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10 juin 2012

Ma vie dans les restaurants de Montbéliard

Photo non contractuelle.
Hier, j'ai déjeuné à côté d'un ministre, dans un troquet du centre de Montbéliard. 

Culinairement, c'est sûr, on est tous les deux gauche-caviar-tendance-bobo : on aime les trucs un peu raffinés, avec du goût, mais tendance.

J'ai fait comme si de rien. Je ne sais pas pourquoi, mais je me dis qu'il faut qu'il y ait des gens, autour de lui, qui fassent comme si de rien. Juste pour qu'il garde un peu les pieds sur terre.

J'ai eu l'impression que ses pieds ne touchaient plus terre, pourtant. Parce que j'avais déjà mangé à côté de lui, dans un autre restaurant : c'était avant la présidentielle. Il était stressé, sombre, inquiet.

Hier, son sourire était rayonnant. Et pourtant, c'est pas un marrant. Et pourtant, aujourd'hui, il y a des élections. J'ai entendu dire qu'il pensait passer au premier tour. Rien que ça. Avec les 12 autres candidats se présentant contre lui, avec le FN ayant fait un score assez conséquent au premier tour de la présidentielle.

Il ne touche plus terre. C'est pour cela que je l'ai considéré juste comme un client normal. Si on commence à lui envoyer du "Monsieur le Ministre", il va s'envoler...(m'enfin, ça m'étonnerait qu'il ait remarqué quoi que ce soit...)

CC
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4 décembre 2010

Bloguer : où, quand, comment, pourquoi ?

J'aime écrire. J'aime bloguer. Même mal, même pour raconter n'importe quoi.

La politique, ça m'est venu par hasard, parce qu'un type qui m'effrayait a été élu.

Ce type m'effraie toujours : il est affreux, sale et méchant. Je n'aime pas l'idée que ce soit ce personnage qui représente la France à travers le monde.

Mais j'avoue que j'en ai marre de répéter, de crier, de m'époumoner, jour et nuit, sur ce blog. J'ai l'impression de me plaindre, sans cesse. Une longue plainte vaine, pour parler, telle la boulangère raciste à ses clients blancs : "Tout va mal, ma pauvre dame, c'est de la faute à ceux qui n'achètent pas du pain aux lardons, moi je vous le dis. Et en plus, il fait froid."

J'ai envie de positiver. 

En plus, dans la vie, au quotidien, je crois que les gens qui me connaissent et qui me côtoient me prennent pour une fille optimiste. Dans la vie, je suis celle à qui on raconte ses malheurs, parce que j'ai le sourire et que j'ai toujours un mot pour répondre à la boulangère : "Finalement, même s'il fait froid, il y a un rayon de soleil qui est bien plaisant...Et que le pain au sarrasin, c'est bien, aussi."

En ce moment, j'ai l'impression de parler dans le vide. Ce blog ne sert pas à grand chose. Certes, il y a les RDB, les KDB, les invitations à des conférences super intéressantes, les communiqués de presse qu'on m'envoie, les livres ou les films qu'on me fait parvenir en avant-première. Mais aux invitations, aux avant-premières ou aux apéros parisiens, jamais je ne peux me rendre.

Je ne suis pas parisienne. J'ai la chance d'être dans une belle province. Positivons.

J'adore être du terroir. Mais j'ai l'impression qu'on ne peut pas sérieusement parler de politique nationale si l'on n'est pas à Paris. On ne fait soudain pas tout à fait partie du même pays. Sans doute une des conséquences de la recentralisation voulue par le gouvernement.

Alors que faire ? Bloguer local ? J'y pense. D'ailleurs, j'ai ouvert un nouveau compte Twitter pour mieux suivre l'actu de mon coin : mais je suis assez déçue de constater qu'on twitte peu, localement. Quelques journalistes et des fans de Justin Bieber.

Positivons : c'est un créneau à prendre.

Tiens, je vais aller à mon conseil de quartier, mercredi. Je vais m'impliquer dans la vie locale. Peut-être que cela rejoindra un jour la politique nationale...

CC
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