L'année dernière, lors de la sortie du film Les Invisibles, j'avais découvert une réalité de la vie des femmes du siècle dernier : l'avortement clandestin. C'est Thérèse Clerc qui racontait cela : la terreur de tomber enceinte, avant le mariage, la terreur de retomber enceinte après avoir déjà eu trop d'enfants, quand le corps est épuisé, quand l'argent manque pour toutes ces bouches à nourrir... Les conditions épouvantables dans lesquelles il fallait avorter quand on n'avait pas le choix. Le sang, la honte, la peur. Les avortements qui se succédaient, les risques que cela représentait, la douleur
physique...
Au passage, je vous recommande ce documentaire de Jérémy Sahel : Code 178, des mots sur l'avortement.
En s'appuyant sur cette réalité, à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix, des femmes se sont battues et en 1975, enfin, le droit à l'avortement était voté.
Aujourd'hui, il y a des gens qui remettent ce droit en cause. Souvent des hommes, comme ce soir, sur le mur facebook de la ministre Najat Vallaud-Belkacem. Souvent des religieux, comme sur ces sites fallacieux qui donnent des conseils pour que les femmes n'avortent pas, même contre leur gré, coûte que coûte, sans penser aux conséquences d'une grossesse non désirée. Souvent les mêmes que ceux de la manif pour tous, ce tea-party de bigots cinglés qui pensent qu'on va bientôt vendre des prothèses de verges et de vagins dans les supermarchés...
Avec Sarkozy, on avait déjà assisté à un recul des plannings familiaux et il y a peu, le Haut Conseil à l'égalité avait pointé le fait que lorsqu'on recherchait des informations sur l'IVG, c'était des sites de religieux qui sortaient en premier dans google et qu'il était difficile de trouver des infos objectives.
Le gouvernement vient donc d'ouvrir un site sérieux et documenté pour arranger cela : http://ivg.gouv.fr/
Il faut le visiter, pour qu'il apparaisse en haut des pages google ! A vos clics !
CC
Affichage des articles dont le libellé est féminisme. Afficher tous les articles
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27 septembre 2013
3 juin 2013
Femmes au foyer, c'est pas un métier...
Quel malheur, quel grand malheur : alors que les gays ont enfin de droit d'adopter des colonies d'enfants pour toucher des allocs, voilà t'y pas que le gouvernement change les règles du jeu...
Et ce seront bien les gays, très fortunés, comme chacun sait, qui seront les premiers touchés par cette mesure, puisque la baisse du quotient familial ne touchera que les 12% des foyers les plus riches.
Trêve d'ironie facile : c'est bien sûr les familles les plus aisées, de celles que l'on a vu défiler contre le mariage gay, qui sont encore une fois touchées. C'est trop injuste !
Pourtant, les mères de famille nombreuse seront sans doute ravies d'apprendre que le gouvernement va créer 275 000 place de crèches et d'écoles maternelles. C'est une très bonne nouvelle pour l'émancipation des femmes et donc, pour la société en général.
Chouette ! Les Antigones vont pouvoir continuer leurs séances photo en nuisette tout en faisant des enfants !
CC
Et ce seront bien les gays, très fortunés, comme chacun sait, qui seront les premiers touchés par cette mesure, puisque la baisse du quotient familial ne touchera que les 12% des foyers les plus riches.
Trêve d'ironie facile : c'est bien sûr les familles les plus aisées, de celles que l'on a vu défiler contre le mariage gay, qui sont encore une fois touchées. C'est trop injuste !
Pourtant, les mères de famille nombreuse seront sans doute ravies d'apprendre que le gouvernement va créer 275 000 place de crèches et d'écoles maternelles. C'est une très bonne nouvelle pour l'émancipation des femmes et donc, pour la société en général.
Chouette ! Les Antigones vont pouvoir continuer leurs séances photo en nuisette tout en faisant des enfants !
CC

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12 mai 2013
Mieux vaut être polygame à Mayotte que polyglotte à Miami.
Cela m'étonne que personne, parmi ces blogueurs de renom, n'ait songé à dire : "La polygamie, oui, mais seulement si seuls les poilus ont le droit d'avoir plusieurs nanas. L'inverse serait parfaitement ignoble et inadmissible !"
Bah !
CC
Bah !
CC

8 mars 2013
Des hommes en cuisine, des femmes à table
Ce midi, il était entouré d'une dizaine de femmes, à l'occasion d'un déjeuner organisé par le restaurant solidaire de la ville. Il n'y avait que des hommes en cuisine, pour l'occasion et - contre toutes attentes - nous avons bien mangé. Aujourd'hui, nous avons le droit d'utiliser des clichés sexistes, non ? Ce sera en vengeance à chaque "FÊTE de LA femme" prononcé !
Il y avait des femmes de tous horizons : une agricultrice, une travailleuse sociale, une responsable d'association d'aide aux femmes, une retraitée responsable des Restos du cœur, une ouvrière, une élue responsable de la culture à la mairie, une journaliste, une photographe, une attachée parlementaire. Et une professeur en réseau d'éducation prioritaire...moi.
Bref, une sorte de panel représentatif. Chacune notre tour, nous avons présenté notre travail, nos difficultés, notre perception du monde lorsque nous le vivons dans un corps de femme.
Il en ressort que les préjugés, les stéréotypes, les représentations sont ancrés de manière très profondes, que les changements sont lents, qu'une seule journée ne saurait suffire et que même si l'on a l'impression que les hommes participent plus aux tâches ménagères, cela reste, justement, une impression. Que lorsque ce sont exclusivement des hommes qui font la cuisine, même dans un cadre associatif, cela reste un sujet d'étonnement et que demain dans la presse locale, ce seront sans doute eux qui seront sur la photo.
Il en ressort que presque à chaque fois que les femmes ont pris la parole, autour de la table, elles ont commencé par "Oh ! Moi, je ne fais pas grand chose, je n'ai pas grand chose à dire."
Frédéric Barbier, quand il a pris la parole, pour parler des femmes en politique, a commencé en disant : "Ce n'est pas parce que je suis en minorité à cette table que je ne vais pas dire ce que je pense..." Une affirmation de soi qui n'est pas naturelle aux femmes. Il a dit qu'au début de la loi pour la parité, les hommes politiques eurent peur de ne pas trouver de femmes pour participer. Et qu'ils avaient été surpris, finalement d'en trouver. Puis ils étaient sûrs que ça ne changerait rien. Et finalement, cela a apporté une autre vision du monde, d'autres idées.
Bref, c'était un moment très intéressant. Il m'a semblé que Frédéric Barbier est un homme à l'écoute...
CC

4 mars 2013
Le 8 mars toute l'année ?
![]() |
| Ma région est dans le rouge... |
J'avais été invitée par Najat Vallaud-Belkacem pour la présentation d'un site dont nous parle Seb Musset. Je n'ai pas pu y aller, bien sûr, puisque c'était à Paris. Cela a l'air intéressant, même si Paris ne s'est pas fait en un jour et que l'égalité non plus...
Je suis invitée par mon député, aussi, vendredi. Intéressant ! Et puis c'est local, je pourrais y aller.
Olympe nous parle d'une émission de télé qu'il ne faut pas manquer (c'est maintenant sur France 4, mais ce sera aussi sur le pluzz, j'imagine).
De mon côté, j'ai reçu une information pour ce site : Le Pariteur, qui permet de comparer, à situation égale, le salaire des hommes et des femmes. Faites l'expérience, c'est édifiant...
CC

14 février 2013
Peut-on blasphémer en paix ?
Quand je vois le scandale soulevé par les Femen, je me demande si on peut se permettre de blasphémer un peu, dans ce pays.
Il me vient alors l'idée d'essayer. Et puis, ça nous réchauffera toujours un peu.
CC
Il me vient alors l'idée d'essayer. Et puis, ça nous réchauffera toujours un peu.
Mélanie. Georges Brassens. 1976.
Les chansons de salle de garde
Ont toujours été de mon goût,
Et je suis bien malheureux, car de
Nos jours on n'en crée plus beaucoup.
Pour ajouter au patrimoine
Folklorique des carabins, x2
J'en ai fait une, putain de moine,
Plaise à Dieu qu'elle plaise aux copains. x2
Ancienne enfant d'Marie-salope
Mélanie, la bonne au curé,
Dedans ses trompes de Fallope,
S'introduit des cierges sacrés.
Des cierges de cire d'abeille
Plus onéreux, mais bien meilleurs, x2
Dame! la qualité se paye
A Saint-Sulpice, comme ailleurs. x2
Quand son bon maître lui dit : "Est-ce
Trop vous demander Mélanie,
De n'user, par délicatesse,
Que de cierges non encore bénits ?"
Du tac au tac, elle réplique
Moi, je préfère qu'ils le soient, x2
Car je suis bonne catholique
Elle a raison, ça va de soi. x2
Elle vous emprunte un cierge à Pâques
Vous le rend à la Trinité.
Non, non, non, ne me dites pas que
C'est normal de tant le garder.
Aux obsèques d'un con célèbre,
Sur la bière, ayant aperçu, x2
Un merveilleux cierge funèbre,
Elle partit à cheval dessus. x2
Son mari, pris dans la tempête
La Paimpolaise était en train
De vouer, c'était pas si bête,
Un cierge au patron des marins.
Ce pieux flambeau qui vacille
Mélanie se l'est octroyé, x2
Alors le saint, cet imbécile,
Laissa le marin se noyer. x2
Les bons fidèles qui désirent
Garder pour eux, sur le chemin
Des processions, leur bout de cire
Doiv'nt le tenir à quatre mains,
Car quand elle s'en mêl', sainte vierge,
Elle cause un désastre, un malheur. x2
La Saint-Barthélemy des cierges,
C'est le jour de la Chandeleur. x2
Souvent quand elle les abandonne,
Les cierges sont périmés;
La saint' famill' nous le pardonne
Plus moyen de les rallumer.
Comme ell' remue, comme elle se cabre,
Comme elle fait des soubresauts, x2
En retournant au candélabre,
Ils sont souvent en p'tits morceaux. x2
Et comme elle n'est pas de glace,
Parfois quand elle les restitue
Et qu'on veut les remettre en place,
Ils sont complètement fondus.
Et comme en outre elle n'est pas franche,
Il arrive neuf fois sur dix x2
Qu'sur un chandelier à sept branches
Elle n'en rapporte que six. x2
Mélanie à l'heure dernière
A peu de chances d'être élue;
Aux culs bénits de cett' manière
Aucune espèce de salut.
Aussi, chrétiens, mes très chers frères,
C'est notre devoir, il est temps, x2
De nous employer à soustraire
Cette âme aux griffes de Satan. x2
Et je propose qu'on achète
Un cierge abondamment béni
Qu'on fera brûler en cachette
En cachette de Mélanie.
En cachette car cette salope
Serait fichue d'se l'enfoncer x2
Dedans ses trompes de Fallope,
Et tout s'rait à recommencer. x2
CC

14 janvier 2013
Du machisme, je ne vois que ça...
Je ne vois que cela, finalement, dans ce déferlement de haine à l'encontre des homosexuels. Je ne vois que cette raison profonde, pour les mâles qui tiennent les religions : les hommes homosexuels ne sont pas des vrais hommes, ce qui est inacceptable, les femmes qui sont lesbiennes se passent d'hommes, ce qui est inacceptable.
Pour aller plus loin et pour parler de filiation, ce que rejettent ces hordes de religieux, c'est le droit des femmes à disposer de leur corps. Si on veut m'interdire de faire un enfant, alors que je ne suis pas stérile et que, comme le peuvent toutes les femmes, hétérosexuelles ou pas, je décide de faire un enfant, c'est bien qu'on veut m'empêcher de disposer de mon corps.
Personne, autour de soi, ne connaît de femmes qui décidèrent de faire un enfant seule ? De trouver un géniteur, mais de s'en passer pour élever son enfant ? Ou de choisir un autre père ?
C'est ce droit fondamental qu'on refuse, il me semble. Il n'y a pas si longtemps, on jetait l’opprobre sur les "filles-mère"...Aujourd'hui encore, on discrimine, de plein de manières, les familles monoparentales, qui sont à grande majorité des femmes élevant seule leur enfant.
Bref, l'homophobie est un machisme...Rien de très surprenant de la part des religieux...
CC
Pour aller plus loin et pour parler de filiation, ce que rejettent ces hordes de religieux, c'est le droit des femmes à disposer de leur corps. Si on veut m'interdire de faire un enfant, alors que je ne suis pas stérile et que, comme le peuvent toutes les femmes, hétérosexuelles ou pas, je décide de faire un enfant, c'est bien qu'on veut m'empêcher de disposer de mon corps.
Personne, autour de soi, ne connaît de femmes qui décidèrent de faire un enfant seule ? De trouver un géniteur, mais de s'en passer pour élever son enfant ? Ou de choisir un autre père ?
C'est ce droit fondamental qu'on refuse, il me semble. Il n'y a pas si longtemps, on jetait l’opprobre sur les "filles-mère"...Aujourd'hui encore, on discrimine, de plein de manières, les familles monoparentales, qui sont à grande majorité des femmes élevant seule leur enfant.
Bref, l'homophobie est un machisme...Rien de très surprenant de la part des religieux...
CC

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8 janvier 2013
Je suis une femme, je suis une femme...
...quoi de plus naturel en somme...
Cependant, quand je blogue, ce n'est pas toujours une priorité, d'être une femme...La question est la suivante : quand je parle de politique, le plus important est-il pour moi de parler de politique ? D'être de gauche ? D'être une femme ? D'avoir les cheveux frisés ? D'être homosexuelle ? D'être professeur ? D'habiter en province ? De vivre en appartement ? D'être fille d'agriculteur ? De préférer le foie gras aux choux de Bruxelles ?
Parfois, il est très important pour moi de signaler que je préfère le foie gras. Si par exemple je fais un billet sur mon menu de réveillon, c'est même une priorité. Par contre, la plupart du temps, c'est accessoire.
Si je signale que je suis une femme et que c'est une priorité quand je parle des voeux du ministre de l'éducation, je ne vois pas ce que cela apportera...On peut toujours gloser sur le fait qu'il y a plus de professeurs du sexe féminin ou que le ministre est un homme, mais ce sera hors sujet...Et si je signale que je suis une femme quand je parle du vinaigre blanc comme produit ménager, on va croire que chez moi, c'est une femme qui fait le ménage, ce qui pourrait être considéré comme de la discrimination. Il faut pourtant bien que quelqu'un fasse le ménage...
Bref, blog de femme, blog féminin, ou féministe...quelle connerie, si je puis me permettre...C'est comme la littérature de femme ! Un bon bouquin, reste bon, quelque soit le sexe biologique de la personne qui l'a écrit.
Je l'ai déjà dit : quand j'étais jeune, j'avais tendance à être féministe radicale. Au titre de tout ce que les femmes avaient subi au cours des siècles, il me semblait naturel qu'elles se vengent, aujourd'hui, en faisant subir la même chose aux hommes.
Mais le problème me semble bien plus nuancé, aujourd'hui : si les femmes, qui élèvent les enfants voulaient changer quelques choses, elles le pourraient. Si les femmes voulaient cesser de se poser en victime, si elles voulaient s'affirmer en tant qu'égales, elles le feraient...D'ailleurs, le plus souvent, moi, je le fais. Et je ne rencontre pas de difficultés particulières à le faire...Il m'a juste fallu prendre conscience de mon petit complexe d'infériorité, trois fois rien !
Non, sans rire : soyez ce que vous voulez être. Vous voulez être une chieuse : foncez ! Vous voulez vous faire faire une manucure : ce n'est pas incompatible avec votre sexe, quel qu'il soit. Vous voulez lutter contre les discriminations, faites ce qu'il faut pour. Personnellement, il m'arrive de travailler sur ce sujet avec mes élèves. Je me sens utile, dans ce cas-là...Surtout quand les gamins traitent les gamines de pute...C'est là qu'il faut expliquer des choses...
Ah oui, au fait ! J'ai longtemps été la seule femme du top 20 (même du top 25 ou 30, selon les mois) de Wikio/Ebuzzing. Et il m'est arrivé de nombreuses fois qu'on m'écrive en me prenant pour un blogueur...
Je suis un homme, je suis un homme, quoi de plus naturel en somme...
CC
Cependant, quand je blogue, ce n'est pas toujours une priorité, d'être une femme...La question est la suivante : quand je parle de politique, le plus important est-il pour moi de parler de politique ? D'être de gauche ? D'être une femme ? D'avoir les cheveux frisés ? D'être homosexuelle ? D'être professeur ? D'habiter en province ? De vivre en appartement ? D'être fille d'agriculteur ? De préférer le foie gras aux choux de Bruxelles ?
Parfois, il est très important pour moi de signaler que je préfère le foie gras. Si par exemple je fais un billet sur mon menu de réveillon, c'est même une priorité. Par contre, la plupart du temps, c'est accessoire.
Si je signale que je suis une femme et que c'est une priorité quand je parle des voeux du ministre de l'éducation, je ne vois pas ce que cela apportera...On peut toujours gloser sur le fait qu'il y a plus de professeurs du sexe féminin ou que le ministre est un homme, mais ce sera hors sujet...Et si je signale que je suis une femme quand je parle du vinaigre blanc comme produit ménager, on va croire que chez moi, c'est une femme qui fait le ménage, ce qui pourrait être considéré comme de la discrimination. Il faut pourtant bien que quelqu'un fasse le ménage...
Bref, blog de femme, blog féminin, ou féministe...quelle connerie, si je puis me permettre...C'est comme la littérature de femme ! Un bon bouquin, reste bon, quelque soit le sexe biologique de la personne qui l'a écrit.
Je l'ai déjà dit : quand j'étais jeune, j'avais tendance à être féministe radicale. Au titre de tout ce que les femmes avaient subi au cours des siècles, il me semblait naturel qu'elles se vengent, aujourd'hui, en faisant subir la même chose aux hommes.
Mais le problème me semble bien plus nuancé, aujourd'hui : si les femmes, qui élèvent les enfants voulaient changer quelques choses, elles le pourraient. Si les femmes voulaient cesser de se poser en victime, si elles voulaient s'affirmer en tant qu'égales, elles le feraient...D'ailleurs, le plus souvent, moi, je le fais. Et je ne rencontre pas de difficultés particulières à le faire...Il m'a juste fallu prendre conscience de mon petit complexe d'infériorité, trois fois rien !
Non, sans rire : soyez ce que vous voulez être. Vous voulez être une chieuse : foncez ! Vous voulez vous faire faire une manucure : ce n'est pas incompatible avec votre sexe, quel qu'il soit. Vous voulez lutter contre les discriminations, faites ce qu'il faut pour. Personnellement, il m'arrive de travailler sur ce sujet avec mes élèves. Je me sens utile, dans ce cas-là...Surtout quand les gamins traitent les gamines de pute...C'est là qu'il faut expliquer des choses...
Ah oui, au fait ! J'ai longtemps été la seule femme du top 20 (même du top 25 ou 30, selon les mois) de Wikio/Ebuzzing. Et il m'est arrivé de nombreuses fois qu'on m'écrive en me prenant pour un blogueur...
Je suis un homme, je suis un homme, quoi de plus naturel en somme...
CC

9 décembre 2012
King Kong Théorie
Il y a des textes qu'on aurait aimé écrire. Juste par pure jouissance, juste parce qu'on ressent la même émotion, la même rage.
Le début du livre de Virginie Despentes est de ceux-là...
Quand j'étais petite, je trouvais injuste d'être une fille. On peut faire tellement moins de choses. On a tellement moins de liberté. Et on est obligé de mettre des robes roses épouvantables. J'ai fait des caprices pour ne pas porter ces déguisements de Barbie princesse.
Quand j'étais ado, j'étais féministe révolutionnaire. Je déclarais qu'au titre des siècles et des siècles d'oppression masculine, il était temps d'inverser les choses : que les femmes prennent le pouvoir et rendent les hommes esclaves.
Aujourd'hui, j'ai calmé mes ardeurs et je pense juste qu'il est temps d'être égaux. Et que l'idée de la création d'un service efficace de crèches à grande échelle, ainsi que de travaux à domicile, organisés comme une grande multinationale efficace, cela permettrait non pas de partager inégalement des tâches, mais simplement de s'en libérer pour de bon...
Bah...
CC
Le début du livre de Virginie Despentes est de ceux-là...
"J’écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que les choses soient claires : je ne m’excuse de rien, je ne viens pas me plaindre. Je n’échangerais ma place contre aucune autre, parce qu’être Virginie Despentes me semble être une affaire plus intéressante à mener que n’importe quelle autre affaire."
"Parce que l’idéal de la femme blanche, séduisante mais pas pute, bien mariée, mais pas effacée, travaillant mais sans trop réussir pour ne pas écraser son homme, mince mais pas névrosée par la nourriture, restant indéfiniment jeune sans se faire défigurer par les chirurgiens de l’esthétique, maman épanouie mais pas accaparée par les couches et les devoirs d’école, bonne maîtresse de maison mais pas bonniche traditionnelle, cultivée mais moins qu’un homme, cette femme blanche heureuse qu’on nous brandit tout le temps sous le nez, celle à laquelle on devrait faire l’effort de ressembler, à part qu’elle a l’air de beaucoup s’emmerder pour pas grand-chose, de toutes façons je ne l’ai jamais croisée nulle part. Je crois bien qu’elle n’existe pas." King Kong Théorie, Grasset, 2006.
Quand j'étais petite, je trouvais injuste d'être une fille. On peut faire tellement moins de choses. On a tellement moins de liberté. Et on est obligé de mettre des robes roses épouvantables. J'ai fait des caprices pour ne pas porter ces déguisements de Barbie princesse.
Quand j'étais ado, j'étais féministe révolutionnaire. Je déclarais qu'au titre des siècles et des siècles d'oppression masculine, il était temps d'inverser les choses : que les femmes prennent le pouvoir et rendent les hommes esclaves.
Aujourd'hui, j'ai calmé mes ardeurs et je pense juste qu'il est temps d'être égaux. Et que l'idée de la création d'un service efficace de crèches à grande échelle, ainsi que de travaux à domicile, organisés comme une grande multinationale efficace, cela permettrait non pas de partager inégalement des tâches, mais simplement de s'en libérer pour de bon...
Bah...
CC

12 juin 2012
Si ça continue, elles finiront par avoir le droit de vote !
{Je ne vois pas tellement comment faire pour ne pas en parler. On me le reprocherait, après tout ce qu'on a dit des conneries people de Carla et Nicolas.}
Donc, il y a de l'eau dans le gaz dans ce couple illégitime qui nous gouverne : François et Valérie. Ce matin, le premier soutenait son ex. Cette après-midi, la seconde apportait tout son appui gracieux à l'adversaire de son ancienne rivale. Vous suivez ? Oui, vous avez sans doute vu ça à la télé. Un scandale.
Déjà que c'est une femme qui n'est pas mariée. Déjà qu'elle travaille, qu'elle met des talons et qu'elle fait mine de porter le pantalon, si en plus, elle donne son avis, mais où va-t-on, on se le demande !
Carla Bruni, elle, au moins, elle ne disait rien qui puisse embêter son petit mari. Et d'ailleurs, elle était mariée, elle. C'est quand même un gage de qualité, une femme mariée. Un gage de bonne moralité. En réunion officielle, elle, elle avait des talons plats et elle baissait la tête respectueusement.
Non, mais c'est tout de même incroyable, ces femmes qui pensent que tout est permis.
CC
Donc, il y a de l'eau dans le gaz dans ce couple illégitime qui nous gouverne : François et Valérie. Ce matin, le premier soutenait son ex. Cette après-midi, la seconde apportait tout son appui gracieux à l'adversaire de son ancienne rivale. Vous suivez ? Oui, vous avez sans doute vu ça à la télé. Un scandale.
Déjà que c'est une femme qui n'est pas mariée. Déjà qu'elle travaille, qu'elle met des talons et qu'elle fait mine de porter le pantalon, si en plus, elle donne son avis, mais où va-t-on, on se le demande !
Carla Bruni, elle, au moins, elle ne disait rien qui puisse embêter son petit mari. Et d'ailleurs, elle était mariée, elle. C'est quand même un gage de qualité, une femme mariée. Un gage de bonne moralité. En réunion officielle, elle, elle avait des talons plats et elle baissait la tête respectueusement.
Non, mais c'est tout de même incroyable, ces femmes qui pensent que tout est permis.
CC

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Valérie Treiweiler
2 mai 2012
Les droits des femmes passent par la gauche !
Ce soir, il y a des chances pour que je ne puisse pas regarder le débat.
Des "chances" !
Bon, ce n'est pas dramatique. Et on parlera quand même politique, là où je serai !
En attendant, rendez-vous sur le site Les droits des femmes passent par la gauche.
Grâce à l'initiative d'Elooooody, les Left_Blogs soutiennent l'appel et nous sommes déjà nombreux à l'avoir signé. Cela semble une évidence, mais parité, égalité des salaires, des droits, le droit de disposer de son corps, ce sont des valeurs que la gauche porte. N'oublions pas que la droite, ces dernières années, a fermé progressivement des plannings familiaux, a remis en cause l'avortement ou l'accès à la contraception pour les mineurs.
Sinon, le mois d'avril étant terminé, il est temps de se servir un petit coup du Jegounotron qui marche à nouveau ! Merci à tous les visiteurs, à tous les amis qui font des liens !
36 sites ont fait des liens sur http://www.bahbycc.com/ depuis le 2012-04-01
Sarkofrance
Je pense donc j'écris
Partageons mon avis
A perdre la raison
LES JOURS ET L'ENNUI DE SEB MUSSET
Ce Que Je Pense ...
Alter Oueb
Le Pudding à l'Arsenic
Du petit monde de Gildan
Woof it
le blog profencampagne
Carnet de notes de Yann Savidan
Arnaud Mouillard
La Maison du Faucon
De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs
Mon Mulhouse
Variae
blog de David Burlot
Chez dedalus
Partageons nos agapes
La lettre de Jaurès
Le grumeau
Je n'ai rien à dire ! et alors ??
Philippe Méoule
La revue de Stress
Saint-Pierre-des-Corps, c'est où ça
Mon avis t'intéresse
Le Blog de Gabale
Le blog de Louis Lepioufle
Princesse101
Fattorius
Regarder le ciel
Du trASh et DeS bAiSerS!!!
MHF
Le blog de PS PLATEAUX CAUX CAILLY
La pire Racaille
Liste générée à partir des infos du Top Blog Wikio par le Jegounotron
CC
Des "chances" !
Bon, ce n'est pas dramatique. Et on parlera quand même politique, là où je serai !
En attendant, rendez-vous sur le site Les droits des femmes passent par la gauche.
Grâce à l'initiative d'Elooooody, les Left_Blogs soutiennent l'appel et nous sommes déjà nombreux à l'avoir signé. Cela semble une évidence, mais parité, égalité des salaires, des droits, le droit de disposer de son corps, ce sont des valeurs que la gauche porte. N'oublions pas que la droite, ces dernières années, a fermé progressivement des plannings familiaux, a remis en cause l'avortement ou l'accès à la contraception pour les mineurs.
Sinon, le mois d'avril étant terminé, il est temps de se servir un petit coup du Jegounotron qui marche à nouveau ! Merci à tous les visiteurs, à tous les amis qui font des liens !
36 sites ont fait des liens sur http://www.bahbycc.com/ depuis le 2012-04-01
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24 novembre 2011
Wikio est mort, vive ebuzzing
Le classement des blogs existe toujours et je suis toujours la seule femme parmi les vingt premiers blogueurs politiques. Et parmi les deux ou trois seules dans les 25 premiers du classement général.
Je m'accroche, mais je me sens bien seule.
Merci aux hommes et aux femmes qui font des liens vers mon blog :)
Variae
Sarkofrance
LES JOURS ET L'ENNUI DE SEB MUSSET
Chez El Camino
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Zette And The City
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La lettre de Jaurès
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Les divagations NRV de cui cui fit l'oiseau.
Chez Homer
Chez dedalus
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Crashdebug.fr, L'actu sans détour...
Bel Balawou
Politiko.fr
Le blog de meuse.ardennes
LE REGARD D'ELCORDOBA
Liste générée à partir des infos du Top Blog Wikio par le Jegounotron
Sinon, demain, c'est la journée de la jupe et contre les violences faites aux femmes.
CC
Je m'accroche, mais je me sens bien seule.
Merci aux hommes et aux femmes qui font des liens vers mon blog :)
Variae
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Sinon, demain, c'est la journée de la jupe et contre les violences faites aux femmes.
CC

27 octobre 2011
Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ?
Une question, un mystère.
Il existe des lois, elles ne sont pas respectées.
Olympe a cherché des réponses plus convaincantes que les habituelles récriminations féministes, du genre "C'est pas juste !" ou "Les hommes, c'est rien que des salauds."
C'est en s'intéressant aux mécanismes psychosociaux bien ancrés dans notre société qu'elle apporte des pistes concrètes et même des solutions. C'est tout l'intérêt de ce livre : il n'est pas seulement dans le constat, dans l'amertume ou dans le ressenti. Il est dans l'analyse, il s'appuie sur des études sociologiques précises et sérieuses et il apporte des réflexions utiles à chacune d'entre nous.
C'est un véritable outil au service d'un féminisme au quotidien, dégagé de toute aigreur, froid et objectif. Il y a les faits, il y a des causes déterminées à ces faits et voilà comment faire pour tenter d'améliorer la situation.
C'est un beau travail que nous livre Olympe : synthétique, facile à lire et à relire, jalonné d'exemples concrets et d'expériences à faire.
Je vais l'offrir à mes copines qui se posent toutes les mêmes questions : pourquoi la situation n'évolue pas ? Pourquoi est-ce que je n'ose pas demander une augmentation ? pourquoi est-ce que je passe pour une folle furieuse si je me mets en colère au boulot alors qu'un homme passe pour quelqu'un qui a de la poigne ? Pourquoi est-ce que je m'excuse quand je prends la parole en réunion ? Pourquoi est-ce que j'ai moins d'ambition que mes collègues masculins ? Pourquoi n'y a-t-il eu qu'une seule femme premier ministre ? Pourquoi les femmes en politique traînent toujours des images déplorables ? etc.
C'est un livre qu'il faut lire. Il permet de prendre conscience de beaucoup de choses, il permet aussi d'évoluer.
C'était une gageure, c'est une réussite !
CC
Il existe des lois, elles ne sont pas respectées.
Olympe a cherché des réponses plus convaincantes que les habituelles récriminations féministes, du genre "C'est pas juste !" ou "Les hommes, c'est rien que des salauds."
C'est en s'intéressant aux mécanismes psychosociaux bien ancrés dans notre société qu'elle apporte des pistes concrètes et même des solutions. C'est tout l'intérêt de ce livre : il n'est pas seulement dans le constat, dans l'amertume ou dans le ressenti. Il est dans l'analyse, il s'appuie sur des études sociologiques précises et sérieuses et il apporte des réflexions utiles à chacune d'entre nous.
C'est un véritable outil au service d'un féminisme au quotidien, dégagé de toute aigreur, froid et objectif. Il y a les faits, il y a des causes déterminées à ces faits et voilà comment faire pour tenter d'améliorer la situation.
C'est un beau travail que nous livre Olympe : synthétique, facile à lire et à relire, jalonné d'exemples concrets et d'expériences à faire.
Je vais l'offrir à mes copines qui se posent toutes les mêmes questions : pourquoi la situation n'évolue pas ? Pourquoi est-ce que je n'ose pas demander une augmentation ? pourquoi est-ce que je passe pour une folle furieuse si je me mets en colère au boulot alors qu'un homme passe pour quelqu'un qui a de la poigne ? Pourquoi est-ce que je m'excuse quand je prends la parole en réunion ? Pourquoi est-ce que j'ai moins d'ambition que mes collègues masculins ? Pourquoi n'y a-t-il eu qu'une seule femme premier ministre ? Pourquoi les femmes en politique traînent toujours des images déplorables ? etc.
C'est un livre qu'il faut lire. Il permet de prendre conscience de beaucoup de choses, il permet aussi d'évoluer.
C'était une gageure, c'est une réussite !
CC

20 octobre 2011
6 octobre 2011
Olympe brise le plafond de verre !
C'est une bonne nouvelle : une blogueuse influente, sympathique et experte en son domaine vient de publier un livre.
Olympe (appelez-la Olympe) a en effet sorti un livre au titre prometteur : Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ?
Félicitations à elle : c'est un bel aboutissement, le résultat d'années de lecture, de rencontre, d'expérience personnelle, aussi !
C'est un titre qui appelle des réponses et qui interpelle, qui part d'un constat bien réaliste et bien désespérant.
J'attends de le lire pour en faire un compte-rendu plus précis !
En attendant, courons l'acheter !
Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? Les mécanismes psychosociaux du plafond de verre, Brigitte Laloupe, Ed. Pearson.
Olympe (appelez-la Olympe) a en effet sorti un livre au titre prometteur : Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ?
Félicitations à elle : c'est un bel aboutissement, le résultat d'années de lecture, de rencontre, d'expérience personnelle, aussi !
C'est un titre qui appelle des réponses et qui interpelle, qui part d'un constat bien réaliste et bien désespérant.
J'attends de le lire pour en faire un compte-rendu plus précis !
En attendant, courons l'acheter !
Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? Les mécanismes psychosociaux du plafond de verre, Brigitte Laloupe, Ed. Pearson.

6 juin 2011
Pauvres mecs...
![]() |
| Circé... |
On s'attend à de la retenue.
On ne s'attend pas forcément à ce que les gens soient ouverts d'esprit, intelligents, tolérants. Mais on s'attend à ce qu'ils soient polis. Bien élevés.
Surtout si ces gens nous représentent, on espère qu'ils savent se tenir, qu'ils se mouchent et qu'ils disent bonjour à la dame.
Mais on découvre, effarés, qu'il n'en est rien.
On découvre des rustres, des gros sabots, des boeufs.
On découvre des gens qui mettent la main aux fesses des femmes, pire que des voyous dans le métro. On découvre des gros dégueus qui font des blagues qu'ils ont piquées dans le film Les Bronzés.
Au diable le raffinement et l'élégance. On découvre des mecs en manque qui ne savent pas se retenir devant des femmes en jupe.
Et parions que ces lourds sont contre la burqa. Les extrémistes islamiques ont au moins l'honnêteté de reconnaître qu'ils ne savent pas contrôler leurs pulsions devant le corps des femmes...
Nos démocrates, eux, se sentent sans doute parfaitement libéraux, totalement ouverts d'esprit et libérés quand ils ne sont que vulgaires, salaces, porcins...
CC

15 mai 2011
DSK : je n'ai pas envie d'en parler
![]() |
| Signez, ça peut pas faire de mal... |
Très sympa, très affaibli à cause de son régime Dukan, pas du tout agressif.
Ségolène Royal aussi, ferait une belle présidente.
On ne sait pas grand chose sur ses frasques amoureuses...
Montebourg n'est pas mal non plus.
Il a une femme belle et jeune qui le satisfait sans doute...
Bref, n'importe qui fera l'affaire. Il faudra bien...
Dans le fond, à un an de la présidentielle, on a le temps de voir.
(Et je pense surtout, ce soir, à la femme de chambre qui a passé un sale quart d'heure, bien traumatisant et qui a ensuite dû aller raconter ça aux flics. Et maintenant, une bonne partie du monde entier met en doute ses propos, comme à peu près à chaque fois qu'une femme vient se plaindre pour viol. Parce que dans le fond, elle l'avait sûrement bien un peu cherché...Ou pas.)
CC

5 avril 2011
"C'est pour les poilus Les patriarches les cocus"
Découvrez la playlist Fontaine avec Brigitte Fontaine
J'écoutais Melody Nelson
Du très regretté Mendelssohn
Lorsque soudain surgit l'orage
Ainsi qu'un démon plein de rage
Je mets mon voile et ma chemise
Et je me rends vite à l'église
La synagogue ou la mosquée
Excusez moi j'ai oublié
J'implore à genoux le seigneur
De me rendre la paix du cœur
Mais zut c'était la pénurie
Pour les personnes sans zizi
Mon stock n'est pas pour les commères
Tu peux retourner voir ta mère
Me dit tout à trac l'Éternel
Qui n'a que faire des femelles
Je me dis quittant la kermesse
Ce n'est pas pour nous ce business
C'est vrai que c'est pour les poilus
Les patriarches les cocus
Je pars soufflant comme une forge
Vers un palace en sucre d'orge
Quarante étages verts et roses
Que j'ai connu à peine éclose
Très vite je prends l'ascenseur
En jouant Mendelssohn par cœur
Avec mon violon que j'ai pris
Sur un coussin près de mon lit
Le son resplendit et chatoie
Jusqu'au sofa de chocolat
Derviches, fées dans leurs ébats
Sur de grands divans de moka
En léchant les parois de miel
De caramel et d'hydromel
Je monte et descends sans arrêt
Et c'est alors enfin la paix.
MENDELSSOHN, Brigitte Fontaine.

24 novembre 2010
Journée de la jupe ?
Tout a commencé il y a environ un an et demi, par un film de Jean-Paul Lilienfeld
avec Isabelle Adjani et Denis Podalydès.
La Journée de la jupe raconte l'histoire d'une prof de lettres dans un collège de Seine-Saint-Denis qui pète un câble et qui prend en otage une classe, avec une arme trouvée dans le cartable d'un élève.

avec Isabelle Adjani et Denis Podalydès.
La Journée de la jupe raconte l'histoire d'une prof de lettres dans un collège de Seine-Saint-Denis qui pète un câble et qui prend en otage une classe, avec une arme trouvée dans le cartable d'un élève.

Ce qui est formidable c'est qu'elle arrive pour la première fois à faire cours dans le silence.
Plus sérieusement, ce qui est vraiment bon, dans ce film, ce sont les questions abordées
Ce n'est pas trop didactique, rassurez-vous, les comédiens jouent bien et l'action est réellement présente.
Le thème principal, c'est la place de la femme dans les quartiers.
Entre putes et soumises, forcément vierges alors que les garçons ne le sont (forcément) pas...
Le film est apparu caricatural à certain : ceux qui n'ont pas mis les pieds dans un quartier depuis longtemps, voire jamais...
Le manque de mixité sociale, pourtant, cause des situations de cet ordre : cette prof est mal vue au sein de son établissement parce qu'elle vient parfois en jupe. Pas en mini-jupe, juste en jupe. Les élèves la traitent de pute, ses collègues et la hiérarchie l'accusent de provocation inutile.
Lors de sa prise d'otage, une de ses revendications, c'est l'instauration d'une journée de la jupe, dans les établissements scolaires. A cela, l'actrice jouant le ministre réplique que la femme a mis des années à se libérer des robes et des jupes et à avoir le droit de porter des pantalons.
En une situation de fiction, un débat fondamental du féminisme aujourd'hui est posé. La religion est au cœur de cette question, bien sûr...
Ce film présente l'avantage de poser beaucoup de questions, d'ouvrir des pistes de réflexion.
Il rejoint ma réalité : dans mon rapport à mes élèves, le fait d'être une femme n'est pas anodin. Aux conseils de classe, on se rend compte des comportements radicalement différents de certains élèves par rapport aux hommes et par rapport aux femmes...
Je n'ai pas la même légitimité qu'un homme. Je n'ai pas la même autorité. Je dois construire tout cela et ça prend du temps et de l'énergie. Parfois, ça ne marche pas, d'ailleurs. Je reste une femme non voilée, impure, pour quelques élèves...
Pas de vraies réponses, mais un premier pas vers la prise de conscience sans doute...
Trop réaliste ? A voir...
La démarche rejoint sans doute celle de Welcome, le film de Lioret, sur les immigrés coincés dans la région de Calais : la fiction, en embarquant le spectateur dans une histoire, permet de prendre conscience de la réalité, en sortant "des effluves télévisuelles habituelles", comme dit Philippe Lioret.
Demain, ce sera pour de vrai, la journée de la jupe : la fiction a rejoint la réalité. Ce sera aussi une journée de sensibilisation aux violences faites au femme. La honte doit changer de camp. Olympe vous expliquera cela mieux que moi...
En tout cas, je serai en jupe demain. L'occasion ou jamais !
CC

2 septembre 2010
Interview d'une blogueuse politique
J'ai été interviewée il y a peu. Cela a donné un article sur les bloggueuses déblatérant sur la politique, en France et en Allemagne. Mais comme vous êtes là, je vous livre l'interview entière.
1. Pourquoi as-tu commencé à blogger ?
Tout au début, il y a maintenant 6 ou 7 ans, c’était pour écrire des poèmes, des textes, tout et n’importe quoi. C’était pour apprivoiser la vaste toile, aussi, pour faire des connaissances virtuelles puis réelles. Je ne parlais pas de politique, ou pas beaucoup, avant 2007. J’aimais beaucoup publier des textes érotiques. J’avais alors entre 700 et 1000 lecteurs quotidiens.
Le blog.
2. Quels sont les sujets principaux que tu veux discuter sur ton site ? Pourquoi ?
A partir de l’élection de Sarkozy, j’ai ressenti le besoin de parler de politique. De ne parler plus que de ça, ou presque. C’est ce qui m’a semblé le plus important. Je l’ai fait dès lendemain de l’élection. J’ai commencé par des petites phrases humoristiques que j’appelais «Citations sarkozystes du jour». C’était comme une sorte de catharsis : j’étais très pessimiste quant à l’élection de ce président et l’humour me permettait de prendre de la distance, de dédramatiser. Le fait de changer de ligne éditoriale du jour au lendemain m’a fait perdre beaucoup de lecteurs, mais la qualité de ceux que j’ai trouvé a compensé le nombre...Je tourne aujourd’hui entre 200 et 300 lecteurs (et plus, en cas de buzz, ce qui arrive de temps en temps.)
La blogosphère féminine
Selon toi : quelles sont les différences entre les blogs écrits par des hommes et les blogs écrits par des femmes ? Est-ce qu’il y a des différences ?
Une expérience, il y a maintenant plus d’un an, m’a permis de prendre conscience d’une vraie différence, oui. C’était pour la journée de la femme. Le défunt journal Vendredi avait convié une petite équipe de blogueuses féminines pour faire un journal spécial femme. Nous avons donc écumé le net à la recherche de ce qui se faisait de mieux du côté du beau sexe. Les femmes bloguent peu sur la politique ou alors, elles le font au milieu du reste. Elles ne sont pas exclusives et considèrent leur blog comme un espace personnel de liberté. Elles ne se donnent pas de contrainte quand au contenu. Si elles ont envie, à un moment donné de livrer leur avis sur la dernière sortie de Nadine Morano, elles le font, même si par ailleurs, leur blog parle surtout de couture ou de cuisine, ou de leurs enfants.
2. Dans tous les rankings des blogs « préférés » en Europe, on trouve beaucoup plus des blogs « masculins » que des blogs « féminins » : pourquoi les femmes sont-elles si sous-représentées ?
C’est pour les raisons énoncées au-dessus, qu’elles sont moins identifiables et «rangeables» dans les petites cases d’un classement comme le wikio, par exemple. C’est peut-être pour ça que cette année, ce classement a ouvert une nouvelle catégorie : «société», dont Olympe est la référente. Je ne suis pas sûre qu’elles soient moins nombreuses, en réalité.
3. Qu’est-ce que les bloggeuses font « de travers » ?
Elles ne se tiennent pas à une ligne éditoriale comme dans un journal pro. Là où un homme va ouvrir 6 blogs différents s’il a envie de parler de 6 sujets différents, une femme va parler de tout ça au même endroit. Leurs blogs sont donc fourre-tout, pas clairs, pas définis et ils n’attirent pas un public bien identifiable.
4. Pourquoi les blogs féminins sont-ils souvent réduits aux sujets comme le style, la mode, etc. ?
«Réduits», c’est vous qui le dites ! Il se trouve que ces sujets sont bien plus rentables que la politique. Peut-être que les filles qui font le choix de bloguer sur ces sujets le font de manière à y gagner quelque chose. Les blogueuses de mode par exemple sont sponsorisées souvent par des marques et deviennent intéressants financièrement. Les blogs de cuisine reçoivent des produits, font des promos, eux aussi...Et j’ai beaucoup de collègues qui bloguent sur la littérature et ont des contrats avec des maisons d’édition...Les blogueurs politiques ont un public beaucoup plus réduit et beaucoup moins d’opportunités publicitaires !
5. Pourquoi beaucoup de femmes hésitent-elles de parler politique dans leurs blogs ?
Hormis le fait qu’elles le font, au milieu d’autre chose ou qu’elles ne le font pas parce qu’elles ont choisi de parler de produits de beauté parce que c’est plus rentable, je pense que les femmes ont un peu moins d’intérêt pour la politique politicienne. Elles s’intéressent aux sujets de société, mais avec une vision plus sociale ou sociétale que politique.
6. Comment est-ce que tu te comportes lorsque tu reçois des commentaires méchants, sexistes, etc. (soit par des femmes, soit par des hommes) ?
C’est en fait extrêmement rare. Dans un premier temps, il se trouve que je suis assez peu identifiable en tant que femme sur mon blog. Les gens sont généralement courtois. Il m’est arrivé de répondre toujours avec beaucoup d’humour à des commentaires de «troll», généralement, ça suffit. Très rarement, j’ai affaire avec des fous, dans ce cas, je supprime les commentaires et je refuse le dialogue. C’est mon blog, j’ai été élue à l’unanimité pour y être dictatrice !
7. D’après toi : qu’est-ce qui manque dans la blogosphère féminine (si tu penses qu’il y a quelque chose qui manque) ?
Il est vrai que je me sens vraiment seule dans le top 20 des blogs politique du wikio. Mais je n’ai pas de conseils à donner ! Le blog est réellement un espace de liberté, on en fait ce qu’on en veut et c’est tout !
8. « Le médium du 21ème siècle reflète le rapport des sexes du 18ème siècle » : qu’est-ce que tu en penses ?
Je suis la seule femme dans les 20 blogs politiques. Il n’y a à peu près que des femmes dans le classement politique. Dois-je en déduire que je suis une sorte de...George Sand ?! Non. Je m’intéresse à la politique, comme d’autres s’intéressent aux chevaux, aux voitures, à la musique...Pourquoi est-ce qu’il n’y a pas plus de femmes qui s’intéressent à la politique ? Peut-être parce que c’est une affaire d’homme et que cela se reflète aussi à l’assemblée ou au sénat. C’est aussi une question de temps : la cuisine ou la cosmétique, c’est une activité du quotidien des femmes qui apporte directement un enrichissement aux femmes. Elles peuvent réinvestir directement ce que le blog leur apporte dans leur propre vie, ça ne prend pas de temps en plus. Les hommes, si l’on en croit les études sociologiques passent moins de temps aux activités ménagères : ce temps est réinvesti dans des occupations comme la politique, qui sont en plus de la vie quotidienne...Le rapport des sexes a-t-il vraiment beaucoup changé depuis le 18ème siècle ? Un peu...Mais peut-être pas tant que ça.
9. Est-ce que tu as des idées, des conseils par rapport à la blogosphère féminine (qu’est-ce qu’on peut améliorer, des conseils pour des nouvelles bloggeuses, etc.) ? Est-ce que tu fais déjà activement quelque chose dans ce domaine ?
Lorsqu’on a fait ce numéro spécial de Vendredi, on a donné un peu de visibilité à la blogosphère féminine, je pense, on a eu une certaine couverture médiatique. Mais les représentations sont tenaces : quand on cherche une spécialiste de mode ou de cuisine pour une émission d’M6, on cherche une fille et quand on cherche un expert médiatique sur la chaîne du sénat, on fait appel à un homme. Ou alors, à moi, parce que je suis dans la liste des 20 premiers au wikio. Mais souvent, on ne sait pas que je suis une fille. Et souvent, je ne peux pas participer, parce que je suis en province. En fait, pour moi, être en province est plus handicapant que d’être une femme.
10. « La blogosphère féminine » : pour toi personnellement, c’est quoi ? Est-ce qu’on peut parler d’une seule blogosphère ?
Non, il n’y a pas une seule blogosphère. Les différentes catégories de wikio représentent bien ce qui se passe : il y a différents univers qui ne se rencontrent pas forcément. Certaines parties de ces différents univers ont des connivences et cela peut se retrouver sur twitter, où il y a plus de mélanges. Mais globalement, les bloggueurs politiques ne connaissent absolument rien à la blogosphère cuisine et vice versa.
CC
1. Pourquoi as-tu commencé à blogger ?
Tout au début, il y a maintenant 6 ou 7 ans, c’était pour écrire des poèmes, des textes, tout et n’importe quoi. C’était pour apprivoiser la vaste toile, aussi, pour faire des connaissances virtuelles puis réelles. Je ne parlais pas de politique, ou pas beaucoup, avant 2007. J’aimais beaucoup publier des textes érotiques. J’avais alors entre 700 et 1000 lecteurs quotidiens.
Le blog.
2. Quels sont les sujets principaux que tu veux discuter sur ton site ? Pourquoi ?
A partir de l’élection de Sarkozy, j’ai ressenti le besoin de parler de politique. De ne parler plus que de ça, ou presque. C’est ce qui m’a semblé le plus important. Je l’ai fait dès lendemain de l’élection. J’ai commencé par des petites phrases humoristiques que j’appelais «Citations sarkozystes du jour». C’était comme une sorte de catharsis : j’étais très pessimiste quant à l’élection de ce président et l’humour me permettait de prendre de la distance, de dédramatiser. Le fait de changer de ligne éditoriale du jour au lendemain m’a fait perdre beaucoup de lecteurs, mais la qualité de ceux que j’ai trouvé a compensé le nombre...Je tourne aujourd’hui entre 200 et 300 lecteurs (et plus, en cas de buzz, ce qui arrive de temps en temps.)
La blogosphère féminine
Selon toi : quelles sont les différences entre les blogs écrits par des hommes et les blogs écrits par des femmes ? Est-ce qu’il y a des différences ?
Une expérience, il y a maintenant plus d’un an, m’a permis de prendre conscience d’une vraie différence, oui. C’était pour la journée de la femme. Le défunt journal Vendredi avait convié une petite équipe de blogueuses féminines pour faire un journal spécial femme. Nous avons donc écumé le net à la recherche de ce qui se faisait de mieux du côté du beau sexe. Les femmes bloguent peu sur la politique ou alors, elles le font au milieu du reste. Elles ne sont pas exclusives et considèrent leur blog comme un espace personnel de liberté. Elles ne se donnent pas de contrainte quand au contenu. Si elles ont envie, à un moment donné de livrer leur avis sur la dernière sortie de Nadine Morano, elles le font, même si par ailleurs, leur blog parle surtout de couture ou de cuisine, ou de leurs enfants.
2. Dans tous les rankings des blogs « préférés » en Europe, on trouve beaucoup plus des blogs « masculins » que des blogs « féminins » : pourquoi les femmes sont-elles si sous-représentées ?
C’est pour les raisons énoncées au-dessus, qu’elles sont moins identifiables et «rangeables» dans les petites cases d’un classement comme le wikio, par exemple. C’est peut-être pour ça que cette année, ce classement a ouvert une nouvelle catégorie : «société», dont Olympe est la référente. Je ne suis pas sûre qu’elles soient moins nombreuses, en réalité.
3. Qu’est-ce que les bloggeuses font « de travers » ?
Elles ne se tiennent pas à une ligne éditoriale comme dans un journal pro. Là où un homme va ouvrir 6 blogs différents s’il a envie de parler de 6 sujets différents, une femme va parler de tout ça au même endroit. Leurs blogs sont donc fourre-tout, pas clairs, pas définis et ils n’attirent pas un public bien identifiable.
4. Pourquoi les blogs féminins sont-ils souvent réduits aux sujets comme le style, la mode, etc. ?
«Réduits», c’est vous qui le dites ! Il se trouve que ces sujets sont bien plus rentables que la politique. Peut-être que les filles qui font le choix de bloguer sur ces sujets le font de manière à y gagner quelque chose. Les blogueuses de mode par exemple sont sponsorisées souvent par des marques et deviennent intéressants financièrement. Les blogs de cuisine reçoivent des produits, font des promos, eux aussi...Et j’ai beaucoup de collègues qui bloguent sur la littérature et ont des contrats avec des maisons d’édition...Les blogueurs politiques ont un public beaucoup plus réduit et beaucoup moins d’opportunités publicitaires !
5. Pourquoi beaucoup de femmes hésitent-elles de parler politique dans leurs blogs ?
Hormis le fait qu’elles le font, au milieu d’autre chose ou qu’elles ne le font pas parce qu’elles ont choisi de parler de produits de beauté parce que c’est plus rentable, je pense que les femmes ont un peu moins d’intérêt pour la politique politicienne. Elles s’intéressent aux sujets de société, mais avec une vision plus sociale ou sociétale que politique.
6. Comment est-ce que tu te comportes lorsque tu reçois des commentaires méchants, sexistes, etc. (soit par des femmes, soit par des hommes) ?
C’est en fait extrêmement rare. Dans un premier temps, il se trouve que je suis assez peu identifiable en tant que femme sur mon blog. Les gens sont généralement courtois. Il m’est arrivé de répondre toujours avec beaucoup d’humour à des commentaires de «troll», généralement, ça suffit. Très rarement, j’ai affaire avec des fous, dans ce cas, je supprime les commentaires et je refuse le dialogue. C’est mon blog, j’ai été élue à l’unanimité pour y être dictatrice !
7. D’après toi : qu’est-ce qui manque dans la blogosphère féminine (si tu penses qu’il y a quelque chose qui manque) ?
Il est vrai que je me sens vraiment seule dans le top 20 des blogs politique du wikio. Mais je n’ai pas de conseils à donner ! Le blog est réellement un espace de liberté, on en fait ce qu’on en veut et c’est tout !
8. « Le médium du 21ème siècle reflète le rapport des sexes du 18ème siècle » : qu’est-ce que tu en penses ?
Je suis la seule femme dans les 20 blogs politiques. Il n’y a à peu près que des femmes dans le classement politique. Dois-je en déduire que je suis une sorte de...George Sand ?! Non. Je m’intéresse à la politique, comme d’autres s’intéressent aux chevaux, aux voitures, à la musique...Pourquoi est-ce qu’il n’y a pas plus de femmes qui s’intéressent à la politique ? Peut-être parce que c’est une affaire d’homme et que cela se reflète aussi à l’assemblée ou au sénat. C’est aussi une question de temps : la cuisine ou la cosmétique, c’est une activité du quotidien des femmes qui apporte directement un enrichissement aux femmes. Elles peuvent réinvestir directement ce que le blog leur apporte dans leur propre vie, ça ne prend pas de temps en plus. Les hommes, si l’on en croit les études sociologiques passent moins de temps aux activités ménagères : ce temps est réinvesti dans des occupations comme la politique, qui sont en plus de la vie quotidienne...Le rapport des sexes a-t-il vraiment beaucoup changé depuis le 18ème siècle ? Un peu...Mais peut-être pas tant que ça.
9. Est-ce que tu as des idées, des conseils par rapport à la blogosphère féminine (qu’est-ce qu’on peut améliorer, des conseils pour des nouvelles bloggeuses, etc.) ? Est-ce que tu fais déjà activement quelque chose dans ce domaine ?
Lorsqu’on a fait ce numéro spécial de Vendredi, on a donné un peu de visibilité à la blogosphère féminine, je pense, on a eu une certaine couverture médiatique. Mais les représentations sont tenaces : quand on cherche une spécialiste de mode ou de cuisine pour une émission d’M6, on cherche une fille et quand on cherche un expert médiatique sur la chaîne du sénat, on fait appel à un homme. Ou alors, à moi, parce que je suis dans la liste des 20 premiers au wikio. Mais souvent, on ne sait pas que je suis une fille. Et souvent, je ne peux pas participer, parce que je suis en province. En fait, pour moi, être en province est plus handicapant que d’être une femme.
10. « La blogosphère féminine » : pour toi personnellement, c’est quoi ? Est-ce qu’on peut parler d’une seule blogosphère ?
Non, il n’y a pas une seule blogosphère. Les différentes catégories de wikio représentent bien ce qui se passe : il y a différents univers qui ne se rencontrent pas forcément. Certaines parties de ces différents univers ont des connivences et cela peut se retrouver sur twitter, où il y a plus de mélanges. Mais globalement, les bloggueurs politiques ne connaissent absolument rien à la blogosphère cuisine et vice versa.
CC

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