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16 octobre 2011

Fin d'une campagne, début d'une autre

Et cette fois-ci, on ne va pas se battre contre des Mickey. On va avoir des Copé, mitraillette au poing, des Morano revolver, des Boutin, bible en main...On va avoir le Parrain Sarkozy...

Quels vont être les éléments de langages ? Copé nous en a donné un aperçu ce soir, sur France 2 :

1) "Les primaires étaient injustes, anticonstitutionnelles, elles ont monopolisé l'espace médiatique. Laissez-nous parler !" 

2) "Vous êtes désunis. Entre Valls et Montebourg allez donc faire une synthèse." (Au passage, Valls va devoir subir des appels du pieds bien lourds...)

3) "Vos propositions sont folles, irréalisables : les retraites, les emplois dans l'enseignement, la démondialisation...Autant de propositions avec lesquelles Valls n'est pas d'accord." (Hum, Valls...Alors ? C'est agréable de se faire draguer par Copé ?)

Alors voilà ce qu'on peut répondre à ça :

1) "On vous écoute. Vous avez travaillé un peu sur un projet ? Oui, on sait, vous avez un bilan à défendre. Mais ça risque d'énerver les quelques personnes qui soutiennent encore vaguement Sarkozy..."

2) "Hollande a été choisi parce que c'est un homme de synthèse. En plus, la base de tous les projets de tous les candidats est la même. C'est la grande force de la gauche, l'union. Pour une fois..."

3) "Les propositions sont des propositions de gauche. Normal que ça vous chiffonne : on va devoir revoir les impôts de vos copains les riches. On va devoir partager un peu mieux les richesses. Et quand on voit comment la gauche gère les régions, les départements et les villes, on se fait un peu moins de souci qu'avec la droite..."

Hollande devrait y arriver. A vrai dire, je pense qu'une mouche morte pourrait battre Sarkozy, tellement plus personne ne peut le voir. Mais là, ce soir, je suis optimiste, ce qui n'est pas le cas tous les jours...

CC
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28 mai 2011

Abandonner l'utopie ?

J'ai publié avant hier, comme de nombreux blogueurs, une lettre appelant à l'unité de la gauche.

Cette lettre génère quelques réactions, dans le petit monde du web.

On souligne, par exemple, que c'est une idée pleine de bons sentiments mais complétement utopique.

Évidemment : quand on voit déjà le bordel qui règne au PS, on peut toujours rêver que ceux-là s'entendent aussi avec d'autres partis.

La haine fait partie de la politique. Et pas seulement dans le clivage gauche droite.

Il paraît qu'Aubry déteste Hollande, qu'Hollande n'en pense pas moins et que tout le monde est d'accord pour détester Royal. Sans compter qu'avant, Mélenchon était plutôt pote avec tout ce petit monde mais qu'il fait aujourd'hui cavalier seul. Tout en se faisant des ennemis auprès de ses propres alliés, au PC.

Alors, évidemment, cela paraît difficile de parvenir à l'unité.

Mais c'est avant tout parce que nous parlons de personnalités et pas de programme.

Il paraît d'ailleurs que cet après-midi, le programme du PS a été adopté à l'unanimité.

C'est un bon début. Maintenant, il va falloir communiquer là-dessus.

Mais revenons à cet appel d'unité de la gauche.

Ce qui me semble important, en politique, bien plus que les petites haines personnelles, c'est le rêve. L'utopie. Ce qu'on cherche, en politique, c'est aussi cela. En tout cas, moi.

Et en ce moment, c'est râpé. Personne ne fait rêver les gens. Personne ne propose une société dans laquelle on a envie de vivre. On nous parle de rigueur, de crise, de gestion de budget serré...

On ne nous parle de travailler plus. On nous parle de serrer la ceinture, de faire des efforts. Quand est-ce qu'on pourrait avoir envie de cette société-là ?

Alors, je crois que cet appel, c'est une sorte d'utopie : voir les politiques se mettre d'accord sur l'essentiel. Sur une société qui ne nous fasse plus honte. Une société qui protège, qui est juste et généreuse.

La lettre parle de valeurs communes : "écologie, services publics, société solidaire, emploi pour tous, fiscalité redistributive, laïcité, régulation de la finance, éducation, innovation, recherche, et bien sûr, l’ambition d’une France forte, généreuse et influente sur la scène mondiale."

Cette lettre, je pense, est salutaire. Elle réintroduit la fraternité qui est au fronton de nos mairies, dans la vie politique. Cette "fraternité" est-elle un truc de "bisounours" ? Cette fraternité n'a-t-elle pas disparu depuis 2007 ?

Et le cynisme l'a-t-il remplacée à tout jamais ?

CC
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26 mai 2011

Unité 2012

Lettre ouverte d’un électeur à tous ceux qui font de la politique à gauche

Pour faire avancer l’unité à gauche, faites comme nous : copiez, collez et personnalisez cette lettre ouverte, puis envoyez la vite aux responsables politiques de gauche que vous connaissez. Et faites tourner : Facebook, twitter, vos e-mails...Visitez le site http://unite2012.fr/ 

Le Kremlin-Bicêtre, mai 2011

Chers camarades,

Comme disent les Chinois, il est des coups de massue qui rendent lucides : si la gauche veut remporter les élections présidentielles de 2012, elle devra aller unie au combat dès le premier tour.

Imaginer que tel ou tel candidat ou candidate évitera la dispersion des voix à gauche entre vos différents partis, provoquera le réflexe d’un vote « utile », est un pari dangereux, une illusion entretenue par des sondages dont on connaît la volatilité… et la fiabilité.

Enterrer Nicolas Sarkozy trop vite est tout aussi illusoire. C’est un redoutable adversaire en campagne électorale, chacun le sait. C’est un des rares domaines où sa compétence n’a pas encore été mise en doute.

Mais surtout, Marine Le Pen sera vraisemblablement au second tour, nul besoin de sondages pour le craindre.

L’élection présidentielle de 2012 se gagnera donc au premier tour. Autrement dit, celui des deux candidats, de gauche ou de droite, qui aura le plus rassemblé son camp avant le scrutin présidentiel aura de fortes chances de l’emporter, soit parce qu’il sera face à Marine Le Pen, scénario hélas le plus probable, soit parce qu’il aura obtenu un score élevé au premier tour et aura donc créé une dynamique suffisante pour gagner le second.

C’est le bête et implacable raisonnement arithmétique qu’impose notre scrutin majoritaire à deux tours. On peut regretter qu’il en soit ainsi, qu’il ne nous soit plus permis de faire un « choix de coeur » au premier tour. Mais c’est comme ça.

Cette réalité électorale doit conduire les politiques que vous êtes à agir en conséquence, c’est à dire à vous battre pour que ce soit bien le candidat de gauche qui rassemble le plus efficacement son camp dès le premier tour, et non celui de droite, Nicolas Sarkozy.

Inutile d’attendre le dernier moment pour bâcler un marchandage de circonstance, purement politicien, ou le programme et les idées passeront à la trappe. Inutile encore de compter sur un accord entre les deux tours, vite fait bien fait, entre les partis de gauche au cas où ce serait l’un des leurs qui accède au second tour. Dans le premier cas, face à Le Pen, pourquoi le candidat s’embarrasserait-il d’une négociation avec ses amis politiques alors qu’il est pratiquement certain d’être élu ? Dans le second cas, face à Sarkozy, redoutable candidat, le spectacle de chefs de partis de gauche se rabibochant opportunément après une campagne qui les aura durement opposés sera d’un effet déplorable et ne peut que favoriser le candidat de la droite.

Avez-vous le droit d’envisager cette défaite ? N’avez-vous pas, au nom de la confiance et des mandats que vous ont confié le peuple, des obligations, dont celle de gagner pour mettre un terme à la politique désastreuse menée par Nicolas Sarkozy ?

Chers camarades, il est temps d’atterrir. D’arrêter d’avancer en ordre dispersé, avec des candidatures tactiques, « providentielles » ou fantaisistes. Bref, il est temps de prendre la mesure de cette nouvelle donne électorale et d’en tirer les conséquences. Dès que possible, vos partis doivent travailler ensemble à une plateforme commune et à la désignation d’un candidat unique pour toute la gauche. Après tout, les primaires ont bien été imaginées pour cela, non ?

Rappelez-vous : n’avaient-elles pas vocation, à l’origine, à sortir des logiques partisanes en s’adressant à tous ceux qui « partagent les valeurs de la gauche », qu’ils soient roses, verts ou rouges ? Imaginez la dimension que prendraient ces primaires si elles mobilisaient tous les partis ! Elles donneraient un autre souffle à la campagne et un autre poids au candidat ainsi désigné. Et avouons-le, elles seraient sûrement prises beaucoup plus au sérieux qu’aujourd’hui.

Pour vous, responsables politiques, ce ne sera pas facile de dépasser les clivages et les rivalités d’appareils, on l’imagine. Certains d’entre vous ne souhaiteront peut-être pas monter dans le train de l’unité. Mais l’enjeu est à la hauteur de l’effort : pour que la gauche remporte ce scrutin présidentiel, l’unité et les concessions qu’elle implique, sont le prix à payer et, soyons plus positifs, le défi à relever.

D’ailleurs pensez-vous sérieusement qu’un programme qui rassemble tous les partis de gauche soit un défi aussi insurmontable ? Nous partageons tous un socle de valeurs communes : écologie, services publics, société solidaire, emploi pour tous, fiscalité redistributive, laïcité, régulation de la finance, éducation, innovation, recherche, et bien sûr, l’ambition d’une France forte, généreuse et influente sur la scène mondiale.

Chers camarades, quelle tâche plus stimulante qu’un programme unitaire pour ceux qui aiment la politique et veulent changer les choses ! Ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Les électeurs le sentent et multiplient les appels dans la presse et sur le Net. Nous sommes à un an de l’échéance, vous avez encore le temps de vous y mettre. N’attendez pas.

Un programme, un candidat… la victoire en 2012 !

Captainhaka : Le grumeau, Custin d’Astrée : 365 mots, Cycee : bahbycc, Dominique Darcy : dominiquedarcy, Eric Citoyen : Mon Mulhouse, Gaël : De tout et de rien, Jean-Claude : Slovar – Les nouvelles, Jean Renaud Roy : @jr_roy, Juan : SarkoFrance, Jules Praxis : @jules_praxis, Le Coucou : Le coucou de Claviers, Melclalex : A Perdre la raison, MrsClooney : La femme de George (s) , Nicolas : Partageons mon avis, Nicolas Cadène : Débat socialiste, , Romain : Variae, Ronald : Intox2007, Jacques Rosselin : @rosselin, Seb Musset : Les jours et l’ennui de… , Stef : Une autre vie,  Sylvie Stefani : Trublyonne, Vogelsong : Piratages, Yann Savidan Carnet de notes de…, Zeyesnidzeno : La France a peur

Pour faire avancer l’unité à gauche, faites comme nous : copiez, collez et personnalisez cette lettre ouverte, puis envoyez la vite aux responsables politiques de gauche que vous connaissez (députés, maires, sénateurs, responsables de parti, etc). N’hésitez pas à nous envoyez leur réponse. Vous pouvez pour commencer retrouver les mails de vos députés en cliquant ici. Et faites tourner !

Vous pouvez également signer cette lettre.
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