Affichage des articles dont le libellé est UMP. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est UMP. Afficher tous les articles

9 février 2013

Parler d'autre chose

Allez, cette fois, c'est voté, un peu plus vite que prévu, grâce à la bonne volonté des députés de gauche ! Merci à eux !

Maintenant, il est temps de passer à autre chose.

Mardi, il y aura le vote définitif, une formalité. J'espère que les députés de gauche seront bien tous là. On n'est pas à l'abri d'une panne de réveil...

Ensuite, il faudra parler de la nouvelle loi bancaire, qui a pour objectif de séparer les banques d'affaires des banques de dépôt. Il paraît que la loi est un peu molle du genou et nous comptons donc sur Messieurs Le Fur, Mariton, Jacob, Douillet...pour viriliser un peu tout ça.

Mais je crois qu'on peut toujours rêver : ils ont fait leur taf pour des années, là...

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

7 février 2013

#DirectAN : des ânes en direct ?

Même si parfois il m'arrive de regarder les questions au gouvernement, j'avoue que c'est la première fois que je suis avec assiduité un débat parlementaire.

C'est donc sur le mariage pour tous que les députés discutent (ou disputent) en ce moment.

Le principe est simple : le gouvernement a fabriqué une loi. Une commission l'a examinée, corrigée, discutée. Elle a entendu des intervenants, des pour, des contre, des intéressants, des religieux... Et puis, pendant ce temps, l'opposition a lu le projet, n'a pas tellement profité aux débats (pour pouvoir dire ensuite qu'il n'y en a pas eu) et puis a produit des milliers d'amendements au projet. Pour en faire des milliers, il a fallu se répéter souvent, en faire des ridicules, faire preuve de beaucoup d'imagination et de mauvaise foi.

Et puis voilà le temps des débats. La majorité a dit "On prend 15 jours, pas plus." Alors l'opposition a dit : "C'est pas assez : on a pas le temps de débattre." La majorité a répondu : "Z'avez qu'à venir pendant les débats de la commission." Ce à quoi l'opposition a répondu : "15 jours, c'est trop long, alors qu'il y a tant de chômage et de précarité, on s'en fout du mariage des tapettes...euh...des homos."

Bref. Dès le début, on s'est dit que l'opposition allait être cohérente dans ses récriminations.

Et puis la défense des amendements a commencé. La plupart parlait de la PMA et de la GPA alors que ces deux sujets ne font pas partie du projet de loi. Mais la Garde des Sceaux eut beau répondre que c'est hors-sujet, les députés de l'UMP insistèrent, encore et encore. Ils y sont toujours.

Ce soir, ils avaient moins de mordant que les premiers jours : ils semblaient mâcher mollement les mots, machinalement, les épaules tombantes, les paupières lourdes. Les autres, à l'arrière plan, baillaient en jouant au solitaire sur leur ipad. Depuis mon canapé, je sentais l'odeur pas fraîche des haleines fatiguées, les relents de repas trop riches et le délicat fumet bestial de ces corps enfermés là depuis trop longtemps.

Le cœur n'y est plus : la plus grande partie des amendements sont passés. La majorité est à gauche, elle fait son travail, soutenue par une Garde des Sceaux de caractère : Christiane Taubira s'est révélée à la hauteur, cultivée, compétente, rigoureuse, intelligente, pleine d'humour et de conviction.

Ce soir, cependant, elle était fatiguée aussi, me semble-t-il. Le débat aurait pu être plus serein, plus court, plus efficace. L'opposition n'a pas joué le jeu, depuis le début, pour des raisons bassement politique : créer du buzz, faire semblant d'exister. Il y a quelques années, l'UMP était pour le mariage, beaucoup plus libéral encore. Mais la droite se replie, se recroqueville, cherche l'électrochoc pour renaître, en oubliant qu'il y a des gens derrière cet article de loi : il y a des enfants vivants dans des familles homoparentales, il y a des couples désirant être reconnus, il y a des jeunes découvrant leur sexualité où l'homophobie est décomplexée à cause des politiques qui se permettent de raconter n'importe quoi sur les bancs de l'Assemblée...

C'est navrant.

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

22 novembre 2012

Il ne faut pas parler de l'UMP

Ne pas écrire sur la politique, en ce moment, c'est avoir la décence de ne pas balancer des trucs odieux sur l'UMP. 

C'est tentant, pourtant ! C'est vrai, qu'est-ce qu'on se marre ! On a cru qu'on allait écoper de Copé. Et puis nous filions pour Fillon, un bon filon : nous pensions qu'il avait coupé l'herbe sous ses pieds, en sortant des bulletins d'outre-mer. Et puis Copé n'a pas lâché et tout a continué. Certains voulaient appeler Juppé, pour éviter d'être dupés, d'autres voulait étouffer l'affaire : Juppé c'est Bordeaux et là-bas aussi ça déborde. Sarkozy y est convoqué et va peut-être écoper d'un lourde peine.

La peine est pour l'UMP, dépitée, ses militants démobilisés, ses sympathisants sidérés.

On ne parle plus que de cela. L'UMP a décédé. Plus d'union, plus de majorité et plus de popularité. Il leur faut renommer le radeau, médusés. Ulcérée et urticante, malheureuse et maladive, puante et pire que tout, la droite a mal au Fillon et ne pourra pas Copé à une remise en cause.

Mais je n'écrirai rien là-dessus. 

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

19 novembre 2012

Politique politicienne...

Qui que ce soit, à la fin, ce sera quand même un gars de l'UMP. Le fait que le score soit serré n'augure rien de bon. Même si c'est un peu blanc bonnet et bonnet blanc, Fillon dégage une impression plus gaullienne traditionnelle, plus paisible, moins extrémiste, pour tout dire.

La signification de ce score serré, c'est donc l'avancée des idées de la droite forte...Euh...de l'arnaque forte.

Si c'est Copé qui l'emporte, alors, c'est que l'idéologie des militants du parti majoritaire de droite s'est durci, s'est cristallisé autour des idées d'immigration et d'intolérance.

Si c'est Fillon qui gagne, ce sera à peu près la même chose, mais avec une image moins agressive et alors la gauche devra se faire plus de souci en 2017.

Malgré tout ce qu'on peut dire, tout cela nous aura bien fait rire, et surtout, tout cela nous aura rappelé des souvenirs sympathiques : il n'y a pas si longtemps, c'était la gauche qui était dans cet état. C'est difficile de se relever d'un échec aux élections présidentielles. Cela ravive les ambitions et les haines. Mais on finit toujours par s'en sortir ! Le PS en est la preuve !

Les questions restent toujours la même, pour tous les partis politiques : faut-il cliver ou rassembler ? Faut-il affirmer les idées les plus extrêmes pour renforcer le cœur de son électorat ou faut-il ratisser large vers le centre ?

Politique politicienne...Cela finira par me lasser, mais pour l'instant, ça m'amuse...

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

21 février 2012

Regarder le candidat dans le blanc de poulet halal

Alors là, tu vois, les carottes, elles sont égorgées en regardant vers la Mecque...
Étonnant, ce président de la République qui se sent obligé d'aller à Rungis un matin très tôt pour désamorcer une polémique débile lancée par la candidate de l'extrême droite...

Étonnant de placer le débat et la campagne à ce niveau-là.

Le halal, tout ceux qui ont une idée de comment fonctionne l'industrie agro-alimentaire se doutent qu'il n'y en a pas beaucoup de vrai. D'ailleurs, les Musulmans s'en inquiètent et ne sont pas sûrs que tous les produits estampillés "halal" soient bien conformes au dogme.

Alors tenter de faire croire qu'il y a du hallal partout, c'est vraiment idiot.

Mais démentir quelque chose d'aussi idiot, ça l'est encore plus...

Aussi étonnant que de parler de proportionnelle alors que c'est le cheval de bataille du FN depuis 1988...

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

13 février 2012

Anniversaire surprise raté

C'est un signe...
C'est l'histoire d'un mec qui fait croire à tout le monde qu'il a un scoop à nous délivrer.

Il est persuadé qu'il fait encore rêver les gens. Il fait le coup du copain qui prépare un anniversaire surprise alors que le principal intéressé a réservé lui-même le resto.

C'est étrange. C'est le président de la République et les journalistes font comme si c'était quand même intéressant.

Les gens de la majorité jouent le jeu. Pour nous, c'est énervant. Vous connaissez cette sensation : vos potes vous préparent un anniversaire surprise. Cela fait trois semaines que vous le savez, parce qu'ils ne sont pas hyper discrets, mais vous faites quand même mine de ne vous douter de rien. Les copains se font des sourires entendus, tout sonne faux et vous avez qu'une seule envie : dire que la plaisanterie a assez duré et que vous participeriez bien à la préparation de la fête !

En tout cas, ils ne sont pas cools, les députés de la majorité : ils ne sont pas venus pour voter la TVA sociale du chef ! Sans doute gonflaient-ils des ballons pour la surprise de jeudi !

Et pendant ce temps, en Grèce, on nous donne un petit aperçu de ce que seront les lendemains de la fête. L'austérité. Il faudra en profiter de ce petit moment de bonheur. Parce qu'après on va en baver.

On en bave déjà, d'ailleurs, puisque ça y est : le premier budget de l'Etat n'est plus l'éducation, désormais, mais le remboursement de la dette. On a commencé à ne plus favoriser l'avenir. On préfère engraisser les banquiers...

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

8 février 2012

Une bourde par jour

C'est une technique que Sarkozy a beaucoup éprouvée au début de son mandat. Faute d'être sérieux, efficace, professionnel, le président et sa drôle de troupe trouve le moyen de lancer une polémique par jour.

Cela demande de l'organisation. Je pense que dans les locaux de l'UMP, il doit y avoir un tableau indiquant les tours de garde :

Lundi : Claude

Mardi : Nadine

Mercredi : Nora

Jeudi : Brice

...

C'est aussi un peu d'anticipation : il faut savoir donner des interviews à l'avance, pour qu'elle sorte le bon jour. Les thèmes sont variés et peuvent être pris dans tous les domaines. Ce weekend, on a eu le cas Guéant, avec les civilisations. C'était énorme, ça nous a fait plusieurs jours. Il y a eu des rebondissements...

Nadine botte souvent en touche, en sortant vite fait une petite connerie sur twitter, 140 caractères taillés au couteau, avec des fautes d'orthographe. Le coup du DM mal aiguillé, ça marche bien, aussi.

Quand elle ne fait pas ses devoirs au dernier moment, elle s'y prend à l'avance et au détour d'une interview, on découvre qu'elle balance sur le physique de ses adversaires politiques. C'est pas joli-joli, mais c'est le but !

C'est une belle bande de comiques ! S'ils ne sont pas repris dans leur boulot du gouvernement en mai, ils pourront toujours participer à l'émission de Laurent Ruquier : on ne demande qu'à en rire !

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

28 janvier 2012

Dépenses et investissement


On reproche à la gauche de vouloir faire des dépenses.


Tout d'abord, ces dépenses sont chiffrées et financées.

Ensuite, je ne sais pas trop comment on peut imaginer faire tourner une entreprise sans investir. Il me semble que c'est évident : l'UMP nous propose la rigueur, la plus grande rigueur. De moins en moins de pouvoir d'achat, de moins en moins d'aides pour les plus démunis, de moins en moins de remboursements de médicaments, de plus en plus de TVA...

Comment peut-on faire tenir un pays sans investir ? 

Imaginez une entreprise florissante : elle fabrique des voitures. Les voitures se vendent bien. Le patron se dit qu'on va continuer comme ça, puisque ça marche. Il décide de distribuer les bénéfices aux actionnaires. Les machines s'usent, les ingénieurs s'encroutent et sans réinvestissement des bénéfices, les voitures qui sortent des chaînes sont de moins en moins performantes. Elles ne plaisent plus aux clients et l'entreprise coule.

Certes, la plupart des entreprises cotées en bourse ont l'air de fonctionner comme cela. Mais pour continuer d'être performantes, elles délocalisent.

On ne peut pas délocaliser la France. Donc, il faut investir...

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

16 janvier 2012

Logique UMP

Le logo d'un train à grande vitesse qui ressemble à un escargot.
Un nudiste dans une mercerie, un esquimau chez Picard surgelé, Baroin qui nous explique le triple A...

Résumons les éléments de langage du ministre qui a la voix de Barry White : "La perte du triple A n'est pas grave. C'est un ajustement, c'est trois fois rien : d'ailleurs, c'est juste l'avis d'une seule agence. Parce que le triple A, qu'est-ce que c'est ? C'est l'assurance que la France est solvable, qu'elle pourra rembourser l'argent prêté. Et la France peut rembourser. Donc, tout va bien."

Bon. Alors où est le problème ?

Y'a un problème ?

Oui, visiblement, il y en a un, puisque il y aura encore un plan de rigueur. Ou deux. Ou trois.

Mais pourquoi ??? Pourquoi ??? Puisque tout va bien !

Parce que. La logique UMP.

Des lunettes pour les aveugles, des tongs pour des cul-de-jattes, du pastis au pot de départ de Ben Laden.

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

12 janvier 2012

Populaire, chic et pas cher

L'UMP, union pour un mouvement populaire, n'a pas la même définition que nous, pour ce mot.

Populaire est un mot issu du latin populus qui désigne le peuple.

Estrosi, hier, a dit que Le Fouquet's était une brasserie populaire. Pourtant, le peuple est maintenu loin de ce lieu, tant par la sécurité à l'entrée que par les tarifs prohibitifs de sa carte pour la plupart d'entre nous.

Estrosi, ce matin a essayé de se justifier en expliquant qu'il entendait, par le mot "populaire" que le lieu de rendez-vous préféré de Sarkozy, les soirs de victoire électorale, était célèbre. Célèbre et populaire, pour lui, c'est kif-kif.

Alain Rey nous explique bien que ce n'est pas le cas. Et quand on peut avoir Monsieur Robert - le dictionnaire- sous la main, sans devoir se lever de son fauteuil pour aller le chercher dans la bibliothèque, autant en profiter :
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
C'est à partir de la 30ème seconde, environ.

Notons simplement que les gens de l'UMP n'ont pas la même définition du mot "populaire" que la plupart d'entre nous. Ce qui n'a rien d'étonnant : en cinq ans, ils nous ont donné bien des preuves pour le démontrer.

Union pour un mouvement célèbre, union pour un mouvement famous, union pour un mouvement de stars...Union pour un mouvement bling-bling.


Arno - Chic Et Pas Cher par Like_Finger
CC

Rendez-vous sur Hellocoton !

5 janvier 2012

L'homme qui voulait faire des économies

L'homme qui voulait faire des économies a présenté son programme pour l'éducation, pour la prochaine échéance électorale. 

Ce matin, quand je suis allée au collège, j'avais prévu de projeter des images pour les faire décrire et commenter à mes élèves. J'étais dans une salle sans aucun équipement pour cela. J'ai demandé à mes collègues : les deux salles à côté de moi ont normalement un vidéoprojecteur. Malheureusement, les deux installation ne marchaient pas correctement. J'ai fait des photocopies noir et blanc, à l'ancienne. Pas terrible pour étudier des tableaux. Ce qui est au programme d'histoire des arts.

J'aurais pu aller en salle multimédia, à la rigueur. Mais avec une classe de 25, c'est impossible : il y a douze postes dont la moitié ne fonctionne pas.

Après cette première déconvenue, il a fallu que j'enregistre des notes sur le logiciel idoine. En salle des professeurs, pour 52 enseignants, il y a 5 ordinateurs. Tous ne peuvent pas recevoir le logiciel de notes, parce qu'ils fonctionnent mal ou sont trop anciens. Les autres étaient déjà occupés.

Les idées que Sarkozy a proposées pour l'éducation ne sont pas toutes mauvaises, dans le fond : que les enseignants soient présents plus longtemps dans les établissements et qu'ils puissent avoir des bureaux personnels pour travailler sur place, je suis pour, depuis longtemps. D'ailleurs, je crois que c'était une des propositions les plus raillées de la campagne de Ségolène Royal, en 2007. Souvenez-vous : les 35 heures pour les profs. Le PS est à la pointe...

Mais pour mettre cette mesure en place, il va falloir d'énormes moyens. Ces mêmes moyens qui manquent tant à l'éducation nationale. 

Si l'on y réfléchit, la gérance des locaux de l'éducation reviennent respectivement aux mairies, pour les écoles primaires, aux départements pour les collèges et aux régions pour les lycées. Donc, l'Etat peut déléguer cette mesure aux collectivités locales (de gauche). Gageons que ces collectivités auront les charges sans avoir les fonds, comme c'est si souvent le cas depuis quelques temps...

Bon, je vous laisse : je n'ai pas pu travailler dans mon établissement, il faut donc que je travaille à la maison. Avec mon ordinateur, mon imprimante, mon encre, mes stylos qui sont tout dévoués à la nation.

CC


Rendez-vous sur Hellocoton !

12 décembre 2011

No Moresarko.

Merci CPolitic.
MoreSarko est une femme simple et joviale. On dit d’elle qu’elle est franche et directe. C’est l’euphémisme qu’on utilise en général pour parler d’une personne qui dit tout ce qui lui passe par la tête sans y avoir réfléchi. Elle a le langage délicat des gens qui ne font pas des phrases. Elle ne fait pas de manières et n’hésite pas à manier avec grâce les vulgarités, à user délicatement des grivoiseries de salles de garde, à débiter avec raffinement des pires jurons de charretier.

C’est une femme qui n’a pas son pareil pour paraître sympathique dès qu’une caméra pointe son nez. Elle abuse de son grand rire en chasse d’eau. Elle n’hésite pas à danser, pour paraître souple et jeune. Pour les idées, elle fait dans le simple : elle est toujours d’accord avec la voix de son maître, le président. Pour faire peuple, elle simplifie, elle schématise. Forcément, elle caricature un peu, mais c’est pour la cause.

Un jour que son maître avait dit en conseil des ministres « Villepin se présente, bah...il fera 1%...», elle crut bon de rajouter, à la radio, sur twitter et sur tous les plateaux qu’elle trouva : «Dominique de Villepin est un homme seul». Et aussi «Dans cette période de crise grave, se lancer dans une candidature solitaire est dangereux». Elle rajouta : «Dominique de Villepin est un homme seul, sans moyens financiers, sans mouvement politique... L'intérêt général de la France, c'est de faire bloc autour du président de la République». Et encore : «Dominique de Villepin a eu la mauvaise idée de la dissolution de 1997. Je voudrais qu'il ne commette pas l'erreur de la division en 2012». «Je souhaite qu'il prenne encore le temps de la réflexion et qu'il rallie Nicolas Sarkozy», ajouta MoreSarko, parlant d'une «candidature de posture».

Le vrai problème de MoreSarko, c’est qu’elle en fait toujours trop.



CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

22 novembre 2011

L'UMP ment

L'UMP n'a fait que des conneries depuis qu'elle est au pouvoir. Et ça fait dix ans. Depuis que l'UMP gouverne, tout va plus mal. L'UMP a détruit le système de santé, les protections sociales, le droit du travail. L'UMP a fait fuir l'industrie de France...

L'UMP a creusé la dette, l'UMP a perdu au foot, l'UMP a perdu toutes les élections intermédiaires, l'UMP n'a que des médiocres dans ses rangs, à l'UMP personne ne sait lire, personne ne sait écrire. A l'UMP, ils en veulent tellement à l'école, parce qu'ils étaient des cancres, qu'ils ont tout fait pour la démolir.

Malgré tout ça, l'UMP tente de nous faire croire que l'UMP est le seul moyen de nous sortir de la crise. L'UMP ne manque pas d'air. Ou alors, l'UMP a de l'humour. Ou alors, il nous prend pour des cons...

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

18 octobre 2011

Elections : bilan contre programme

Cette année, c'est le petit Kevin qui a été élu délégué de classe. Kevin, c'est un gamin sympa. Le petit rondouillard avec des lunettes, fort en maths, gentil avec les filles et qui se met devant en classe.

Contre lui, se présentait le délégué de l'année dernière. Dylan. Lui, c'est un petit nerveux, colérique, qui s'énerve quand il n'a plus d'encre dans son stylo. L'année dernière, aux conseils de classe, il a défendu ses copains, notamment Johan, un gamin insupportable, indéfendable, qui en plus de ne pas travailler se bagarrait avec tout le monde dans la cour. Un petit péteux avec du gel dans les cheveux. Au conseil de classe, par contre, il a dit du mal des filles : "Elles bavardent tout le temps", il a cassé du sucre sur le prof de SVT qui était absent : "Il n'a pas le droit de nous mettre des interros sur les poissons : on n'est pas des pêcheurs". A un camarade qui lui demandait l'heure, il a rétorqué : "Casse toi, pov'con". En conseil de discipline, il a affirmé que cette insulte n'en était plus une depuis que le président s'en servait. Il a été exclu 8 jours et s'en est vanté dans tout le collège.

Cette année, donc, il n'a pas été réélu. Pourtant, il a fait campagne : il a dit du mal de Kevin. Il a critiqué son surpoids, il a déclaré qu'être gentil avec les filles étaient un signe de faiblesse et que les notes de la classe allaient s'en ressentir durement.

Il a défendu son bilan : en effet, l'année dernière, alors qu'il était délégué, il n'y a eu qu'un seul redoublement. C'était bien la preuve qu'il était un très bon délégué.

Mais cette année, c'est Kevin qui est passé !

Son bilan, ce n'est pas une perle. Mais une pearl...
Bilan de 5 années de présidence Sarkozy et maj prés UMP dans de lannoy (chezlouise)

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

12 octobre 2011

Primaire à l'UMP ? En 2017...

Nous sommes en 2016, en octobre. Il fait chaud comme au mois d'août d'avant.

Cette fois-ci, l'UMP a décidé d'organiser des primaires. Tout le monde en a vraiment marre de Sarkozy, mais par un jeu de circonstances et de coups de couteau dans le dos (le vieux président a toujours été très doué pour ça), il se retrouve quand même au deuxième tour, face à Copé.

Au premier tour, Borloo est arrivé troisième et a obtenu 17% des scores, en prônant la révolution écologique. Il est l'arbitre des deux hommes. Sarkozy et Copé ont un peu de mal à reprendre le thème de l'écologie, après des années de soutiens à Areva et du tout nucléaire. Copé, qui est désormais très proche du courant "L'heure du thé", anciennement "Droite populaire", nie férocement l'idée même de réchauffement climatique.

Le débat entre les deux rivaux a lieu ce soir.

Les deux hommes ont échangé des joyeusetés toute la semaine. Copé a reproché ses deux mariages à Sarkozy. Ce dernier a répliqué en traitant Copé de curé, pour tenter de ramasser les votes des musulmans. Copé, évidemment, a rappelé que Sarkozy était l'ami de Guéant et d'Hortefeux, pour tenter de sauver les meubles avec les musulmans.

Le débat portera sur les points forts de la droite : l'immigration, le travail, les impôts. Sur le fond, les candidats sont d'accord sur tout. Reste la forme. Le point fort de Sarkozy, c'est son expérience. Son point faible c'est que tout le monde le déteste. Le point fort de Copé, c'est qu'il se croit jeune. Son point faible, c'est que ce n'est plus vrai depuis pas mal de temps.

Ces primaires ont été un jeu de massacre. Sarkozy, qui n'était pas un fervent supporter de ce fonctionnement démocratique, avait prévenu dès le début : si c'est pour s'opposer gentiment, pour avoir sur le dos un censeur, si on ne peut pas faire la campagne comme toute les campagnes, avec des coups sous la ceinture, ce n'est même pas la peine.

L'audimat promet d'être énorme. C'est une sorte de finale à la Secret Story.

"Ah...

Un instant...Flash info : URGENT !



Ouh ! ça change tout. On vient d'apprendre, mesdames et messieurs que Jean-François Copé...Non ? C'est incroyable !!!! L'outsider vient apparemment d'être retrouvé mort à son domicile...Quoi ? Selon les premiers enquêteurs, mandatés spécialement par ? Par qui ? La DST ? Oui ? Eh bien J-F. Copé se serait suicidé ? D'une balle dans la nuque ? Absolument fabuleux !"

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

10 octobre 2011

Et pendant ce temps-là, à droite...

Sire Copé vous parle, manants !
Nous sommes des ingrats. Nous nous amusons, à gauche, avec des candidats qui s'voyaient déjà en haut de l'affiche alors que pendant ce temps-là, à droite, nous avons un président qui sauve le monde.

Pendant que le PS envisage sérieusement de démondialiser, de contrôler les banques, d'installer une frontière forte pour l'Europe, Notre Super Président est en Allemagne entrain de donner de l'argent aux banques, pour la énième fois, sans contrepartie, pour qu'elles puissent continuer à jouer avec.

Il sauve le monde, comprenez-vous. Le Monde. Le Beau-Monde. Pas le nôtre, nous ne pouvons pas comprendre. Il sauve ceux qui s'enrichissent : les gagnants. Ceux qui sont censé créer la richesse puis la faire ruisseler vers nous, pauvres pécheurs. Si pour l'instant, jamais les divines gouttes ne nous sont parvenues, c'est parce que nous avons encore trop de parapluies de gauchistes.

Et nous continuons, encore et toujours, les mêmes erreurs. Nous voulons, à 17% (de 2 millions, ce qui ne fait pas beaucoup, comme dirait Copé, qui sera l'heureux vainqueur de la primaire de l'UMP en 2017), arrêter la mondialisation. Quelle "dinguerie". Nous voulons plus encore de protections sociales. Nous voulons des arrêts maladies remboursés et des frais de santé qui vaillent la peine d'être malade. Nous ne nous rendons pas compte ! Nous ne savons pas quelle est la félicité qui nous attend, dans un monde sans contraintes, sans impôts pour les riches, sans salaires décents pour les pauvres. C'est le monde de demain, celui dans lequel tout est possible.

Et nous, pauvres imbéciles, nous nous distrayons en croyant que la gauche fera mieux que Notre Super Président. Nous croyons qu'une autre solution est possible. Pourtant, il n'y a pas d'alternative. There is no alternative. Il faut ruiner les États pour que quelques individus puissent mourir d'un excès d'argent, de graisses et de sucres.

Alors, c'est clair : dimanche, n'allez pas au deuxième tour de cette "dinguerie" qu'est la primaire socialiste. Ne faites pas ce plaisir à Sarkozy. Lui qui est si bon, si intelligent, si magnanime. Et en 2012, revotez pour le seul qui peut nous mener vers la gloire. Nicolas Sarkozy.

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

27 juin 2011

Primaires du PS : mais pourquoi font-elle peur à l'UMP ?

Il paraît que les primaires socialistes font peur à l'UMP. Une peur bleue.

Il semblerait que l'idée qu'un parti politique puisse avoir un fonctionnement démocratique, ça décoiffe chez les amis de Guéant.

Bizarre.

On s'est même mis à raconter n'importe quoi à propos de cette démarche qui consiste à faire choisir par ceux que ça intéresse, le candidat pour l'élection présidentielle.

On raconte que c'est un moyen de ficher les gens, de voir qui sont les social-traîtres. On raconte qu'il y aura des sanctions, si l'on ne va pas voter à cette élection non obligatoire. Qu'on fusillera les opposants, comme au bon vieux temps.

Voilà le retour de la rhétorique du bolchévique avec le couteau entre les dents.

Franchement, c'est n'importe quoi ! D'ailleurs, l'UMP ferait bien de s'inspirer de cette démarche saine, s'il ne veut pas que ce soit le bazar l'année prochaine ! Déjà 4 candidats pour l'UMP se sont déclarés. Cela fait désordre !

Alors, rien que pour ça, les primaires sont déjà une bonne idée. Et puis c'est l'occasion de faire quelque chose pour que la gauche gagne ! Déplacez-vous pour prendre les choses en main !

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

3 mars 2011

Tendance Haine

C'est bien simple, c'est la tendance fashion du moment. Et comme c'est la fashion week, il faut être dans le coup. Pas le choix.

Je ne parle pas de Galliano. La tendance antisémite, c'est ringard au possible, ça ne se fait plus du tout. Au contraire, bien au contraire. La preuve, là où on trouve le plus d'antisémite, c'est justement chez ceux qu'il faut à tout prix détester pour être in.

La tendance, donc, c'est d'acclamer Zemmour. C'est arrivé ce matin à l'assemblée nationale et c'était les députés UMP qui acclamaient.

Eric Zemmour. Le type qui est là pour faire de l'animation et du buzz sur les plateaux de télé et les radios publicitaires. Avec lui, il y a aussi Elisabeth Lévy ou Sophie de Menthon, mais elles n'ont pas encore été condamnées pour incitation à la haine raciale, ni invitées à l'assemblée.

En fait, ça n'a rien d'étonnant : pour qui surfe un peu sur le net, sur les sites d'info, ça fait un moment que c'est une tendance de fond. Pas vraiment dans les articles, mais dans les commentaires. Sur les blogs, on a un peu la dent dure, parfois, mais croyez-moi, par rapport aux commentateurs des journaux en ligne, ce n'est rien. Et pas seulement ceux du Figaro.

Par exemple, mes articles sont parfois repris par Marianne2.fr. On ne peut pas dire que ce soit le média le plus à droite du net, non. Pourtant, les commentaires, là-bas, sont souvent hallucinants. Et pas modérés. On lit des choses qui vaudraient la prison à Zemmour, c'est pas peu dire.

Remarquez, quand je vais chercher une miche à la boulangerie, j'ai l'impression de les retrouver, mes commentateurs.

"- Tiens, bonjour, Mme RacailleDehors, du site du Figaro ?
- Oui", me répond une petite dame de 70 ans, brushing bleu impeccable et sac cabas amarré au bras gauche. Au bras droit, il y a la laisse de Pepette, le charmant petit caniche abricot..."Il fait gris, aujourd'hui", qu'elle reprend, pour faire la conversation, visant du coin de l'oeil le jeune homme un peu bronzé, qui vient de rentrer avec sa fille dans les bras...
- Gris ? Il fait un temps splendide...
- Oui, enfin, on se comprend. Vous me mettrez un bâtard, madame la boulangère ? De toute façon, dans ce pays, on ne peut plus rien dire, regardez voir, ce pauvre Zemmour, un martyr !"


Alors voilà, Zemmour, c'est l'homme qui fait rêver les femmes de 70 ans.


Ce ne serait pas grand chose si cela n'était pas relayé par le président qui fait peur. "La Révolution, c'est bien beau, mais les Tunisiens et les Libyens risquent de débouler comme un seul homme sur nos côtes françaises. Le couteau entre les dents, près à dégainer les A380 pour les balancer sur les zones pavillonnaires, prenez garde..."

Ce ne serait rien si les "seniors" n'étaient pas ceux qui votent le plus. On ne va pas les blâmer d'exercer leur droit démocratique. Mais on devrait peut-être au moins leur interdire de regarder TF1...

Ce serait encore moins de chose, si ce n'était pas une vraie tendance de fond, sérieusement, cette fois-ci, parce qu'il suffit de regarder un peu autour de nous pour se rendre compte que les partis démocratiques ne proposent pas d'alternative crédible à ces peurs savamment entretenues. Il n'y a pas de hasard : quand un groupe politique comme l'UMP se sert d'un phénomène comme celui-ci, c'est parce qu'il est significatif et qu'il peut rapporter des voix aux élections. Aux cantonales et aux présidentielles.


C'est la victoire du tous pourris, de l'UMPS.

Par contre, l'UMP, si elle tente de ramasser les miettes du gâteau, se fourre le doigt dans l'oeil. Avec des années de promesses de sécurité non tenues derrière elle, elle n'a aucune chance de convaincre.


A moins que Super Zemmour suffise...ça laisse cauchemardeux...

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

22 mars 2010

Plan de rigueur en Grèce ? Non, près de chez vous !


Alors voilà, le remaniement est fait. Non, non, rien a changé, tout, tout a continué, eh ! eh !

Xavier Darcos est en disgrâce..."sera prochainement appelé à d’autres responsabilités."

Pendant ce temps-là, Laurel et Hardy...Chevallier et Laspalès...Enfin...Lefebvre et Paillé ont déclaré : "Nous allons remédier à l'inquiétude des Français." Bientôt en spectacle dans toutes les salles des fêtes d'Alsace...

Inquiétude...

Comme le mot est bien choisi...

Nous sommes donc inquiet et il n'y a pas de doute, c'est cela que les Français ont voulu dire en s'abstenant, en votant pour le FHaine et en provoquant une belle vague rose...

En attendant le plan de rigueur, la suite de la casse des services publics, la baisse progressive de tous les maigres acquis sociaux, de toutes les petites protections sociales...En attendant que le chômage grimpe encore et encore, qu'il dépasse les 10% sans compter les centaines de milliers de radiés des listes...

Inquiet, c'est quand le petit dernier a une otite...

Inquiet, c'est quand on est pas sûr s'il fera beau ce week-end...

Ce n'est certainement pas quand on ne sait pas si on va se faire virer, si on ne sait pas comment on va boucler les fins de mois, si on ne sait pas si ses enfants vont pouvoir trouver un job un jour, si on aura droit à une retraite un jour, si elle nous permettra de vivre correctement ou s'il faudra cumuler des petits jobs dégradant et sous payés pour manger...

Le spectre de la Grèce qu'on est entrain de laisser crever sans l'aider, plane sur nos têtes...

En attendant le plan de rigueur du gouvernement.

On avait décidé de laisser passer les élections, rappelez-vous, avant de dire que tout va mal et de lancer les hostilités.

Donc, attendez-vous au pire, pour répondre à vos inquiétudes...

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

Et maintenant ?

Petit remaniement "technique" à l'Elysée.

On voudrait sans doute nous faire gober, par ce mot, que c'est une histoire de fonction, de volonté de non cumul des mandats, que certaines personnes ont été élues en région, alors, il faut qu'elles assument pleinement leurs nouvelles fonctions.

On voudrait nous faire croire, par le mot "remaniement", qu'il va y avoir un peu de changement quand même...

Mais que nenni ! C'est pourtant bien une belle brochette de ministres du gouvernement qui s'est pris la raclée du siècle, non ? Si ce n'est pas un signal fort, cela !

Mais le cap sera gardé, coûte que coûte.

C'est comme si la machine était emballée à une trop grande vitesse, de toute façon. On va dans le mur, à 200 à l'heure. Et peut importe si le klaxonne s'emballe, il n'y a plus de frein...

On l'a bien vu, hier soir. Les "éléments de langage" avaient été soigneusement préparés pour faire un acte de contrition dans les règles de l'art : "Objectivement, c'est une victoire de la gauche, sans conteste, une défaite de la droite."

Mais, au cours de la soirée, chassez le naturel, il revient au galop..."Les Français ont voté pour des enjeux régionaux, rien à voir avec la politique du gouvernement...Les Français ont donné clairement une ligne directrice à Sarkozy en 2007, ils avaient voté massivement et une majorité claire s'était dégagée. Hors de question de revenir là-dessus..."

On a beau dire et répéter que si la France "a mieux résisté à la crise" que le reste des pays européens - c'est encore à vérifier - c'est avant tout grâce à des services publics forts, à un système de santé et de protection sociale à peu près corrects.

On a beau hurler, dans les urnes ou pas, dans la rue ou pas, que briser ces services, ce n'est pas la bonne solution pour se sortir de la crise, on crie dans le vide.

Demain, il y aura encore grève. Cela passera encore, peut-être, inaperçu. Cela ne servira encore à rien, si ce n'est à faire perdre de l'argent à ceux qui la feront.

Pourtant, un peu partout en France, des lycées et des collèges sont en lutte, la Poste se débat, l'hôpital public tente de sauver les meubles...

Mais rien n'y fait...Que faudra-t-il pour être réellement écouté...?
Et maintenant...?




CC
Rendez-vous sur Hellocoton !