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25 avril 2025

Le PS, c'est quoi ? Post scriptum ? Et Faure ?


J'ai écouté Bernard Cazeneuve, ce matin, sur France Inter. Et je me suis reconnu dans ce discours de raison. Cet homme à la voix grave et posée a quitté le PS quand celui-ci a rejoint la France Insoumise. 

Il rappelait à raison que lorsque Hollande a quitté le pouvoir, le déficit était peanuts et que les comptes des organismes sociaux étaient presque à l'équilibre. Certes, le COVID est passé par là, mais en 7 ans de macronisme, on voit où on en est. 

Pour revenir à Cazeneuve et à sa fuite du PS, je le comprends. Et je rejoins sur de nombreux points l'analyse de Nicolas sur la question. On doit arrêter de se poser des questions sur l'allégeance ou non à Mélenchon : on sait qu'il est toxique et qu'il fait fuir la plupart des gens de gauche. J'ai fait campagne avec LFI durant les dernières élections législatives, et les militants LFI se faisaient parfois jeter des cailloux dans les villages. J'exagère à peine. 

Et puis surtout, il y a toujours ce hiatus entre la gauche qui gouverne et celle qui n'en prend surtout pas le risque...

On doit aussi se mettre au travail. Parce que comme l'écrit très bien Nicolas : on ne sait pas ce que pense le PS. On ne sait même plus du tout ce que c'est que le PS. (Post Scriptum : Faure, pour la plupart des gens, c'est une marque de machines à laver...) 

Et pendant ce temps, la France insoumise propose un programme, un vrai. On peut être d'accord ou pas, on peut se plaindre de Mélenchon, mais on ne peut pas leur enlever ça : ils bossent, ils proposent des idées, sur des sujets de notre époque, correspondant à notre société. 

Dans son article, Nicolas propose des thèmes de travail : le millefeuille territorial, l'aménagement du territoire (pour les transports en commun...), la gestion des ordures, la santé...Il a raison, ce sont les bons thèmes. Quand on a les pieds dans la politique locale, on le sait. 

De ce que j'en vois, depuis la province, je ne suis pas absolument d'accord avec tout ce que dit Nicolas. Mais ce sont les sujets, les vrais, ceux qui concernent la vie des gens et qui permettent de rappeler pourquoi on paye des impôts : ces infrastructures-là coûtent de l'argent et nous avons le devoir de bien l'utiliser pour que les services soient efficaces. 

C'est ce que j'ai dit, l'autre soir en conseil d'agglomération quand on a dû augmenter un peu les impôts fonciers (c'est toujours trop) : on doit, en contrepartie, proposer des services de qualité. Et par exemple, pour la gestion des poubelles, pour l'instant, soyons honnêtes, c'est pas trop ça !

Pour les transports en commun, autre exemple, je suis d'accord avec Nicolas : l'autre jour, j'ai souris en voyant des militants de gauche prendre le train Belfort Lure Epinal avec guitares, trompettes et banderoles pour défendre cette ligne que la région estime trop coûteuse. Il est question d'argent public. Si j'ai souri, c'est parce que beaucoup de militants sont des copains et que je sais bien qu'ils n'étaient sans doute jamais montés dans ce train avant cette manif. Il y a des tas de bonnes raisons pour garder ce train, oui. Mais est-ce que des bus bien adaptés ne feraient pas aussi bien l'affaire ? Si la région veut l'arrêter, ce n'est sans doute pas sans avoir fait des études : nombre de voyageurs, horaires de pointe, périodes de pointe, coût de l'entretien des voies (le glyphosate sur le ballast...), entretien des michelines et des voitures vieillissantes...

C'est un peu la même question quand on veut fermer un bureau de poste. Tout à coup, on se rend compte que c'est ouvert 7 ou 8 heures par jour pour 5 ou 6 usagers. 

Je ne vais pas reprendre tout l'article de Nicolas, allez le lire et faites-vous votre propre idée. Mais voilà, Cazeneuve, le PS...Et on se retrouve à Lure sans y prendre garde.

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20 janvier 2017

Primaire : y'en a un peu plus, je vous le mets quand même ?

On oublierait presque que dimanche se tient le premier tour des élections du candidat du PS (et des partis associés) pour l'élection présidentielle.

Ce n'est pas pas que les médias ne font pas leur travail sur le sujet : on entend parler que de ça, des débats, des candidats, invités dans toutes les matinales, dans toutes les émissions politiques, dans tous les JT. On les voit partout, les Valls, les Hamon et les Peillon. On voit Macron, aussi. Mais il ne fait pas parti du jeu. Ne vous trompez pas dimanche. 

Malgré cela, ça n'imprime pas : "Dimanche, tu fais quoi alors ?"...ben, pas grand chose, il fait froid, un bon livre et un thé, je suppose...Non, il faut sortir pour aller voter !

Oui, il faut : pour une fois qu'on nous demande notre avis. 

Alors moi je vais prendre un petit 8ème de De Rugy, parce qu'il est clair dans ses propos, mesuré, ça me plait. J'ajouterai un 8ème de Pinel, parce qu'il faut un élément féminin et radical, ça me semble essentiel pour que la sauce ne tourne pas. Je vais mettre un 8ème de Benhamias aussi, parce qu'il fait des petites blagues et que par les temps moroses qui courent, on a besoin de rigoler. Après, je mettrai un quart de Peillon, parce qu'il est prof en Suisse et que c'est du sérieux. Peut-être qu'il connaît bien le problème de la fraude fiscale, aussi, de par le fait ? Un quart de Valls, pour le côté très sécuritaire et responsable : de la rigueur, bon dieu ! Montebourg, je ne le mets pas, mais le coeur y est. Et un bon gros quart de Hamon, pour que le tout soit quand même un peu à gauche, tout de même. 

Ça nous en fait un peu plus, c'est pas grave ? Je vous le mets quand même ? Elle sera contente la petite dame, avec tout ça : ça fera un plat équilibré. 

En fait, on a déjà la moitié du gouvernement, c'est pratique. 

La vraie force, à gauche, c'est le collectif !

CC
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8 décembre 2016

Grand écart et Valls acrobatique

Valls était à Audincourt, hier. Il a visité une usine, rencontré des syndicalistes. Il est venu parler à des gens simples, des "vrais" gens. C'est le premier message qu'il a voulu faire passer. Après toutes ces prises de paroles sur fond bleu, ça fait chaud au coeur de se retrouver à une simple tribune...a-t-il dit.

Il n'est pas évident d'effacer le soupçon de condescendance qui se dégage de cette entrée en matière. 

Mais l'essentiel du message n'est pas là et le public un peu froid de l'Est de la France venu l'écouter ce mercredi soir attendait de savoir ce que l'homme proposait concrètement. Il y avait peu dans la salle de fans déjà conquis, c'est le moins qu'on puisse dire. Les applaudissements étaient polis mais discrets. Pas d'emportement. Une salle très tendue, pas hostile, mais loin d'être chaleureuse. Tout le monde a en tête le bilan tout frais de l'ex 1er ministre. Le 49.3 est au bord de toutes les lèvres, la loi travail nous gâche encore l'estomac. 

Et c'est là que Valls, tel un Jean-Claude Vandam tout en force et en souplesse, nous livre son grand écart permanent : il faut que la gauche relève la tête, pour faire face à Fillon. Et pour cela, il faut plus d'Etat, plus de services publics. Bien. Il faut aussi que la France reste concurrentielle dans un contexte économique mondialisé. Pour cela, il faut plus de flexibilité, un coût du travail plus bas. Ah. Et puis il faut aussi qu'on sache mieux se protéger, il faut du Made in France. Bon. Et il faut aussi plus d'Europe. Une Europe fermée, avec des frontières. Oui. 

La primaire ne fait que commencer et nous allons attendre les discours des autres candidats. Cependant, au plan local, nous avons bien entendu que Frédéric Barbier était disponible pour soutenir Valls...et plus si affinités ? 

Et pour finir, celle qui fait le buzz aujourd'hui, c'est Hervée de Lafond qui a interpellé vivement l'homme d'Etat, en lui demandant de faire en sorte que la primaire de la gauche soit vraiment ouverte, qu'elle inclue Mélenchon et Macron. Et que c'était à lui d'aller parler avec ces deux dissidents pour que les deux gauches "irréconciliables" puisse faire le poids contre la droite.

Alors que Valls s'est débarrassé de cette belle grande gueule - un peu embarrassante quand même -, par une pirouette "Allez l'engueuler lui, Jean-Luc Mélenchon", elle a terminé par une phrase libératoire : "Non, mais ça vous fait du bien de vous faire engueuler !" C'est ça aussi, de rencontrer des "vrais" gens, non ?

CC


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27 novembre 2016

Calendrier de l'Avent

Il est vrai que les médias ont l'habitude de s'étonner quand il fait froid en hiver ou quand il fait chaud au mois d'août. Ce n'est donc pas étonnant qu'ils s'étonnent que la droite ait élu un candidat de droite à la primaire de la droite. Surtout après 5 ans de gauche.

Car la droite, c'est ça, nous sommes d'accord : c'est moins d'Etat, moins de fonctionnaires, une politique économique plus libérale, moins de contraintes pour les patrons, moins d'impôts pour les plus riches et des idées conservatrices sur la famille.

C'est bien ça, n'est-ce pas ?

On verra bien, si ensuite ceux qui ont voté pour ça seront contents de ça. Mais on sait bien que les Français râlent tout le temps.

Il n'empêche, qu'avec un programme comme celui de Fillon, la gauche, si elle arrête de déconner, a des chances. Parce que les classes moyennes qui souffrent, a priori, ne devraient pas tellement espérer souffrir moins avec 500 000 fonctionnaires en moins, avec plus de flexibilité dans le travail (ça veut dire être viré plus facilement et faire plus d'heures sans être payé plus). Mais il semble que les gens sont passés dans l'ère de la post réalité et qu'ils ne croient plus que les choses sont telles qu'elles sont vraiment : par exemple, pour le Brexit, les Anglais n'avaient pas vraiment compris que voter pour sortir de l'Europe voulaient vraiment dire sortir de l'Europe. D'où les manifs dès le lendemain du vote pour refaire le vote : il paraît que certains manifestants étaient allés au pub au lieu de voter, même...

Alors faisons en sorte que Fillon soit la meilleure chance de la gauche. Mais arrêtons de faire croire que les candidats de gauche sortent d'un calendrier de l'Avent : un par jour jusqu'au 25...

CC
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19 mai 2016

Gilles Finchelstein et la nostalgie du clivage gauche droite

Et vous, dans tout ça ? Cliquez sur l'image... (source)
Parlez avec n'importe quel militant PS, n'importe quel citoyen un peu concerné par la politique de notre pays et vous entendrez que la gauche et la droite, aujourd'hui, on ne sait pas trop ce que ça veut dire : Sarko n'est pas revenu sur les 35h, aujourd'hui, Hollande attaque le code du travail, c'est la gauche qui a ouvert le travail du dimanche, après que la droite avait longuement hésité...Et puis, c'est Sarko qui avait permis des allégements d'impôts pour la classe moyenne, la défiscalisation des heures sup...

Alors on ne sait plus. Et nombreux sont ceux qui ne savent plus comment voter : il y a eu 4 millions d'électeurs qui ont changé d'intention de vote durant les 6 derniers mois avant l'élection présidentielle.

On peut se demander ce qu'est la gauche, ce qu'est la droite, on peut se demander si le reblochon est de droite, plus que le camembert, mais moins que le babibel. On peut avoir une culture de gauche, une culture de droite...Mais il semble que les nouvelles générations, celles d'après 1983 n'ont plus tellement de culture politique et que le clivage gauche droite ne leur parle pas tellement : il faut dire que ces citoyens ont connu l'alternance systématique, la cohabitation et le flou que cela implique.

C'est ce flou qui entraîne la recherche d'autres clivages. Le premier à voir jour, c'est le clivage peuple élite. C'est celui dont s'emparent les extrêmes, à gauche comme à droite. Mélenchon comme Le Pen ne se posent-ils pas en défenseurs du peuple contre l'oligarchie, contre les pourris, contre la gauche et la droite, tous dans le même sac, le fameux UMPS cher au FN...?

C'est bien ce qui peut nous faire regretter le bon vieux clivage gauche droite : celui-ci n'était pas un clivage identitaire, c'était un clivage beaucoup plus libre, basé sur des idées.

Le risque, donc, c'est de voir un piège d'identité se refermer sur nous, au mépris d'une égalité réelle, d'une égalité pas seulement en terme d'imposition, mais une véritable égalité des chances, une égalité à l'école, dans le monde du travail...

C'est cela, et bien plus encore que Gilles Finchelstein développe dans son essai "Piège d'identité. Réflexions (inquiètes) sur la gauche, la droite et la démocratie." Il le fait avec beaucoup de simplicité et une belle plume, ce qui ne gâche rien !

Et il était en conférence à Audincourt le 12 mai, avec le Cercle Jean Jaurès et la Fondation Jean Jaurès.
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27 août 2013

La politique, c'est violent

La politique, c'est violent. C'est souvent l'occasion de querelles de personnes et puis les élections ne sont pas du tout sur le mode de la petite partie de pétanque du dimanche après la sieste.

Il faut savoir affirmer ses idées et jouer des coudes pour faire sa place, même si on est en démocratie. Il faut surtout savoir mettre toutes les chances de son côté pour gagner.

Pour les municipales, par exemple, il va falloir se remettre dans la bataille. Hop ! La bataille. Encore un mot violent.

Lors des dernières municipales, la gauche a gagné beaucoup de villes. Localement, la gauche a toujours gagné, ces dernières années. Les bilans sont à défendre, mais il va falloir tenir compte du contexte global : maintenant que la gauche est à l’Élysée, les choses seront peut-être un peu moins faciles, parce qu'on a l'habitude de dire que les Français aiment l'alternance ou la cohabitation...

Mais ce sera peut-être difficile aussi parce que la gauche est unie, en général, sur le terrain, dans les villes et les villages : elle travaille avec les Verts et le PC pour être plus efficace. Dans ma ville, je n'ai pas à m'en plaindre, bien au contraire. C'est une majorité riche en idées et le travail est fait correctement. Si la gauche se désunit et que le Parti de Gauche continue de taper sur le PS, juste par esprit de contradiction, ce sera peut-être plus difficile.

Le PS a besoin d'avoir des partenaires constructifs à sa gauche, pas d'autres ennemis en plus de ceux qui font déjà foison à droite.

Je crois que le PC commence d'ailleurs à en avoir marre du FDG, non ? Et puis quel pourrait être, objectivement, l'intérêt pour le parti de Mélenchon de faire cavalier seul ? Sauf à se planter seul en provocant aussi le crash du reste de la gauche ?

CC
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7 décembre 2012

Marqueurs de gauche...

Quand on est dans l'opposition, on tape, on tape, on tape. C'est normal.

Quand on est dans la majorité, on cherche les bonnes nouvelles à mettre en avant. C'est normal.

Aujourd'hui, j'ai lu que le déficit de la France avait reculé de 4,8 milliards en un an. Je suis heureuse. Tiens, je vais mettre ça sur le dos des 6 mois de Sarko, tiens, juste pour pas faire fayote de gouvernement.

Donc, grâce à l'action des 6 derniers mois de Sarkozy, le déficit de la France a reculé. Hollande a bien pris le relai, ne gâchons pas notre plaisir, il ne faut pas exagérer quand même.

Cependant, on peut légitimement se demander si l'argent est bien utilisé à des causes de gauche...Pourquoi Dexia plutôt que Florange ?

Tiens, c'est une expression, qui m'interpelle, en ce moment, dans les commentaires politiques : "marqueur de gauche" (vs "marqueur de droite", bien sûr...)

Alors est-ce que sauver la banque d'affaire Dexia est un "marqueur de gauche" ? Cette banque qui a ruiné des dizaines de petites communes en leur faisant des prêts indexés sur le Franc suisse (non mais quelle connerie, quand même...) vaut-elle les 2,585 milliards d'Euros qu'on lui prête, vraiment ?

Sauver des emplois à Florange, tout en donnant un coup de boost à une industrie de qualité qui fabrique de l'acier de pointe que nous achètent les Allemands pour leurs berline de luxe, est-ce que cela n'aurait pas été un beau "marqueur de gauche" ?

CC
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26 novembre 2011

Etrange Figaro

Vraiment étrange...
Étranges médias...
Cliquez sur l'image pour l'agrandir...

CC
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16 septembre 2011

Des hauts et débat

Hier soir, sur la télé, il y avait le MasterChef de la politique. Que des chefs. Pas de tambouille. Du grand art.

Ils étaient six : entrée, plat, dessert, en double et sur un plateau. Il y avait, comme dans toute bonne émission de divertissement, des favoris et des chouchous, des perdants d'avance et des "qu'on n'attendait pas".



L'émission m'a tenue et retenue. Incroyable. Ils ont réussi ce premier tour de force : faire apprécier une émission politique. Justement parce qu'il y avait cette touche "télé réalité" : on a toujours un peu envie de savoir qui va l'emporter à la fin. Après tout, des tocards en tambouille arrivent bien à nous faire regarder "Un dîner presque parfait"...

Sérieusement, c'est déjà pas mal d'arriver à intéresser un peu les gens à la politique, à la télé. Ce n'était pas gagné. Enfin, si : il paraît que quand Sarko passe à la télé, les audiences sont bonnes aussi. Les gens veulent savoir si le premier homme de France s'est amélioré.

Là, c'est un peu pareil, sans doute : de la curiosité malsaine. On avait envie de voir le maquillage de Martine (ou pas), les bons mots de Ségolène. (D'ailleurs, ces dames n'ont pas de nom : vous avez remarqué ? Que des prénoms.) On avait envie de voir Hollande prendre un malaise hypoglycémique à cause de son régime, on avait envie de voir le merveilleux brushing de Valls (mais pourquoi met-il autant de gel ?), on voulait juste voir à quoi ressemble ce fameux Baylet et on voulait absolument Montebourg, le couteau entre les dents.

Mais on a vu un panel plutôt convaincant de candidats : sérieux, capables de répondre, de creuser un peu les sujets, de ne pas dire trop de conneries. Et ça nous a changé des éternels plateau Lefebvre-LePen-Morano de la mère Chabot.

C'est le bon point.

Après, on peut toujours dire que 5 millions de téléspectateurs, pour 40 millions de votants, ça ne fait pas des masses. Mais si on ramène ça à : 
1) les gens qui votent vraiment, 
2) les gens ayant une sensibilité de gauche 
3) Les gens regardant la télé 
4) L'audience de TF1 avec Master Chef, en même temps, 
...je trouve que c'est pas si mal...

On peut regretter que ce matin, les médias ne parlent que de deux candidats sur les 6. Mais on peut apprécier le consensus (ou presque) qui se fait autour de l'unité et de l'apaisement à gauche. C'est cela qui est à retenir. 

Le 9 octobre, il faut aller voter. Et quoi qu'il se passe, même si ce n'est pas le bon cheval qu'on aura choisi, il faudra faire une campagne unie. Elle a commencé hier soir, finalement...


Et puis si on est 5 millions à aller voter, je pense que Sarko va flipper sa race. Et ça sera déjà une bonne chose !


CC
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27 juin 2011

Primaires du PS : mais pourquoi font-elle peur à l'UMP ?

Il paraît que les primaires socialistes font peur à l'UMP. Une peur bleue.

Il semblerait que l'idée qu'un parti politique puisse avoir un fonctionnement démocratique, ça décoiffe chez les amis de Guéant.

Bizarre.

On s'est même mis à raconter n'importe quoi à propos de cette démarche qui consiste à faire choisir par ceux que ça intéresse, le candidat pour l'élection présidentielle.

On raconte que c'est un moyen de ficher les gens, de voir qui sont les social-traîtres. On raconte qu'il y aura des sanctions, si l'on ne va pas voter à cette élection non obligatoire. Qu'on fusillera les opposants, comme au bon vieux temps.

Voilà le retour de la rhétorique du bolchévique avec le couteau entre les dents.

Franchement, c'est n'importe quoi ! D'ailleurs, l'UMP ferait bien de s'inspirer de cette démarche saine, s'il ne veut pas que ce soit le bazar l'année prochaine ! Déjà 4 candidats pour l'UMP se sont déclarés. Cela fait désordre !

Alors, rien que pour ça, les primaires sont déjà une bonne idée. Et puis c'est l'occasion de faire quelque chose pour que la gauche gagne ! Déplacez-vous pour prendre les choses en main !

CC
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28 mai 2011

Abandonner l'utopie ?

J'ai publié avant hier, comme de nombreux blogueurs, une lettre appelant à l'unité de la gauche.

Cette lettre génère quelques réactions, dans le petit monde du web.

On souligne, par exemple, que c'est une idée pleine de bons sentiments mais complétement utopique.

Évidemment : quand on voit déjà le bordel qui règne au PS, on peut toujours rêver que ceux-là s'entendent aussi avec d'autres partis.

La haine fait partie de la politique. Et pas seulement dans le clivage gauche droite.

Il paraît qu'Aubry déteste Hollande, qu'Hollande n'en pense pas moins et que tout le monde est d'accord pour détester Royal. Sans compter qu'avant, Mélenchon était plutôt pote avec tout ce petit monde mais qu'il fait aujourd'hui cavalier seul. Tout en se faisant des ennemis auprès de ses propres alliés, au PC.

Alors, évidemment, cela paraît difficile de parvenir à l'unité.

Mais c'est avant tout parce que nous parlons de personnalités et pas de programme.

Il paraît d'ailleurs que cet après-midi, le programme du PS a été adopté à l'unanimité.

C'est un bon début. Maintenant, il va falloir communiquer là-dessus.

Mais revenons à cet appel d'unité de la gauche.

Ce qui me semble important, en politique, bien plus que les petites haines personnelles, c'est le rêve. L'utopie. Ce qu'on cherche, en politique, c'est aussi cela. En tout cas, moi.

Et en ce moment, c'est râpé. Personne ne fait rêver les gens. Personne ne propose une société dans laquelle on a envie de vivre. On nous parle de rigueur, de crise, de gestion de budget serré...

On ne nous parle de travailler plus. On nous parle de serrer la ceinture, de faire des efforts. Quand est-ce qu'on pourrait avoir envie de cette société-là ?

Alors, je crois que cet appel, c'est une sorte d'utopie : voir les politiques se mettre d'accord sur l'essentiel. Sur une société qui ne nous fasse plus honte. Une société qui protège, qui est juste et généreuse.

La lettre parle de valeurs communes : "écologie, services publics, société solidaire, emploi pour tous, fiscalité redistributive, laïcité, régulation de la finance, éducation, innovation, recherche, et bien sûr, l’ambition d’une France forte, généreuse et influente sur la scène mondiale."

Cette lettre, je pense, est salutaire. Elle réintroduit la fraternité qui est au fronton de nos mairies, dans la vie politique. Cette "fraternité" est-elle un truc de "bisounours" ? Cette fraternité n'a-t-elle pas disparu depuis 2007 ?

Et le cynisme l'a-t-il remplacée à tout jamais ?

CC
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26 mai 2011

Unité 2012

Lettre ouverte d’un électeur à tous ceux qui font de la politique à gauche

Pour faire avancer l’unité à gauche, faites comme nous : copiez, collez et personnalisez cette lettre ouverte, puis envoyez la vite aux responsables politiques de gauche que vous connaissez. Et faites tourner : Facebook, twitter, vos e-mails...Visitez le site http://unite2012.fr/ 

Le Kremlin-Bicêtre, mai 2011

Chers camarades,

Comme disent les Chinois, il est des coups de massue qui rendent lucides : si la gauche veut remporter les élections présidentielles de 2012, elle devra aller unie au combat dès le premier tour.

Imaginer que tel ou tel candidat ou candidate évitera la dispersion des voix à gauche entre vos différents partis, provoquera le réflexe d’un vote « utile », est un pari dangereux, une illusion entretenue par des sondages dont on connaît la volatilité… et la fiabilité.

Enterrer Nicolas Sarkozy trop vite est tout aussi illusoire. C’est un redoutable adversaire en campagne électorale, chacun le sait. C’est un des rares domaines où sa compétence n’a pas encore été mise en doute.

Mais surtout, Marine Le Pen sera vraisemblablement au second tour, nul besoin de sondages pour le craindre.

L’élection présidentielle de 2012 se gagnera donc au premier tour. Autrement dit, celui des deux candidats, de gauche ou de droite, qui aura le plus rassemblé son camp avant le scrutin présidentiel aura de fortes chances de l’emporter, soit parce qu’il sera face à Marine Le Pen, scénario hélas le plus probable, soit parce qu’il aura obtenu un score élevé au premier tour et aura donc créé une dynamique suffisante pour gagner le second.

C’est le bête et implacable raisonnement arithmétique qu’impose notre scrutin majoritaire à deux tours. On peut regretter qu’il en soit ainsi, qu’il ne nous soit plus permis de faire un « choix de coeur » au premier tour. Mais c’est comme ça.

Cette réalité électorale doit conduire les politiques que vous êtes à agir en conséquence, c’est à dire à vous battre pour que ce soit bien le candidat de gauche qui rassemble le plus efficacement son camp dès le premier tour, et non celui de droite, Nicolas Sarkozy.

Inutile d’attendre le dernier moment pour bâcler un marchandage de circonstance, purement politicien, ou le programme et les idées passeront à la trappe. Inutile encore de compter sur un accord entre les deux tours, vite fait bien fait, entre les partis de gauche au cas où ce serait l’un des leurs qui accède au second tour. Dans le premier cas, face à Le Pen, pourquoi le candidat s’embarrasserait-il d’une négociation avec ses amis politiques alors qu’il est pratiquement certain d’être élu ? Dans le second cas, face à Sarkozy, redoutable candidat, le spectacle de chefs de partis de gauche se rabibochant opportunément après une campagne qui les aura durement opposés sera d’un effet déplorable et ne peut que favoriser le candidat de la droite.

Avez-vous le droit d’envisager cette défaite ? N’avez-vous pas, au nom de la confiance et des mandats que vous ont confié le peuple, des obligations, dont celle de gagner pour mettre un terme à la politique désastreuse menée par Nicolas Sarkozy ?

Chers camarades, il est temps d’atterrir. D’arrêter d’avancer en ordre dispersé, avec des candidatures tactiques, « providentielles » ou fantaisistes. Bref, il est temps de prendre la mesure de cette nouvelle donne électorale et d’en tirer les conséquences. Dès que possible, vos partis doivent travailler ensemble à une plateforme commune et à la désignation d’un candidat unique pour toute la gauche. Après tout, les primaires ont bien été imaginées pour cela, non ?

Rappelez-vous : n’avaient-elles pas vocation, à l’origine, à sortir des logiques partisanes en s’adressant à tous ceux qui « partagent les valeurs de la gauche », qu’ils soient roses, verts ou rouges ? Imaginez la dimension que prendraient ces primaires si elles mobilisaient tous les partis ! Elles donneraient un autre souffle à la campagne et un autre poids au candidat ainsi désigné. Et avouons-le, elles seraient sûrement prises beaucoup plus au sérieux qu’aujourd’hui.

Pour vous, responsables politiques, ce ne sera pas facile de dépasser les clivages et les rivalités d’appareils, on l’imagine. Certains d’entre vous ne souhaiteront peut-être pas monter dans le train de l’unité. Mais l’enjeu est à la hauteur de l’effort : pour que la gauche remporte ce scrutin présidentiel, l’unité et les concessions qu’elle implique, sont le prix à payer et, soyons plus positifs, le défi à relever.

D’ailleurs pensez-vous sérieusement qu’un programme qui rassemble tous les partis de gauche soit un défi aussi insurmontable ? Nous partageons tous un socle de valeurs communes : écologie, services publics, société solidaire, emploi pour tous, fiscalité redistributive, laïcité, régulation de la finance, éducation, innovation, recherche, et bien sûr, l’ambition d’une France forte, généreuse et influente sur la scène mondiale.

Chers camarades, quelle tâche plus stimulante qu’un programme unitaire pour ceux qui aiment la politique et veulent changer les choses ! Ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Les électeurs le sentent et multiplient les appels dans la presse et sur le Net. Nous sommes à un an de l’échéance, vous avez encore le temps de vous y mettre. N’attendez pas.

Un programme, un candidat… la victoire en 2012 !

Captainhaka : Le grumeau, Custin d’Astrée : 365 mots, Cycee : bahbycc, Dominique Darcy : dominiquedarcy, Eric Citoyen : Mon Mulhouse, Gaël : De tout et de rien, Jean-Claude : Slovar – Les nouvelles, Jean Renaud Roy : @jr_roy, Juan : SarkoFrance, Jules Praxis : @jules_praxis, Le Coucou : Le coucou de Claviers, Melclalex : A Perdre la raison, MrsClooney : La femme de George (s) , Nicolas : Partageons mon avis, Nicolas Cadène : Débat socialiste, , Romain : Variae, Ronald : Intox2007, Jacques Rosselin : @rosselin, Seb Musset : Les jours et l’ennui de… , Stef : Une autre vie,  Sylvie Stefani : Trublyonne, Vogelsong : Piratages, Yann Savidan Carnet de notes de…, Zeyesnidzeno : La France a peur

Pour faire avancer l’unité à gauche, faites comme nous : copiez, collez et personnalisez cette lettre ouverte, puis envoyez la vite aux responsables politiques de gauche que vous connaissez (députés, maires, sénateurs, responsables de parti, etc). N’hésitez pas à nous envoyez leur réponse. Vous pouvez pour commencer retrouver les mails de vos députés en cliquant ici. Et faites tourner !

Vous pouvez également signer cette lettre.
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22 mars 2011

On nous refait le coup du FN

Martial Bourquin interviewé dans Marianne le 19/03
C'est reparti pour le scénario de la mort : le FN est de retour et on flippe sa race.

C'est fou, on en oublierait presque la crise, la 3ème guerre mondiale en Libye et le nuage nucléaire qui va tomber sur nos tronches déjà bien amochées par Tchernobyl.

Le FN, ça fait peur à moi, à nous, aux journalistes ou aux petits intellos qui se montent le bourrichon devant internet. En 2002, ça avait fait peur aussi aux mêmes. Ils avaient réussi à nous monter suffisamment la tête pour qu'on aille voter comme un seul homme pour le grand couillon de Chirac.

Cette fois-ci, le coup de la psychose à coup de bruit de bottes, de peste brune ou je ne sais pas quoi légèrement nauséabond, ça ne marchera pas.

Les gens n'ont plus peur du FN. A part les journalistes.

Le FN, si on réfléchit un peu, les seules fois où il a fait ses preuves, c'était dans des villes du sud et ça a été un désastre, niveau gestion et ça a battu des records niveau corruption et népotisme. Plutôt pire que les autres partis...En tout cas, pas mieux...

En plus, ces maigres expériences laissent un doute suffisant pour que l'électorat puisse espérer trouver du sang neuf dans les rangs de l'extrême droite.

Ensuite, tout le monde le rabâche, la fille est moins borgne que le père, elle est plus consensuelle, elle axe sa com' sur le social, ce terrain que la gauche devrait occuper, plutôt que d'enfiler des perles. Elle ne parle plus de camps de concentration : le public jeune n'a pas envie de se retrouver dans un cours d'histoire et elle a bien compris que personne ne peut se permettre de rire avec ça.

Enfin, Sarkozy, en décomplexant la droite, en ouvrant la boîte de Pandore sur les thèmes porteurs de l'Islam, de l'immigration ou les Rroms, a complétement décomplexé tout le monde sur le sujet. Il est de moins en moins rare d'entendre sa boulangère déclamer de l'insulte raciste au mètre, comme si les arabes payaient moins cher la baguette de tradition française. D'ailleurs, la boulangère, elle vote, elle. Pas question qu'elle s'abstienne.

Personne pour dire simplement que depuis toujours, pauvreté rime avec criminalité parce qu'il faut bien manger. Et qu'à choisir entre un commerce bien rémunéré au pied de son immeuble où il n'y a plus d'ilotier pour cause de budget du ministère de l'intérieur en légère baisse et un job de déménageur en intérim à 80 bornes de chez soi, le choix est vite fait.

Bref, s'il y a bien quelques justesses dans le constat du FN, les solutions proposées sont plutôt fantaisistes : mettre des étrangers nés en France dans des bateaux pour les mener vers des pays où ils n'ont jamais mis les pieds que pour les vacances d'été, ça ne pourra pas régler le problème du chômage. D'autant que ces jeunes qu'on pourrait mettre dans des bateaux sont probablement au chômage eux-mêmes...L'argument "ces arabes qui piquent le boulot des français" ne tient pas tellement...

Il est temps que la gauche s'empare concrètement du problème de l'emploi. C'est le nerfs de la guerre. Il y a des gens qui bossent sur le sujet, au PS. Espérons qu'ils soient entendus. (Voir l'image en plus grand, en cliquant dessus.)

CC
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21 février 2011

Déesse qu'à tomber du ciel

Quand je lis la une du Figaro, ce matin, j'ai soudain un petit regain d'espoir.



Je ne suis pas DSKiste, je ne suis pas kyste, de manière générale.

Je n'ai pas regardé France2, d'ailleurs, hier soir. Il y avait Les Simpson, sur une autre chaîne. Cette série dans laquelle l'Amérique ressemble de plus en plus à la France, ou vice versa : une école de merde, un système de santé pourri, une police corrompue, des gens obèses à cause de la malbouffe...Autant s'habituer en riant...

Cependant, je crois que si cette valse hésitation du séducteur du FMI énerve la droite, ça ne peut être que positif.

Et comme je l'ai déjà écrit, le PS n'a besoin de rien d'autre que d'une prise de position nette. Que chacun puisse savoir où il en est, que l'on puisse se mettre au boulot concrètement, qu'on puisse valider des propositions, avoir un programme.

Mais ne négligeons pas l'aspect stratégique : mettre le bazar à droite, c'est aussi un bon plan !

Et puis un homme qui écoute toujours son épouse - même si à côté de ça, il s'envoie en l'air avec des jeunettes - ça ne peut pas être un mauvais bonhomme...

CC
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12 septembre 2009

Brevet de gauche

Romain me taggue : je dois passer mon brevet de gauche. Moi qui fais passer des brevets à mes élèves de troisième tous les ans, je dois dire que je n'en mène pas large, aujourd'hui !

Cette épreuve consiste à expliquer quelques-unes de leurs convictions les plus à gauche, d'après eux.

Pas simple. Romain le fait très très bien. Mais il faut dire que lui, c'est un vrai politique, élu et tout...

Je ne suis qu'une simple amatrice (féminisons, même quand c'est malheureux !)...

Pour moi, l'idée qu'il faut absolument développer, c'est la défense du service public. C'est l'idée number 1, jusqu'à l'idée number 5.

1. Éducation nationale : une éducation performante, solide en ce qui concerne la culture générale et toutes les bases du savoir, pour tout le monde. Et professionnalisante dès la 4ème, si ce choix s'impose. Quand je dis professionnalisante, je veux dire, vraiment. Avec des stages de terrain. Il faut aussi qu'en France, les études supérieures soient synonymes d'autonomie, avant tout. C'est à dire que quelqu'un qui aura une thèse de lettres soit aussi capable de prendre en main une entreprise de travaux publics. Que l'on considère que le savoir et la capacité d'apprendre est une qualité transférable.

2. Services de santé : rendre les hôpitaux performants et développer les services à la personne, à domicile.

3. Transports publics dignes de ce nom. L'environnement ne s'en sortirait que mieux.

4. Poste : service public de proximité, qui doit s'élargir et devenir une des branches des services de proximité.

5. Sécurité, police de proximité, police préventive : c'est sur le terrain que ça se passe...

Bon. Si déjà, les gens sont mieux formés et mieux éduqués, s'ils sont en meilleure santé, si on améliore un peu l'air qu'on respire avec des transports en commun de qualité, si on a plus de services de proximité dans un peu tous les domaines, je crois que la vie sera un peu plus supportable pour tout le monde.

Bien sûr, il faudra aussi penser à de meilleures rémunérations, à plus de souplesse pour créer des emplois et monter des projets professionnels...Il faudra aussi plus d'ouverture d'esprit sur les problèmes de société, sur les drogues douces, sur l'homosexualité ou sur les religions, mais je crois qu'on serait déjà sur la bonne voix avec ces cinq petites choses.

Certes, on va me dire : "Et les sous, tu les prends où, cocotte ?"

Déjà, j'aime pas trop qu'on m'appelle cocotte, alors qu'on ne me connaît pas, mais en plus, je pense que ces projets sont des investissements à long terme. Il est temps d'arrêter de voir à l'aune de la longueur de son pif...

Et puis je ne serais pas contre rogner un peu sur le budget de la défense, parce que franchement, pour faire ce qu'on fait, on a pas besoin d'autant de fric. Alors, hop, on rapatrie nos gentils soldats d'Afganistan, on se déclare pays neutre, on ne fait qu'une petite armée composée essentiellement de musicien, pour que ce soit joli le 14 juillet et on utilise cette belle jeunesse dans les hôpitaux.

Elle ne serait pas plus belle, la vie, comme ça ?

Allezn tagguons, puisque c'est un tag !

Hypos, je ne sais jamais vraiment si tu es tout à fait à gauche, c'est le moment de le prouver...Ne le prends pas mal, je sais, on t'a déjà demandé...Mais écrire est le bon moyen pour se réconcillier avec son blog et avec la politique !

Kamizole, parce que je suis sûre qu'elle va avoir des idées formidables.

Olympe, parce que l'article que j'ai mis en lien sous son nom est fort intéressant.

Voilà !

CC
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18 août 2009

Chérie, pour qui tu votes ?

Matthieu me lance un tag fort intéressant : il me demande "si une conjointe de droite serait supportable"...En d'autres termes, quelles pouraient être mes relations avec une compagne n'ayant pas les mêmes convictions politiques que moi...

A vrai dire, je suis issue d'une famille de gauchistes et quand j'étais plus jeune et moins souple, je ne pensais pas qu'on puisse sincérement être de droite. J'ai beaucoup évolué, depuis. J'ai compris, j'ai discuté, j'ai des amis de droite et donc, je suis maintenant moins obtue !

Mais, très sincérement, malgré mon ouverture d'esprit et ma tolérance, je crois que j'aurais un peu de mal à partager le reste, si je ne partage pas d'abord une certaine philosophie, un certain regard sur la vie de la société.

L'amour, cependant, est parfois plus fort que ce genre de petits tracas et il se serait pu que je ne sois pas d'accord avec l'élue de mon coeur.

En plus, quand on drague, on commence rarement par : "Bonjour, mademoiselle, puis-je vous offrir un verre ? ...et je me demande pour qui vous votez...?"

Dans ce cas, j'aurais sans doute fait preuve de beaucoup de persuasion, de patience, d'argumentation pour faire changer d'avis cette personne.

Enfin, pour ce qui est de ma vie de couple actuelle, la politique n'étant pas le centre d'intérêt principal de ma chérie, nous n'en parlons pas tellement...Nous sommes d'accord sur l'essentiel, sur la philosophie, mais pas forcément sur les détails et nos bulletins de vote ne vont pas forcément pour le même candidat à chaque fois...

Et je refile le bébé à b.mode, hypos, Pirate17 et Yann.

CC
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14 mai 2009

Déception du côté du coeur

La déception est un sentiment de gauchistes. A droite, on joue pour son camp, pour sa pomme, on ne peut être déçu que par soi. Et puis par la droite, on ne peut pas être déçu : on ne s'attend à rien, ou au pire.
Non...je m'exprime mal. On me le fait remarquer en commentaire et je m'amende. C'est un point de vue de gauche : je ne peux pas être déçue par la droite...Je peux être indignée, agacée, en colère...Mais pas déçue, puisque je n'investis rien de ce côté là.
Mais les gauchistes sont des idéalistes, de fervents créateurs d'utopie.

Ils investissent toutes sortes de rêves de société dans la politique. Ils veulent croire que les partis peuvent apporter le bonheur aux gens. Belle idée. Mais on ne peut imposer le bonheur à personne.

Je suis gauchiste, cependant.

Et quand j'entends brailler Martine Aubry qu'il faut "voter utile", je suis déçue.

Cette déception m'étreint régulièrement. Mes valeurs profondes, mon humanisme, ma tolérance, mon ouverture (ouh ! le vilain mot !), souffrent.

Lorsque un maire, lorsque un conseiller général de gauche, me fait le coup de privilégier le centre commercial à l'école, quand on me fait le coup de la démocratie participative pour mieux me planter un couteau dans le dos, je prends cette déception en pleine tronche.

Ce qui ne me rend pas tout à fait cynique, pour autant, car aux prochaines élections, je voudrais y croire encore, je sais bien que je ferai encore campagne pour ces valeurs qui me tiennent tant à cœur. Et surtout que je combattrai les idées de libéralisme économique et d'individualisme que la droite me propose.

Mais il restera toujours comme une brûlure, là où l'épée de la déception aura planté sa lame...

CC
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