30 novembre 2011

Files d'attente, de nuit, à la préfecture...

C'est un article de Libération qui fait froid dans le dos.

Les files d'attentes devant les préfectures s'allongent. Les immigrés légaux qui doivent passer prendre des papiers à la préfecture sont obligés de subir des files d'attentes interminables, dans le froid et dans la nuit. On n'ouvre pas assez de guichets, on fait traîner les dossiers, on demande de plus de en plus de formulaires et de récépissés, jusqu'à l'absurde.

Si je ne connaissais pas quelqu'un qui a subi cela, je ne l'aurais peut-être pas cru.

Drôle d'ambiance...

CC
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29 novembre 2011

Guéant si triste

Il faut que je fasse mon mea culpa : depuis quelques temps, je tape sans retenue sur ce pauvre pauvre Guéant.

C'est affreux, parce que maintenant, il se sent tout pas bien. Pas dans son assiette, barbouillé. C'est trop injuste, de dire autant de mal de ce brave homme.

C'est un être humain, lui. Il n'est pas un pourcentage, lui. C'est vrai, c'est pas comme les 10% d'étrangers de l'immigration légale qu'il veut renvoyer à la frontière. Ce ne sont pas des êtres humains, ce sont des pourcentages. D'ailleurs, on ne sait pas où il va les prendre, ces pourcentages : dans l'immigration familiale (autour de 85 000 entrées) ? Dans le droit d'asile (8 500 entrées en 2010) ? Cela semble improbable, même si tout est possible, avec Guéant. Restent donc l'immigration économique (30 000), ainsi que celle des étudiants étrangers (65 000 en 2010)...

La France n'a pas besoin de rayonnement à l'étranger. Elle n'a pas besoin d'avoir des étudiants étrangers. Là, c'est étrange : soudain, on n'est plus dans la mondialisation galopante. On se fiche complétement que les futurs dirigeants du monde entier viennent faire leurs études ici.

Mais revenons à Guéant. Il est mal. Ses lunettes sont toutes embuées. Il souffre. Il faut le réconforter.

Mais pas moi.

CC


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28 novembre 2011

La volaille qui fait l'opinion...

Dans les poulaillers d'acajou
Les belles basses-cours à bijoux
On entend la conversation
De la volaille qui fait l'opinion
Travailler plus pour gagner plus. Oui, mais le chômage est encore en hausse, ce mois-ci.

Mais comprenez-moi...Du travail, y'en a pas...

Je sais, c'est facile. C'est pas joli-joli de tirer sur une ambulance. C'est vrai : les promesses de campagne, c'est juste pour de rire. C'est pour les naïfs, ça n'engage que ceux qui les croient. Et après tout, dans "Travailler plus pour gagner plus", on ne dit pas quand. Demain peut-être. Certes, "ensemble, tout est possible". Mais ensemble, avec qui ? Et où ? On ne sait pas.

Mais comprenez-moi...C'est la faute au 35h.

C'est fou, par exemple, le gouvernement dit depuis 2002 que les 35h, c'est le drame qui plombe la France. Que c'est la cause de tous nos drames. Oui, M'dame, même de vos cors au pied. Même de votre calvitie, Monsieur. Puisqu'on vous le dit. C'est la faute à la gauche qui nous a pondu ces 35h. Depuis 2002, il n'y a plus eu de gauche au gouvernement. Mais personne n'a retiré les 35h. On a une épine dans le pied, on s'en plaint, mais on ne l'enlève pas. Étonnant. Il paraît que ce ne serait pas payant d'un point de vue électoral. Pourtant, ce gouvernement a modifié l'âge de la retraite. Ce n'est pas tellement populaire. Et ce gouvernement a créé des taxes, autant que le Bon Dieu peut en bénir. Pas cool. Mais les 35h, pas touche. Alors ?

Alors en fait, c'est parce que les Français font déjà plus que 35h par semaine, dans les faits. Et ce ne serait pas aussi parce qu'il n'y a pas de travail ? A force d'avoir désindustrialisé, d'avoir ruiné l'agriculture, d'avoir arrêté d'embaucher dans les services publics...Forcément. Y'a plus de travail. Alors 35h, c'est encore trop. C'est 30 heures qu'il faudrait faire, pour créer un appel d'air...Avec de vraies contreparties pour les entreprises jouant le jeu et embauchant des gens...

(Mais comprenez-moi... Si l'argument des 35h ne marche plus, on dira que c'est de la faute à la crise.)

CC


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27 novembre 2011

Etrange Guéant

Tu l'as vue, ma babouche...
Etranges étrangers

Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel
        hommes de pays loin
        cobayes des colonies
        doux petits musiciens
        soleils adolescents de la porte d'Italie
        Boumians de la porte de Saint-Ouen
        Apatrides d'Aubervilliers
        brûleurs des grandes ordures de la ville de Paris
        ébouillanteurs des bêtes trouvées mortes sur pied
        au beau milieu des rues
        Tunisiens de Grenelle
        embauchés débauchés
        manoeuvres désoeuvrés
        Polaks du Marais du Temple des Rosiers
        Cordonniers de Cordoue soutiers de Barcelone
        pêcheurs des Baléares ou du cap Finistère
        rescapés de Franco
        et déportés de France et de Navarre
        pour avoir défendu en souvenir de la vôtre
        la liberté des autres

        Esclaves noirs de Fréjus
        tiraillés et parqués
        au bord d'une petite mer
        où peu vous vous baignez
        Esclaves noirs de Fréjus
        qui évoquez chaque soir
        dans les locaux disciplinaires
        avec une vieille boite à cigares
        et quelques bouts de fil de fer
        tous les échos de vos villages
        tous les oiseaux de vos forêts
        et ne venez dans la capitale
        que pour fêter au pas cadencé
        la prise de la Bastille le quatorze juillet

        Enfants du Sénégal
        départriés expatriés et naturalisés

        Enfants indochinois
        jongleurs aux innocents couteaux
        qui vendiez autrefois aux terrasses des cafés
        de jolis dragons d'or faits de papier plié
        Enfants trop tôt grandis et si vite en allés
        qui dormez aujourd'hui de retour au pays
        le visage dans la terre
        et des bombes incendiaires labourant vos rizières
        On vous a renvoyé
        la monnaie de vos papiers dorés
        on vous a retourné
        vos petits couteaux dans le dos

        Étranges étrangers

        Vous êtes de la ville
        vous êtes de sa vie
        même si mal en vivez
, même si vous en mourez .

Jacques Prévert. 1955.


"Nous acceptons sur notre sol chaque année 200.000 étrangers en situation régulière. C'est l'équivalent d'une ville comme Rennes, c'est deux fois Perpignan", a dit le ministre lors de l'émission Le Grand rendez-vous Europe 1/I-télé/Le Parisien.

"Moi aussi je trouve que c'est trop", a dit Claude Guéant alors qu'on lui rappelait le point de vue de la présidente du Front national, Marine Le Pen, à cet égard.

"Pourquoi est-ce trop ? Parce que je souhaite comme le gouvernement, comme le président de la République, que les étrangers qui viennent chez nous soient intégrés, adoptent nos lois, adoptent notre mode de vie", a dit le ministre.

Il a rappelé son "objectif de diminuer en un an de 10% - de 20.000 - (cette immigration légale) et nous allons tenir cet objectif", a-t-il ajouté.

Claude Guéant. Europe1. 2011.

Etrange Guéant, gnangnan néant navrant trouvant gênant ceux qui ne lui ressemblent pas et qui ramassent pourtant ses poubelles. Une nation heureuse n'est-elle pas une nation nombreuse ? Et c'est pas avec notre taux de fertilité qu'on va prospérer et faire remonter le taux de croissance...M'enfin...

Au passage, signez donc la pétition pour le retrait de la circulaire du 31 mai...

CC
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24 novembre 2011

Wikio est mort, vive ebuzzing

Le classement des blogs existe toujours et je suis toujours la seule femme parmi les vingt premiers blogueurs politiques. Et parmi les deux ou trois seules dans les 25 premiers du classement général.

Je m'accroche, mais je me sens bien seule.

Merci aux hommes et aux femmes qui font des liens vers mon blog :)

Variae
Sarkofrance
LES JOURS ET L'ENNUI DE SEB MUSSET
Chez El Camino
La revue de Stress
Zette And The City
Carnet de notes de Yann Savidan
Lyonnitude(s)
les échos de la gauchosphère
La Maison du Faucon
Olympe et le plafond de verre
Princesse101
La lettre de Jaurès
Désirs d'Avenir Hérault
Une Autre Vie
Partageons nos agapes
Le Blog de Gabale
Ce Que Je Pense ...
Le grumeau
Je n'ai rien à dire ! et alors ??
Alter Oueb
A perdre la raison
Arnaud Mouillard
Au comptoir de la Comète
Partageons l'addiction
L'Hérétique
Saint-Pierre-des-Corps, c'est où ça
Monsieur Poireau
Unhuman
Mon avis t'intéresse
Les divagations NRV de cui cui fit l'oiseau.
Chez Homer
Chez dedalus
Trublyonne voit la vie en rouge
Ecume de mes jours
Oh Océane
Je pense donc j'écris
Le grenier du Faucon
J'ai rarement tort ...
Ségorama
Le blog de Laurent Grandsimon
Crashdebug.fr, L'actu sans détour...
Bel Balawou
Politiko.fr
Le blog de meuse.ardennes
LE REGARD D'ELCORDOBA
Liste générée à partir des infos du Top Blog Wikio par le Jegounotron

Sinon, demain, c'est la journée de la jupe et contre les violences faites aux femmes.

CC
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23 novembre 2011

EELV vs PS : CQFD

Le Figaro se fait des choux gras de ces désastreuses négociations entre les Verts et le PS. 

(Au passage, pour négocier, il faut avoir des choses à proposer. Par exemple, mettons : vous achetez un tapis. Vous décidez de négocier : vous êtes client, vous avez de l'argent, le vendeur est là pour essayer de vous prendre le plus d'argent alors que vous allez essayer d'en économiser : il y a un rapport de force, chaque partie a quelque chose à donner et quelque chose à perdre. Dans les négociations entre le PS et EELV, le PS a des sièges à donner s'il le veut bien, mais EELV n'a rien à donner et bien peu à perdre...Sauf les idées, sauf l'honneur.)

J'aime bien Eva Joly, je la trouve droite et pleine de convictions, une femme de caractère. Mais j'ai l'impression que la pauvre s'est fait entuber dans un jeu de politique politicienne qui la dépasse. Elle est jeune, en politique. Elle apprend à ses dépens...

Mais revenons au Figaro qui se réjouit de tout ça. Le Figaro fait toujours le jeu de l'UMP.

Donc, les Verts font le jeu de l'UMP. 

CQFD.

CC
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22 novembre 2011

L'UMP ment

L'UMP n'a fait que des conneries depuis qu'elle est au pouvoir. Et ça fait dix ans. Depuis que l'UMP gouverne, tout va plus mal. L'UMP a détruit le système de santé, les protections sociales, le droit du travail. L'UMP a fait fuir l'industrie de France...

L'UMP a creusé la dette, l'UMP a perdu au foot, l'UMP a perdu toutes les élections intermédiaires, l'UMP n'a que des médiocres dans ses rangs, à l'UMP personne ne sait lire, personne ne sait écrire. A l'UMP, ils en veulent tellement à l'école, parce qu'ils étaient des cancres, qu'ils ont tout fait pour la démolir.

Malgré tout ça, l'UMP tente de nous faire croire que l'UMP est le seul moyen de nous sortir de la crise. L'UMP ne manque pas d'air. Ou alors, l'UMP a de l'humour. Ou alors, il nous prend pour des cons...

CC
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21 novembre 2011

Un fait divers, des effets divers

Non. Je n'en parlerai pas. Rien à dire. Surtout pas de généralisation.

C'est un fait divers. Un fait divers. Un fou, une victime. C'est épouvantable.

Condoléances. Et maintenant, laissons la justice faire son travail, la famille faire son deuil, la vie reprendre. La vie privée.

Evitons de tomber dans le piège de la surenchère médiatique. Je sais, c'est trop tard, c'est déjà fait.

Axe n°1 de la campagne présidentielle de Sarko : faire de chaque fait divers des effets divers. Proposer des lois débiles sous le coup de l'émotion. Comme si on avait fait le débat sur le nucléaire pendant que Fukushima explosait. Souvenez-vous de Papy Voise et taisez-vous.

Guéant n'a pas encore proposé de remettre la peine de mort à l'ordre du jour. On l'a échappé belle.

No comment.

CC


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18 novembre 2011

Du nouveau dans l'Education Nationale

Copie à revoir...
Tiens, Chatel a prévu de nouveaux décrets sans en parler à personne. Le coup des uniformes, c'est pour noyer le poisson...

Quelques nouveautés sans importance que tout le monde va découvrir après coup, dans toute leur splendeur.

Alors, le chef d'établissement deviendra le seul en mesure d'évaluer les enseignants. Tiens, mon chef d'établissement. Celui qui nous sert la main sans connaître notre nom ? Celui qu'on a vu trois fois depuis le début de l'année ? Et encore, je ne suis pas dans un gros lycée ! Et puis le chef d'établissement, c'est un administratif et un gestionnaire. Il ne connaît rien à la pédagogie et n'a pas grand chose à dire, normalement, dans ce domaine. Jusque là. Merci Luc !

En fait, pour le commun des mortels, depuis l'ère Sarkozy, le métier de professeur est devenu un non-métier. Un truc que tout le monde peut faire. La preuve, des vacataires à bac +3 dans n'importe quel domaine peuvent assurer la garde d'enfants, de la maternelle à la terminale, sans formation. Interchangeables, modulable, TZRable à merci. Le professeur se trouve en kit à Pôle Emploi.

Et puis maintenant, la carrière d'un enseignant ne va plus avoir les mêmes objectifs. Parce que les objectifs des enseignants ne sont pas forcément les mêmes que celui d'un chef d'établissement...

Réfléchissons : un professeur veut apprendre des choses à des élèves. C'est son but, c'est son Graal. Un chef d'établissement ? Il veut faire carrière, passer dans le journal et au 19-20 de France3. Il veut mener son lycée sur le devant de la scène : le plus moderne, le plus innovant, le plus attractif pour les bobos. Il veut le trio d'options "golf-violoncelle-japonais" avec des enseignants qui innovent, qui "sortent" les élèves, qui montent des projets.

Enfin, il y a une deuxième nouveauté : à partir de 2015, tous les enseignants auront le même rythme d'avancement. Le plus lent. Le pouvoir d'achat de ces privilégiés va augmenter lentement, lui aussi. Très lentement. Sauf si on fait suffisamment de lèche à son chef d'établissement pour qu'il nous fasse progresser. L'ambiance va être bonne dans la salle des profs, hein...ça va fédérer les équipes, ça va favoriser les travaux en équipe au service des élèves, hein...Et puis ce n'est pas comme si les enseignants français étaient les moins payés d'Europe...


CC
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17 novembre 2011

Gouvernement de malades...

Une tisane et ça repart (les médocs, c'est trop cher...)
Les fonctionnaires, ces feignasses...

Le gouvernement arrive à nous refiler encore un coup de poing dans les dents. Tiens, prends ça. T'es absent, t'es puni, on te retire ta journée de salaire. Surtout si tu fais l'effort de n'être absent qu'un seul jour.

Là n'est pas le problème, vous dirons les gens bien intentionnés : dans le public, s'empressent-ils d'ajouter, on vient de passer à 4 jours de carence. Vous n'avez pas à vous plaindre.

Sauf que c'est idiot, de ne pas se plaindre quand on nous attaque. Trop bon, trop con. Et question connerie, c'est quand même le privé qui gagne : les salariés du privé se font entuber et ne disent rien...Ils sont nombreux, pourtant, non ? Ils sont puissants, pour peu qu'ils s'unissent. (Mais on oublie souvent de préciser que dans 75% des cas, les jours de carence sont payés par les employeurs, donc, bon...)

Pour le reste, « Les fonctionnaires et salariés du privé ont des statuts totalement différents qu’il faut dissocier l’un de l’autre. En termes de salaires et à responsabilités comparables, les fonctionnaires sont largement défavorisés par rapport aux salariés du privé. Et leurs emplois ne leurs appartenant pas, ils peuvent donc passer d’un poste à un autre selon les desideratas de leur hiérarchie. En contrepartie, ils bénéficient d’un régime de sécurité social à part, qui garantit le maintien de leur traitement »

Et en tant que professeur, alors que j'ai bac+5, que j'ai des compétences qui ne demandent qu'à se développer et on m'infantilise en permanence, on ne valorise jamais mon travail et on ne me donne aucune perspective d'avenir, aucune responsabilité.

Mais ça n'a rien n'a voir.

Sinon, l'idée, c'est d'essayer de tomber malade les jours de grève : on fera d'une pierre deux coups, comme ça...

Sinon, on ira vomir nos gastro sur nos élèves, hein !

CC


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16 novembre 2011

Audrey Pulvar défend la Peug'...

Ce matin, je me suis réveillée au son de la douce voix d'Audrey Pulvar. 

Elle était là, à côté de mon oreille, tout près de mon oreiller. Arnaud, ne m'en veux, j'aime me réveiller avec Audrey.

Ce matin, elle parlait d'un sujet qui m'importe. Celui que Sarkozy a délicatement évité hier... Les licenciements chez Peugeot. Ils vont probablement toucher en masse le Pays de Montbéliard, où je vis. Les parents, les frères et sœurs de mes élèves vont sans doute être touchés. Ça réveille...

Hier, quand j'ai appris cela, ma réaction a été vive. Je me souviens des millions d'Euros que l’État français a bien voulu prêter à ces grandes boîtes, à des taux préférentiels, alors que l’État s'endettait à taux variable auprès des banques privées. Je me suis demandé comment on avait pu se faire entuber comme ça : filer du pognon alors que ces boîtes auraient pu en emprunter à la banque comme tout le monde, sans aucune contrepartie en matière d'emploi, ça me semble irréaliste. Par exemple, c'est comme si je donnais des bonnes notes à mes élèves sans leur demander d'apprendre leurs leçons...

Et puis Audrey a mieux exprimé que moi ce ressenti...


En langage familier d’aujourd’hui, cela s’appelle un foutage de gueule.  Rien de moins. Mais comme on est à la radio et sur le service public, on dira qu’avec Peugeot, le monde est plus beau, qui nous fait prendre des vessies pour des lanternes. Se donner bonne conscience et sauvegarder les apparences  alors que vous vous apprêtez à  enfumer tout le monde ?
Leçon numéro 1 : vous préparez un énorme plan de suppressions d’emplois, en affirmant qu’il concerne vos usines dans toute l’Europe, puisque la situation de vos ventes est mauvaise… Un plan européen, donc. Pourtant, 5 000 des 6000 emplois qui disparaîtront concernent un seul pays. En l’occurrence le vôtre, la France.  5  sur 6 000… ça nous fait grosso-modo du 85% pour votre personnel d’un seul pays… A’ part ça, il est européen, votre plan.
Leçon numéro 2 : c’est le coup de génie de vos communicants. Vous claironnez qu’il ne s’agit pas de suppression d’emplois, mais bien de suppressions de postes. La preuve martelez-vous : « il n’y aura ni licenciement sec,  ni plan de départ volontaire ». Voilà qui est très rassurant. Le commun des mortels comprendra qu’il s’agit simplement pour vous de ne pas remplacer des départs à la retraite. Ainsi, vous n’apparaitrez pas comme un vilain pas beau patron qui se verrait accuser de mettre des familles sur le carreaux alors que ses actionnaires, membres d’une même famille eux-aussi, accessoirement, empocheront de confortables dividendes… Au contraire. Avec ces soi-disant suppressions de poste, vous faites valider, sans un commentaire de travers, le non-renouvellement des contrats de 2500 « prestataires », prévu par votre plan… Prestataires ? Des ingénieurs et techniciens « loués »,  à des sociétés spécialisées, pour faire dans vos usines le travail de vrais salariés. Jadis on louait des bras, aujourd’hui on loue des cerveaux. Ils ont la couleur d’un salarié, le bureau d’un salarié, la longévité d’un salarié, près de 20 ans d’ancienneté à votre service pour certains, mais ce ne sont pas des salariés. Bien pratique au moment de mettre fin à leurs contrats. Indolore, inodore, invisible… Enfin, ça dépend de quel côté de la barrière on se trouve.
Leçon numéro 3 : tout en pleurant sur le marché qui se contracte et vos carnets de commandes faméliques, délocalisez vers la Chine (variante, le Brésil) votre activité recherche et développement et créez des emplois dans ce pays. Lequel ne se contentera pas d’élaborer vos produits pour le marché intérieur chinois, voire le marché asiatique au sens large, mais planchera également sur les modèles commercialisés demain… en Europe ! Vous savez ce continent sur lequel vous supprimez des emplois parce qu’on ne vous y achète plus vos voitures !!! En Chine, vous en êtes à projeter l’ouverture d’une quatrième usine. Celle  qui produira un prochain modèle haut de gamme,  que vous entendez bien produire là-bas, à près de 200 000 exemplaires par an. Hmmm, ça en fait des emplois ! Et dire qu’en 2008, l’état français vous prêtait des milliards d’euros pour vous sauver de la déconfiture !!
Voilà, le tour est joué.  Vous pouvez délocaliser tranquille, sans volée de bois vert assenée par le gouvernement et malgré les cris à peine audibles de salariés syndiqués indignés. En prime, vous voilà en bonne voie pour redorer votre image auprès des agences de notation.  Ni vu ni connu, j’t’embrouille !
Le Billet d'Audrey Pulvar, France Inter le 16/11/2011



CC
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C'est pour quand le bonheur néolibéral ?

En ce jour du 5ème anniversaire de la mort de Milton Friedman, des blogueurs ont adressé à des personnes connues pour leur engagement néolibéral une lettre visant à clarifier leur position. Là voici :


« Madame, Monsieur,



Vous vous définissez vous-même comme étant de sensibilité « libérale » sur le plan économique et c’est bien évidemment votre droit le plus strict. Vous ne verrez donc pas d’inconvénients à être sollicité afin de répondre à une simple question.



Nous, blogueurs et citoyens de sensibilité de gauche, sommes depuis une bonne trentaine d’années face à votre discours nous assurant que le libéralisme économique – ou néolibéralisme si vous préférez – va être rien moins qu’une promesse de bonheur et de liberté pour tout un chacun, humbles comme aisés, et qu’un passage, certes douloureux mais que vous nous assurez « nécessaire », par une période de temps plus ou moins difficile où serait mise en place une sévère mais juste « rigueur » économique, finira, à terme, par porter des fruits dont tout le monde sans exceptions profitera…

Disons le net : nous sommes sceptiques.

Non pas que nous mettions en doute votre bonne foi quant à ces affirmations : votre sur-présence médiatique depuis tant d’années nous a convaincu de votre sincérité. Mais tout de même, tout le monde finit par se demander, à force :

Ce fameux « bonheur néolibéral » qu’on nous promet depuis 30 ans, ça vient quand ?

Parce que dans un pays comprenant 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté et des salariés pressurés comme des citrons en permanence, et où malheureusement il semble bien qu’une fraction fort malhonnête de personnes trouvent à s’enrichir en se contentant de siéger dans des conseils d’administration, il est quelque peu délicat de percevoir les bienfaits de ces fameux « marchés » que vous défendez pourtant mordicus en dépit du bon sens.



Comme toujours, vous répondrez à cela qu’il faut « poursuivre les réformes » parce qu’on a « pas assez libéralisé » ; mais soyons sérieux : il vous faut clairement admettre que vous vous êtes plantés. Qu’en 30 ans vous n’avez pas été foutus de faire quelque chose de bien. Et que le néolibéralisme n’a conduit qu’une fraction infime de gens très riches à encore plus s’enrichir au détriment de tous les autres.

Notre question sera donc : pourquoi ne pas admettre que votre idéologie est nuisible pour la majorité, que vous vous êtes plantés, et que dans l’intérêt général vis-à-vis duquel vos idées sont objectivement nuisibles, il serait mieux que vous laissiez tomber et passiez à autre chose ?



Dans l’attente de votre réponse, veuillez Madame Monsieur agréer l’expression de nos salutations distinguées. »



Cette humble bafouille a été adressée par mail à tout un tas de journalistes et éditorialistes réputés néolibéraux.

Nous attendons bien évidemment les réponses avec une certaine curiosité gourmande.
Y participent : Comité de Salut PublicOcéaneMipmipAgnèsSeeMeeSeb MussetMarcoDadavidovVogelsongIntox2007DedalusChristian, Jegoun, Bah By CC.
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14 novembre 2011

Crise en thème

La crise est le thème principal de toutes les informations, de tous les commentaires, de tous les billets de blogs, ces derniers jours.

La crise et la dette.

Comme s'il n'y avait rien d'autre. Ou plutôt comme si tout le reste n'était que la conséquence de ce fait premier.

Est-ce la poule ou l'oeuf ? Est-ce la crise qui est la cause de la désindustrialisation, du chômage, de la précarité et de la misère qui grandit pour une part importante de la population ? Ou est-ce le contraire ?

Ou est-ce que parler de la crise est un bon moyen pour ne plus parler du reste ? Avez-vous remarquez que si l'on dit "chômage, pauvreté, misère", on nous répond "dette, dette, dette"? La dette est celle des États qui ont emprunté de l'argent, tant et plus et à taux variables, aux banques, après s'être interdit d'utiliser leur planche à billets. La crise est due aux entreprises avides d'actionnariat qui ont délocalisé pour faire plus de bénéfices sans avoir à les redistribuer aux travailleurs. La crise n'est pas celle de ceux qui ont voté non au référendum de 2005.

Il serait bon aussi de se demander à qui profite la crise. La crise, c'est le moment, en bourse, où il faut acheter : les prix sont au plus bas. La crise profite à ceux qui peuvent acheter.

Et ce n'est pas vous et moi qui avons le pouvoir d'achat pour acheter, non ?

CC

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13 novembre 2011

10 bonnes raisons pour lui dire arrivederci !

(Source)
Les Italiens ont dit "Arrivederci !" à Berlusconi...

C'est Trublyonne qui nous demande quelles sont nos 10 bonnes raisons pour dire au revoir à notre président à nous.

1. Comme Belusconi, il abuse des U.V.
2. Comme Berlusconi, il est trop proche des médias et du showbiz.
3. Comme Berlusconi, il est trop proche des grands patrons.
4. Comme Berlusconi, ses affaires privées, son divorce, sa nouvelle femme, son nouvel enfant, empoisonnent trop le débat public.
5. Comme Berlusconi, il a un humour douteux.
6. Comme Berlusconi, il est trop libéral, il courbe trop l'échine devant le Marché Tout Puissant.
7. Comme Berlusconi, il se fiche de l'art, de la culture, de la finesse, de l'esprit...
8. Comme Berlusconi, c'est le roi de la taxe.
9. Comme Berlusconi, il a pris son pays pour une entreprise à délocaliser.
10. Comme Berlusconi, ses humeurs et ses obsessions prennent trop souvent le dessus...

Bref, Sarkozy, Berlusconi, même combat...

Certains ont déjà répondu, tous sont à visiter !


Ce Que Je Pense ...
La revue de Stress
Sarkofrance
A perdre la raison
Variae
Les coulisses de Sarkofrance
Lyonnitude(s)
Bah !
Chez El Camino
Partageons nos agapes
De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs
Au comptoir de la Comète
Saint-Pierre-des-Corps, c'est où ça
le blog de polluxe
Alter Oueb
Ecume de mes jours
Une baignoire et des ronds dans l'eau

CC
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9 novembre 2011

Démocratie, vraiment ?

Au Panthéon, il y a même un trou dans le plafond (Joke !)
J'entendais tout à l'heure la réaction de Mme Parisot, à propos de la démission forcée de Berlusconi en Italie. Elle disait en substance que c'est une bonne chose pour la démocratie.

Alors, évidemment, je ne suis pas mécontente que Berlusconi démissionne. C'est un président vulgaire, égoïste, profiteur...Il a fait beaucoup de mal à l'Italie. De mon petit point de vue de touriste Française, j'ai pu constater, cet été, par exemple, que la culture et l'éducation n'était pas du tout sa priorité et que les lieux, les monuments, les trésors de cette belle culture était entrain de pourrir sur place par la faute de son gouvernement. L'exemple de Pompéi est frappant.

Cependant, la démission forcée de Berlusconi m'interroge. Elle intervient au moment où le Marché, cette entité froide et cruelle, a mis la pression sur l'Italie. Le Marché rentre donc en ingérence dans les affaires politiques d'un pays, obligeant un élu à démissionner. Parce que malgré tous les reproches qu'on peut faire à Berlusconi, il a été élu par le peuple...C'est bien là le principe de la démocratie, non ?

Le peuple aurait pu manifester, descendre dans la rue pour demander sa démission. Je suis sûre qu'on lui aurait opposé une fin de non recevoir. Aujourd'hui, il suffit que le Marché claque des doigts pour que le président du conseil italien s'en aille.

Et le pire, c'est que l'ogre du Marché n'est pas heureux et qu'il passe le taux des emprunts passe à 7%. Pour punir qui ?

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Georges Brassens - Hécatombe par bisonravi1987


Au Marché de Brives et d'ailleurs, ce n'est plus aux agents de la maréchaussée qu'il faudrait couper les choses. Mais en ont-ils, les traders et autres banksters ?


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8 novembre 2011

Après l'hôtel de DSK, celui de Sarko ?

Peut-on dormir sur ses deux oreilles à ce prix ?
C'est étrange comme on a l'impression, parfois, que les grands médias ne parlent pas de ce qui nous semble important.

C'est subjectif.

C'est sans doute une impression partagée par beaucoup de monde : j'imagine qu'un cordonnier doit penser qu'on ne parle presque jamais de son métier et cela doit le chiffonner. La prof que je suis s'étonne qu'on ne parle d'éducation que pour le marronniers de la rentrée ou à la veille des grandes vacances. A l'occasion d'une grève, aussi, ce qui est une bonne raison pour faire grève, d'ailleurs, quoi qu'on en dise...

La blogueuse politique qui partage mon corps et ma tête s'étonne donc qu'on ne parle jamais dans les grands médias de l'école de Chicago. Je m'étonne aussi que personne n'explique simplement et à une heure de grande écoute le propos de la vidéo que j'ai postée hier...

Et je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas un buzz monstrueux autour du prix de la chambre d'hôtel de notre président à Cannes, ce weekend pour le G20. A la veille de l'annonce du plan de rigueur, pourtant, c'était parfait pour faire la une, pour faire vendre du papier, pour faire baver les éditorialistes, pour faire des micros trottoirs qui valent la peine.

On peut considérer que ça n'a pas d'importance : à la rigueur, ça pourrait être pire.

Tout peut toujours être pire. Ma réaction est peut-être populiste. Mais 37 000 Euros la nuit d'hôtel, ça me choque. Avec cet argent, je pourrais me payer presque trois voitures comme la mienne. Comme trois voitures me serviraient à rien, je pourrais rembourser une partie de mes dettes immobilières.

Bref. Je ne me payerais pas une nuit à l'hôtel. Nous n'avons pas les mêmes valeurs.

Cependant, on ne sait pas comment on réagirait si c'était de l'argent public : on deviendrait peut-être moins regardant à la dépense, allez savoir. On se dirait : "Dépensons, dépensons, cet argent est aux Français..."

On perdrait tout sens commun, on laisserait la moralité au vestiaire...

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7 novembre 2011

Le surendettement de Fillon...

Pour résumer, Fillon, c'est le pauvre type, pas mieux que vous ou moi. Le type qui par mégarde a contracté un prêt chez cofinoga et qui n'arrive pas à rembourser.

En fait, ce n'est pas Fillon, ce sont tous les États Européens qui sont empêtrés dans ce cercle vicieux de l'emprunt dont on n'arrive pas à rembourser les intérêts.

Regardez cette vidéo, cela vous semblera plus clair.


Merci à Nicolas !

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6 novembre 2011

1945, année de rigueur...

Le plan que Fillon va présenter demain sera "l'un des plus rigoureux depuis 1945".

Ah ! Il y a eu une guerre ? On m'aurait menti ?

Où doit-on se rendre pour les tickets de rationnement ?

Est-ce que Fillon voudrait dire que les 4 années qui viennent de s'écouler étaient dignes des 4 années avec Pétain au pouvoir ?

Va-t-on lancer un plan de reconstruction ? Ça relancerait le bâtiment...

Où se réunira le CNR pour mettre en place la sécurité sociale ? Elle a besoin de se refaire une santé, la vieille dame...

Va-t-on revenir aux 40 heures ? Et aux 15 jours de congés payés ? Réjouissant !

Les femmes seront-elles obligées de porter des bas de soie ? Et si l'on ne peut pas s'en payer, est-ce qu'on pourra se dessiner la couture sur les jambes ?

Fillon, le weekend, paraît-il, se paye des voyages à 27 000 Euros, pour rentrer chez lui en Falcon. En 1945, pas de Falcon ! Il faudrait le revendre, cet engin... Et après ? La rigueur, la vraie, celle qui serait même pour les riches, même pour les politiques ! Le président de la République qui paye ses factures d'électricité et sa femme qui va faire son marché toute seule, avec son porte-monnaie !

Demain, on retourne vers le passé !

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4 novembre 2011

A pu', vikio ?

Bon, je crois que ce truc a disparu. Comme Caramail. Vous vous souvenez de Caramail ? C'était ma première boîte mail. Nulle, au niveau de la technique. Par contre, le tchat, c'était de la balle...Toute ma jeunesse !

Et puis ça a été racheté par Lycos. Vous vous souvenez de Lycos. La pub, c'était "Va chercher !" Avec un gros chien dedans. Un moteur de recherche sympa. Mais Google a mangé le gros chien. Lycos a disparu, aussi.

Enfin, ça a disparu de nos vies. Parce que rien ne disparait vraiment dans la toile. D'ailleurs, en fouillant bien, on peut trouver des traces de mon tout premier blog, que j'ai pourtant soigneusement détruit il y a 3 ou 4 ans...C'est couillon...

Aujourd'hui, c'est Wikio qui va tomber doucement dans l'oubli intersidéral d'internet. On trouvera d'autres joujoux !


Reason To Mourn, Ben Harper from another being creative on Vimeo.


Bon weekend !

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2 novembre 2011

Responsabiliser le peuple grec.

Je ne sais pas si l'on demande l'avis au peuple et je ne sais pas si c'est bien. 

En Grèce, donc, les affaires ont été gérées n'importe comment depuis des années : pour des raisons de politique politicienne, l'impôt n'est pas levé comme il le devrait. L’État a vu sa dette se creuser. Pour le punir, le FMI et toute la communauté des libéraux en goguette, a imposé des plans de rigueur draconiens à un pays dans lequel les jeunes font des études longues mais où il n'y a pas de travail. Les agences de notation, jugeant la rigueur pas assez rigoureuse, ont décidé de baisser la note du pays.

Le pays, qui jusqu'alors pouvait emprunter de l'argent à un taux raisonnable pour résorber un peu ses soucis financiers, se voit désormais obligé d'emprunter de l'argent à des taux prohibitifs dignes des crédits revolving qui sont d'habitude réservés aux particuliers. Il est vrai qu'un emprunt de plusieurs millions d'Euros à plus de 20% d'intérêt, ça donnerait des frissons de plaisir au plus honnête des banquiers.

Voilà la situation de la Grèce : forcée de s'endetter encore et encore pour tenter de s'en sortir. 

Autant dire que le pays peut bien augmenter les impôts (de ceux qui peuvent encore en payer), ça ne suffira pas à renflouer les caisses.

Alors l'Europe, qui voit d'un sale œil ce pays qui ressemble de plus en plus à une verrue purulente au milieu de sa douce figure, et qui craint l'infection générale, décida de passer l'éponge sur une partie de la dette contre encore plus de rigueur.

Jusque là, le peuple grec s'est révolté : "Ceci n'est pas notre dette. Nous ne payerons pas pour votre dette." Voilà en substance ce que disaient les banderoles dans les manifs. Logique : la mauvaise gestion, les spéculations boursières, les jeux politiques, les mauvais choix sur l'industrialisation du pays, le chômage galopant, l’État incapable de lever l'impôt correctement, ce n'est pas la responsabilité du peuple. Le peuple se serre déjà la ceinture, quand il peut se payer une ceinture, parce la vie coûte cher, parce qu'il n'y a pas de travail, parce que les différents plans de rigueur ont progressivement ruiné les aides sociales...

Le peuple, non seulement, n'est pas responsable de cette crise, mais il en paye les pots cassés depuis longtemps. C'est injuste.

Alors, aujourd'hui, le premier ministre veut "responsabiliser son peuple", en faisant un référendum. Le rendre responsable de la crise ? C'est un peu fort, non ? Responsable ? Coupable ? Je pose la question...

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