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1 septembre 2015

Le désarroi de n'avoir pas de roi...

Source : Slate.fr
Vous avez vu, cette espèce de folie nostalgique qui nous prend à l'occasion de l'anniversaire de la mort de Louis XIV ? Ce type qui a dépensé l'argent du royaume pour faire la guerre, pour faire un gros château et pour entretenir ses maîtresses...

On est bizarre en France...

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30 août 2015

PS : les rois du "dress code"

Crédit photo : Le Parisien.
L'idée que les politiques soient en phase avec la population n'est pas si évidente que ça.

Nous avons parfois l'étrange sensation, en France, que les hommes et les femmes politiques se donnent pour devoir d'être au-dessus du peuple, d'être la classe dirigeante, alors qu'elle est élue et représentante du peuple. Peut-on représenter si l'on domine ?

C'est une question compliquée pour un soir d'été.

J'ai assisté à une réunion professionnelle durant laquelle intervenait une ministre, l'année dernière. Quand notre représentante est entrée dans la salle, tout le monde s'est levé comme un seul homme pour l'applaudir. Et même, une sorte de haie d'honneur avait été organisée par l'établissement qui accueillait l'événement.

Un arrière-goût de monarchie, non ?

Aujourd'hui, notre représentant, chef du gouvernement, n'a pas jugé bon de mettre une chemisette, alors qu'il était à la Rochelle et qu'il faisait probablement plus de 30°C. Peut-on réellement représenter les gens quand on manque de bon sens à ce point ? C'est un détail et certains diront que dans le guide des bonnes manières de 1923, il est stipulé que les chemisettes ne sont pas correctes...Malgré tout, les lois somptuaires ont été abolies à la Révolution, non ?

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17 juin 2012

Et maintenant, au boulot !

Urne à moitié vide, isoloirs complément déserts, plus de café.
Certes, il y a de la pédagogie à faire. Cette après-midi, je me suis ennuyée : bien peu d'électeurs ont compris que l'élection des députés était plus importante que celle du président de la République, semble-t-il.

L'abstention, c'est une chose. Après tout, les gens font ce qu'ils veulent avec leurs droits. Même si l'on ne vient pas à la démocratie, ce n'est pas la démocratie qui viendra à nous. Ce qui m'inquiète, aussi, c'est que je ne devais être au bureau de vote que de 13h à 15h et que faute de monde, j'ai fait tout l'après-midi et le dépouillement. Le manque d'enthousiasme gagne donc aussi les volontaires habituels pour cette tâche citoyenne.

Il faut du monde, pour que la démocratie fonctionne.

En tout cas, ce soir, il semble que la gauche l'emporte largement, suffisamment, même, pour se passer des Verts, du Front de Gauche et des Communistes. Bonne nouvelle. 

Maintenant, il va falloir se mettre au travail, car il n'y a plus aucune excuse pour ne pas tenir ce qui a été promis. Nous tâcherons d'avoir l'œil !

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15 avril 2012

Bataille de chiffres ? Démocratie !

En ce dimanche après-midi pluvieux et studieux, j'ai corrigé des copies et j'ai suivi de loin les échos des chiffres au viagra des deux meetings parisiens.

100 000, 120 000, 150 000...

Un seul chiffre compte : (Cliquez sur la légende de l'image !)

On en rêvait, Rolex l'a fait : cliquez !


Incalculable. Mais c'est beaucoup : que les gens se déplacent en masse pour des meetings politique en plein moins de novembre sous la pluie, alors qu'il fait trois degrés, c'est beau ! Il reste encore un peu d'espoir...Peut-être...

Dans le fond, peu importe le nombre. Les gens commencent à parler sérieusement de politique, je crois. A une semaine du premier tour, c'est bien la moindre des choses. Mais au restaurant, dans la rue, au boulot, on entend de plus en plus souvent parler de Sarkozy et de Hollande, de sondages et de programme.



On entend aussi que ça ne sert à rien, que les politiques sont tous des pourris et que ça ne change pas les choses.

Et pourtant, la démocratie, on n'a rien trouvé de mieux, pour l'instant. Et puis quand on parle un peu, en général, les gens de raison reconnaissent que localement, les politiques sont efficaces et font réellement des choses : des routes, des écoles, des locaux publics, des aides pour les plus en difficultés, des appuis aux associations, la gestion de l'eau...

Alors, non, on ne peut pas mettre tous les politiques dans le même sac.

Ouf !

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27 décembre 2011

Inscrivez-vous

Pas sur Facebook ! Pas au concours de Miss Poitou, pas au jeu concours d'Auchan pour gagner un filet garni ! Pas non plus à PopStar. Inscrivez-vous sur les listes électorales : il vous suffit de faire un passage à la mairie, avec une pièce d'identité et un justificatif de domicile, de remplir un formulaire et voilà. Vous pourrez voter aux deux prochaines élections importantes de 2012 : les présidentielles et les législatives.


Sur facebook, je like, dans la vie, je vote. par TousHollande

Pour une fois qu'on vous demande votre avis, donnez-le !

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9 novembre 2011

Démocratie, vraiment ?

Au Panthéon, il y a même un trou dans le plafond (Joke !)
J'entendais tout à l'heure la réaction de Mme Parisot, à propos de la démission forcée de Berlusconi en Italie. Elle disait en substance que c'est une bonne chose pour la démocratie.

Alors, évidemment, je ne suis pas mécontente que Berlusconi démissionne. C'est un président vulgaire, égoïste, profiteur...Il a fait beaucoup de mal à l'Italie. De mon petit point de vue de touriste Française, j'ai pu constater, cet été, par exemple, que la culture et l'éducation n'était pas du tout sa priorité et que les lieux, les monuments, les trésors de cette belle culture était entrain de pourrir sur place par la faute de son gouvernement. L'exemple de Pompéi est frappant.

Cependant, la démission forcée de Berlusconi m'interroge. Elle intervient au moment où le Marché, cette entité froide et cruelle, a mis la pression sur l'Italie. Le Marché rentre donc en ingérence dans les affaires politiques d'un pays, obligeant un élu à démissionner. Parce que malgré tous les reproches qu'on peut faire à Berlusconi, il a été élu par le peuple...C'est bien là le principe de la démocratie, non ?

Le peuple aurait pu manifester, descendre dans la rue pour demander sa démission. Je suis sûre qu'on lui aurait opposé une fin de non recevoir. Aujourd'hui, il suffit que le Marché claque des doigts pour que le président du conseil italien s'en aille.

Et le pire, c'est que l'ogre du Marché n'est pas heureux et qu'il passe le taux des emprunts passe à 7%. Pour punir qui ?

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Georges Brassens - Hécatombe par bisonravi1987


Au Marché de Brives et d'ailleurs, ce n'est plus aux agents de la maréchaussée qu'il faudrait couper les choses. Mais en ont-ils, les traders et autres banksters ?


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3 octobre 2011

Les primaires, ma mère, le gras et moi

Les lobbies de l'huile feront-ils le même cirque que Coca ?
Ce soir, ma mère, au téléphone, m'a demandé ce que je pensais des primaires. Lors d'un repas de famille, ce weekend, les échanges avaient été vifs entre ségolénistes, Montébourgeois (Mélanchoniste) et Vallseurs.

Ma famille est plutôt intéressée par la politique, c'est un fait. Mais c'est aussi un bon signe que ma mère s'y intéresse autant : à deux égards. Premièrement, les primaires sont un droit supplémentaire, un moment de démocratie, qui permet aux gens de s'exprimer et les gens ressentent le besoin de s'exprimer...Deuxièmement, cela montre la très forte volonté de mettre Sarkozy à la porte.

Le PS, même dans son imperfection, est un parti qui offre aujourd'hui cet espoir : changer de cap, changer d'idéologie dominante, rétablir un peu de démocratie et de politique sociale.

On se dit : "Même si c'est unetelle, qui ne me revient pas vraiment, ou machin, qui est un peu mou, ça sera toujours mieux que Sarko." Et on se dit aussi : "Autant que je puisse donner mon avis tout de suite, pour pouvoir peser ensuite sur le candidat, pour pouvoir ensuite lui demander des comptes, quand il sera élu."

Et puis il y a les affaires, aussi, qui empoisonnent la vie politique. L'envie de voter pour quelqu'un d'un peu moins malhonnête, peut-être, que l'équipe de mafiosi en place, c'est un moteur important.

Et puis il y a les idées absurdes qui viennent pesées directement sur le quotidien. Ma mère, par exemple, ce soir, revenait sur cette décision de taxer le gras. Mes parents sont agriculteurs : cette mesure touchera aussi le lait et le fromage ? Est-ce que c'est bien malin de pénaliser une profession déjà bien touchée par la crise ? Et qui mange le plus de gras ? Les pauvres (as-tu déjà essayé de faire un régime sans gras : les produits 0% alourdissent bien la note de ton caddie). En gros - si je puis dire - on taxe encore les pauvres. Normal : ils sont plus nombreux.

Pourtant, José Manuel Barroso évoque une taxe Tobin qui, même "light" - si je puis dire - et ne portant que sur les transactions "flash" des banques pourrait rapporter 55 milliards d'Euros. Pourquoi préfère-t-on taxer le gras, alors ? Au lieu de taxer les gros traders ?

Parce que les politiques sont les amis des financiers et que la lutte des classes s'impose.

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20 mai 2011

Rajoutez le dégoût...

Tout à coup, c'est comme une évidence : la principale victime de cette horrible histoire new-yorkaise, c'est la démocratie.

Au détour d'une discussion dans le couloir, mes élèves de troisième évoquaient DSK. Certes, le crétin de service ne savait même pas de quoi on parlait : "DS4 ?, demanda-t-il, incrédule, à ses camarades hilares...- Non, répondit le plus informé, DSK, Strauss-Khann. Celui qui vient de payer 1 million de dollars, cash, pour sortir de zonzon. 1 million de dollar...Tu te rends compte."

Le plus important n'est donc pas qu'il ait potentiellement violé une personne. C'est relégué au second plan. S'il a fait ça, il est normal qu'il soit en prison. Mais le problème, c'est que cet homme politique soit capable de débourser autant d'argent.

Là, le fossé se creuse tellement que ça en devient invraisemblable.

Ceux qui nous dirigent sont riches comme nous ne le seront jamais. Ils nous écrasent par leur richesse. Tout à coup, ça saute aux yeux. Ils peuvent sortir de prison grâce à leur fric.

Dans le groupe des trois garçons qui discutent, le père ou le frère de l'un est en prison. Sans doute pour bagarre, vol à main armée ou un truc comme ça. Il purge sa peine. C'est juste.

Mais pourquoi l'homme politique a pu sortir, lui ?

Et pourquoi est-il si riche ?

Pourquoi irait-on voter pour des gens qui sont si riches ?

Les questions de mes élèves sont sans réponse.

La démocratie paiera les pots cassés : l'abstention sera encore plus grande, la prochaine fois. Au sordide, rajoutez l'injustice, rajoutez la jalousie, rajoutez l'aigreur...

Rajoutez le dégoût...



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4 février 2010

Démocratie : on nous la fait à l'envers

En ce moment, au sénat, ça discute sec sur la réforme des collectivités. Le sénat, souvent, on raconte que c'est un repère de vieux qui ne servent à rien et qui se font une belle paye en dormant sur les bancs pourtant fort inconfortables de la noble assemblée.

D'ailleurs sénat vient du latin senex qui a donné aussi le mot sénile à la langue française. Tout un programme.

Pourtant, il se pourrait bien qu'en ce moment il faille compter sur eux pour que la démocratie fonctionne.

Certes, ils ne sont pas tellement sur les feux de la rampe, les sénateurs. Et pourtant, ils sont de vrais rebelles.

Donc, en ce moment, ça ferraille dur sur la réforme des collectivités : qui doit financer quoi ? qui décide de quoi ? comment répartit-on les budgets ? etc. Des questions capitales qui ne font pourtant pas les titres des journaux mais dont les réponses vont influer sur notre vie quotidienne.

Le problème, c'est que l'État n'en a que faire, des vieux du sénat : la réforme n'est pas encore votée, mais les préfets ont déjà la consigne de faire des conférences de presse pour en faire la promotion.

Ce n'est qu'un exemple de plus : la démocratie n'est qu'une apparence. On annonce les lois avant même qu'elles soient actées, puis on ne promulgue pas les décrets d'application. Ou alors, on décrète des trucs dans la presse sans que les lois soient passées.

N'importe quoi...

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