens large, mais planchera également sur les modèles commercialisés demain… en Europe ! Vous savez ce continent sur lequel vous supprimez des emplois parce qu’on ne vous y achète plus vos voitures !!! En Chine, vous en êtes à projeter l’ouverture d’une quatrième usine. Celle  qui produira un prochain modèle haut de gamme,  que vous entendez bien produire là-bas, à près de 200 000 exemplaires par an. Hmmm, ça en fait des emplois ! Et dire qu’en 2008, l’état français vous prêtait des milliards d’euros pour vous sauver de la déconfiture !!
Voilà, le tour est joué.  Vous pouvez délocaliser tranquille, sans volée de bois vert assenée par le gouvernement et malgré les cris à peine audibles de salariés syndiqués indignés. En prime, vous voilà en bonne voie pour redorer votre image auprès des agences de notation.  Ni vu ni connu, j’t’embrouille !
Le Billet d'Audrey Pulvar, France Inter le 16/11/2011



CC
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C'est pour quand le bonheur néolibéral ?

En ce jour du 5ème anniversaire de la mort de Milton Friedman, des blogueurs ont adressé à des personnes connues pour leur engagement néolibéral une lettre visant à clarifier leur position. Là voici :


« Madame, Monsieur,



Vous vous définissez vous-même comme étant de sensibilité « libérale » sur le plan économique et c’est bien évidemment votre droit le plus strict. Vous ne verrez donc pas d’inconvénients à être sollicité afin de répondre à une simple question.



Nous, blogueurs et citoyens de sensibilité de gauche, sommes depuis une bonne trentaine d’années face à votre discours nous assurant que le libéralisme économique – ou néolibéralisme si vous préférez – va être rien moins qu’une promesse de bonheur et de liberté pour tout un chacun, humbles comme aisés, et qu’un passage, certes douloureux mais que vous nous assurez « nécessaire », par une période de temps plus ou moins difficile où serait mise en place une sévère mais juste « rigueur » économique, finira, à terme, par porter des fruits dont tout le monde sans exceptions profitera…

Disons le net : nous sommes sceptiques.

Non pas que nous mettions en doute votre bonne foi quant à ces affirmations : votre sur-présence médiatique depuis tant d’années nous a convaincu de votre sincérité. Mais tout de même, tout le monde finit par se demander, à force :

Ce fameux « bonheur néolibéral » qu’on nous promet depuis 30 ans, ça vient quand ?

Parce que dans un pays comprenant 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté et des salariés pressurés comme des citrons en permanence, et où malheureusement il semble bien qu’une fraction fort malhonnête de personnes trouvent à s’enrichir en se contentant de siéger dans des conseils d’administration, il est quelque peu délicat de percevoir les bienfaits de ces fameux « marchés » que vous défendez pourtant mordicus en dépit du bon sens.



Comme toujours, vous répondrez à cela qu’il faut « poursuivre les réformes » parce qu’on a « pas assez libéralisé » ; mais soyons sérieux : il vous faut clairement admettre que vous vous êtes plantés. Qu’en 30 ans vous n’avez pas été foutus de faire quelque chose de bien. Et que le néolibéralisme n’a conduit qu’une fraction infime de gens très riches à encore plus s’enrichir au détriment de tous les autres.

Notre question sera donc : pourquoi ne pas admettre que votre idéologie est nuisible pour la majorité, que vous vous êtes plantés, et que dans l’intérêt général vis-à-vis duquel vos idées sont objectivement nuisibles, il serait mieux que vous laissiez tomber et passiez à autre chose ?



Dans l’attente de votre réponse, veuillez Madame Monsieur agréer l’expression de nos salutations distinguées. »



Cette humble bafouille a été adressée par mail à tout un tas de journalistes et éditorialistes réputés néolibéraux.

Nous attendons bien évidemment les réponses avec une certaine curiosité gourmande.
Y participent : Comité de Salut Public, Océane, Mipmip, Agnès, SeeMee, Seb Musset, Marco, Dadavidov, Vogelsong, Intox2007, Dedalus, Christian, Jegoun, Bah By CC.
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14 novembre 2011

Crise en thème

La crise est le thème principal de toutes les informations, de tous les commentaires, de tous les billets de blogs, ces derniers jours.

La crise et la dette.

Comme s'il n'y avait rien d'autre. Ou plutôt comme si tout le reste n'était que la conséquence de ce fait premier.

Est-ce la poule ou l'oeuf ? Est-ce la crise qui est la cause de la désindustrialisation, du chômage, de la précarité et de la misère qui grandit pour une part importante de la population ? Ou est-ce le contraire ?

Ou est-ce que parler de la crise est un bon moyen pour ne plus parler du reste ? Avez-vous remarquez que si l'on dit "chômage, pauvreté, misère", on nous répond "dette, dette, dette"? La dette est celle des États qui ont emprunté de l'argent, tant et plus et à taux variables, aux banques, après s'être interdit d'utiliser leur planche à billets. La crise est due aux entreprises avides d'actionnariat qui ont délocalisé pour faire plus de bénéfices sans avoir à les redistribuer aux travailleurs. La crise n'est pas celle de ceux qui ont voté non au référendum de 2005.

Il serait bon aussi de se demander à qui profite la crise. La crise, c'est le moment, en bourse, où il faut acheter : les prix sont au plus bas. La crise profite à ceux qui peuvent acheter.

Et ce n'est pas vous et moi qui avons le pouvoir d'achat pour acheter, non ?

CC

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9 novembre 2011

Démocratie, vraiment ?

Au Panthéon, il y a même un trou dans le plafond (Joke !)
J'entendais tout à l'heure la réaction de Mme Parisot, à propos de la démission forcée de Berlusconi en Italie. Elle disait en substance que c'est une bonne chose pour la démocratie.

Alors, évidemment, je ne suis pas mécontente que Berlusconi démissionne. C'est un président vulgaire, égoïste, profiteur...Il a fait beaucoup de mal à l'Italie. De mon petit point de vue de touriste Française, j'ai pu constater, cet été, par exemple, que la culture et l'éducation n'était pas du tout sa priorité et que les lieux, les monuments, les trésors de cette belle culture était entrain de pourrir sur place par la faute de son gouvernement. L'exemple de Pompéi est frappant.

Cependant, la démission forcée de Berlusconi m'interroge. Elle intervient au moment où le Marché, cette entité froide et cruelle, a mis la pression sur l'Italie. Le Marché rentre donc en ingérence dans les affaires politiques d'un pays, obligeant un élu à démissionner. Parce que malgré tous les reproches qu'on peut faire à Berlusconi, il a été élu par le peuple...C'est bien là le principe de la démocratie, non ?

Le peuple aurait pu manifester, descendre dans la rue pour demander sa démission. Je suis sûre qu'on lui aurait opposé une fin de non recevoir. Aujourd'hui, il suffit que le Marché claque des doigts pour que le président du conseil italien s'en aille.

Et le pire, c'est que l'ogre du Marché n'est pas heureux et qu'il passe le taux des emprunts passe à 7%. Pour punir qui ?

CC



Georges Brassens - Hécatombe par bisonravi1987


Au Marché de Brives et d'ailleurs, ce n'est plus aux agents de la maréchaussée qu'il faudrait couper les choses. Mais en ont-ils, les traders et autres banksters ?


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19 septembre 2011

L'absurdité de l'économie

La Grèce aux prises d'un serpent maléfique : l'économie libérale...
Quand je pense à la Grèce, je pense à Socrate, à Platon, à Aristote. Je pense à la République, à ce Vème siècle avant J.C, tellement riche, à Athènes et puis aux colonnes, aux statues, aux temples. Et à la mythologie. Ces histoires tellement fortes qu'elles brillent toujours dans les yeux et dans l'imaginaire de mes élèves du XXIe siècle quand je leur raconte.

La Grèce, je n'y suis jamais allée. Mais je la rêve et je l'idéalise. Avec l’Égypte, avec Rome, avec les temples Incas, les palais indiens, les estampes japonaises, la grande littérature et la grande musique, la Grèce est un des trésors de l'humanité. Une des merveilles du monde. Le patrimoine.

Aujourd'hui, on nous raconte que la Grèce est en faillite. Ce pays riche d'une fortune inestimable est en faillite.

C'est tout simplement impossible. Imaginez le prix de l'hypothèque sur le Parthénon, sur la Vénus de Milo, la Victoire de Samothrace, sur le Groupe du Laocoon, sur Spartes et sur Delphes, sur les œuvres d'Homère, sur les découvertes de Ptolémée ou d'Hippocrate...

L'économie ne connaît pas le prix des choses...

CC
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22 janvier 2011

Au service du public...

"A l'occasion de la présentation de ses vœux à la presse, lundi 17 janvier, le ministre du budget et de la fonction publique, François Baroin, a confirmé que la politique de non-remplacement d'un départ sur deux dans le secteur public se poursuivrait au rythme de 100 000 départs non remplacés en trois ans."

A quoi bon se faire autant de mal, puisque la fin du monde aura lieu en 2012.

Nous apprenons par ailleurs, qu'un projet de loi prévoit de ne garder des fonctionnaires que dans les fonctions régaliennes que sont la police, la justice et l'armée. Les autres fonctionnaires seraient fortement incités à basculer vers un régime soumis au code du travail privé.

On nous parle de justice sociale, entre le privé et le public, bien sûr.

Jamais on ne se souvient que si on a des statuts spéciaux et protégés dans les domaines de la santé ou de l'éducation, c'est pour que les fonctionnaires s'engagent à rendre service au public, pour qu'ils soient protégés de la précarité et pour qu'ils puissent s'occuper de la précarité des autres, en dehors de toutes notions de bénéfice.

Il est vrai que lorsqu'on s'engage pour éduquer les enfants des autres, il est préférable d'avoir un statut stable, parce que la mission qui nous est confiée est ingrate. Si l'on doit soigner des patients, la problématique est la même...

D'ailleurs, cette réflexion rejoint la problématique soulevée par le nombre croissant de vacataires et de contractuels dans la fonction publique. Comment un prof venant de loin, parachuté dans un établissement scolaire qu'il ne connait pas, pour une durée indéterminée, payé à coup de lance-pierres pendant seulement 10 mois sur 12, ne sachant pas de quoi son avenir sera fait, pourrait-il être vraiment "au service des élèves"...Comment s'investir au service du public dans ces conditions ?

Il y a de quoi être inquiets...

C'est pour cela qu'il faut défendre l'hôpital public, par exemple...

C'est pour cela que les professeurs ont manifesté dans le froid cette après-midi...

CC
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27 novembre 2010

Sélection par l'argent

Les études, ça ne sert à rien pour être chômeur, pour travailler à l'usine, pour être caissière ou éboueur.
C'est parfaitement déconseillé, même, pour regarder M6 et TF1. Et encore plus pour consommer chez Carrouf.

Les études, c'est utile seulement si on veut faire de la finance, du commerce international, des choses comme ça. Bref, c'est seulement les études chères qui sont utiles.

La solution est simple : il faut rendre toutes les études post-bac chères.

C'est la Grande-Bretagne qui a trouvé l'idée.

C'est vrai qu'à 11300 Euros l'année, on ne pourra plus faire des études pour glander sur les bancs de la fac et aller aux fêtes étudiantes du jeudi soir...


Bravo aux Grands-Bretons !

CC
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10 novembre 2010

Aimons nos frères libéraux

Comme Nicolas, j'aime bien les libéraux, parce que, dans le fond, ce sont des anarchistes qui se sont enrichis ou qui veulent s'enrichir.

Les anars ont souvent de belles tronches et de belles coiffures et c'est déjà beaucoup.



Les anars ont un slogan : ni dieu, ni maître.

Les libéraux, c'est pareil : dieu, pour eux, c'est l'Etat et ils n'en veulent pas.

Ils ne veulent pas de maître non plus : ils veulent tous être maître.

Pour le retour des cheveux fous sur les côtés soyons donc libéraux : je serai alors maître de ma petite société libre qui fabrique des peignes adaptés. Le rêve.



Qu'en pensent Trublyonne, Olympe, Le Privilégié et Slovar, voilà ma question libérale !

CC
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8 novembre 2010

T'es au courant ? NOME ?

De quoi la loi NOME est-elle le nom ?



En juin, la loi NOME a été votée, dans la torpeur du début de l'été.

Une loi de plus, votée par ce gouvernement qui en a passées des tonnes...

NOME, ça veut dire Nouvelle Organisation du Marché de l'Electricité. 

Rappelez-vous : il y a quelque temps, l'électricité s'ouvrait à la concurrence et on vous expliquait que vous pourriez peut-être voir baisser ainsi vos tarifs. La concurrence, c'est censé servir à ça.

Très vite, on s'est rendu compte que c'était l'arnaque : certains nouveaux venus sur le marché de l'électricité se sont même déguisés en agent EDF pour forcer la main à des petits vieux, dans les campagnes. Très vite, tout le monde à compris que c'était idiot de changer d'opérateur, puisque EDF était le plus gros et donc le plus apte à faire les meilleurs tarifs. Le public, ou ce qu'il en reste, ça a du bon et la majorité des gens s'en aperçoit.

Sauf que nous vivons dans un monde libérale où la concurrence doit être libre et non faussée. 

Alors l'Europe et notre gouvernement ont décidé de prendre les choses en main : à partir de janvier 2011, EDF devra obligatoirement vendre 25% de sa production à la concurrence, pour qu'elle puisse nous la revendre ensuite.

Entre temps, l'Etat supprimera le Tarif Réglementé Transitoire d'Ajustement du Marché. C'est à dire que les tarifs seront libres...d'augmenter. Une commission (Commission de la régulation de l'Energie) a même calculé que les augmentations seraient de l'ordre de 7 à 11%. Comme pour le gaz.

Cette mise en concurrence artificielle (parce qu'élevée au rang de dogme, comme l'explique très bien Nicolas qui ne me fait pas pleurer) intervient alors que toutes les infrastructures (les barrages, les centrales nucléaires...) ont été construites avec les deniers publics (nos impôts). Maintenant que le coût de revient est faible, on offre le gros cadeau au privé.

C'est une belle arnaque, un peu comme celle des autoroutes, que l'Etat a bradées après leur coûteuse construction. 

Le pompon, dans cette affaire, c'est que bientôt, on va vous obliger à acheter un nouveau compteur électrique (censé être plus moderne, mais qui marchera pareil que l'ancien et peut-être moins bien, mais le relevé sera fait automatiquement, ce qui fera grossir les chiffres du chômage...) pour environ 230 Euros par foyer...Ce serait pas mal de s'y opposer...Aimons nos vieux compteurs : proposons leur la retraite à 200 ans. Au moins !

CC
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14 janvier 2010

Sarko gronde. Carlos Ghosn away...

Le papy de l'Elysée est tout en colère, malgré son petit fils qui vient de naître.

Il a convoqué Carlos Ghosn pour lui faire la leçon : "Oh ben non, maintenant qu'on vous a donné tout ce fric, vous n'allez quand même pas aller faire des usines ailleurs, c'est pas gentil !"

Carlos Ghosn, forcément, il a rigolé. Sarkozy, quand il a donné le pognon, il n'a pas précisé pour quoi c'était : c'est vrai, s'il avait voulu partir en vacances avec c'était son droit. Sarkozy, il a juste fait un cadeau.

Il découvrira ça, avec son petit-fils : quand on donne 500 Euros au gamin pour Noël, on ne peut pas savoir s'il va pas aller s'acheter des conneries pour sa PSP, ou des bonbons qui font la langue toute bleue, plutôt que de capitaliser en investissant dans des actions de chez Renault.

On ne peut pas savoir. Sauf, bien sûr, si on fait une sorte de contrat, qu'on offre le blé sous condition.

Enfin...Attendez-vous à apprendre que la Turquie fait partie de l'Europe. De quelle Europe, on ne sait pas...

Et tout ça est tellement secondaire, par rapport au drame d'Haïti...Agitation, agitation...Sarkozy fait quand même moins bien que la Terre...

CC
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16 juillet 2009

Grippe de la vache à lait


Aujourd'hui, on nous bassine à nouveau avec la grippe aviaire.

On n'est pas des volailles, a-t-on envie de beugler, bien loin des cachetons et des tisanes, des mouchoirs et de la goutte au nez, en plein cœur de l'été, forts et bronzés, invincibles, en somme.

Pourtant, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a jugé "presque inévitable" qu'une pandémie liée au nouveau virus s'installe en France à l'automne.

Et quand Brice dit quelque chose...je ne sais pas vous, mais moi, je flippe.

"Si tel devait être le cas, les conséquences pourraient être considérables", a-t-il dit lors d'une réunion avec l'ensemble des préfets.

Il a cité, outre l'impact sanitaire, des difficultés aiguës dans certains secteurs d'activité d'importance vitale ou dans les services de l'Etat, ce qui pourrait entraîner "une désorganisation de la vie sociale et économique."

Là, soudain, on se prend à douter.

Si ce n'était pas une grippe du poulet, mais belle et bien une grippe du pigeon ? Une grippe de la vache à lait, qui menace.

Tout s'éclaire : si les jeunes, qui seront les plus touchés, ne vont plus bosser, que va-t-il se passer ?

Le problème est plus économico-libéral que sanitaire. On peut bien crever, c'est pas le problème. Mais il faut quand même continuer à bosser.

Frédéric Lefebvre a préparé le terrain et on l'en remercie ! C'est lui qui a eu l'idée de génie : on peut très bien bosser, même si on a la grippe, sans doute ! Il suffira de mettre un masque !

CC
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10 juillet 2009

On n'a rien compris au travail du dimanche

On se fait tout doucement à l'idée du libéralisme.

Le concept infuse lentement dans nos cerveaux surbouillis du mois de juillet.

On entend parler du travail du dimanche et alors qu'on navigue doucement entre la grasse matinée et la sieste, on serait presque réceptif aux arguments douçâtres que Darcos nous distille.

Après tout, pourquoi ne pas autoriser cela. Pourquoi le dimanche est si différent d'un autre jour, après tout, l'idée du repos du Seigneur, tout le bastringue chrétien nous débecte, nous les laïques républicains...

Dans les brumes du thé matinal et levée plus tôt que prévue, cependant, mes signaux d'alarmes se sont allumés : le ton doucereux de Darcos quand il nous déclare, la main sur le coeur : "Quoi de plus agréable que d'aller faire quelques courses en famille, le dimanche..."

Comme quelque chose qui sonne casserole, là.

Quoi de plus agréable...Faire des courses...Antithèse de base pour la ménagère qui est bien obligée de remplir le frigo.

Et puis avec ce genre de "quoideplusagréablisme", on peut faire passer le pire : "Quoi de plus agréable que de prendre rendez-vous chez le dentiste le dimanche..."

"Quoi de plus doux, le dimanche, de poster ses colis, d'aller régler ses problèmes de déclaration d'impôts"...

Là où ça coince encore plus fort, c'est quand le journaliste demande, très justement, pourquoi le gouvernement s'obstine, alors que 55% des français, selon une étude récente, sont opposés au principe du travail du dimanche.

Darcos, toujours aussi mielleux, prend les gens pour des cons. Tout simplement. "Mais c'est parce qu'on leur a mal présenté, aux gens."



Attention : le pédago Darcos est de retour. Ouais ! Et ça va chier...

CC
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