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17 novembre 2011

Gouvernement de malades...

Une tisane et ça repart (les médocs, c'est trop cher...)
Les fonctionnaires, ces feignasses...

Le gouvernement arrive à nous refiler encore un coup de poing dans les dents. Tiens, prends ça. T'es absent, t'es puni, on te retire ta journée de salaire. Surtout si tu fais l'effort de n'être absent qu'un seul jour.

Là n'est pas le problème, vous dirons les gens bien intentionnés : dans le public, s'empressent-ils d'ajouter, on vient de passer à 4 jours de carence. Vous n'avez pas à vous plaindre.

Sauf que c'est idiot, de ne pas se plaindre quand on nous attaque. Trop bon, trop con. Et question connerie, c'est quand même le privé qui gagne : les salariés du privé se font entuber et ne disent rien...Ils sont nombreux, pourtant, non ? Ils sont puissants, pour peu qu'ils s'unissent. (Mais on oublie souvent de préciser que dans 75% des cas, les jours de carence sont payés par les employeurs, donc, bon...)

Pour le reste, « Les fonctionnaires et salariés du privé ont des statuts totalement différents qu’il faut dissocier l’un de l’autre. En termes de salaires et à responsabilités comparables, les fonctionnaires sont largement défavorisés par rapport aux salariés du privé. Et leurs emplois ne leurs appartenant pas, ils peuvent donc passer d’un poste à un autre selon les desideratas de leur hiérarchie. En contrepartie, ils bénéficient d’un régime de sécurité social à part, qui garantit le maintien de leur traitement »

Et en tant que professeur, alors que j'ai bac+5, que j'ai des compétences qui ne demandent qu'à se développer et on m'infantilise en permanence, on ne valorise jamais mon travail et on ne me donne aucune perspective d'avenir, aucune responsabilité.

Mais ça n'a rien n'a voir.

Sinon, l'idée, c'est d'essayer de tomber malade les jours de grève : on fera d'une pierre deux coups, comme ça...

Sinon, on ira vomir nos gastro sur nos élèves, hein !

CC


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25 mars 2010

Elle s'inquiète pour son petit mari...


C'est touchant : elle ne souhaite pas qu'il se représente en 2012. Sa santé fragile pourrait en pâtir.

A vrai dire, la question des termes du contrat se pose.

On peut imaginer que le contrat qui lie Elle et Lui stipule qu'elle doit l'accompagner jusqu'à ce qu'il ne soit plus président.

S'il se représente, elle en a encore pour 7 ans.

On peut donc imaginer qu'elle en a marre et que deux ans encore suffiront bien.

De quoi je parle ?

De mes doutes quant à la sincérité de l'union qui les rassemble...Vous y croyez vous ?

Cet amour subit, avec pour entremetteuse, un publiciste, à un moment critique où le président était obligé de faire ses voyages officiels tout seul, cette jeune femme providence ressemblant un peu à l'ex qui avait pris le large...Ces étranges comportements, jusqu'à dans l'isoloir pour les élections...
Bref, je doute. Et en doutant, bien sûr, je doute du doute même. Ce qui est le début de la certitude. Comme disait le frère d'Alphonse.

Va savoir c'est même peut-être Elle qui finance le nouveau parti de Villepin, non ?

CC
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28 septembre 2009

Prime au privé...

Jusque là, la technique éprouvée pour détruire gentiment les services publics, c'était de les assécher doucement, l'air de rien.

Par exemple, pour la Poste, magnifique cas d'école, on a progressivement embauché moins de monde, on a fermé de plus en plus de guichets dans les agences, on a fermé des bureaux, on a multiplié les tâches, en faisant vendre de magnifiques stylos à paillettes et des DVD de "Bienvenue chez les Ch'tis" aux guichetiers transformés en marchands du temple pour l'occasion.

Après, évidement, quand vous allez à la Poste, vous devez patienter trèèèèès longtemps, les employés sont fatigués, aigris et peu aimables et vous râlez. Du coup, vous êtes prêts à accepter l'idée que le service public, c'est le Mal et qu'il vaudrait mieux privatiser.

Quand on veut tuer son chien, on lui colle des puces, on dit qu'il a la rage et on finit par avoir bonne conscience quand on le jette au fond d'un puits, ligoté dans un sac avec des gros cailloux.

Mais aujourd'hui, on a trouvé encore mieux.

On a créé une loi qui va permettre de donner l'argent du public au privé.

C'est à l'école que ça se passe : si vous décidez de mettre votre enfant dans le privé, même dans une ville différente que celle où vous vivez, votre municipalité de résidence devra vous verser une aide financière.

On croit rêver.

L'éducation est gratuite, dans le public. Mettre ses enfants dans le privé est un choix délibéré. Il est normal que les familles payent pour ce choix.

C'est un de nos principes les plus fondamentaux, en plus : une certaine loi de 1905 déclare que l'Eglise et l'Etat sont séparées.

Visiblement, c'est du passé...

Le résultat, c'est qu'en plus de réduire les moyens du public, en supprimant des postes, on pousse les élèves à s'inscrire dans le privé. On assèche de tous les côtés : profs et élèves.

CC
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