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14 septembre 2026

Chroniquons l'élection, semaine 2. Episode 7. Environnement


Comment le prix du gasoil influera sur l'élection présidentielle et en quoi c'est un problème ?

C'est la question que je me pose ce soir. 

La crise des gilets jaunes a empoisonné le début du mandat de Macron et risque bien d'empoisonner aussi son crépuscule. Les prix à la pompe explosent et les gens normaux tirent la langue. C'est compréhensible : quand on doit aller travailler, qu'on n'a pas le choix, qu'on doit prendre la voiture, c'est une charge intenable. 

Mais voilà. Le paradoxe de la situation, c'est qu'il faudrait qu'on se débarrasse du pétrole, qui est le pire ennemi du climat et qu'en même temps, on voudrait qu'il soit moins cher pour continuer à s'en servir. Social vs environnement...

Je sais que c'est un paradoxe essentiellement pour moi. J'ai l'impression que personne ne parle d'environnement et d'écologie, dans cette campagne. 

Cet été, pourtant, la Lozère, c'était le désert. La dune du Pila a pris des allures de Sahara. Dans les Landes, c'était pins grillés au petit-déjeuner et même au dîner. On manquait d'eau à Fontainebleau et même à Lorient, on a posé les cabans. 

Mais maintenant qu'on profite d'un bel été indien, on se croise dans l'ascenseur sans souffrir de l'odeur de transpiration et on se félicite de la fraîcheur des nuits. Ben oui, on dort bien mieux. Et on oublie. On oublie que 2026 a battu tous les records et que ce n'est qu'un début. On oublie que les glaciers fondent, que les océans montent, que la biodiversité disparaît, que les réserves en eau et en nourriture ne suffisent plus à nourrir la planète.

 Non, ce n'est pas réjouissant. C'est angoissant. Et c'est très peu porteur pour une élection présidentielle. Ce n'est pas porteur d'espoir. Les candidats essayent de vendre du rêve, c'est bien légitime. Il est pourtant urgent de changer de logiciel. 

Les solutions existent, mais il faut accepter de changer complétement nos modes de vie. Et nous ne sommes pas prêts. Les politiques voient à court terme. Aucun de prendra le risque d'annoncer la fin des énergies fossiles, de tourner le dos à notre industrie automobile. Aucun ne prendra le risque de sortir d'une agriculture mondialisée au profit d'une agriculture locale et nourricière plus forte. 

Le courage qu'il faudra pour cela n'est pas encore d'actualité. L'environnement ne sera pas vraiment au cœur de la campagne. L'extrême droite, d'ailleurs clôt le débat en le déclarant nul et non avenu, ayant raison contre tous les scientifiques du monde. À la Trump : le plus grand canular du monde... 

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14 mars 2011

Une centrale nucléaire en zone sismique ? Pas de ça chez nous...

Ce n'est pas nouveau : l'énergie nucléaire est propre.

Elle ne produit pas de CO2.

Ce n'est pas nouveau : l'énergie nucléaire, en plus d'être propre, est une énergie qui nettoie. Elle nettoie tout sur son passage. Plus de 20 ans après Tchernobyl, on n'a pas encore vue une entreprise de nettoyage reprendre de l'activité dans le secteur.

En France, on a une belle économie autour des centrales. C'est un des secteurs florissant de notre génie industriel. On vend de l'énergie aux autres pays européens. De quoi être fiers.

Nos centrales nucléaires, si l'on écoute les Besson ou les Guaino, sont les plus sûres au monde. Elles ont 30 ans, mais se portent comme un charme.

Ensuite, Tchernobyl, c'est une chose : l'URSS, on le sait bien, c'était incompétence et compagnie, il était bien évident qu'on ne pouvait pas confier une centrale nucléaire à ces miséreux alcooliques...Le Japon, c'est encore une autre chose. On les croyait malins, à la pointe de la technologie, tout ça...Mais quand même ! Construire des centrales nucléaires dans une zones sismiques, quelle connerie ! ça va contre le bon sens, voyons...C'est pas en France qu'on ferait ça !

Non, chez nous, tout est sous contrôle. Près de chez moi, il y a Fessenheim, par exemple. C'est la doyenne. Une fière vieillarde qui rend toujours de bons et loyaux services. Sûre, oui, sans aucun doute.

Mais dans une zone sismique aussi. Si, madame. Mais c'est différent. Ici, on a des tremblements de terre sympa. Rien à voir avec le Japon, bien sûr.

En France, on a le savoir faire. Pas les Japonais. En France, on met l'argent nécessaire pour que ça marche bien. Pas les Japonais. En France, on est transparent sur tout ça et on sait se préparer en cas d'accident, toujours mineur, d'ailleurs. Souvenez-vous, le nuage de Tchernobyl. Les Japonais, eux, ne savent pas se préparer...

Alors que la prise de conscience devrait être flagrante, alors que même un enfant de 3 ans pourrait comprendre qu'il n'est pas bien malin de produire de l'énergie avec des bombes en puissance, on assiste à une immense campagne de propagande pour Areva. Tout va bien.

L'homme a pourtant quelques ressources intellectuelles pour au moins commencer à réfléchir à d'autres moyens de produire de l'énergie, non ?

CC
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9 mars 2011

En France, on n'a pas de pétrole...

"- Tu vas voir comment le prix de l'essence y va monter...- Moi, ça va rien changer, je prends toujours cent francs d'essence" JM Gourio "Les Brèves de comptoir"
On n'a pas d'idées non plus...

Voilà qu'une sorte de Marie-Antoinette vient nous dire (ou presque) : "Vous n'avez plus d'essence pour votre char ? Prenez un jet"...

Non, c'est pas tout à fait ça, en fait.

C'est plutôt Marie-Antoinette qui jouait au fond du parc de Versailles, dans sa mini ferme, avec ses minis moutons trop choux, vous savez...Elle n'avait aucune idée de l'odeur des vrais moutons, ni combien cela fait mal aux reins et aux mains de traire vraiment chaque jour un troupeau de chèvres...

C'est plutôt ça, Madame Lagarde. Elle a pris son énorme voiture flambant neuve. Une belle Peugeot, fleuron de l'économie Française. Quand je dis qu'elle l'a prise, j'abuse...Elle n'a même pas pris la portière, on lui a ouverte...Et le volant, c'est son chauffeur qui l'a empoigné.

Elle a dit : "Emmenez-moi dans une de ces stations-service où vous avez vos habitudes, mon bon..."

Elle n'avait jamais humé pour de vrai l'odeur du gasoil dans le petit matin. Elle fut sans doute saisie d'un petit haut le cœur : elle pensait que les voitures, ça ne sentait que le cuir fin de la sellerie.

Une fois ce haut le cœur réprimé, elle a débité deux ou trois banalités sur les économies d'essence qu'on pourrait faire en roulant doucement...

On peut avoir des voitures neuves, aussi, ça consomme moins d'énergie mais ça consomme plus de sous. La relance de la consommation, c'est important, ça. 

Sinon, pour les ploucs qui n'ont que leur vieille caisse pourrie pour aller au taf tous les jours ? Pas de réponses. D'ailleurs, la question ne se pose même pas. Ils se débrouilleront. Ils l'ont toujours fait et ils sont bien obligés.

Sinon, on aurait pu parler de politique de transport en commun, de bus, de tram, de métro, de RER, de vélo, de co-voiturage, de véhicule électrique, de télétravail...

Mais il est loin, le temps du Grenelle de l'environnement...

CC
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17 août 2010

Agriculture : quelques liens et une vidéo

Un blog intéressant sur le monde rural.

Sophie Poux, que Sarkozy a oublié de visiter, le discourtois...

Il y a des solutions alternatives à la crise du lait : (Papa inside)

GAEC de Crène
envoyé par CyCee. - L'info internationale vidéo.


CC
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13 août 2010

Pas de jeu de mots lait.


Y'a pas que les pis, dans la vie, y'a les carottes aussi.

Que dire de plus que Nicolas ? Même ses jeux de mots sont meilleurs que les miens et de loin.

Le lait et l'agriculture, il m'arrive d'en parler, parce que mon frère est agriculteur et avant lui, mon père et mon grand-père l'étaient.

J'ai l'impression de rabâcher.

Cependant, je dois dire que la meilleure solution pour les agriculteurs, ce serait de revenir à des cultures diversifiées, extensives, autonomes, en coopératives de production et de distribution. Il faut que les agriculteurs soient autosuffisants et qu'ils créent des commerces de proximité pour alimenter les gens de leur région. Pour cela, il faut qu'ils soient plus nombreux, qu'ils s'organisent en un véritable réseau dans lequel ils pourraient s'entraider et commercialiser leurs produits ensemble pour proposer à la clientèle une offre diversifiée.

Cela existe déjà. Par exemple, près de chez mes parents, il y a Côté Ferme. Cela ressemble à une supérette alimentaire : il y a des fruits, des légumes, de la viande, du fromage, du pain, des confitures, du miel, des jus de fruits, des œufs, des poissons...Bref, à peu près tout ce dont on a besoin pour cuisiner...

C'est de la qualité et c'est à un prix raisonnable.

C'est intéressant pour le producteur qui évite des intermédiaires, qui échange directement avec sa clientèle en vendant lui-même ses produits et c'est bien pour le client qui sait ce qu'il mange et qui profite de vrais produits frais exempts d'un bilan carbone désastreux, puisqu'ils sont produits près de chez lui.

Évidemment, pour avoir cette démarche, il faut privilégier l'alimentation dans son budget. Savoir ce qu'on mange a un prix. Certes, un poisson pané congelé de chez Fondusse est moins cher. Pourtant, il est dégueulasse et on ne sait même pas s'il y a vraiment du poisson dedans.

"Depuis 1960, la part des dépenses consacrée à l’alimentation à domicile dans le budget de consommation des ménages a baissé de moitié, passant de 25 % à 12 % en 2006." (Donnée INSEE)

Et le budget console vidéo-ordinateur-téléphone portable a augmenté de 600 %. (Donnée fantaisiste, sans doute en deçà de la réalité.)

CC
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10 mai 2010

Solutions locales pour un désordre global


Un chiffre : dans le monde, nous avons 20 jours d'autonomie alimentaire.

Il suffit d'un couille dans le potage, d'un petit problème énergétique, d'une micro guerre qui bloquerait tout, d'un volcan islandais dont les fumées s'éterniseraient un peu dans le ciel, pour qu'on n'ait plus rien à bouffer.

Comme ça, on dirait un bouquin de Barjavel, de la bonne vieille science-fiction, mais c'est pourtant la réalité : le monde est à flux tendu pour la nourriture.


En France, les deux grandes guerres ont tué les paysans et les ont "tertiairisés".




En France, on a fait le choix de faire fabriquer plus à moins de paysans, grâce à des produits chimiques qu'on avait sur les bras.

On avait un problème avec l'agriculture : elle n'achetait rien à l'industrie. Alors, petit à petit, on a formé les jeunes cultivateurs à deux idées essentielles :

- La terre ne peut pas produire seule. Il faut la fertiliser pour qu'elle donne. Sans cela, c'est juste une matière morte.

- Les graines sont une marchandise.


Deux idées qui ne vont pas de soi, puisque depuis la nuit des temps, les paysans fertilisaient la terre avec le fumier de leurs bêtes, c'est à dire avec une matière vivante...Et depuis toujours et dans tous les pays du monde, les femmes étaient les gardiennes des graines : elles les sélectionnaient, elles en faisaient la diversité et les transmettaient avec les savoirs qu'il fallait pour s'en servir.

C'est le propos du film "Solutions locales pour un désordre global".

C'est un film passionnant, parce qu'il permet de replacer dans une perspective historique et mondiale un problème dont on ne veut surtout pas parler. Imaginez la panique, si les 20 millions de Parisien se rendaient compte qu'ils n'ont que quelques jours d'autonomie alimentaire...

Alors, oui, il est évident que les financiers et l'industrie a pris le pouvoir grâce au contrôle de la terre et à la mainmise sur les graines...Mais n'a-t-elle pas gagné une autre bataille ? Celle sur les esprits...

Je n'ai sous la main qu'un panel tout petit d'une centaine d'exemplaires d'enfants. Une génération étonnante. Lorsqu'il nous arrive de faire des sorties à pieds, nous traversons un espace de verdure, un parc de centre ville. Rien de bien étonnant. Eh bien croyez-moi si vous voulez, mais la moindre bête les effraie, les étonne, provoque des regroupement. La moindre limace, le moindre hanneton, provoque les cris des filles et les bravades des garçons...

L'être humain s'est éloigné de la nature. Je crains d'ailleurs que cela ne concerne pas que la toute jeune génération : voilà quelque temps que ceux qui vivent en ville ne voit plus que des poissons panés et congelés, que des steaks hachés en guise de vache, que des salades en sachet, feuilles mélangées, variétés impossible à identifier...A quoi ressemble des épinard ? Comment vide-t-on une poule ? Comment pèle-t-on un lapin ?...

Mes élèves, je le vérifie souvent, ne savent pas faire le lien entre la vache et le steak...

L'homme s'est éloigné de la nature et c'est la plus grande victoire de l'industrie : la maîtrise de la nourriture des hommes est une arme tellement puissante...

Ce film propose des solutions locales : AMAP, culture bio et respectueuse de la terre, échange gratuit des graines...

Il faut surtout que nous réhabilitions le beau métier qui consiste à nourrir les hommes et que la France arrête de faire disparaître des dizaines de milliers de paysans par an. Il faut que les jeunes retrouvent le chemin de la nature et qu'on réapprenne à vivre avec, qu'on sorte de la mythologie dans laquelle on l'enferme : non, la nature n'est pas une carte postale pour les vacances, ce n'est pas quelque chose qu'on peut mettre en bouteille ou en parc nationaux...

Et ça, ce n'est pas gagné...

En tout cas, je vous conseille vivement ce film qui permet de se poser la question suivante : de quoi ai-je vraiment besoin pour vivre ? D'un iphone ou de blé ? Du vrai blé, hein...! Celui pour faire du pain !

CC
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11 mars 2010

Tout et son contraire

Signalons qu'il y a une petite semaine, au Salon International de l'Agriculture, Sarkozy déclara : « Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d'environnement. Parce que là aussi, ça commence à bien faire. »

Signalons qu'aujourd'hui, il déclare : « Le réchauffement climatique est une réalité »

Et il aimerait bien se faire le maître du monde, en ce qui concerne la protection de l'environnement.

Ce type est trop fort.

Est-ce vraiment humain de se contredire ainsi sans complexe, d'une semaine sur l'autre, sans vergogne ?

CC
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29 janvier 2010

Le bio en grande surface : pourquoi c'est l'arnaque

A vrai dire, on sait bien que c'est une arnaque. Avec la grande distribution, tout est toujours un peu une arnaque...

Quand on est pressé, on achète quand même le bio en supermarket. Mais voilà trois éléments de réflexion :

- la grande distribution se sucre jusqu'à 110% sur le bio, par rapport au traditionnel, sur le dos du consommateur.



- le bio c'est bien, mais si ça vient de loin, ça sert à rien : des poires qui viennent d'Argentine, elles ont beau ne pas avoir subi les pesticides, elles ont quand même fourni un paquet de CO2 à l'atmosphère. D'autant qu'elles auront sans doute été ramassées vertes, elles n'auront pas muri au soleil...

- enfin, vous avez déjà remarqué les emballages des produits bio en grande surface ? Pour 4 pommes, tu as 4 tonnes de plastoc. Hyper développement durable.

Donc, conseil de tata CC : achetez sur les marchés, aux producteurs locaux et venez avec votre panier. Tout le monde y gagne.

CC
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30 décembre 2009

La perle du réveillon durable !

Et voilà ! Elles sont quelques-unes, ils sont quelques-uns à avoir répondu à mon tag festif mais de proximité !

Je vous invite à aller les lire !

Et comme il y a encore un réveillon demain soir, n'hésitez pas à partager vos bonnes idées !

Réveillon durable ! La perle !

CC
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29 décembre 2009

Taxe carbone, pas pour tout de suite

On avait la...

"Taxe foncière, taxe immobilière,
Taxe professionnelle, taxe sur le personnel,
Taxe d'apprentissage, taxe si t'es pas sage,
Taxe sur tout c'qui bouge,
Sur les clopes et sur ton rouge
Sur tes cachets d'aspirine,
Sur ta vodka et sur ton gin" (Comme chantaient les Inconnus en 1991)

Mais pas sur le carbone.
Et ce n'est pas encore pour tout de suite puisque le conseil constitutionnel vient de retoquer la loi.

On pouvait penser que cette loi était une avancée pour l'écologie ou qu'elle n'était qu'une taxe à gogo de plus. C'est un peu la deuxième solution qui me semblait la plus plausible.

En effet, ceux qui ont les plus vieilles voitures et qui sont obligés de s'en servir pour aller bosser, ce ne sont pas les classes les plus élevées de la société. Donc, les pauvres (qui ont l'avantage d'être plus nombreux) allaient encore subir un impôt injuste.

Mon seul regret, ce soir, c'est les sous que Sarkozy aurait dû remettre dans les caisses de l'État grâce à cette taxe...

Comment ça ? On me dit qu'il en aurait été exonéré ? Trop injuste...

CC
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23 décembre 2009

Ecolo bobo en plein ou pas ?

Aujourd'hui, Maxime Pisano me taggue !

Les Pionniers de l'Or Vert, c'est le titre d’un livre qu'[il vient] de commencer. L’auteure, Dominique Nora, y décrit cette génération américaine, entrepreneurs, citoyens et politiques, qui repense leur façon de vivre et de faire du business, de façon écolo. [Il a] été très intéressé par ce passage qui présente la nomenclature empirique suivante, élaborée par Joel Makower :

« - L’engagé : sait quoi faire, et le fait souvent.
- Le contradictoire : sait quoi faire, mais n’en prend pas la peine.
- Le préoccupé : veut apprendre quoi faire, mais ne le sait pas encore.
- L’incertain : ne sait pas comment faire la différence.
- Le cynique : ne sait pas, et s’en moque complètement. »

"Et moi, lequel suis-je ?" se demande-t-il...et nous demande-t-il...


Je pense que je suis entre l'engagée et la contradictoire.

Je sais ce qu'il faut faire et je le fais parfois : je consomme bio, le plus souvent, je fais ma lessive bio, je pratique comme Maxime, les petits gestes du quotidien...

Et puis je ne vais pas au bout de la démarche en étant geek, en allant au boulot en voiture au lieu de prendre le bus, en dépensant, finalement, une énergie, une eau et des ressources qui suffiraient largement à un Africain pendant un an...

Je suis très contradictoire...

Mais dans la société dans laquelle on vit, il est très difficile de faire autrement. A part devenir décroissant, dans le fin fond de l'Ardèche, avec des toilettes sèches dans le fond du jardin (tellement pratiques, les nuits d'hiver...) et avec des fours solaires...(pas de soleil, mange tes poireaux tout crus !)

Si tout le monde faisait au moins un peu...

Mais surtout, si tous les États et toutes les grandes entreprises s'y mettaient vraiment, alors, on changerait les choses. Je suis contradictoire, mais pas forcément culpabilisée. Ne cédons pas à la culpabilité, tant qu'ILS ne font rien...

Bon, je ne taggue personne, parce qu'il y a déjà un tag en cours sur ce blog, je vous rappelle ! D'ailleurs, vous pouvez aller lire le réveillon durable de Cathy et celui d'Eric !

CC

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20 décembre 2009

Réveillonnons durable

Puisque Copenhague ne donna rien, il est temps de penser durable, tout seul.

Alors voilà la question de cette fin d'année : peut-on faire durable et festif quand même. C'est une idée qui est née, un soir, sur twitter, alors que Laure Leforestier trouvait que ma déco de Noël sur ce blog était un peu cheap !

Elle déclara qu'en fait, elle était durable et que ce n'était pas sans lui plaire.

Alors voilà, lançons une chaîne ! Que pouvons nous proposer sur nos tables de fêtes qui soit bon et écologiquement responsable ?

Je me lance ! Pour moi, la première règle, c'est la proximité des produits. La seconde, c'est la saisonnalité.

Allons au marché et rapportons des mets de choix...

Réveillon durable !

Apéritif :
- Choisissez un vin pétillant d'un cru proche de chez vous. Pour moi, ce sera un crémant d'Alsace ou du Jura (9cl). Faites un cocktail avec un apéritif de proximité : pour moi, du Macvin(2cl). Mettez quelques raisins sec au fond de vos coupes. Cela pétillera, les raisins secs auront des hauts et des bas, cela épatera vos invités.
- Accompagnez cela avec des noix, du comté et des morceaux de pommes, le tout planté sur des petites brochettes (ou d'un autre fromage de proximité).

Entrée :
- Forcément, si vous êtes au bord de la mer, c'est plus simple. Les coquillages et les crustacés, ça fait toujours plaisir et c'est simple. Gardons le lit de mâche. Sur mon marché, il y a un éleveur de truites. De plus en plus souvent, les élevages de truites sont respectueux des poissons et de l'environnement. En plus, les éleveurs repeuplent souvent les rivières. Je propose donc un tartare de truite saumonée :
Pour 4 personnes, prenez environ 500 grammes de truites, que vous passerez quelques heures au congélateur, pour vous débarrasser de toutes les bactéries. A la sortie du congélateur, coupez finement le poisson et mélangez-le avec l'assaisonnement qui vous plait (citron, échalotes, baies de rose, sel, poivre, ciboulette...) Servez cela sur un lit de mâche, avec des quartiers d'agrumes...

Plat :
- Sur le marché, vous trouverez sans doute un producteur de volailles, de lapin ou de boeuf qui vous fournira des pièces de qualité, des morceaux de choix.
Pour placer ma blague favorite sur le développement durable, je vais choisir de faire du râble de lapin farci aux noisettes, entouré d'une feuille de jambon cru de pays, garni de girolles et d'un petit émincé de choux de carottes et de pommes de terre.

Fromages :
- Pour moi, ce sera un plateau de fromage de pays. C'est très simple, puisque j'habite dans une région très riche en la matière. Si vous êtes dans le sud, privilégiez le Roquefort, les fromages de chèvre ou autorisez vous des fromages italiens, si vous n'êtes pas trop loin de la frontière !

Dessert :
- Une bûche, c'est souvent lourd. Alors cette année, je tenterai une bûche d'un autre genre, une recette traditionnelle de la région : l'apfelstrudel. C'est avec des pommes, des raisins secs, le tout dans une pâte feuilletée...Délicieux...

Évidemment, pour vos chocolats, privilégiez les très bons fabriqués par un chocolatier de votre ville...Quitte à manger du très bon, mangez en peu. N'oubliez pas que le chocolat vient du bout du monde. Ou alors, essayez de trouver des pâtes de fruits fabriqués par une tante formidable...

Bon appétit à tous ! Et bon Noël...pour les familles recomposées ou tout simplement nombreuses, les repas de fêtes commencent souvent avant le jour J et continuent encore après.

Je passe le relais évidemment à Laure, à Romain, à Jean de la XR, Trublyonne (les Lyonnais sont dans la place !), et je ne passe pas le relais à Olympe. (Parce que quand elle parle de cuisine sur son blog, ça lui fait des problèmes...Mais si elle veut quand même répondre, ça me ferait très plaisir ! Et après tout, ne laissons pas la grande cuisine aux hommes !)

CC
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Voir Copenhague et mourir...

Pour un sommet, c'est un sommet.

Sarkozy voulait qu'il serve à quelque chose, mais voilà, malgré le triomphalisme, il semblerait bien que ce soit l'immobilisme qui l'ait emporté.

On pourra trier nos poubelles consciencieusement, changer nos ampoules pour des trucs qui n'éclairent pas bien et qui coûtent cher, on pourra s'emmerder à prendre le bus plutôt que notre beau 4x4, ça fera toujours la goutte d'eau qui ne fera pas déborder les océans...mais ça ne durera pas.

Les grands décideurs, les grands pollueurs, les Etats, les grandes entreprises, eux, continueront comme avant.

Il ne faut pas froisser les fabriquant de futilités.

Il ne faut pas fâcher les faiseurs de finances...

Finalement, on ne fait rien.

L'idée qu'ils sont au courant, qu'ils savent déjà que nous sommes irrémédiablement fichus, qu'il n'y a rien d'autres à faire que de vivre le mieux possible, que de bouffer à en crever avant de mourir de chaud, me traverse de plus en plus souvent.

Je sais, c'est fou de croire des foutaises pareilles, surtout avec un froid pareil : avec l'UMP, on le sait bien qu'on va changer le monde...


CC
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15 décembre 2009

Le conseil du soir de tata CC

Vous mangez quoi, vous ?

De la viande, des œufs, des yaourts, du fromage, des légumes, des fruits ? Vous faites des gâteaux avec de la farine, vous mettez du lait dans votre café ou dans votre clafoutis ?

Moi, oui.

Quand on fait nos courses dans notre supermarché préféré ou sur le marché, où c'est meilleur et moins cher, on ne se demande pas forcément d'où viennent tous ces produits.

Comme disent parfois les paysans, les gens de la ville pensent souvent que le lait, ça vient de la brique.

En fait, ça vient des vaches. On nous dit que les vaches, c'est moche, parce que ça pète. En attendant, ce n'était pas mieux avant, qu'on se le dise. Avant, il fallait se débrouiller pour vivre de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Un peu plus fatigant que de pousser un chariot dans les allées bien éclairées et sonorisées agréablement à grands coups de starac...

Cependant, les agriculteurs - tout comme les femmes, les ouvriers, les chômeurs, les traders (joke) - sont les premières victimes de la crise.

Leur revenu a baissé cette année de 32%. Autant vous dire que ça ne doit plus faire grand chose.

Nous ne parlons pas des gros céréaliers qui sans doute auront à revendre un pneu de leur 4x4 pour pouvoir faire dignement leurs cadeaux de Noël, mais de tous les producteurs laitiers ou, de manière générale, des producteurs de produits de base, à faible valeur ajoutée, souvent exploités par les grosses boîtes du CAC40, comme Danone, pour ne citer que celle-ci.

La prochaine fois que vous achèterez un yaourt à prix fou - dans quel sens faut-il le comprendre, le prix fou de chez Carouf ? - , pensez-y à deux fois...

Achetez directement aux producteurs : ce sera meilleur, moins cher pour vous, plus intéressant pour l'agriculteur et votre taxe carbone baissera, puisque vous serez plus près du lieu de production...

C'était le conseil du soir de tata CC...

CC
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6 décembre 2009

Dans 10 ans, on cultivera des dattes à Lille...ou pas...


Forcément, en 2017, alors que Sarkozy tentait un retour aux présidentielles, le débat sur l'identité nationale tombait un peu à plat.

Depuis qu'on avait un climat d'Afrique subsaharienne en été et une glaciation digne du nord de l'Islande en hiver, on avait légèrement perdu quelques habitudes "bien françaises".

Pas question non plus de gagner des voix sur le dos des immigrés. En plus d'être des immigrés du capitalisme ordinaire, la plupart était des réfugiés climatiques et tout le monde comprenait bien de quoi il s'agissait. C'est vrai : quand tout à coup, vous perdez tous les membres de votre famille de plus de 65 ans à cause d'une canicule meurtrière, quand les systèmes de clim lâchent et qu'il n'y a rien à faire puisqu'il n'y a plus d'électricité du tout, quand en hiver on se gèle pour la même raison, on comprend mieux les problèmes des autres.

Par contre, entre l'Inde et le Pakistan, ça a toujours été assez tendu. Et la situation n'a rien arrangé : on a bien failli voir naître la 3ème guerre mondiale. Le conflit s'est soldé avec 20 millions de mort...Toujours autant de personne qui ne mourront pas de faim.

C'est vrai que l'agriculture a pris un sale coup depuis ce réchauffement climatique.

...

Je vous laisse découvrir les bien meilleurs billets de Dagrouik et Juan. En 2020, il y a de grandes chances pour que Monsieur Sarkozy nous dise qu'il est désolé. A moins que les peuples en colère décident de faire les plus grands procès pour crime contre l'humanité jamais organisés, pour juger ces hommes politiques qui savent mais que ne font rien...

CC
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22 septembre 2009

Sarko sauve le monde grâce à ses voyages !

Sarkozy veut exporter la taxe carbone à la Terre entière.

Il paraît qu'il a été le plus virulent, à la tribune de l'ONU, sur le climat. Il a un peu recyclé le sermon qu'il avait fait aux banques au début du mois : "Il va falloir arrêter les beaux discours qui ne sont pas suivis d'effets...le temps nous est compté, il ne faut plus refaire les erreurs du passé..." Blablabla...

Pendant ce temps-là, dans son pays, Sarkozy met en place un vague impôt sur les émissions de CO2 à destination des heureux possesseurs d'une Clio de 1997...

Je me pose une question : Sarkozy paiera-t-il la taxe carbone ?

Si l'on compte tous les déplacements qu'il effectue en Falcone pour parcourir la France, la Navarre et le reste du monde...Si l'on ajoute les déplacements éclairs dans la région parisienne et qu'on a l'audace de se souvenir que pendant l'été, l'homme effectue des aller-retour plus qu'il se doit entre Paris et la Côte d'Azur...On se dit qu'il va à lui seul, renflouer les caisses de l'Etat...

Non ?

CC
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