Pour n'importe qui ayant fréquenté un hôpital ces dernières années, il est évident que docteur, chirurgien, interne, urgentiste ou professeur ne sont pas des métiers faciles et reposants dans lesquels on gagne des sommes folles entre deux parties de golf.
Il va de soi que les charges de travail sont devenues immenses, les heures supplémentaires interminables et les salles d'attente des hôpitaux bondées.
J'ai beaucoup d'admiration pour ces métiers de la santé. Mon père a passé beaucoup de temps à l'hôpital (public), ces derniers temps, durant ses derniers moments. Il a toujours été considéré, soigné, aidé, écouté...
Merci pour lui.
Par contre, se plaindre parce que la Sécurité Sociale, dans la situation que l'on connaît et avec le trou qu'elle trimbale depuis de très nombreuses années, veut fixer quelques limites, cela me semble un peu étrange. Je ne suis pas sûre d'ailleurs qu'on ne mélange pas tout dans cette histoire.
Que les internes se plaignent de leurs conditions de travail, de leurs heures sup' non rémunérées à la hauteur de leur valeur et de leurs études, nous pouvons le comprendre. Mais que des spécialistes en cabinet se permette de doubler ou de tripler leurs honoraires, cela semble aberrant.
Pour la bonne bouche, rappelons-nous que l'accord signé à grand peine entre la Sécu et certains syndicat de la profession stipule que le dépassement de 150% n'est qu'un "repère". Pas une interdiction, pas même une recommandation. Non. Un repère. Bref, autant d'emballement pour un mot qui ne signifie rien, c'est risible...
CC
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13 mars 2012
Baisse de tension ? La santé et Hollande !
Il me semble bien évident que la présidentielle n'est pas une promenade de santé.
Le dernier sondage semble montrer un petit changement en faveur du candidat président. Il remonte d'un point et demi, avec une marge d'erreur de trois pour cent.
Cela semble rien, mais ça change tout : si Hollande s'endormait un peu sur ces lauriers, ces derniers jours, il est temps qu'un petit coup de fouet vienne le réveiller. Dans un combat, on prend des coups et on les rend.
A mon avis, il faut maintenant communiquer sur le programme, sur du concret. Le programme, c'est 60 engagements. Pour l'instant, dans la campagne, Hollande a beaucoup parlé d'économie : les impôts et le financement. Sur ce sujet, même l'institut Montaigne, pourtant jugé libéral, a démontré que le programme de Hollande était parfaitement financé.
Ce qu'il faut, maintenant, c'est mettre en avant les propositions concrètes : celles qui vont changer la vie quotidienne des Français, directement.
Tenez, par exemple, j'ai la grippe, en ce moment. On sait que Sarkozy a réduit l'accès aux soins, pendant 5 ans, il a fermé des hôpitaux, des maternités, il a augmenté les tarifs, baissé les remboursements...
Que propose Hollande ? Il suffit de demander :
Ce sont les propositions 19, 20 et 21 du programme de François Hollande.
CC
Le dernier sondage semble montrer un petit changement en faveur du candidat président. Il remonte d'un point et demi, avec une marge d'erreur de trois pour cent.
Cela semble rien, mais ça change tout : si Hollande s'endormait un peu sur ces lauriers, ces derniers jours, il est temps qu'un petit coup de fouet vienne le réveiller. Dans un combat, on prend des coups et on les rend.
A mon avis, il faut maintenant communiquer sur le programme, sur du concret. Le programme, c'est 60 engagements. Pour l'instant, dans la campagne, Hollande a beaucoup parlé d'économie : les impôts et le financement. Sur ce sujet, même l'institut Montaigne, pourtant jugé libéral, a démontré que le programme de Hollande était parfaitement financé.
Ce qu'il faut, maintenant, c'est mettre en avant les propositions concrètes : celles qui vont changer la vie quotidienne des Français, directement.
Tenez, par exemple, j'ai la grippe, en ce moment. On sait que Sarkozy a réduit l'accès aux soins, pendant 5 ans, il a fermé des hôpitaux, des maternités, il a augmenté les tarifs, baissé les remboursements...
Que propose Hollande ? Il suffit de demander :
Je veux renouer avec l'excellence de notre système de santé et renforcer l'hôpital public
Je réformerai la tarification pour mettre fin à l’assimilation de l’hôpital avec les établissements privés. Je le considérerai comme un service public et non comme une entreprise. Pour lutter contre les déserts médicaux, je favoriserai une meilleure répartition des médecins par la création de pôles de santé de proximité dans chaque territoire. Je fixerai un délai maximum d’une demi-heure pour accéder aux soins d’urgence. J’améliorerai la prise en compte de la santé publique, notamment en augmentant la part de rémunération forfaitaire des médecins généralistes.
Je sécuriserai l’accès aux soins de tous les Français en encadrant les dépassements d’honoraires, en favorisant une baisse du prix des médicaments et en supprimant le droit d’entrée dans le dispositif de l’aide médicale d’État.
Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assis- tance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité.
Ce sont les propositions 19, 20 et 21 du programme de François Hollande.
CC

Libellé(s):
FH2012,
François Hollande,
présidentielle,
santé
21 juillet 2011
Médecins : une prime pour faire son boulot...
Tiens, c'est étonnant : les médecins vont toucher une prime pour faire leur boulot.
Le boulot de médecin correspond à faire des prescriptions, à faire de la prévention, à pratiquer des dépistages, non ? Entre autres...
La Sécu, on nous le dit et le répète depuis des décennies, est en faillite, pire que la Grèce.
Malgré tout, les médecins - cette catégorie franchement défavorisée de la population - ont vu, ces dernières années, le prix de leur consultation augmenter. Ils ont déjà eu des primes pour accepter de se servir de la carte vitale et voilà maintenant qu'ils vont obtenir une prime pouvant aller jusqu'à 9000 Euros par an pour faire des prescriptions de médicaments génériques (c'est difficile de faire un choix, sans doute, entre la prime de la sécu et les avantages des labos), pour prescrire des dépistages de cancer, notamment et pour faire de la prévention (comme des vaccins, par exemple).
Bref, pour faire leur job.
On se demande pourquoi on dilapide ainsi de l'argent qu'on n'a pas, pour des médecins qui en veulent toujours plus. La Sécurité Sociale est là pour que tout le monde ait accès aux soins de manière égalitaire, sans se soucier de l'état de santé ou du niveau social. Ce n'est pas un établissement caritatif pour les médecins - qui pointent souvent à la soupe populaire, il est vrai.
Sans compter que ça ne règle pas certains problèmes de fond comme les déserts médicaux...
Comme d'habitude, le gouvernement donne de l'argent aux plus puissants sans attendre de vraies contreparties. Et en plus, les médecins ne sont pas contents et ils râlent encore...
CC
Le boulot de médecin correspond à faire des prescriptions, à faire de la prévention, à pratiquer des dépistages, non ? Entre autres...
La Sécu, on nous le dit et le répète depuis des décennies, est en faillite, pire que la Grèce.
Malgré tout, les médecins - cette catégorie franchement défavorisée de la population - ont vu, ces dernières années, le prix de leur consultation augmenter. Ils ont déjà eu des primes pour accepter de se servir de la carte vitale et voilà maintenant qu'ils vont obtenir une prime pouvant aller jusqu'à 9000 Euros par an pour faire des prescriptions de médicaments génériques (c'est difficile de faire un choix, sans doute, entre la prime de la sécu et les avantages des labos), pour prescrire des dépistages de cancer, notamment et pour faire de la prévention (comme des vaccins, par exemple).
Bref, pour faire leur job.
On se demande pourquoi on dilapide ainsi de l'argent qu'on n'a pas, pour des médecins qui en veulent toujours plus. La Sécurité Sociale est là pour que tout le monde ait accès aux soins de manière égalitaire, sans se soucier de l'état de santé ou du niveau social. Ce n'est pas un établissement caritatif pour les médecins - qui pointent souvent à la soupe populaire, il est vrai.
Sans compter que ça ne règle pas certains problèmes de fond comme les déserts médicaux...
Comme d'habitude, le gouvernement donne de l'argent aux plus puissants sans attendre de vraies contreparties. Et en plus, les médecins ne sont pas contents et ils râlent encore...
CC

21 février 2011
Une infirmière inquiète...
Et il y a de quoi être inquiet...
Je partage avec vous un témoignage reçu par e-mail...
"Je suis assez catastrophée en ce moment, car dans aucun média, aucune presse, même dans les discours de nos chers politiques, personne ne parle de ce qui se passe du côté de l'hôpital public... Et pourtant, moi qui le vis de l'intérieur, je vous garantis qu'il y a de quoi sauter au plafond (peut-être autant que les fautes d'orthographe dans ce mail, je m'en excuse...!).
Tout ce qui va suivre est un peu compliqué, peut-être, mais nécessaire pour vous expliquer ce qui se passe sur le terrain.
Je suis infirmière dans un service de Médecine adulte (Médecine interne et thérapeutique, pavillon 5, hôpital Bellevue à St-Etienne) avec une capacité d'accueil de 21 patients, dont 95% est muté directement des urgences. Autrement dit, la plupart ne sont pas encore très stabilisés sur le plan médical et ont donc besoin d'une surveillance étroite et efficace de la part des infirmiers et aide-soignants. Les femmes de ménage (ASH) ont elles aussi un rôle important, car au détour d'un couloir ou pendant qu'elles nettoient une chambre, elles peuvent être les premiers signaux d'alarme d'un patient en détresse. Sans parler de leur travail primordial pour assurer l'hygiène des services, rôle majeur dans la lutte des infections nosocomiales.
Nos équipes s'organisent ainsi : (les équipes de jour et de nuit sont indépendantes, je ne travaille que le jour matin-soir)
- 2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le matin
- 2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le soir
- 1 infirmière + 1 aide-soignante la nuit
Ceci est ce qu'on appelle le service minimum, autrement dit, c'est le minimum réglementaire pour assurer la sécurité des patients. Or il faut savoir que nous n'avons jamais de personnel en plus et que la tendance actuelle est de nous faire tourner en sous-effectif de manière presque systématique les soirs et les week-end, soit un seul infirmier pour 21 patients.
Depuis 2 mois, une de mes collègues infirmières a démissionné et n'est pas remplacée, une autre est en arrêt de travail qui risque d'être prolongé et n'est pas non plus remplacée. Nous ne sommes donc plus que 6 infirmiers au lieu de 8 à assurer un roulement sur 4 semaines, jours de semaine, week-end et fériés compris. Alors nous effectuons 1 puis 2 puis 3 week-end supplémentaires (nous en travaillons déjà 2 sur 4 habituellement) et ainsi de suite pour que le service tourne, avec des jours de repos qui sautent et des alternances de rythme incessantes. Si bien qu' il devient impossible de prévoir quoi que ce soit en dehors de la vie au CHU, sous peine de devoir annuler au dernier moment pour cause : boulot!
Samedi dernier, une autre collègue s'est arrêtée et, étant la seule infirmière du soir, il n'y avait donc personne pour prendre la relève du matin... C'est un infirmier des urgences qui a été détaché de son service pour venir dans le nôtre, qui a assuré les soins de nos 21 patients, alors qu'il ne les connaissait pas, et qui a dû faire face en plus à une situation d'urgence vitale de l'un d'eux...
Une des ASH est arrêtée depuis 1 an en étant remplacée de manière très ponctuelle, obligeant les 3 ASH restantes du service à se partager un roulement sur 4 semaines, jours de semaine, week-end et fériés compris. Leur tâche est de nettoyer à elles seules, tous les jours, la totalité des 16 chambres du service de fond en comble (vitres, mobilier, murs, WC), les bureaux médicaux, les pièces de vie (office, douche, WC, couloirs), la salle de soins...
Il faut savoir que le CHU de St-Etienne est en pleine réorganisation, puisqu'un gros complexe est en fin de construction à l'hôpital Nord, promettant parait-il des technologies de pointe, des locaux modernes et surtout des soins efficaces et de qualité...
Alors expliquez-moi comment être à la hauteur de ces exigences quand le personnel est déjà largement en sous-effectif? L'hôpital refuse d'embaucher, car déficit budgétaire, mais préfère faire appel à l'intérim, qui coûte plus cher que des contractuels...
Hier, j'étais normalement en 'repos' et j'ai passé une bonne partie de ma journée à démarcher la Médecine du Travail, les syndicats et à parler avec notre chef de service, pour essayer de trouver des solutions pour que notre direction nous entende...
Nous sommes par chance soutenus par notre chef de service, qui connaît la valeur de notre travail et sait que nous ne protestons pas pour rien. Il nous connaît suffisamment pour lui même remuer ciel et terre pour qu'on s'occupe du sort des soignants à l'hôpital. Il nous soutient par ce que lui-même est très inquiet de la situation et voit notre gouvernement asphyxier le service public hospitalier, or lui a choisi de travailler au CHU par foi en ce service public et dans le respect du serment d' Hippocrate.
Je dors très mal et pour être honnête je pense au boulot constamment. J'ai peur que le stress me fasse oublier un soin, que la pression m' empêche de prendre le temps avec un patient déprimé, que la fatigue me fasse faire un mauvais calcul de dose, administrer un produit au mauvais patient... J'ai peur que ce métier que j'aime me transforme en assassin, involontaireme nt, par ce qu'on aura laissé la situation se dégrader. Parce que nous sommes tous responsables : je suis l'infirmière d'aujourd'hui mais nous sommes tous les patients de demain. VOUS pouvez être au bout de ma seringue, ou votre mari, votre enfant, votre Je vis l'insécurité dans mon travail, alors que je le maîtrise pourtant. Mais je suis humaine avant tout.
Vous serez ceux qui pâtirez du manque de soignants dans les services : je n'aurai pas pu prendre le temps de vous donner des nouvelles du patient que vous aimez, je n'aurai pas pu gérer 2 situations d'urgence à la fois... Faut-il attendre qu'il y ait des morts pour réagir et prendre conscience de ce qui se passe dans les hôpitaux???
Aujourd'hui, j'ai besoin de vous. Merci de bien vouloir transférer ce mail de manière la plus large possible, pour informer le plus de monde possible. Si vous connaissez des personnes du monde hospitalier, journalistique, politique ou autre, n'hésitez pas à les solliciter.
Il faut se mobiliser en masse pour être plus efficace, moi toute seule, je n'intéresse personne.
Merci pour votre attention!"
CC
Je partage avec vous un témoignage reçu par e-mail...
"Je suis assez catastrophée en ce moment, car dans aucun média, aucune presse, même dans les discours de nos chers politiques, personne ne parle de ce qui se passe du côté de l'hôpital public... Et pourtant, moi qui le vis de l'intérieur, je vous garantis qu'il y a de quoi sauter au plafond (peut-être autant que les fautes d'orthographe dans ce mail, je m'en excuse...!).
Tout ce qui va suivre est un peu compliqué, peut-être, mais nécessaire pour vous expliquer ce qui se passe sur le terrain.
Je suis infirmière dans un service de Médecine adulte (Médecine interne et thérapeutique, pavillon 5, hôpital Bellevue à St-Etienne) avec une capacité d'accueil de 21 patients, dont 95% est muté directement des urgences. Autrement dit, la plupart ne sont pas encore très stabilisés sur le plan médical et ont donc besoin d'une surveillance étroite et efficace de la part des infirmiers et aide-soignants. Les femmes de ménage (ASH) ont elles aussi un rôle important, car au détour d'un couloir ou pendant qu'elles nettoient une chambre, elles peuvent être les premiers signaux d'alarme d'un patient en détresse. Sans parler de leur travail primordial pour assurer l'hygiène des services, rôle majeur dans la lutte des infections nosocomiales.
Nos équipes s'organisent ainsi : (les équipes de jour et de nuit sont indépendantes, je ne travaille que le jour matin-soir)
- 2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le matin
- 2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le soir
- 1 infirmière + 1 aide-soignante la nuit
Ceci est ce qu'on appelle le service minimum, autrement dit, c'est le minimum réglementaire pour assurer la sécurité des patients. Or il faut savoir que nous n'avons jamais de personnel en plus et que la tendance actuelle est de nous faire tourner en sous-effectif de manière presque systématique les soirs et les week-end, soit un seul infirmier pour 21 patients.
Depuis 2 mois, une de mes collègues infirmières a démissionné et n'est pas remplacée, une autre est en arrêt de travail qui risque d'être prolongé et n'est pas non plus remplacée. Nous ne sommes donc plus que 6 infirmiers au lieu de 8 à assurer un roulement sur 4 semaines, jours de semaine, week-end et fériés compris. Alors nous effectuons 1 puis 2 puis 3 week-end supplémentaires (nous en travaillons déjà 2 sur 4 habituellement) et ainsi de suite pour que le service tourne, avec des jours de repos qui sautent et des alternances de rythme incessantes. Si bien qu' il devient impossible de prévoir quoi que ce soit en dehors de la vie au CHU, sous peine de devoir annuler au dernier moment pour cause : boulot!
Samedi dernier, une autre collègue s'est arrêtée et, étant la seule infirmière du soir, il n'y avait donc personne pour prendre la relève du matin... C'est un infirmier des urgences qui a été détaché de son service pour venir dans le nôtre, qui a assuré les soins de nos 21 patients, alors qu'il ne les connaissait pas, et qui a dû faire face en plus à une situation d'urgence vitale de l'un d'eux...
Une des ASH est arrêtée depuis 1 an en étant remplacée de manière très ponctuelle, obligeant les 3 ASH restantes du service à se partager un roulement sur 4 semaines, jours de semaine, week-end et fériés compris. Leur tâche est de nettoyer à elles seules, tous les jours, la totalité des 16 chambres du service de fond en comble (vitres, mobilier, murs, WC), les bureaux médicaux, les pièces de vie (office, douche, WC, couloirs), la salle de soins...
Il faut savoir que le CHU de St-Etienne est en pleine réorganisation, puisqu'un gros complexe est en fin de construction à l'hôpital Nord, promettant parait-il des technologies de pointe, des locaux modernes et surtout des soins efficaces et de qualité...
Alors expliquez-moi comment être à la hauteur de ces exigences quand le personnel est déjà largement en sous-effectif? L'hôpital refuse d'embaucher, car déficit budgétaire, mais préfère faire appel à l'intérim, qui coûte plus cher que des contractuels...
Hier, j'étais normalement en 'repos' et j'ai passé une bonne partie de ma journée à démarcher la Médecine du Travail, les syndicats et à parler avec notre chef de service, pour essayer de trouver des solutions pour que notre direction nous entende...
Nous sommes par chance soutenus par notre chef de service, qui connaît la valeur de notre travail et sait que nous ne protestons pas pour rien. Il nous connaît suffisamment pour lui même remuer ciel et terre pour qu'on s'occupe du sort des soignants à l'hôpital. Il nous soutient par ce que lui-même est très inquiet de la situation et voit notre gouvernement asphyxier le service public hospitalier, or lui a choisi de travailler au CHU par foi en ce service public et dans le respect du serment d' Hippocrate.
Je dors très mal et pour être honnête je pense au boulot constamment. J'ai peur que le stress me fasse oublier un soin, que la pression m' empêche de prendre le temps avec un patient déprimé, que la fatigue me fasse faire un mauvais calcul de dose, administrer un produit au mauvais patient... J'ai peur que ce métier que j'aime me transforme en assassin, involontaireme nt, par ce qu'on aura laissé la situation se dégrader. Parce que nous sommes tous responsables : je suis l'infirmière d'aujourd'hui mais nous sommes tous les patients de demain. VOUS pouvez être au bout de ma seringue, ou votre mari, votre enfant, votre Je vis l'insécurité dans mon travail, alors que je le maîtrise pourtant. Mais je suis humaine avant tout.
Vous serez ceux qui pâtirez du manque de soignants dans les services : je n'aurai pas pu prendre le temps de vous donner des nouvelles du patient que vous aimez, je n'aurai pas pu gérer 2 situations d'urgence à la fois... Faut-il attendre qu'il y ait des morts pour réagir et prendre conscience de ce qui se passe dans les hôpitaux???
Aujourd'hui, j'ai besoin de vous. Merci de bien vouloir transférer ce mail de manière la plus large possible, pour informer le plus de monde possible. Si vous connaissez des personnes du monde hospitalier, journalistique, politique ou autre, n'hésitez pas à les solliciter.
Il faut se mobiliser en masse pour être plus efficace, moi toute seule, je n'intéresse personne.
Merci pour votre attention!"
CC

14 février 2011
La santé a un prix...
![]() |
| Tiens, c'est peut-être une idée du doc... |
Rendre l'assurance santé privée obligatoire, pour tout le monde.
Evidemment, cette idée vient du Medef, de Laurence Parisot, de la droite, des patrons d'assurance...Tout ce petit milieu qui n'a aucun rapport, bien sûr, avec le gouvernement en place.
En janvier, un député du nouveau centre proposait l'idée, pour l'assurance dépendance.
Et l'autre jour, à la télévision, Sarkozy lui-même est venu faire le pathos sur le sujet d'Alzheimer...Tout en nous martelant que la santé est gratuite en France ! Gratuite ! Vous avez remarqué, vous !
Et si c'est gratuit, pour l'instant, alors on peut bien se payer une petite assurance en plus, ça ne mange pas de pain...
L'idée gagne du terrain, donc.
Pour résumer, jusque là, tout le monde paye la sécurité sociale. Enfin, ceux qui ont un travail. Et comme le chômage dépasse 10 %, le système craque un peu.
Mais pour l'instant, le principe, c'est que tout le monde paye selon ses moyens et tout le monde et chacun est remboursé en cas de pépin. Le système a fonctionné depuis les années 50, parce que c'était un choix de société fort, instauré par le conseil national de la résistance.
Aujourd'hui, on veut tout bazarder pour que le privé s'en mette plein les poches...C'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis. C'est ce que Michael Moore raconte très bien dans son documentaire Sicko.
Ce qu'on aimerait, c'est que tout le monde paye selon ses pépins et que le moins de monde possible soit remboursé. Vous savez, comme quand on a un pépin avec la voiture : y'a toujours une ligne du contrat d'assurance qui vous piège et qui ne vous permet pas d'être remboursé...
L'idée est simple : si on continue de dormir en se faisant rembourser de moins en moins, en hésitant de plus en plus à aller chez le dentiste ou chez l'ophtalmo, parce qu'on est pas sûr d'avoir les moyens d'assumer le coût, alors bientôt, on sera obligé de prendre une assurance chez le frangin de Monsieur notre président.
Le pire, c'est que j'entendais l'argumentaire de la droite à ce sujet, à la radio, ce midi : le type disait que c'était normal..."C'est comme pour la voiture !" qu'il a conclu, content de lui...
Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens, c'est bien la première fois qu'on nous compare à des bagnoles...
CC

20 janvier 2011
Bonne nouvelle
Comme je ne publie pas souvent en ce moment, autant que ce soit pour des bonnes nouvelles !
Une étude scientifique vient de découvrir que la migraine n'endommage pas le cerveau.
Moi qui suis migraineuse, je suis rassurée.
J'échapperai donc ainsi à l'euthanasie...Peut-être...
En fait, c'est Isabelle B. qui m'a taguée sur ce sujet...Suis-je pour la légalisation de l'euthanasie ?
Lorsque mon Grand-Père maternel est mort, j'étais ado. Je me souviens lui avoir tenu la main jusqu'à ses derniers moments.
Il avait déjà eu tout ce qu'on peut avoir en infarctus, pile, stent, pontage...Il avait été ouvrier chez Renault toute sa vie et avait commencé à être malade l'année de sa retraite. Fatigué, usé...
Je me souviens qu'il avait fait une énième pneumonie, qu'il n'en pouvait plus. Je me souviens que les médecins nous avaient expliqué, avec douceur, que c'était la fin, que mon Grand-Père était fatigué et qu'il voulait partir. Qu'il fallait le laisser partir. Qu'ils ne tenteraient plus rien. Qu'ils lui donneraient tout ce qu'il faut pour qu'il ne souffre plus et qu'il s'endormirait une dernière fois...
L'euthanasie n'est pas légale. Mais dans les faits, heureusement, les médecins savent ne pas s'acharner. Et je trouve que c'est très bien ainsi. Surtout quand cela est fait dans la communication avec le malade et la famille. Que c'est une question de bon sens.
Même si les choses ne sont pas toujours aussi simples, peut-être que la loi ne doit pas se mêler de choses aussi intimes...
Mais forcément, si la migraine, finalement se met à faire trop de ravages dans mon cerveau, alors...Achevez-moi...
CC
Une étude scientifique vient de découvrir que la migraine n'endommage pas le cerveau.
Moi qui suis migraineuse, je suis rassurée.
J'échapperai donc ainsi à l'euthanasie...Peut-être...
En fait, c'est Isabelle B. qui m'a taguée sur ce sujet...Suis-je pour la légalisation de l'euthanasie ?
Lorsque mon Grand-Père maternel est mort, j'étais ado. Je me souviens lui avoir tenu la main jusqu'à ses derniers moments.
Il avait déjà eu tout ce qu'on peut avoir en infarctus, pile, stent, pontage...Il avait été ouvrier chez Renault toute sa vie et avait commencé à être malade l'année de sa retraite. Fatigué, usé...
Je me souviens qu'il avait fait une énième pneumonie, qu'il n'en pouvait plus. Je me souviens que les médecins nous avaient expliqué, avec douceur, que c'était la fin, que mon Grand-Père était fatigué et qu'il voulait partir. Qu'il fallait le laisser partir. Qu'ils ne tenteraient plus rien. Qu'ils lui donneraient tout ce qu'il faut pour qu'il ne souffre plus et qu'il s'endormirait une dernière fois...
L'euthanasie n'est pas légale. Mais dans les faits, heureusement, les médecins savent ne pas s'acharner. Et je trouve que c'est très bien ainsi. Surtout quand cela est fait dans la communication avec le malade et la famille. Que c'est une question de bon sens.
Même si les choses ne sont pas toujours aussi simples, peut-être que la loi ne doit pas se mêler de choses aussi intimes...
Mais forcément, si la migraine, finalement se met à faire trop de ravages dans mon cerveau, alors...Achevez-moi...
CC

15 octobre 2010
La santé n'a pas de prix ?
Ce n'est pas des retraites que je veux parler.
Mais c'est un problème connexe. C'est d'ailleurs un commentaire sous le billet de Nicolas qui m'a rappelé mon idée de billet...
Nicolas expliquait (très bien, à son habitude) comment le gouvernement base sa réforme des retraites sur des chiffres faux.
Et le commentateur Chr. Borhen répondit :
Hier, j'ai reçu, de la part de Médecin du Monde, une enquête fort intéressante qui montre que les Français préfèrent repousser leurs soins médicaux plutôt que d'avoir à les payer plus cher. Les déremboursements de la sécu sont évidemment remis en cause.
A la récré, ce matin, d'ailleurs, mon collègue d'arts plastiques m'expliquait qu'il avait mal aux dents mais que finalement, il préférait attendre qu'elles tombent plutôt que de payer des couronnes et des machins hors de prix... Une collègue d'histoire m'expliquait que pour un traitement de la tension, elle en était de 40 Euros de sa poche chaque mois...
Et pourtant, prof, ce n'est pas tout à fait le bas de l'échelle. C'est juste la classe moyenne.
Parallèlement à tout cela, il circule en ce moment une info de la CGT, à la Sécurité Sociale, annonçant que prochainement, les agents de l'assurance maladie seront bientôt remplacé à hauteur de 40% seulement. Le taux de remplacement est déjà de 50% depuis pas mal de temps.
Il faut aussi rappeler que depuis le début de l'année, de nombreux centres de la CPAM ont fusionné, voyant ainsi leurs effectifs et leurs coûts réduits. Malgré tout, comme pour les retraites, le problème premier du déficit, le fameux "trou de la sécu", ne saurait être réglé par une réduction des coûts, mais bien par une augmentation des revenus, seulement possible par la réduction du chômage et par des revenus plus élevés pour les salariés...
On voudrait filer le pactole aux assurances privées qu'on ne ferait pas autrement. Zéro tracas pour ceux qui pourront payer...
CC
Mais c'est un problème connexe. C'est d'ailleurs un commentaire sous le billet de Nicolas qui m'a rappelé mon idée de billet...
Nicolas expliquait (très bien, à son habitude) comment le gouvernement base sa réforme des retraites sur des chiffres faux.
Et le commentateur Chr. Borhen répondit :
"Par ailleurs, tournons et retournons la question dans tous les sens et sans arrêt, débattons jusqu'à l'aube (nouvelle) s'il le faut, la réalité est là, implacable : nous aurons des retraites ridicules, et, dans nos hospices dégueulasses, nous boirons de la soupe (à la grimace) avec rogatons de pain racis, lesquels rogatons presque indigestes du fait de nos dentiers avec une dent sur trente-deux remboursée - et encore, je suis large..."
Hier, j'ai reçu, de la part de Médecin du Monde, une enquête fort intéressante qui montre que les Français préfèrent repousser leurs soins médicaux plutôt que d'avoir à les payer plus cher. Les déremboursements de la sécu sont évidemment remis en cause.
A la récré, ce matin, d'ailleurs, mon collègue d'arts plastiques m'expliquait qu'il avait mal aux dents mais que finalement, il préférait attendre qu'elles tombent plutôt que de payer des couronnes et des machins hors de prix... Une collègue d'histoire m'expliquait que pour un traitement de la tension, elle en était de 40 Euros de sa poche chaque mois...
Et pourtant, prof, ce n'est pas tout à fait le bas de l'échelle. C'est juste la classe moyenne.
Parallèlement à tout cela, il circule en ce moment une info de la CGT, à la Sécurité Sociale, annonçant que prochainement, les agents de l'assurance maladie seront bientôt remplacé à hauteur de 40% seulement. Le taux de remplacement est déjà de 50% depuis pas mal de temps.
Il faut aussi rappeler que depuis le début de l'année, de nombreux centres de la CPAM ont fusionné, voyant ainsi leurs effectifs et leurs coûts réduits. Malgré tout, comme pour les retraites, le problème premier du déficit, le fameux "trou de la sécu", ne saurait être réglé par une réduction des coûts, mais bien par une augmentation des revenus, seulement possible par la réduction du chômage et par des revenus plus élevés pour les salariés...
On voudrait filer le pactole aux assurances privées qu'on ne ferait pas autrement. Zéro tracas pour ceux qui pourront payer...
CC

28 décembre 2009
Incroyables mutuelles !
Vous en connaissez beaucoup, vous, des sociétés commerciales à but lucratif, qui se plaignent de devoir augmenter leurs tarifs en même temps que leurs prestations ?
Bref, un marchand qui se plaint de devoir faire plus de marge...
C'est la couleuvre que les mutuelles de santé sont entrain de nous faire avaler en ce moment. Un peu de plus et on pleurerait : les mutuelles sont contraintes et forcées d'augmenter leurs tarifs puisque l'Etat (la sécurité sociale) prend de moins en moins de remboursement en charge.
Comble du comble, les mutuelles mettent cela sur le dos de la fameuse grippe A/H1N1, qui va avoir bon dos pendant encore un certain temps.
Pour mémoire, le vaccin est entièrement remboursé par la sécu pour toutes les catégories dites "à risque", soit :
Et à votre avis, quels sont les lobbies puissants qui poussent au déremboursement de tous ces médicaments ? (cela va faire deux ans, d'ailleurs, au 1er janvier...)
Allez, payez bien vos cotisations...Et bonne année, bonne santé...Hein...la santé, surtout...
CC
Bref, un marchand qui se plaint de devoir faire plus de marge...
C'est la couleuvre que les mutuelles de santé sont entrain de nous faire avaler en ce moment. Un peu de plus et on pleurerait : les mutuelles sont contraintes et forcées d'augmenter leurs tarifs puisque l'Etat (la sécurité sociale) prend de moins en moins de remboursement en charge.
Comble du comble, les mutuelles mettent cela sur le dos de la fameuse grippe A/H1N1, qui va avoir bon dos pendant encore un certain temps.
Pour mémoire, le vaccin est entièrement remboursé par la sécu pour toutes les catégories dites "à risque", soit :
Bref, avec tous les vaccins, qui en plus, restent sur les bras de Roselyne, ça ne doit pas faire beaucoup plus de frais pour les mutuelles (qui pour les catégories non citées au-dessus prennent en chargent 35% du prix du vaccin, 65% étant pris en charge par la Sécu.)> des personnes âgées de 65 ans et plus ;
> des patients de tout âge atteints de l'une des maladies chroniques suivantes :
- Diabète de type 1 et diabète de type 2
- Accident vasculaire cérébral invalidant
- Néphropathies chroniques graves et syndromes néphrotiques primitifs
- Forme grave des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie), épilepsie grave
- Mucoviscidose
- Insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves
- Insuffisance respiratoire chronique grave
- Déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, infection par le virus de l'immunodéficience humaine
- Drépanocytose.
La prise en charge à 100 % du vaccin contre la grippe concerne également :
- Les personnes de moins de 65 ans qui souffrent d'asthme ou de broncho-pneumopathie chronique obstructive.
- Les enfants et adolescents, de 6 mois à 18 ans, dont l'état de santé nécessite un traitement prolongé par l'acide acétylsalicylique (syndrome de Kawasaki compliqué et arthrite chronique juvénile).
Et à votre avis, quels sont les lobbies puissants qui poussent au déremboursement de tous ces médicaments ? (cela va faire deux ans, d'ailleurs, au 1er janvier...)
Allez, payez bien vos cotisations...Et bonne année, bonne santé...Hein...la santé, surtout...
CC

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1 décembre 2009
Grippette..Ah ?
Je ne suis pas la première, mais je suis rattrapée par la pandémie, ça y est, je porte un masque ! J'ai fait le vide autour de moi, ce matin, en me rendant à la pharmacie. Même la pharmacienne n'était pas rassurée. Elle m'a servie du bout des doigts...
Et puis j'ai porté mon arrêt maladie au secrétariat de mon collège : je suis tombée sur la CPE qui s'est écriée "Vade retro, satanas !"...ça fait plaisir...
La psychose est à son maximum.
Je n'ai qu'un gros rhume, dans le fond : j'ai un peu de fièvre, mais je n'en suis pas à délirer ! Je tousse pas mal et je n'ai plus de voix et puis j'ai le nez comme une fontaine. C'est le lot commun de chaque hiver, d'autant que je travaille au contact d'enfants qui trimballent des tonnes de microbes.
Mais c'est étrange : depuis que je sais que c'est probablement le virus de la grippe A H1N1 qui m'assaille, je me sens beaucoup plus faible.
Les mots de Roselyne Bachelot résonnent à mes oreilles : "...dommages pulmonaires irréversibles...blablabla...des dizaines de patients en réanimation...blablabla...des décès constatés sur des personnes sans symptôme aggravant..."
Ces choses-là tournent dans ma tête détraquée d'hypocondriaque affolée...
Le seul point positif, dans tout ça, c'est que je n'aurai pas à me décider à propos du vaccin : en bonne hypocondriaque, j'ai lu tout et son contraire, sur internet et je craignais franchement d'attraper la sclérose en plaque, le syndrome de Guillain-Barré, l'hépatite B, la salmonellose, la maladie d'Alzheimer et la grippe espagnole...
Les médias nous pourrissent le cerveau, mais croyez moi, cette grippe, c'est juste une grippe. Ni plus, ni moins.
(Je le dis parce que je pratique la méthode Coué...On en va pas en mourir...et puis en plus, y'a d'autres maladies, comme dirait Pierre Bergé...)
CC
Et puis j'ai porté mon arrêt maladie au secrétariat de mon collège : je suis tombée sur la CPE qui s'est écriée "Vade retro, satanas !"...ça fait plaisir...
La psychose est à son maximum.
Je n'ai qu'un gros rhume, dans le fond : j'ai un peu de fièvre, mais je n'en suis pas à délirer ! Je tousse pas mal et je n'ai plus de voix et puis j'ai le nez comme une fontaine. C'est le lot commun de chaque hiver, d'autant que je travaille au contact d'enfants qui trimballent des tonnes de microbes.
Mais c'est étrange : depuis que je sais que c'est probablement le virus de la grippe A H1N1 qui m'assaille, je me sens beaucoup plus faible.
Les mots de Roselyne Bachelot résonnent à mes oreilles : "...dommages pulmonaires irréversibles...blablabla...des dizaines de patients en réanimation...blablabla...des décès constatés sur des personnes sans symptôme aggravant..."
Ces choses-là tournent dans ma tête détraquée d'hypocondriaque affolée...
Le seul point positif, dans tout ça, c'est que je n'aurai pas à me décider à propos du vaccin : en bonne hypocondriaque, j'ai lu tout et son contraire, sur internet et je craignais franchement d'attraper la sclérose en plaque, le syndrome de Guillain-Barré, l'hépatite B, la salmonellose, la maladie d'Alzheimer et la grippe espagnole...
Les médias nous pourrissent le cerveau, mais croyez moi, cette grippe, c'est juste une grippe. Ni plus, ni moins.
(Je le dis parce que je pratique la méthode Coué...On en va pas en mourir...et puis en plus, y'a d'autres maladies, comme dirait Pierre Bergé...)
CC

31 octobre 2009
Travail, soleil et troubles musculo-squelettiques...
Il fait encore très beau, sur la France, en ce week-end de Toussaint. Particulièrement sur la côte d'Azur.
Sur l'agenda présidentiel, rien avant lundi. Normal, il ne fait jamais rien pendant le week-end. Il a bien raison, d'ailleurs, pourquoi travailler plus, surtout quand on a le cœur fragile et le malaise facile.
La semaine prochaine, j'ai bien l'impression que le président a envie de profiter encore un peu des derniers rayons de soleil à Marseille.
C'est comme quand il se contente de ressortir les mêmes discours. Il tire un peu au flanc, mais on ne lui en veut pas, il a la santé tellement précaire...
Pendant ce temps-là, les Français sont obligés de supporter le dictat qui nous sert depuis 2007 de nouvelle bannière nationale : il faut travailler plus pour gagner plus.
Pour gagner plus de stress et de troubles musculo-squelettiques.
Bon week-end...
Surtout pour les 21000 nouveaux chômeurs du mois...
CC
Sur l'agenda présidentiel, rien avant lundi. Normal, il ne fait jamais rien pendant le week-end. Il a bien raison, d'ailleurs, pourquoi travailler plus, surtout quand on a le cœur fragile et le malaise facile.
La semaine prochaine, j'ai bien l'impression que le président a envie de profiter encore un peu des derniers rayons de soleil à Marseille.
C'est comme quand il se contente de ressortir les mêmes discours. Il tire un peu au flanc, mais on ne lui en veut pas, il a la santé tellement précaire...
Pendant ce temps-là, les Français sont obligés de supporter le dictat qui nous sert depuis 2007 de nouvelle bannière nationale : il faut travailler plus pour gagner plus.
Pour gagner plus de stress et de troubles musculo-squelettiques.
Bon week-end...
Surtout pour les 21000 nouveaux chômeurs du mois...
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19 septembre 2009
Les Français sont détachés...
J'ai appris aujourd'hui que la France était le pays où la grippe A comptait le plus de cas.
J'ai aussi entendu que la plupart des Français se fichaient complètement de cette grippe, qu'ils ne prenaient pas le sujet au sérieux.
C'est sans doute parce que les gens s'en fichent que le virus se propage autant.
En gros, les gens éternuent sans mettre leur main devant leur bouche, ne se lavent pas les mains, jettent leurs mouchoirs n'importe où et crachent parterre...
J'aime bien, ce détachement à la Française...mais quand même c'est un peu crade, non ?
CC
J'ai aussi entendu que la plupart des Français se fichaient complètement de cette grippe, qu'ils ne prenaient pas le sujet au sérieux.
C'est sans doute parce que les gens s'en fichent que le virus se propage autant.
En gros, les gens éternuent sans mettre leur main devant leur bouche, ne se lavent pas les mains, jettent leurs mouchoirs n'importe où et crachent parterre...
J'aime bien, ce détachement à la Française...mais quand même c'est un peu crade, non ?
CC

11 septembre 2009
Thriller médical : Eric Nataf
J'ai oublié de vous signaler que si vous appréciez les thrillers médicaux (comme ce que j'ai essayé de faire modestement là), il faut absolument découvrir l'auteur Eric Nataf. (qui n'est pas une femme, mais qui est un bon auteur quand même !)
Je vous conseille particulièrement L'Autobiographie d'un virus, son premier roman et Régime mortel, que je suis entrain de dévorer !

Le suspense est très bien mené, mais on ne fait pas que se divertir : on apprend aussi beaucoup de choses et on est plongé dans des sujets d'actualité brûlants.
Bonne lecture !
CC

28 juillet 2009
Incroyable Sarko !
La thèse de l'accident cardiaque nous est apparu soudain complètement incroyable.
Premièrement, on a tenté de nous faire croire que le président est surmené. Son emploi du temps, pourtant, selon les observateurs les plus fins, est considérablement allégé depuis pas mal de temps.
Il a très bien réussi à nous faire croire qu'il n'arrêtait pas une minute, mais il n'a pas arrêté de prendre des jours tranquilles, des sortes de RTT (Rencarts Très Tendres avec Carla), allant totalement à l'encontre du "travailler plus pour gagner plus" de sa campagne présidentielle.
Non, tout ça n'est pas très crédible. Ce qui l'est plus, c'est que courir par des températures pareilles, ce n'est pas très raisonnable. Nous avons un président qui n'a pas toute sa raison.
Ce qui paraît encore plus incroyable, finalement, c'est la thèse illusoire qui tendrait à nous faire croire que le président a un cœur.
Et pas de cœur, pas d'arrêt cardiaque...
CC
Premièrement, on a tenté de nous faire croire que le président est surmené. Son emploi du temps, pourtant, selon les observateurs les plus fins, est considérablement allégé depuis pas mal de temps.
Il a très bien réussi à nous faire croire qu'il n'arrêtait pas une minute, mais il n'a pas arrêté de prendre des jours tranquilles, des sortes de RTT (Rencarts Très Tendres avec Carla), allant totalement à l'encontre du "travailler plus pour gagner plus" de sa campagne présidentielle.
Non, tout ça n'est pas très crédible. Ce qui l'est plus, c'est que courir par des températures pareilles, ce n'est pas très raisonnable. Nous avons un président qui n'a pas toute sa raison.
Ce qui paraît encore plus incroyable, finalement, c'est la thèse illusoire qui tendrait à nous faire croire que le président a un cœur.
Et pas de cœur, pas d'arrêt cardiaque...
CC

16 juillet 2009
Grippe de la vache à lait

Aujourd'hui, on nous bassine à nouveau avec la grippe aviaire.
On n'est pas des volailles, a-t-on envie de beugler, bien loin des cachetons et des tisanes, des mouchoirs et de la goutte au nez, en plein cœur de l'été, forts et bronzés, invincibles, en somme.
Pourtant, le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a jugé "presque inévitable" qu'une pandémie liée au nouveau virus s'installe en France à l'automne.
Et quand Brice dit quelque chose...je ne sais pas vous, mais moi, je flippe.
"Si tel devait être le cas, les conséquences pourraient être considérables", a-t-il dit lors d'une réunion avec l'ensemble des préfets.
Il a cité, outre l'impact sanitaire, des difficultés aiguës dans certains secteurs d'activité d'importance vitale ou dans les services de l'Etat, ce qui pourrait entraîner "une désorganisation de la vie sociale et économique."
Là, soudain, on se prend à douter.
Si ce n'était pas une grippe du poulet, mais belle et bien une grippe du pigeon ? Une grippe de la vache à lait, qui menace.
Tout s'éclaire : si les jeunes, qui seront les plus touchés, ne vont plus bosser, que va-t-il se passer ?
Le problème est plus économico-libéral que sanitaire. On peut bien crever, c'est pas le problème. Mais il faut quand même continuer à bosser.
Frédéric Lefebvre a préparé le terrain et on l'en remercie ! C'est lui qui a eu l'idée de génie : on peut très bien bosser, même si on a la grippe, sans doute ! Il suffira de mettre un masque !
CC

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