Lui, il dit : "Oui, chuis président. Le président du peuple." Il prononce "chuis" pour faire plus peuple, justement.
Mais sinon ? Sinon, il parle à la France. C'est revenu des dizaines de fois dans son discours de Marseille, cette après-midi. La France, ça reste assez abstrait. La France, ce n'est pas les Français. Je sais que je joue un peu sur les mots, mais il me semble que durant mes cours d'histoire, au lycée et à la fac, j'ai appris que le roi de France, c'était la marque de l'ancien régime lorsqu'on considérait qu'il était de droit divin.
A partir de la Révolution et Louis XVI le premier, le roi est devenu "le roi des Français".
C'est un détail, Sarkozy se fiche de tout ce qui dépasse la quinzaine, en terme d'histoire.
Il n'empêche que ce n'est pas tellement peuple, tout ça. S'adresser à la France plutôt qu'aux Français, c'est un peu comme ne pas regarder les gens en face, sur une affiche...
Ensuite, Sarkozy fait toujours référence, durant cette campagne, aux valeurs. "Travail", "effort", "courage", "intelligence", "responsabilité" et "autorité"...Bien, bien bien. Évidemment, c'est assez simple d'opposer le chômage créé durant le mandat de Sarkozy aux premiers mots de cette liste. Pour le dernier mot, "autorité", je crains le pire : "Nous sommes en période de crise, resserrons la vis. Couvre-feu à 19h, la France a peur..." Le discours de la terreur. Et puis, l'air de rien, l'appel du pied aux religieux et aux électeurs de Marine : l'euthanasie et le mariage homosexuel, dans le même sac. "Nous ne voulons pas qu'on sacrifie notre identité à la mode du moment" Donc, l'euthanasie et l'homosexualité sont des modes. On est heureux de l'apprendre.
Cependant, ça nous montre encore une fois que le peuple, Sarko s'en fiche : 63% des Français sont favorable à l'égalité des droits pour les homosexuels et 92% pour l'euthanasie.
Sinon, il a décidé qu'il y aurait moins de parlementaires et un suffrage à la proportionnelle. Il en a marre de perdre les élections, visiblement ! Rappelons aussi que les parlementaires sont des représentants du peuple...
Et puisqu'on est dans les sondages, 54 % des Français sont certains qu'ils ne voteront pas pour Sarkozy. Ah ! Le peuple...
CC
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19 février 2012
4 janvier 2012
L'impact du buzz sur Ginette
Aujourd'hui, après le petit café, je suis retournée au collège, un mercredi après-midi, pour une réunion où l'on a rien appris sauf que pour l'instant, le rectorat n'avait pas encore donné le nombre de postes supprimés pour l'année prochaine. L'information nous sera communiquée, peut-être, après les présidentielles, au cas où quelques professeurs voudraient voter pour Sarkozy.
Trêve de plaisanterie.
Quand je suis arrivée, vu que je suis identifiée comme une syndicaliste de gauche, Ginette me tombe sur le râble. Ginette est prof de techno, elle a 50 ans et allez savoir pourquoi, je la sens tentée par le vote UMP, voire FN, parce que bon, on le voit bien avec nos élèves, mis à part quelques exceptions, les étrangers ne sont pas très forts à l'école et en plus, ils chahutent quelques fois ses cours pourtant parfaits, selon l'inspection qu'elle a eu en 1993.
Ginette me lance donc : "Eh ! Ben ! Elle commence bien, cette campagne ! Si c'est en insultant Sarkozy que ce con d'Hollande compte gagner...Non, franchement, c'est pas possible ! C'est une honte! "Sale mec", on se croirait dans la cour de récré..."
Enfin, quelque chose comme ça.
Ensuite, j'ai eu un peu de peine à expliquer les propos avaient été sortis de leur contexte, qu'il se mettait en fait dans la peau du personnage, pour analyser ainsi de manière imagée la technique de communication du président sortant.
En fait, Ginette s'en fiche. Elle a oublié d'un coup toute la vulgarité du personnage Sarkozy : son "Casse-toi pauv' con", son "Descends, si tu veux te battre", de la mise en scène de son divorce puis de son remariage, des promenades en jean's durant son voyage de noces, avec Carla...
Et d'un coup, c'est la campagne de 2007 qui recommence : contre Ségolène Royal, déjà, les moindres mots prononcés étaient repris et déformés pour faire du débat quelque chose de bas et de ridicule.
Cette technique est portée par la bande à Sarko : Morano, Copé, Lefebvre...Ils amplifient le buzz négatif par leur indignation. Sarkozy ne se mouille pas et passe pour une victime.
Tiens, c'est exactement la posture que Hollande décrivait dans ses propos : "Il va se présenter comme le capitaine courage recherchant l'impopularité"
Gagné.
CC
Trêve de plaisanterie.
Quand je suis arrivée, vu que je suis identifiée comme une syndicaliste de gauche, Ginette me tombe sur le râble. Ginette est prof de techno, elle a 50 ans et allez savoir pourquoi, je la sens tentée par le vote UMP, voire FN, parce que bon, on le voit bien avec nos élèves, mis à part quelques exceptions, les étrangers ne sont pas très forts à l'école et en plus, ils chahutent quelques fois ses cours pourtant parfaits, selon l'inspection qu'elle a eu en 1993.
Ginette me lance donc : "Eh ! Ben ! Elle commence bien, cette campagne ! Si c'est en insultant Sarkozy que ce con d'Hollande compte gagner...Non, franchement, c'est pas possible ! C'est une honte! "Sale mec", on se croirait dans la cour de récré..."
Enfin, quelque chose comme ça.
Ensuite, j'ai eu un peu de peine à expliquer les propos avaient été sortis de leur contexte, qu'il se mettait en fait dans la peau du personnage, pour analyser ainsi de manière imagée la technique de communication du président sortant.
En fait, Ginette s'en fiche. Elle a oublié d'un coup toute la vulgarité du personnage Sarkozy : son "Casse-toi pauv' con", son "Descends, si tu veux te battre", de la mise en scène de son divorce puis de son remariage, des promenades en jean's durant son voyage de noces, avec Carla...
Et d'un coup, c'est la campagne de 2007 qui recommence : contre Ségolène Royal, déjà, les moindres mots prononcés étaient repris et déformés pour faire du débat quelque chose de bas et de ridicule.
Cette technique est portée par la bande à Sarko : Morano, Copé, Lefebvre...Ils amplifient le buzz négatif par leur indignation. Sarkozy ne se mouille pas et passe pour une victime.
Tiens, c'est exactement la posture que Hollande décrivait dans ses propos : "Il va se présenter comme le capitaine courage recherchant l'impopularité"
Gagné.
CC

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3 janvier 2012
Tiens ! Voilà du Social ?
![]() |
| Salut, TVA bien ? |
Un soir de réveillon, au moment où on débouche le champagne, c'est une bonne idée de parler de social. Cela nous ramène à la bonne vieille tradition de l'assiette qu'on réserve au mendiant qui pourrait passer par hasard.
Le social, ça fait un peu socialiste. Mais c'est toujours bon de faire l'ouverture, comme au bon vieux temps de 2007.
Pour peu, on oublierait presque que dans TVA sociale, il y a TVA et ça, c'est un impôt, une taxe. La spécialité de Sarkozy qui a su en créer tant depuis le début de son mandat. La deuxième spécialité de Sarkozy est de dire tout et son contraire dans la même phrase. Il y arrive donc aussi en moins d'une phrase : TVA sociale.
Alors renseignons-nous : qu'est-ce donc que la TVA sociale ?
C'est une taxe pour les produits fabriqués dans des pays où l'on ne respecte pas les droits sociaux des travailleurs. Pour la Chine, la Corée...Bref, une taxe pour 90 % des trucs qu'on achète. Donc, si elle est mise en place, l'année prochaine, les cadeaux de Noël seront beaucoup plus chers que cette année. Ainsi que les tee-shirts, les baskets, tous les trucs en plastique du quotidien, les téléphones, les imprimantes, les couverts de chez Ikéa, les meubles...Enfin, bref, tout.
Social ? Hum...Et puis c'est pas comme ça qu'on va relancer la consommation, hein !
CC

1 décembre 2011
Too Long
Cela fait bien trop longtemps que nous subissons cet homme si court. Too Long...
Crise : Les mensonges de Nicolas Sarkozy par TousHollande
Il nous avait tenu des discours de gauchiste, il nous avait fait croire qu'il allait moraliser la finance, prendre aux riches pour donner aux pauvres : c'était pour lutter contre la crise. Il nous avait fait son Robin des Bois. C'était un chèque en bois.
Aujourd'hui, il nous refait le coup. Cette fois-ci, c'est pour lutter contre la dette. Dette de bois.
Too Long...
CC
Crise : Les mensonges de Nicolas Sarkozy par TousHollande
Il nous avait tenu des discours de gauchiste, il nous avait fait croire qu'il allait moraliser la finance, prendre aux riches pour donner aux pauvres : c'était pour lutter contre la crise. Il nous avait fait son Robin des Bois. C'était un chèque en bois.
Aujourd'hui, il nous refait le coup. Cette fois-ci, c'est pour lutter contre la dette. Dette de bois.
Too Long...
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28 novembre 2011
La volaille qui fait l'opinion...
![]() |
| Dans les poulaillers d'acajou Les belles basses-cours à bijoux On entend la conversation De la volaille qui fait l'opinion |
Mais comprenez-moi...Du travail, y'en a pas...
Je sais, c'est facile. C'est pas joli-joli de tirer sur une ambulance. C'est vrai : les promesses de campagne, c'est juste pour de rire. C'est pour les naïfs, ça n'engage que ceux qui les croient. Et après tout, dans "Travailler plus pour gagner plus", on ne dit pas quand. Demain peut-être. Certes, "ensemble, tout est possible". Mais ensemble, avec qui ? Et où ? On ne sait pas.
Mais comprenez-moi...C'est la faute au 35h.
C'est fou, par exemple, le gouvernement dit depuis 2002 que les 35h, c'est le drame qui plombe la France. Que c'est la cause de tous nos drames. Oui, M'dame, même de vos cors au pied. Même de votre calvitie, Monsieur. Puisqu'on vous le dit. C'est la faute à la gauche qui nous a pondu ces 35h. Depuis 2002, il n'y a plus eu de gauche au gouvernement. Mais personne n'a retiré les 35h. On a une épine dans le pied, on s'en plaint, mais on ne l'enlève pas. Étonnant. Il paraît que ce ne serait pas payant d'un point de vue électoral. Pourtant, ce gouvernement a modifié l'âge de la retraite. Ce n'est pas tellement populaire. Et ce gouvernement a créé des taxes, autant que le Bon Dieu peut en bénir. Pas cool. Mais les 35h, pas touche. Alors ?
Alors en fait, c'est parce que les Français font déjà plus que 35h par semaine, dans les faits. Et ce ne serait pas aussi parce qu'il n'y a pas de travail ? A force d'avoir désindustrialisé, d'avoir ruiné l'agriculture, d'avoir arrêté d'embaucher dans les services publics...Forcément. Y'a plus de travail. Alors 35h, c'est encore trop. C'est 30 heures qu'il faudrait faire, pour créer un appel d'air...Avec de vraies contreparties pour les entreprises jouant le jeu et embauchant des gens...
(Mais comprenez-moi... Si l'argument des 35h ne marche plus, on dira que c'est de la faute à la crise.)
CC

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17 novembre 2011
Gouvernement de malades...
![]() |
| Une tisane et ça repart (les médocs, c'est trop cher...) |
Le gouvernement arrive à nous refiler encore un coup de poing dans les dents. Tiens, prends ça. T'es absent, t'es puni, on te retire ta journée de salaire. Surtout si tu fais l'effort de n'être absent qu'un seul jour.
Là n'est pas le problème, vous dirons les gens bien intentionnés : dans le public, s'empressent-ils d'ajouter, on vient de passer à 4 jours de carence. Vous n'avez pas à vous plaindre.
Sauf que c'est idiot, de ne pas se plaindre quand on nous attaque. Trop bon, trop con. Et question connerie, c'est quand même le privé qui gagne : les salariés du privé se font entuber et ne disent rien...Ils sont nombreux, pourtant, non ? Ils sont puissants, pour peu qu'ils s'unissent. (Mais on oublie souvent de préciser que dans 75% des cas, les jours de carence sont payés par les employeurs, donc, bon...)
Pour le reste, « Les fonctionnaires et salariés du privé ont des statuts totalement différents qu’il faut dissocier l’un de l’autre. En termes de salaires et à responsabilités comparables, les fonctionnaires sont largement défavorisés par rapport aux salariés du privé. Et leurs emplois ne leurs appartenant pas, ils peuvent donc passer d’un poste à un autre selon les desideratas de leur hiérarchie. En contrepartie, ils bénéficient d’un régime de sécurité social à part, qui garantit le maintien de leur traitement »
Et en tant que professeur, alors que j'ai bac+5, que j'ai des compétences qui ne demandent qu'à se développer et on m'infantilise en permanence, on ne valorise jamais mon travail et on ne me donne aucune perspective d'avenir, aucune responsabilité.
Mais ça n'a rien n'a voir.
Sinon, l'idée, c'est d'essayer de tomber malade les jours de grève : on fera d'une pierre deux coups, comme ça...
Sinon, on ira vomir nos gastro sur nos élèves, hein !
CC

7 novembre 2011
Le surendettement de Fillon...
Pour résumer, Fillon, c'est le pauvre type, pas mieux que vous ou moi. Le type qui par mégarde a contracté un prêt chez cofinoga et qui n'arrive pas à rembourser.
En fait, ce n'est pas Fillon, ce sont tous les États Européens qui sont empêtrés dans ce cercle vicieux de l'emprunt dont on n'arrive pas à rembourser les intérêts.
Regardez cette vidéo, cela vous semblera plus clair.
Merci à Nicolas !
CC
En fait, ce n'est pas Fillon, ce sont tous les États Européens qui sont empêtrés dans ce cercle vicieux de l'emprunt dont on n'arrive pas à rembourser les intérêts.
Regardez cette vidéo, cela vous semblera plus clair.
Merci à Nicolas !
CC

24 août 2011
Les riches vont payer. Puisqu'on vous le dit...
![]() |
| Gare à tes plumes, salaud de riche ! |
J'étais sûrement comme beaucoup de gens qui rentrent du travail le soir, qui allument machinalement la télé pour voir un peu ce qui se trame dans le monde.
Et là, il y a Fillon qui parle. On est éreinté par la chaleur, on est en fin de mois, le compte en banque est anémique, le réservoir de la voiture est aussi vide que le frigo... On s'est servi un petit apéro, histoire de se décontracter un peu. Et voilà l'autre, avec sa gueule de dépressif qui vient nous dire deux mots.
Avant cela, il est présenté, mis en scène, amené sur un plateau d'argent par une belle journaliste aux cheveux ondoyant : "Les plus fortunés des français vont payer plus d'impôts". Et Fillon enfonce le clou : "N'ayez pas peur, ne vous méfiez surtout pas. Les riches vont payer et nous ne mettrons pas en place un plan de rigueur comme en Grèce."
"Ouf", se dit-on, en sirotant son whisky bien frais et qui va prendre 6% de taxe dans les dents...mais Fillon n'a pas insisté là-dessus et d'ailleurs, on a déjà zappé sur Plus belle la vie.
On se dit ouf. Et on se dit aussi "Bien fait pour ces salauds de riches." On se dit sans doute : "Ah ! Ah ! ça sent les élections, le vent tourne, s'il veut nos voix, le Sarko, il sera bien obligé de nous venger un peu."
Tout au fond, on se dit qu'il y a probablement un piège. Il y avait comme une lueur mauvaise dans l’œil torve du premier ministre. Et puis la journaliste avait l'air un peu cocaïnée, à bien y regarder.
Mais peu importe : les riches vont payer.
Tout va bien...
CC

21 juin 2011
Sarko est un saint
![]() |
| Erby KesaKo |
2012 approche, préparez-vous.
Déjà, il y aura l'image du père. L'image d’Épinal ou à la Staline, blondinet dans les bras, à la mat'. On aura fait un casting, trois semaines plutôt pour que le gamin soit replet et frisé. Imaginez l'image en une de VSD si le mioche est rougeaud et fripé...
Ensuite, il va y avoir la posture morale. On va nous pondre un plan com' bien ficelé pour évoquer la lubricité de DSK sans vraiment la nommer, contre la vie de famille respectable de Môssieur Sarkozy, sa petite femme et ses douze enfants issus de plein de divorces, mais bien quand même.
Enfin, et ça a déjà commencé, il va y avoir des mesures phares de fin de mandat, pour faire dans le social. D'ailleurs, ce sera encore plus sûrement des promesses pour le prochain mandat. Celles qui n'engagent que ceux qui les croient.
Aujourd'hui, par exemple, Sarkozy va sauver l'école française, tout seul, avec ses petits bras de culturiste. Et ne venez pas dire que c'est mal. On ne peut pas critiquer Superman (ou Mère Theresa...)
Donc, Sarko a annoncé un gel des non remplacement de prof dans le primaire, à partir de l'année prochaine. Année scolaire, s'entend : 2012. Septembre 2012. Voyez la promesse qui ne coûte rien...
Rappelons pour le fun que ça fait deux ans qu'on supprime des postes par milliers et qu'il en manque tellement que ça commence à se voir et qu'il y a à peine un mois, Luc Chatel a lancé une campagne de recrutement via Pôle Emploi pour boucher les trous.
Alors, forcément, dans ce contexte, ça ne s'appelle pas "faire des miracles", mais plutôt " faire semblant d'éviter la casse". C'est moins chic dans le plan com'...
CC

2 juin 2011
L'arnaque des 17 000 recrutements à l'Education Nationale
L'arnaque est flairée à des kilomètres par les gens qui s'intéressent un peu à l'éducation nationale.
Pour les autres, ça paraît un peu bizarre, sans doute, mais ça donne quand même l'impression qu'on embauche pour l'école et que les profs qui râlent tout le temps sont juste des chieurs.
Rappelons un peu de quoi il s'agit : en fait, les 16 000 postes de profs supprimés, ce sont les 1/2 fonctionnaires qui ne sont pas remplacés. L'année prochaine, pour faire vite, il y aura donc 32 000 départs en retraite et seulement 16 000 remplacements.
Dans le même temps, le ministère va donc poser 17 000 petites annonces à Pôle Emploi pour trouver des profs.
Le premier constat qu'on peut faire, c'est que le ministère démontre par A+B que jusqu'à l'année dernière, il manquait (au moins) 1000 profs pour tourner correctement.
Le deuxième constat, c'est que les profs ont raison : on n'est pas assez nombreux sur le terrain pour faire le boulot.
Le troisième constat, c'est que malgré ce recrutement, la qualité de l'enseignement ne va pas s'améliorer. Car on va perdre 32 000 profs expérimentés et qu'on va les remplacer par 16 000 profs jeunes et non formés (ceux qui auront obtenu le concours) et 17 000 profs amateurs recrutés à Pôle Emploi.
Profs amateurs sur les deux tableaux, donc. Amateurs ou pas, d'ailleurs, parce qu'il y a de grandes chances que ces enseignants, très vite, se mettent à détester le métier.
En fait, les profs recrutés par Pôle Emploi (et l'ANPE, avant) c'est loin d'être nouveau. C'est même monnaie courant : la pénurie de profs est tel qu'il arrive bien souvent que l'on n'ait pas assez de remplaçants, pour les congés maternités (ou les congés longues maladies : les dépressions sont nombreuses dans le métier).
Dans mon collège, cette année, c'est ce qui s'est passé. Une prof de français est tombée subitement enceinte de 9 mois. Non, je plaisante pas : le rectorat a découvert la chose comme ça, subitement. Il a donc mis du temps à réagir. Ce qui est normal : 9 mois, c'est un délai très court. Donc, il a fallu trouver d'urgence une remplaçante. L'urgence, au rectorat, ça se calcule en semaines...3 ou 4. Il a bien fallu 2 ou 3 semaines, sans doute pour se rendre compte qu'il n'y avait plus de TZR disponible, alors on s'est tourné vers Pôle Emploi.
On nous a trouvé quelqu'un. Quelqu'un qui possède un master de langue. Elle avait fait un remplacement de deux semaines il y a 5 ou 6 ans. Elle n'avait plus vu d'élèves depuis. Et puis elle ne connaissait pas le programme, elle n'avait aucune notion de progression pédagogique. Elle n'avait aucune expérience en matière d'autorité. Avec la classe de 6ème, ça passe encore. Avec les deux classes de 4èmes, c'est l'enfer. Elle sort de sa classe, le soir, en pleurant.
Les parents des 4èmes commencent à râler sévère sur le programme qui n'est pas fait et les élèves qui sont en danger...
Et puis quoi ?
On a essayé d'aider la collègue en perdition. On a tenté de lui donner quelques conseils, on lui a donné des cours...Mais c'est trop dur. Et dans sa classe, on se retrouve toujours tout seul.
C'est à cela que nous expose le Luc Chatel et ses recrutements pourris à Pôle Emploi, alors que chaque année, il y a des gens qui tentent les concours et qui échouent faute de places.
On marche sur la tête.
Mais l'opération de com' n'est pas là pour être logique...Sans compter que ces 17 000 futurs vacataires, menacés d'être virés tous les ans en juillet, repris, peut-être chaque année en septembre, on les paiera éternellement au SMIC, 10 mois par an. Ce qui fait de belles économies...Et beaucoup de précarité...
CC
Pour les autres, ça paraît un peu bizarre, sans doute, mais ça donne quand même l'impression qu'on embauche pour l'école et que les profs qui râlent tout le temps sont juste des chieurs.
Rappelons un peu de quoi il s'agit : en fait, les 16 000 postes de profs supprimés, ce sont les 1/2 fonctionnaires qui ne sont pas remplacés. L'année prochaine, pour faire vite, il y aura donc 32 000 départs en retraite et seulement 16 000 remplacements.
Dans le même temps, le ministère va donc poser 17 000 petites annonces à Pôle Emploi pour trouver des profs.
Le premier constat qu'on peut faire, c'est que le ministère démontre par A+B que jusqu'à l'année dernière, il manquait (au moins) 1000 profs pour tourner correctement.
Le deuxième constat, c'est que les profs ont raison : on n'est pas assez nombreux sur le terrain pour faire le boulot.
Le troisième constat, c'est que malgré ce recrutement, la qualité de l'enseignement ne va pas s'améliorer. Car on va perdre 32 000 profs expérimentés et qu'on va les remplacer par 16 000 profs jeunes et non formés (ceux qui auront obtenu le concours) et 17 000 profs amateurs recrutés à Pôle Emploi.
Profs amateurs sur les deux tableaux, donc. Amateurs ou pas, d'ailleurs, parce qu'il y a de grandes chances que ces enseignants, très vite, se mettent à détester le métier.
En fait, les profs recrutés par Pôle Emploi (et l'ANPE, avant) c'est loin d'être nouveau. C'est même monnaie courant : la pénurie de profs est tel qu'il arrive bien souvent que l'on n'ait pas assez de remplaçants, pour les congés maternités (ou les congés longues maladies : les dépressions sont nombreuses dans le métier).
Dans mon collège, cette année, c'est ce qui s'est passé. Une prof de français est tombée subitement enceinte de 9 mois. Non, je plaisante pas : le rectorat a découvert la chose comme ça, subitement. Il a donc mis du temps à réagir. Ce qui est normal : 9 mois, c'est un délai très court. Donc, il a fallu trouver d'urgence une remplaçante. L'urgence, au rectorat, ça se calcule en semaines...3 ou 4. Il a bien fallu 2 ou 3 semaines, sans doute pour se rendre compte qu'il n'y avait plus de TZR disponible, alors on s'est tourné vers Pôle Emploi.
On nous a trouvé quelqu'un. Quelqu'un qui possède un master de langue. Elle avait fait un remplacement de deux semaines il y a 5 ou 6 ans. Elle n'avait plus vu d'élèves depuis. Et puis elle ne connaissait pas le programme, elle n'avait aucune notion de progression pédagogique. Elle n'avait aucune expérience en matière d'autorité. Avec la classe de 6ème, ça passe encore. Avec les deux classes de 4èmes, c'est l'enfer. Elle sort de sa classe, le soir, en pleurant.
Les parents des 4èmes commencent à râler sévère sur le programme qui n'est pas fait et les élèves qui sont en danger...
Et puis quoi ?
On a essayé d'aider la collègue en perdition. On a tenté de lui donner quelques conseils, on lui a donné des cours...Mais c'est trop dur. Et dans sa classe, on se retrouve toujours tout seul.
C'est à cela que nous expose le Luc Chatel et ses recrutements pourris à Pôle Emploi, alors que chaque année, il y a des gens qui tentent les concours et qui échouent faute de places.
On marche sur la tête.
Mais l'opération de com' n'est pas là pour être logique...Sans compter que ces 17 000 futurs vacataires, menacés d'être virés tous les ans en juillet, repris, peut-être chaque année en septembre, on les paiera éternellement au SMIC, 10 mois par an. Ce qui fait de belles économies...Et beaucoup de précarité...
CC

11 mai 2011
Méchant flic, gentil flic...
Je tiens juste à signaler un flagrant délit de communication sarkosiste typique qui a déjà fait maintes fois ses preuves :
- Un ministre qui fait le rôle du méchant flic lance une connerie énorme. Genre : "Les bénéficiaires du RSA sont des salauds d'assistés qui profitent à mort de l'argent public. On dit même que certains se gavent de foie gras du Lidl. Rendez-vous compte."
- Un tollé médiatique (on appelle ça un buzz) se déclenche. C'est bien légitime : "Quoi ? Mais quelle connerie, c'est odieux de dire des choses pareilles...D'ailleurs, si on vendait du foie gras au Lidl, ça se saurait !"
- Le président, dans le rôle du gentil flic, vient calmer la situation en rassurant tout le monde : "Mais non, voyons, les pauvres sont sympathiques. Et de loin, les conserves de ronrons pour les chats de chez Lidl ressemblent beaucoup au pâté Hénaf et c'est pour ça qu'on a confondu..."
Mais attention. Ce n'est pour ça que l'affaire est terminée. Quand les esprits se seront calmés, on reviendra discrètement à l'assemblée avec un projet de loi qui passera en pleine nuit, devant 4 députés UMP ravis.
Gardons l'oeil...
CC
- Un ministre qui fait le rôle du méchant flic lance une connerie énorme. Genre : "Les bénéficiaires du RSA sont des salauds d'assistés qui profitent à mort de l'argent public. On dit même que certains se gavent de foie gras du Lidl. Rendez-vous compte."
- Un tollé médiatique (on appelle ça un buzz) se déclenche. C'est bien légitime : "Quoi ? Mais quelle connerie, c'est odieux de dire des choses pareilles...D'ailleurs, si on vendait du foie gras au Lidl, ça se saurait !"
- Le président, dans le rôle du gentil flic, vient calmer la situation en rassurant tout le monde : "Mais non, voyons, les pauvres sont sympathiques. Et de loin, les conserves de ronrons pour les chats de chez Lidl ressemblent beaucoup au pâté Hénaf et c'est pour ça qu'on a confondu..."
Mais attention. Ce n'est pour ça que l'affaire est terminée. Quand les esprits se seront calmés, on reviendra discrètement à l'assemblée avec un projet de loi qui passera en pleine nuit, devant 4 députés UMP ravis.
Gardons l'oeil...
CC

20 avril 2011
Y'a du pognon ou pas ???
Je ne suis pas spécialement maline. Je comprends rien à la politique et surtout, je ne sais pas compter.
Je regarde un peu les actualités, juste comme ça, en dilettante qui tient un blog pas prétentieux.
Alors j'apprends que la France est au bord du gouffre, qu'on est vraiment super endetté et que c'est pour ça que l'on ne peut plus remplacer les fonctionnaires, encore moins les augmenter, qu'on ne peut plus faire tourner les hôpitaux, qu'on a du mal à faire tourner la sécu, qu'on dérembourse à tour de bras, qu'on attribue de moins en moins de budget aux collectivités locales, qu'on ne donne plus de pognon pour le social...
Bref, tout ça, c'est normal, puisque c'est la crise. La putain de crise.
En même temps, Sarkozy a fait ce qu'il pouvait. Même qu'en fait, contrairement à ce qu'on croit, tout ne va pas si mal. Si on l'impression que le pouvoir d'achat baisse, ce n'est pas tout à fait vrai. Si on a l'impression que l'immobilier est en hausse, c'est faux. C'est Apparu qui nous explique ça. Il n'explique pas très bien, mais enfin, on comprend que grâce à Sarkozy, qui est un peu superman, tout ne va pas si mal.
Si on continue le coup d'oeil à l'actu, on voit qu'hors les murs, la France rayonne. Elle sauve le monde, la France. A grand frais. En Lybie, en Tunisie, en Russie...
C'est bizarre de dépenser ailleurs du pognon qu'on n'est pas censé avoir chez soi...
Moi, je dis ça, je dis rien, je n'y connais rien en politique...
CC
Je regarde un peu les actualités, juste comme ça, en dilettante qui tient un blog pas prétentieux.
Alors j'apprends que la France est au bord du gouffre, qu'on est vraiment super endetté et que c'est pour ça que l'on ne peut plus remplacer les fonctionnaires, encore moins les augmenter, qu'on ne peut plus faire tourner les hôpitaux, qu'on a du mal à faire tourner la sécu, qu'on dérembourse à tour de bras, qu'on attribue de moins en moins de budget aux collectivités locales, qu'on ne donne plus de pognon pour le social...
Bref, tout ça, c'est normal, puisque c'est la crise. La putain de crise.
En même temps, Sarkozy a fait ce qu'il pouvait. Même qu'en fait, contrairement à ce qu'on croit, tout ne va pas si mal. Si on l'impression que le pouvoir d'achat baisse, ce n'est pas tout à fait vrai. Si on a l'impression que l'immobilier est en hausse, c'est faux. C'est Apparu qui nous explique ça. Il n'explique pas très bien, mais enfin, on comprend que grâce à Sarkozy, qui est un peu superman, tout ne va pas si mal.
Si on continue le coup d'oeil à l'actu, on voit qu'hors les murs, la France rayonne. Elle sauve le monde, la France. A grand frais. En Lybie, en Tunisie, en Russie...
C'est bizarre de dépenser ailleurs du pognon qu'on n'est pas censé avoir chez soi...
Moi, je dis ça, je dis rien, je n'y connais rien en politique...
CC

19 avril 2011
1000 Euros
En gros, si j'ai bien compris, Nicolas Sarkozy est entrain d'essayer d'acheter quelques centaines de milliers d'électeurs, en promettant, au nom de certaines entreprises, 83,33 Euros par mois.
Ou peut-être moins, comme l'a précisé Christine Lagarde.
Ou peut-être encore moins, comme l'a réclamé Laurence Parisot.
CC
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| Un sou n'est plus un sou comme on disait dans l'temps... |
Ou peut-être moins, comme l'a précisé Christine Lagarde.
Ou peut-être encore moins, comme l'a réclamé Laurence Parisot.
CC

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travailler plus pour gagner plus
17 novembre 2010
Karachi trouble-fête...
Il est des moments, comme ça, où la politique m'emmerde.
Le plan com' permanent du gouvernement est le même depuis 2007 : on lance des perches, on écoute d'une oreille distraite et amusée les réactions outragée de tout le monde, on attend que ça se tasse et on met le truc en application quand on passe déjà à un autre scandale.
Le président vient faire un petit tour à la télé pour calmer le jeu : avec Lagarde, ils ont les rôles de gentils optimistes. Fillon fait le méchant père Fouettard qui vient nous parler de rigueur.
C'est un scénario éculé comme la 14ème saison des Experts Miami. Sarko dans le rôle d'Horacio, bien sûr.
Ça, c'est pour la forme.
Pour le fond, c'est simple : une seule grande idée vendre tout ce qui est vendable et rentable aux copains qui ont des gros bateaux, histoire de se faire inviter pour les vacances. Donc, tout y passe : la santé, l'éducation, les transport, la poste, on brade, soldes sur le blanc pas très net.
On se lasse de commenter.
Et puis soudain, il y a une affaire qui vient ébranler le pouvoir : notre été a été égayé par Mamie Gaga, ses petits photographes calculateurs, ses histoires de famille et ses pots de vin. Mieux que Le Château des Oliviers et que La Vengeance aux deux visages.
Aujourd'hui, c'est un ancien ministre qui avait eu des problèmes avec le RPR parce qu'il avait été un précurseur dans la drague éhonté du FN, qui revient comme Terminator pour exterminer "Nicolaaaas SaRRRkozy" : Charles Millon remet sur le tapis les histoires du KarachiGate...Il y a bien eu des rétrocomminsions, selon lui.
A chaque fois qu'on en parle, on a droit à une réplique connue : "Secret défense."
Pour résumer, jusqu'en 1995, selon Millon, de l'argent aurait été versé contre l'achat de trucs militaires au Pakistan. C'était le gouvernement d'avant 1995 qui avait mis ça en place, pour financer une campagne électorale, visiblement. Mais le candidat en question n'aurait pas gagné aux élections et le gouvernement suivant aurait annulé les commandes de machins militaires. Pour se venger, le Pakistan aurait provoqué un attentat qui aurait tué des ressortissants Français à Karachi. "Mais qui peut croire à cette fable ? ", avait répondu, dégoulinant de sueur, un Nicolas Sarkozy tout de même un peu embarrassé...
Et cette fois, ce sera encore classé "secret défense" ?
CC
Le plan com' permanent du gouvernement est le même depuis 2007 : on lance des perches, on écoute d'une oreille distraite et amusée les réactions outragée de tout le monde, on attend que ça se tasse et on met le truc en application quand on passe déjà à un autre scandale.
Le président vient faire un petit tour à la télé pour calmer le jeu : avec Lagarde, ils ont les rôles de gentils optimistes. Fillon fait le méchant père Fouettard qui vient nous parler de rigueur.
C'est un scénario éculé comme la 14ème saison des Experts Miami. Sarko dans le rôle d'Horacio, bien sûr.
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| La beaufitude fait homme : Sarko lui a tout appris... |
Ça, c'est pour la forme.
Pour le fond, c'est simple : une seule grande idée vendre tout ce qui est vendable et rentable aux copains qui ont des gros bateaux, histoire de se faire inviter pour les vacances. Donc, tout y passe : la santé, l'éducation, les transport, la poste, on brade, soldes sur le blanc pas très net.
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| Si à 50 ans, tu fais du pédalo, t'as raté ta vie... |
On se lasse de commenter.
Et puis soudain, il y a une affaire qui vient ébranler le pouvoir : notre été a été égayé par Mamie Gaga, ses petits photographes calculateurs, ses histoires de famille et ses pots de vin. Mieux que Le Château des Oliviers et que La Vengeance aux deux visages.
Aujourd'hui, c'est un ancien ministre qui avait eu des problèmes avec le RPR parce qu'il avait été un précurseur dans la drague éhonté du FN, qui revient comme Terminator pour exterminer "Nicolaaaas SaRRRkozy" : Charles Millon remet sur le tapis les histoires du KarachiGate...Il y a bien eu des rétrocomminsions, selon lui.
A chaque fois qu'on en parle, on a droit à une réplique connue : "Secret défense."
Pour résumer, jusqu'en 1995, selon Millon, de l'argent aurait été versé contre l'achat de trucs militaires au Pakistan. C'était le gouvernement d'avant 1995 qui avait mis ça en place, pour financer une campagne électorale, visiblement. Mais le candidat en question n'aurait pas gagné aux élections et le gouvernement suivant aurait annulé les commandes de machins militaires. Pour se venger, le Pakistan aurait provoqué un attentat qui aurait tué des ressortissants Français à Karachi. "Mais qui peut croire à cette fable ? ", avait répondu, dégoulinant de sueur, un Nicolas Sarkozy tout de même un peu embarrassé...
Et cette fois, ce sera encore classé "secret défense" ?
CC

14 novembre 2010
Remaniement Star Ac'
Comme à la Star Ac', les candidats ont été passés à la moulinette des téléspectateurs (et des panels représentatifs des sondeurs.)
On a vu Borloo nous chanter "Je suis le mal aimé" et on n'a pas été convaincus...
On a vu Baroin interpréter un discret rôle de jeune premier, mais sa mèche blonde ne disait rien à personne.
On a vu Allègre braillant et suppliant dans un indécent ballet sur la musique de "Déshabillez-moi". Désopilant, mais pas convaincant.
Pendant ce temps-là, Fillon, guest star en coulisse, vainqueur des saisons précédentes, se répandait en fiel dans la presse à scandales sur le Nikos Aliagas qui nous dirige : "Il n'a jamais été mon mentor", aurait-il déclaré, tout en glissant un subtil "Pourquoi changer une équipe qui gagne...", flatteur pour le chef d'escadron.
Ce samedi soir, grand show. Les appels surtaxés (aux frais de l'État) aux instituts de sondage étant clos, on a dû se rendre compte que les Français avait apprécier encore une fois le charme discret de François Fillon pour jouer le rôle du pushing-ball.
Quelqu'un leur a dit que la Star Ac', c'était fini et que les téléspectateurs avaient zappé depuis longtemps sur Qui veut épouser mon fils ?
On sait bien que les votes sont truqués, en plus.
La vraie raison de la reconduction de Fillon, on le sait bien, c'est la réforme des retraites : le pauvre vieux est de ceux à qui on avait fait un joli pot de départ et qui doit revenir faire quatre mois pour avoir un taux plein.
Encore un qui ne revotera pas pour Sarko en 2012...
CC
On a vu Borloo nous chanter "Je suis le mal aimé" et on n'a pas été convaincus...
On a vu Baroin interpréter un discret rôle de jeune premier, mais sa mèche blonde ne disait rien à personne.
On a vu Allègre braillant et suppliant dans un indécent ballet sur la musique de "Déshabillez-moi". Désopilant, mais pas convaincant.
Pendant ce temps-là, Fillon, guest star en coulisse, vainqueur des saisons précédentes, se répandait en fiel dans la presse à scandales sur le Nikos Aliagas qui nous dirige : "Il n'a jamais été mon mentor", aurait-il déclaré, tout en glissant un subtil "Pourquoi changer une équipe qui gagne...", flatteur pour le chef d'escadron.
Ce samedi soir, grand show. Les appels surtaxés (aux frais de l'État) aux instituts de sondage étant clos, on a dû se rendre compte que les Français avait apprécier encore une fois le charme discret de François Fillon pour jouer le rôle du pushing-ball.
Quelqu'un leur a dit que la Star Ac', c'était fini et que les téléspectateurs avaient zappé depuis longtemps sur Qui veut épouser mon fils ?
On sait bien que les votes sont truqués, en plus.
La vraie raison de la reconduction de Fillon, on le sait bien, c'est la réforme des retraites : le pauvre vieux est de ceux à qui on avait fait un joli pot de départ et qui doit revenir faire quatre mois pour avoir un taux plein.
Encore un qui ne revotera pas pour Sarko en 2012...
CC

25 octobre 2010
Il ne faut pas que la polémique casse la grève...
La polémique sur les casseurs qui pourraient être aussi, parfois, peut-être des policiers, fait rage.
| A perdre la raison |
Il n'empêche que, comme le souligne Gaël, cette histoire n'a rien de très surprenant pour qui a l'habitude des manifestations.
Mais ce qui est le plus agaçant, dans tout ça, c'est qu'après 5 manifestations massives qui se sont déroulées dans le calme, on a désormais l'impression de ne retenir que ces débordements. Le coup médiatique est donc réussi.
N'oublions pas de parler des retraites. Cette loi est défendue par des types qui vont toujours au turbin à 70 balais avec le sourire. On ne vit pas dans le même monde.
La loi a été votée au sénat, rapidement, tout d'un bloc et sans plus de discussion et de débat qu'avec les syndicats.
Qu'y a t-il de si honteux et de si urgent pour qu'on veuille faire passer cette loi à toute allure ?
CC

23 octobre 2010
Casseurs ? Casseurs de grève...
Après avoir lu ce billet de Guy Birenbaum, j'ai reçu dans ma boîte à lettre ce témoignage, de la part de quelqu'un en qui j'ai confiance. Je vous le livre, avec la photo.
CC
Voilà photo à l'appui comment s'y prend la police pour provoquer des violences et dénaturer un mouvement.Ci-dessous témoignage d'un vieux militant qui était présent à ChambéryN'hésitez pas à dénoncer et faire circuler !!
Dans toute enquête criminelle on commence par se demander à qui profite le crime.
Brusquement à l'approche de la 6ième journée nationale d'action contre la réforme des retraites il y a des violences. Alors que lors des 5 précédentes, tout était calme.
Bernard Thibault appelle au "dialogue".Eric Woerth répond : "le temps du dialogue est terminé, il y a de la violence, il nous faut la combattre." [France Info, 19/10/2010, 19:00]Il faut faire un dessin ou tout le monde a compris ?
Chambéry 19/10/2010, 18h00 avenue De Boigne, des jeunes encagoulés jettent des pierres sur un cordon de robocops (CRS ou gendarmes mobiles). Ça dure un bon moment...
Puis trois des ces jeunes, l'instant d'avant les plus hardis à jeter des pierres, remontent un brassard orange sur leur manche droite, foncent sur l'un d'entre eux et l'immobilisent.
Remarquable coordination car immédiatement surgissent une dizaine de robocops qui protègent le groupe.
Et devant les commerçants médusés on voit trois jeunes encagoulés embarquer un de leurs potes sous la protection des robocops.
Sur la photo jointe, un de ces "brassards oranges", sweat à cagoule gris et bandeau noir, APRÈS l'interpellation ci-dessus racontée.
(Petite parenthèse : Je me trouvais là pour montrer à un petit jeune comment les choses se passent. En gros j'étais un peu dans le rôle du vieux mustang qui montre à un jeune poulain quelle herbe ne pas brouter. Avec un peu d'expérience et les policiers étant si prévisibles, je savais où me mettre pour montrer, en toute sécurité, la fameuse scène à mon jeune protégé. Merci aux policiers d'avoir été fidèles au rendez-vous. Sans quoi la leçon n'aurait pas été complète.)
En tous cas, je vous le dis, ces "casseurs", ils tombent chaque fois rudement bien pour arranger les affaires d'un gouvernement désapprouvé par 71% des Français sur ce projet des retraites, mais certainement approuvé par une majorité pour "maintenir l'ordre".
NB : Pour sembler "maintenir l'ordre" et rassurer les citoyens, encore faut-il qu'il y ait désordre ... non ? ...Pour info :
Ce témoignage de Chambéry parvenu aujourd'hui 20 octobre tend à prouver que les casseurs (ou du moins leurs "managers" cagoulés sur le terrain) seraient des flics provocateurs déguisés en jeunes révoltés, afin de nourrir, selon le tempo décidé par l'Elysée, la chronique sarkozyste des médias aux ordres.
CC

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23 septembre 2010
Des chiffres et des Woerth...
La polémique fait rage. GRrrr...
Combien de manifestants ? Combien de grévistes ? Combien de clients de la SNCF mécontents ? Combien d'auditeurs d'Europe 1 pris en otage ?
Que de questions cruciales...
Le gouvernement annonce avant même le départ des manifestations qu'il y a "une baisse sensible" du nombre des manifestants. C'est Elisabeth Tessier qui a repris du service. Et Woerth, ce soir, au JT de France2 venait nous faire son père Fouettard pour nous dire que si on ne fait pas la réforme, les retraites ne seraient plus payées du tout...
Stef nous explique. Nicolas compte.
Je rappelle, de mon côté, que dans l'Education nationale, les chiffres des grévistes sont remontés en début de matinée au rectorat et que l'on compte le nombre d'absent à 8 heures sur le nombre total de personnel. On compte ceux qui auraient dû être là à 8 heures et on fait un pourcentage sur la totalité des personnels, même si ceux-là commencent habituellement à 9 heures...Par exemple, si sur 100 enseignants, il n'y en a que 10 qui commencent à 8 heures dont trois qui font grève, on déclare que 3% des enseignants sont grévistes.
C'est le logiciel "Mozart"...
Rassurez-vous, on ne fait pas ce même genre de calcul quand il s'agit de retirer la journée de salaire aux grévistes.
CC
Combien de manifestants ? Combien de grévistes ? Combien de clients de la SNCF mécontents ? Combien d'auditeurs d'Europe 1 pris en otage ?
Que de questions cruciales...
| Vu sur Libé... |
Stef nous explique. Nicolas compte.
Je rappelle, de mon côté, que dans l'Education nationale, les chiffres des grévistes sont remontés en début de matinée au rectorat et que l'on compte le nombre d'absent à 8 heures sur le nombre total de personnel. On compte ceux qui auraient dû être là à 8 heures et on fait un pourcentage sur la totalité des personnels, même si ceux-là commencent habituellement à 9 heures...Par exemple, si sur 100 enseignants, il n'y en a que 10 qui commencent à 8 heures dont trois qui font grève, on déclare que 3% des enseignants sont grévistes.
C'est le logiciel "Mozart"...
Rassurez-vous, on ne fait pas ce même genre de calcul quand il s'agit de retirer la journée de salaire aux grévistes.
CC

15 septembre 2010
Elle est pénible, cette réforme des retraites...
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| Et la pénibilité du métier de blogueur sera enfin reconnue... |
Par exemple, le mot "angoisse", du latin angustia, qui signifie "resserrement", désignait d'abord une maladie, un état psychologique pathologique. Aujourd'hui, bien sûr, ce sens existe encore, mais on peut aussi être "trop angoissé à l'idée de se casser un ongle".
Autre exemple. Le travail. A l'origine, c'est tripalium, en latin : un objet de torture. Aujourd'hui, évidemment, la "valeur travail" est très positive et même, on se bat pour travailler plus, pour gagner moins, on cherche à tout prix un travail. On est maso...
Dernier exemple. Le mot pénible : ça vient du latin poena, autrement dit la peine ou encore la punition. On est encore dans le SM...Aujourd'hui, pourtant, on dit sans plus y penser : "Oh ! la ! la ! la ! la ! Ces députés qui crient, à l'assemblée, ils sont pénibles, tiens, zappe donc sur France 3, il y a Plus belle la vie."
Bref. Le mot "pénible" ne veut plus dire grand chose. Pourtant, c'est bien ce terme que le gouvernement a choisi pour faire sa propagande sur la réforme des retraites. En plus d'être plus pratique en terme de communication, il est faux, du point de vue de la loi, car c'est d'invalidité et de handicap qu'il faut parler.
Le terme pénibilité minimise les handicaps liés au travail. Quand on se choppe un trouble musculo-squelettique, ce n'est pas juste "pénible", c'est invalidant ou handicapant.
Ce qui est sûr, c'est que cette réforme des retraites m'est angoissante. Surtout avec mon travail pénible.
CC

11 septembre 2010
Jeune, relève-toi !
On n'y croyait plus. J'ai 32 ans et comme tous les garçons et les filles de mon âge, je n'y croyais plus.
Franchement, la retraite, faut pas y compter. Ah ! ça oui, on va cotiser pour les vieux d'aujourd'hui, ceux qui ont déjà tout eu : les yéyés, les vacances à pas cher, l'accès à la propriété, le plein emploi, l'essence pour quelques centimes (de Franc) et l'allongement de la durée de vie sur les plages de Nice à Perpignan et de Cherbourg à Honfleur...
On va crever à la tâche pour qu'ils puissent s'assurer leur petit resto hebdomadaire.
Mais nous, faudra pas y compter. Nous, on fera comme les vieux américains, on finira nos jours en passant la serpillère chez MacDo...
C'est une histoire d'arithmétique, puisqu'on vous le dit. Une question de démographie. On ne descend pas dans la rue pour lutter contre la démographie, gros nigauds de syndicalistes !
Cependant, l'espoir renait. Et c'est du côté du Parti Socialiste que ça se passe. Pire : du côté de Ségolène Royal. Non, ne pars pas, ami lecteur ! Vraiment, je te jure. Elle a dit pile ce qu'il faut. Elle a sorti les chiffres, les arguments, elle a démonté les intox...Elle a assuré grave, sérieux...
Et pour en savoir plus, lis donc ces trois billets, chez Seb Musset, chez Vogelsong et chez Intox2007. (qui donne d'ailleurs les vidéos de la prestation de la Dame du Poitou.)
Et pour une petite piqure de rappel, va voir cette vidéo et fais la circuler auprès de tous tes potes qui pensent que les retraites, faudra pas y compter...
CC
Franchement, la retraite, faut pas y compter. Ah ! ça oui, on va cotiser pour les vieux d'aujourd'hui, ceux qui ont déjà tout eu : les yéyés, les vacances à pas cher, l'accès à la propriété, le plein emploi, l'essence pour quelques centimes (de Franc) et l'allongement de la durée de vie sur les plages de Nice à Perpignan et de Cherbourg à Honfleur...
On va crever à la tâche pour qu'ils puissent s'assurer leur petit resto hebdomadaire.
Mais nous, faudra pas y compter. Nous, on fera comme les vieux américains, on finira nos jours en passant la serpillère chez MacDo...
C'est une histoire d'arithmétique, puisqu'on vous le dit. Une question de démographie. On ne descend pas dans la rue pour lutter contre la démographie, gros nigauds de syndicalistes !
Cependant, l'espoir renait. Et c'est du côté du Parti Socialiste que ça se passe. Pire : du côté de Ségolène Royal. Non, ne pars pas, ami lecteur ! Vraiment, je te jure. Elle a dit pile ce qu'il faut. Elle a sorti les chiffres, les arguments, elle a démonté les intox...Elle a assuré grave, sérieux...
Et pour en savoir plus, lis donc ces trois billets, chez Seb Musset, chez Vogelsong et chez Intox2007. (qui donne d'ailleurs les vidéos de la prestation de la Dame du Poitou.)
Et pour une petite piqure de rappel, va voir cette vidéo et fais la circuler auprès de tous tes potes qui pensent que les retraites, faudra pas y compter...
CC

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