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2 avril 2010

1% vs 99%

Il faut redéfinir l'idée de lutte des classes.

(Une classe, désormais, c'est 30 ou 35 élèves minimum. C'était la minute de la prof.)

Donc, la lutte des classes est un terme obsolète à l'heure où "les revenus moyens des 1 % de Français les plus aisés ont augmenté plus rapidement que ceux de l'ensemble de la population entre 2004 et 2007, entraînant une augmentation des inégalités par le haut, comme le montre une étude publiée par l'Insee.

Le taux d'imposition moyen pour cette catégorie privilégiée est de l'ordre de 20 % des revenus déclarés, ajoute l'étude publiée en plein débat sur la justice fiscale."

Quand les classes se divisent en 1% contre 99%, on ne peut plus parler vraiment de "classe".

On peut avant tout noter un rapport de force impressionnant.

Évidemment, le gouvernement préfère créer des taxes et des impôts touchant les 99%. C'est plus rentable que de taxer 1% de la population, même si celle-ci est la plus riche.

Cependant, il est bon de prendre conscience que la majorité est du côté des précaires, des pressurisés, bref, des pauvres. Et largement...

Et pourtant, nous avons peur. Nous craignons pour notre job, pour notre niveau de vie, pour le remboursement de nos crédits, pour nos retraites, pour le job de nos enfants, pour payer la maison de retraite de nos vieux parents, pour l'avenir de la planète...

Le gouvernement nous tient par la peur et ça ne va pas s'arranger avec le "choc d'austérité" qu'on nous promet. Comme l'écrit si bien Seb Musset, la Grèce n'était qu'un bêta-test...

Nous sommes 99% à être tenus par la peur. Nous sommes l'unanimité de l'humanité moins une voix.

Pourquoi avons-nous peur ? Ensemble, on est plus fort, pourtant...Et tout est possible, ensemble !

CC
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22 novembre 2009

Sarkozy a peur...

Peur.

C'est l'impression qu'on a, ces derniers temps, quand on regarde, même du coin de l'oeil, ce cher Sarkozy.

Le président a les jetons. Les boules, les foies, les miquettes.

Quand il doit rencontrer quelques 12 000 maires qui risquent de lui demander un peu fermement des comptes précis sur la suppression de la taxe professionnelle, il prend un avion pour un voyage semi-privé en Arabie Saoudite.

Il y fait plus chaud qu'ici, en plein mois de novembre, c'est vrai.

De piteuses excuses, quelques jours plus tard devant quelques maires triés sur le volet n'y changent pas grand chose.

C'est un peu comme quand l'homme se déplace en région : il ne faut pas que ça se sache, il ne faut pas que les protestataires ou les contestataires puissent approcher, il ne faut même pas qu'ils soient à portée d'oreille. Les mesures de sécurité prêtent à sourire pour un petit homme tout seul.

Mais de quoi a-t-il peur, si ce n'est de lui-même ? C'est vrai qu'il a eu, par le passé, la réaction un peu vive et surtout totalement inappropriée pour un Monsieur le Président.

Alors voilà, il a les foies et ça se voit.

Et là, ça craint. Mon expérience de prof m'a vite fait remarquer que quand on avait peur, le public (même composé d'ados) s'en rend compte très vite. Et plus le public s'en rend compte, plus il est en position de force.

Plus il est en position de force, en général, et plus on a peur. On perd ses moyens, on est encore plus mauvais, on finit par bredouiller, par raconter n'importe quoi...C'est un cercle vicieux.

C'est ce qui me fait dire que ça fait déjà un moment qu'il a peur, Notre Monsieur le Président, rappelez-vous :


La paralysie est proche. La peur paralyse.

Avant, c'était lui qui nous faisait peur.



Maintenant, c'est le contraire. Il a encore changé...
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