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24 mai 2011

Radars : j'ai testé pour vous les avertisseurs

Ceci n'est pas un billet sponsorisé
Aujourd'hui, on apprend que le gouvernement fait sa girouette. Rien de tel pour ruiner son autorité. Tous les profs vous le diront : pas d'injonctions contradictoires, sinon, vous êtes perdus.

Mais voilà : il y a trois jours, on nous promettait la suppression des panneaux signalant les radars et aujourd'hui, on ne déboulonne plus.

Ce n'est pas très grave, mais ça montre la fragilité des annonces gouvernementales...

Entre temps, les marchands d'avertisseurs radars on fait leur beurre pour les dix ans à venir. Une pub d'enfer.

J'avais moi-même un long déplacement prévu ce weekend et j'ai décidé de tester pour vous une application de smartphone conçue pour ça (et gratuite, faut pas déconner).

Un avertisseur de radar, déjà, il me semble que c'est une sorte de solidarité nationale. Et la solidarité, c'est toujours ça de pris, dans ces temps individualisme sauvage. Certes, c'est une solidarité un peu égoïste et dans le but de gruger la loi. Mais quand même.

Ensuite, je suis fermement convaincue que la seule façon d'échapper aux contraventions, c'est évidemment de respecter scrupuleusement la loi. Mais c'est là que j'ai été agréablement surprise.

L'avertisseur fonctionne comme un réseau social : les gens passant devant un radar sont invités à les signaler. Ils sont enregistrés dans la base. Et quand un autre utilisateur passe devant l'endroit en question, l'avertisseur sonne.

Et il sonne environ tous les dix kilomètres sur l'autoroute. Pour la simple raison que les gendarmes s'installent régulièrement au bord des voies, des deux côtés, un peu partout.

Alors c'est formidable : on maintient une vitesse constante de 130 km/h et on a un petit rappel sonore tous les 10 km...ça fonctionne un peu comme un régulateur de vitesse.

C'est une jolie invention pour la sécurité.

Par contre, ce n'est valable que si on a un copilote : il serait dangereux de traficoter l'application pour signaler les radars en conduisant...

CC
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30 août 2010

La sécurité, c'est bien, le chômage, c'est pire...

Mon sénateur et maire préféré publie cela aujourd'hui, sur son compte facebook :

‎640 000 jeunes de moins de 25 ans sont au chômage, soit plus de 20%.
Voilà une priorité sur laquelle le gouvernement devrait concentrer vraiment son attention. Il n'est pas possible qu'une génération entière se trouve hors la société.
Je suis entièrement d'accord, évidemment.

Je ne sais pas s'il était à la petite sauterie de la Rochelle mais il aurait dû, peut-être, y aller pour dire ça. Certes, on a bien entendu Martine Aubry dire que maintenant, sur le sujet de la sécurité, c'était la gauche qui était plus crédible que la droite. On ne sait pas en quoi elle est plus crédible. Ça doit être en vertu du vieil adage "c'est celui qui dit qui y'est..."

Mais à gauche, malheureusement, on entend pas suffisamment parler de la crise et des solutions qu'on pourrait y apporter...

Au boulot, bordel !

CC
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11 août 2010

Notre Identité Nationale, c'est Cruchot


Depuis les annonces de Grenoble, je suis abasourdie. Complétement sonnée.

A vrai dire, je rigole gentiment du président et de sa politique depuis 2007 et j'avais l'impression de le connaître à peu près, le jugeant plutôt gendarme Cruchot, flic teigneux mais pas tellement crédible et surtout ridicule.

Mais j'avais l'impression qu'il laissait le soin de déraper méchamment à ses sbires. Lefebvre, Hortefeux, Estrosi ou Morano, c'était un peu sa 7ème compagnie pour dire des conneries.

Mais avec le discours de Grenoble, tout m'a semblé bouleversé. Comme si ces déclarations étaient historiques.

Il paraît même que Mââme Cruchot est en colère...

Au début, donc, je le confesse, l'information m'a laissée K.O.

Retirer la nationalité. En me creusant la tête, il me semblait que ça s'était déjà fait sous Vichy. Cependant, je me suis bien retenue de faire un billet pour faire la comparaison. On est si vite taxé d'un point Godwin. Et d'ailleurs, on n'est pas en guerre, il ne faut pas pousser.

Et puis, tout ne va pas si mal : ça fait plus de 60 ans qu'on n'a pas eu de guerre, tout le monde mange à sa faim, ou presque, et tout le monde, ou presque à un toit sur la tête. A peu près. M'enfin, on ne peut pas comparer, quoi.

Après cette première réaction, j'ai lu des tas de billets, sur la blogosphère et partout ailleurs. J'ai même failli oublier l'affaire Bettencourt, à vrai dire.

Et voilà qu'en me replongeant dans mes préparations de cours pour la rentrée, j'ai compris soudain la nature des annonces sécurité de Cruchot.

C'est ma profession de professeur de collège qui m'a éclairée.

Face à un élève pénible, qui par exemple se retourne sans cesse pour parler à un camarade, il y a une première attitude possible : reprendre l'élève, en l'interpelant avec douceur mais fermeté, en lui suggérant qu'il ne devrait pas se conduire ainsi. Pas un mot de plus que ça : "Je serais toi, je suivrais le cours au lieu de me retourner."

Évidemment, l'élève va continuer à parler, parce qu'un élève teste toujours les limites d'un prof, c'est la règle. C'est alors que le professeur ajoute : "Je t'avais prévenu : tu n'aurais pas dû continuer. Dépose ton carnet sur mon bureau." En général, pas la peine d'aller plus loin. L'élève sait qu'on annonce, qu'on prévient et qu'on agit.

Deuxième solution : dès que l'élève commence à parler, le professeur peu expérimenté ou énervé ou encore, fatigué, va élever la voix. Il va menacer : "Si tu continues de parler, comme ça, je t'envoie chez le principal. Suffit, maintenant."

L'élève, évidemment, continue de parler. Mais cette fois, il le fait parce qu'il sait qu'il est bien peu probable que le prof l'envoie vraiment chez le principal pour de simples bavardages. La peine promise est totalement disproportionnée par rapport au délit : que dira le prof, pour se justifier, quand le principal demandera un rapport d'exclusion ? L'élève bavardait. Oui, c'est un peu juste.

Et l'autorité du professeur est remise en cause irrémédiablement.

Ma comparaison vaut ce qu'elle vaut, c'est à dire pas grand chose, mais elle m'a permis de comprendre que Sarkozy promet sans être capable de tenir. Il remet donc gravement son autorité en cause. Et c'est ce qui est grave...Mais pas plus que ce qui se passe depuis 2007. C'est toujours Cruchot qui nous dirige. Depuis 2002 et tout va bien. Ou pas.

CC
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19 juillet 2010

Crise sans précédent


Heureusement, c'est l'été. Les vieux sont à la plage ou à l'hôpital.

Parce que là, c'est vraiment la crise.

Non, pas l'affaire Woerth. L'affaire, c'est même une diversion sur laquelle on compte pour étouffer le pire...Les histoires de gros sous, la corruption, les gens sont habitués, c'est même le fond de commerce de la politique depuis des dizaines d'années. Souvenez-vous des diamants de Bokassa, de Juppé, de la Mairie de Paris sous Chirac...Et j'en passe, des meilleurs...

Anticor peut bien s'égosiller, ce n'est pas près de changer. Cette démocratie a encore de beaux étés devant elle.

Ce n'est pas vraiment ça, le problème. Oui, vous savez bien que le principal fond de commerce de l'UMP, du gouvernement, de Sarkozy et de son ministre préféré, Brice Hortefeux, c'est la sécurité.

Et là, c'est pas ça. Les départs en retraite non remplacés dans la police commencent à se voir.

Pourtant, les vieux parient sur la sécurité, quand ils votent : continuent de croire que l'UMP peut leur apporter. Ils continuent de regarder TF1, ils continuent d'avoir peur, ils continuent de penser qu'avec un homme comme Hortefeux, ça peut s'améliorer.

Cette année, on a décidé en haut lieu, de ne pas communiquer les chiffres des voitures brûlées le soir du 14 juillet, pour, parait-il, ne pas pousser les jeunes au record. Pour ne pas avoir l'air minable, en fait. Parce que le 14 juillet, il tombe chaque année le même jour et s'il y a bien des émeutes qu'on peut prévoir et donc canaliser, c'est celles-ci. (et celle de la nuit de la St Sylvestre, qui tombe toujours le 31 décembre, aussi...)

Manque de bol, cette année, il y a eu des tas de voitures brûlées, hors timing, en plus des habituelles. La télé n'a pas pu échapper au reportage de guerre : ça ressemblait à Gaza, même sur TF1.

Grenoble, pourtant, c'est plutôt renommé pour le calme de ses montagnes environnantes et si on en parle à cette période, en général, c'est pour le passage du tour de France.

Les petits vieux qui ne sont pas en cure ou à Deauville n'ont pas pu le louper. Même ceux-là, d'ailleurs...

Alors, que reste-t-il aux cacochymes, s'ils ne peuvent même plus compter sur Hortefeux ? Ils avaient déjà dû faire une croix sur Nicolas, à cause de sa petite vertu.

Il y a Marine, bien sûr.

Mais quand même, pour le gouvernement, tout ça sent le chaud...Tiens, un bonne canicule...Bon sang, c'est ce qu'il nous faut !

CC
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18 mars 2010

Un dimanche au soleil ? Pour quoi voter ?

Les abstentionnistes ne se déplaceront pas plus dimanche que la semaine dernière.

Il s'est mis à faire beau et l'entre-deux tours est encore plus minable que l'avant premier tour...

Franchement, Fillon qui "tue" virtuellement un gendarme qui vient de sortir du coma...C'est du niveau de France Dimanche, comme technique...

Et puis les autres qui crient victoire avant même que les dés soient jetés...

Si tout est joué, hein ? A quoi ça sert, à quoi ça sert tout ça ?

En attendant personne ne nous a parlé des programmes...Et on nous refait le coup de "Papi Voise" avec un policier qui s'est fait tuer par un membre de l'ETA. Ce n'est pas marrant, c'est clair, mais c'est un peu les risques du métier, quand même...

On ne sait pas pour quoi on va voter...

Parce que je rappelle, comme ça, au passage, juste pour le dire, que la sécurité, ce n'est pas une des attributions des Régions.

C'est tout.

CC
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9 janvier 2010

Au Kremlin-Bicêtre, pourtant, tout est calme, normalement

C'est ce qu'on nous a dit, hier.

Tout est calme, le lycée n'est pas classé parmi les plus violents. C'est un lycée normal dans une banlieue à deux pas de Paris, dans un quartier où il fait bon vivre.

C'est pourtant là qu'hier un jeune s'est jeté sur un élève et l'a poignardé. Aujourd'hui, ce garçon est mort de la suite de ses blessures.

La violence "banalisée" est au coeur du débat.

C'est en tout cas ce que Luc Châtel a déclaré :
"Ce qui s'est passé hier, ce n'est pas un affrontement entre bandes, une affaire de racket, c'est une affaire absolument terrible de banalisation d'une violence quotidienne, c'est un différend entre deux jeunes de 18 ans qui, il y a quelques années, aurait tourné en une petite bagarre à la récréation et là s'est terminé par un coup de couteau et un mort"


Hormis le fait qu'il s'agit d'un cas particulier et qu'il est hasardeux d'en tirer des généralités faciles, hormis le calendrier qui a placé ce fait divers tragique à quelques mois des élections régionales -et oui, parler de violence et d'insécurité, à la veille des élections, c'est toujours profitable à la droite*-, il faut quand même rappeler que la droite est au pouvoir depuis des années, que Sarko était au ministère de l'intérieur avant d'être président et que quelques ministres de l'éducation issus de l'UMP se sont succédés au gouvernement depuis pas mal de temps.

Avant de se lamenter sur la déplorable situation de l'école et sur la violence qui fait florès, il faut absolument rappeler que c'est bien la droite qui met en place depuis une petite décennie une réduction des postes d'encadrement, des surveillants jusqu'aux profs.

Si j'étais un criminel en mal de vengeance, il est évident que c'est au milieu d'une cour de récréation que je frapperais : dans un grand lycée, même s'il y a trois ou quatre pions de service, ils ne peuvent pas être dans les couloirs, dans les différents endroits stratégiques, les toilettes, le bureau qui gère les absences, et tous les coins et recoins de la cour.

Et puis le sous-entendu vicieux qui court sous les paroles de Luc Châtel, c'est évidemment le prof "bashing", ni plus ni moins. Les profs commencent à avoir l'habitude...

Mais...Parents d'élèves, posez-vous les bonnes questions : êtes-vous sûrs que vos enfants sont en sécurité à l'école ? Et savez-vous à qui vous devez cette insécurité ?

Désolée...

*A propos des pics de violence qui surviennent étrangement à la veille des élections, je vous conseille de regarder, si vous en avez l'occasion, les rétrospectives du Zapping qui a vingt ans cette année, sur Canal +. C'est édifiant.

CC
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25 novembre 2009

Vous la sentez, l'insécurité qui revient ?

Tiens, depuis hier, je me sens tellement moins en sécurité.

Beaucoup moins en sécurité qu'avant hier, il faut bien le dire.

Du coup, pour les régionales, c'est sûr, je vais voter pour l'UMP. C'est mieux, l'UMP pour la sécurité. C'est vraiment bien. Parce que depuis 2002, on a Sarkozy, tant au ministère de l'intérieur, qu'à la présidence de la République, qui veille au grain.

Vous avez remarqué : on est tout le temps en sécurité, maintenant. Sauf évidemment pendant les périodes électorales, mais c'est de la faute à la gauche, qui dit qu'il faut être moins répressif et plus préventif. C'est le genre de trucs qu'il suffit de dire pour que ça fasse baisser la sécurité.

Mais après, heureusement, il y a l'UMP qui est élu, qui supprime des postes de policiers et hop ! aussi sec, la sécurité est plus grande.

Sauf pendant les périodes de campagnes électorales.

...logique, tout ça...

CC
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22 août 2009

Hortefeux follet...

Alors voilà. Il y a quelques jours, l'administration de sa main invisible, faisait subir à 1050 cadets de la République jeunes et plein d'espoir, le pire des calvaires : après leur avoir fait miroiter l'espoir d'un travail et d'un salaire, on leur retirait le fruit de leur travail.

On retardait leur incorporation après leur avoir fait passer un concours.

Quoi de plus injuste, quand on a passé un concours, de voir changer les règles du jeu en pleine partie. Surtout en temps de crise et de chômage : pour ces jeunes, c'était l'espoir de rentrer enfin dans la vie active, rembourser les dettes, prendre un appart, partir de chez les parents, manger un peu mieux.

Les temps sont durs, mais l'administration, encore plus : y'a plus d'sous, papa, y'a plus d'sous maman, on sucre les cadets.

Mais manque de bol, ces fameux cadets était censé redorer le blason de la République. Ils étaient une bonne part de l'esbroufe médiatique sarkozyste : des cadets pour la sécurité, pour l'emploi...

Rappelons que ce programme des cadets de la république est issu d'un projet entrepris en 2004 par Nicolas Sarkozy qui était Ministre de l'intérieur...Belle idée que de vouloir promouvoir l'égalité des chances, en permettant à des jeunes non diplômes de devenir gardien de la paix...

Mais bon, nul n'est responsable, puisqu'il s'agit d'une décision de cette bête assoiffée de sang : l'administration.

Malgré celà, Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, est un peu gêné aux entournures. C'est quand même mal, médiatiquement, au moment où on déclare partout que la reprise est là, de laisser 1050 jeunes sur le carreau de Pôle Emploi...

Alors depuis, il rame, Hortefeux de tout bois. Forcément, des caméras, par exemple, c'est moins cher que des hommes...

Mais Hortefeux y met sa main et nous promet l'incorporation de 2500 nouveaux policiers d'ici la fin de l'année. Mais pendant ce temps des cadets qui ont obtenu le concours ne savent rien de leur avenir...

La communication patauge. Hortefeux a chaud.

Et les chiffres de la sécurité sont mauvais. Très mauvais.

CC
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29 mai 2009

Perturbations passagères

Oh ! la !

C'est violent, là, non ?

En ce moment ? Vous trouvez pas ?

C'est plus violent qu'il y a quelques jours, oui ! Juste avant, la police obtenait même des résultats superbes, hein...

Les statistiques de la délinquance étaient extraordinaires, les crimes étaient en baisse ! Pensez-vous, avec Sarko Karcher, avec l'ex-ministre de l'intérieur, tout allait super bien.

Et puis là, patatras, ça ne va plus du tout...

Mais ne vous en faites pas, les meilleurs pronostiqueurs, un peu comme des météorologues du climat social, nous affirment qu'à partir du 8 juin, ça ira de nouveau très bien.

Ce n'est qu'une bête petite perturbation provoquée par une petite tornade électorale...

Trois fois rien...

CC
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