Je sais bien que dimanche soir, j'ai dit que je voterai pour Aubry, demain. Mais voilà. La campagne a fait des ravages. Ou alors elle a été efficace pour l'un, désastreuse pour l'autre. Je ne sais pas.
Faisons le point : je ne suis pas une hooligan. Aucun de ces deux candidats n'est le mien. J'ai voté avec le cœur, dimanche dernier. Et mon cœur s'est brisé.
En vrai, mon cœur va bien. Il continue de battre pour des causes perdues : par exemple, il me chuchote à l'oreille "Martine est une femme : tu es féministe. Une femme présidente, tu aimerais ça, hein ?". Il me glisse aussi des choses comme ça : "C'est une femme de gauche, elle a mis en place les 35 heures, tout de même. C'est important, non ?"...
A l'inverse, mon coeur me dit : "Hollande, tu l'as vu, en meeting, le mois dernier...Il est mou, il ne t'a pas convaincue." Et puis : "Cite-moi une mesure importante portée par Hollande ? Tu rames, hein..."
Oui.
Pendant ce temps, ma raison me parle aussi. Je sais : on est beaucoup dans ma tête.
Ma raison me dit : "Visiblement, Martine Aubry ne passera pas. Ou alors avec une toute petite majorité qui ne lui permettra pas le rassemblement." Il y a aussi la fin de la campagne d'Aubry, qui me chiffonne la raison : "Elle n'a pas gardé son sang-froid. La gauche molle, elle aurait pu le dire une fois. Mais le répéter à l'envi, c'est idiot. C'est une erreur de jugement. On ne fait pas une campagne au sein de son propre parti comme on ferait une campagne contre un vrai adversaire. Elle ne donne pas une bonne image du PS. La droite adore dire que c'est la zizanie à gauche...Et elle a beau jeu de dire aujourd'hui qu'il faut se calmer. C'est la goutte d'eau..."
Dans tout ça, point de politique, soyons franc, rien que des arguments portant sur la personnalité des impétrants.
Alors tentons une synthèse. Je ne pouvais rien attendre de ceux qui n'ont pas fait la campagne de Ségolène Royal en 2007. Je ne pouvais rien espérer de celle qui a triché à Reims. Je ne croyais pas vraiment au président mou du PS mou des années 2000.
Mais aujourd'hui, nous parlons de la campagne de la présidentielle de 2012. Nous avons un homme qui s'est déclaré très tôt candidat. Qui a envie, visiblement, d'y aller. L'envie c'est important. On a un homme qui est suivi par tous les candidats de la primaire.
De l'autre côté, on a une femme qui a mis du temps à se déclarer. Qui n'avait pas forcément une grande envie. Et qui est aujourd'hui lâchée par tout le parti. Le rassemblement, pourtant, c'est quelque chose de capital, au vu de ce qui s'est passé en 2007.
On ne peut pas refaire l'histoire, mais on peut éviter de refaire les mêmes erreurs. Alors je crois que demain...je ferai des compromis et je serai raisonnable. Hollande est l'homme du compromis et c'est mieux que rien. C'est mieux que Sarkozy.
:)
CC
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15 octobre 2011
13 octobre 2011
Pile ou face : les deux faces de la même pièce
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| Tiens, au fait, elle a adopté la coupe d'Anne Sinclair, Martine Aubry, non ? |
Je vous explique.
Durant ma carrière de citoyenne, je crois n'avoir jamais voté pour le gagnant. Je me suis toujours plantée. Heureusement que je ne joue pas au loto.
Ce n'est pas tout à fait vrai. J'ai voté pour Chirac. Mais à contrecœur (gros). Cela ne compte pas.
Dimanche dernier, rebelote, je n'ai pas voté du tout pour le gagnant. Et pourtant, il n'y avait que des gens du PS et c'est bien là que je voulais voir un gagnant.
Je vous ai affirmé, dans le feu de la déception, dimanche soir, que je voterai pour Aubry dimanche prochain. Alors voilà : j'ai peur de ne pas voter pour le gagnant, encore un coup. Ce n'est pas pour la cagnotte d'Euromillions, mais pour une fois, ce serait cool que je gagne un peu, aussi.
Et en même temps, si je change de pouliche, j'ai peur de lui porter la poisse ! Non, c'est vrai, c'est peut-être à cause de moi que toutes ces élections passées sont perdues par ceux que je choisis, non ?
Le dilemne est énorme. Je crois que finalement, je vais suivre Montebourg et ne donner mon avis à personne. A part à l'urne qui recevra mon bulletin...Mais ça risque de me peser sur la conscience...
Tout ça pour dire que globalement, pour moi (et pour Montebourg), les deux candidats sont "les deux faces de la même pièce"...
Mon seul regret, c'est le manque de confiance que les électeurs français continuent d'affirmer envers les femmes...
CC

Libellé(s):
François Hollande,
Martine Aubry,
primaires socialistes,
PS
6 septembre 2011
Primaires, collèges, lycées...
J'ai reçu hier la lettre de Hollande pour l'éducation. C'est la rentrée. On parle de l'école, comme chaque année, une fois par an. Ensuite, on râle quand il y a des grèves, mais on explique surtout pas pourquoi.
J'ai lu, chez Eric, la lettre d'Aubry, sur l'éducation.
J'ai lu, chez l'Hérétique, quelques explications des idées de Montebourg, sur l'éducation.
J'ai écouté Ségolène Royal, à l'Université d’Été du PS, à la Rochelle, sur l'éducation.
Ce sera déjà pas mal, pour un début. On pourrait croire que le PS, grand parti des professeurs, va proposer des choses concrètes pour faire bouger les lignes, pour se démarquer du bilan déplorable de la droite au pouvoir depuis...2002, pour essayer de donner envie à cette catégorie de la population qui a de plus en plus envie de ne pas aller voter.
La lettre sur l'éducation de François Hollande, c'est du blabla creux. Il s'en dégage deux axes : "temps et rythmes scolaires, et revalorisation et redéfinition des missions et des conditions du métier d'enseignant."
Deux choses un peu accessoires, un peu à côté, mais deux choses susceptibles de faire la une de l'Express ou du Nouvel Obs. En plus, Hollande ne propose pas des choses concrètes : il ne dit pas, on va revenir à une semaine de 5 jours à l'école primaire. Il dit juste qu'on va en parler. Et parler des rythmes scolaires, on sait bien que ça aboutit toujours à un consensus mou avec les lobbies du tourisme. Vide et creux. Surtout que Sarko a fait ça pendant 5 ans : faire des consultations, des concertations, des discussions. Et cela ne sert à rien.
L'éducation a besoin de quelqu'un qui prend les choses en main.
Martine Aubry propose des choses concrètes. Des petites choses, à la marge. Rien de révolutionnaire, mais un bon début : fin des suppressions de postes, retour de la formation professionnelle, fin des 4 jours au primaire, création d'un nouveau métier d'encadrement pour assurer la sécurité dans les établissements. Un sur gé ? Pour le reste, du vague dans du flou, plein de bonnes intentions, mais rien de tangible. Mettre plus de profs dans les milieux sensibles. C'est déjà un peu le cas, avec les RAR et les ECLAIR. Mais souvent, il manque une donnée essentielle pour que ça marche : le temps.
Arnaud Montebourg, qui a un projet bien fourni sur le sujet, met en avant le latin, prône plus de simplicité dans l'organisation du système scolaire et parle aussi des rythmes scolaires et de carte scolaire, ce qui ne mange pas de pain. Un projet de gauche, qui parle beaucoup d'égalité, ce qui est mal perçu par la droite, puisque derrière le mot égalité, elle a tendance à lire nivellement par le bas, ce qui n'est pas l'idée principale, me semble-t-il. Et le livret de compétence, qui pour le coup, est un réel nivellement par le bas, nous est bien imposé par la droite...
Bref...Des idées à prendre un peu partout, mais des mesures de surface.
L'expérience me pousse à vouloir des changements plus profond.
Je suis professeur dans un collège ZEP, puis RAR, puis ECLAIR, depuis plus de 5 ans. L'établissement fait partie des quelques centaines que l'on considère comme les plus difficiles, puisqu'on lui attribue des moyens supplémentaires. Ces moyens supplémentaires sont utiles. Ils sont la preuve que c'est une des clés du problèmes. Mais les établissements dans le genre du mien sont de plus en plus rares et malgré les résultats scolaires un peu moins mauvais et la violence en nette diminution, nous manquons d'un levier essentiel pour que les choses aillent encore mieux : du temps.
C'est pour cela que même si cela peut paraître fou à la plupart de mes collègues, je pense que l'idée soulevée par Ségolène Royal en 2007, sur le temps de travail et les 35h sur le lieu de travail, n'était pas une mauvaise idée, au moins pour le collège.
Ce qui manque aux profs pour avancer vraiment, pour faire du bon boulot, ce n'est pas forcément grand chose : c'est surtout du temps. 35h dans l'établissement ce serait avant tout du temps pour bosser en équipe. En se mettant au diapason de la société, c'est à dire, en faisant 35h comme tout le monde de manière visible, les enseignants travailleraient, en fait, moins mais plus efficacement : si on sortait du collège en ayant préparé nos cours, en commun, en équipe, si on avait préparé les évaluations, si on avait fait nos corrections sur place, on n'y serait pas encore à 23h, chez nous, tout seul, isolé et dépressif.
Cela, ce serait vraiment une proposition révolutionnaire. Cela rendrait le prof moins bouc émissaire de la société, en plus.
Mais il faut prendre conscience que cela représente un investissement énorme de l'Etat : pour l'instant, l’Éducation Nationale est incapable de fournir les locaux et le matériel pour que l'on travaille sur place...
CC

19 mars 2010
Meeting de Martine Aubry à Montbéliard
C'était le 16 mars...
Martine Aubry à Montbéliard (16_03_2010)-Moyenne
envoyé par CyCee. - L'info internationale vidéo.
CC
Martine Aubry à Montbéliard (16_03_2010)-Moyenne
envoyé par CyCee. - L'info internationale vidéo.
CC

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