Quitte à faire du bon gros point Godwin...
Ben oui, je suis partout, au ciné, dans la chanson, dans les médias, à la télé, à l'assemblée, chez le boucher, dans les transports en commun, dans les lycées, les supermarchés, les ascenseurs, dans le lit de ta sœur, dans la manif pour tous, surtout dans la manif pour tous, dis donc ! mais surtout, surtout, dans la tête à Christine...
Allez, il faut bien rire ! De nombreuses études estiment qu'environ 5 à 10% de la population est homosexuelle. Voilà...
CC
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27 mai 2013
25 mai 2013
Le #mariagepourtous, une provocation utile
Une amie qui est enceinte me disait l'autre jour qu'elle avait l'impression de voir des femmes enceintes partout. Je crois qu'on peut parler du "syndrome de la femme enceinte". Tant qu'on n'est pas enceinte, on n'est pas concerné, on n'y prête pas attention.
Hier soir, à une conférence sur l'homosexualité avec Jacques Fortin et Stéphane Lavignotte, quelqu'un a fait la remarque qu'en ce moment, on ne parlait que d'homosexualité, qu'on ne voyait que des homos partout. Je crois que cela relève du même principe : quand on ne parle pas d'un sujet d'habitude, dès qu'on en parle un peu, on a l'impression qu'on ne parle que de ça.
N'empêche, plus le temps passe, plus je pense que le mariage gay, contrairement à ce que peut penser Jacques Fortin (et les vieux militants), ce n'est pas une manière de faire entrer l'homosexualité dans une sorte de conformisme bourgeois qui sent l'antimite. Je ne suis pas sûre que ce soit juste une demande d'égalité, une question de droit, comme le pense un peu Stéphane Lavignotte (et les militants du PS).
Je crois que c'était en fait une provocation utile, un acte militant fort. C'est au vu des réactions que l'on peut dire, d'ailleurs, que c'est une provocation réussie.
On est bel et bien dans la défense d'une utopie, puisque le mariage pour tous, c'est aussi une attaque contre le mariage, tout comme le fut le droit au divorce et avant cela, la reconnaissance des enfants nés hors mariage. Finalement, dans une société où l'on divorce si facilement, où l'on vit de plus en plus en union libre, c'est bien la moindre des choses de transformer l'institution du mariage en un simple droit.
Ensuite, les réactions, même si elles ont été violentes, ont permis de mettre au jour l'homophobie. On l'avait presque oubliée. On s'était habitué à dire "Bah ! Les gens se sont habitués, ils le vivent bien, c'est plus un problème." Même si moi, bien sûr, je savais bien ce que cela représentait, au quotidien : les petites humiliations, de la copine qui te dit que tu ne peux pas comprendre sa relation compliquée avec son mec à la vendeuse d'appartement qui te parle déco et rideau quand tu lui demandes désespérément des détails sur les prises électriques, les invitations "en couple" du boulot où tu te fais porter pâle, les blagues sur les homos où tu sers les poings sans rien dire, les regards insistants dans la rue quand on se promène à deux, les toujours très délicats : "Tu es lesbienne ? C'est parce que tu n'as pas encore passé une nuit avec moi..."
Mais là, les non-dits ont disparu #pourtous : on sait à quoi s'en tenir, et pas seulement nous, les homos. Seuls ceux qui ne veulent rien voir peuvent faire semblant de l'ignorer : l'homophobie est bien présente. Même Frigide Barjot retire ses marrons du feu et se barre sur la pointe des pieds, effrayée par ce qu'elle a fait apparaître. Je pense qu'elle est sincère quand elle dit qu'elle n'est pas homophobe, dans le sens où ce n'est pas l'homosexualité qui la gêne, mais une sorte de bigoterie qui l'empêche d'imaginer le mariage de manière civile. Mais elle s'est acoquinée avec des violents...
Bref, on connaît désormais les ennemis : la classe sociale bourgeoise, qui est descendue dans la rue, parrainée sans surprise par l’Église catholique, mais aussi les petits cons incultes sur twitter et facebook, nourris d'une religion mal digérée qui fait du mâle dominant le plus fort. En un mot, les tenants d'une vision de la société traditionnelle comme sur les affiches de la manif pour tous : le papa plus grand que la maman, le grand frère plus grand que la petite soeur...
Tout ce que le débat a soulevé est éminemment politique : il s'agit de notre vision du monde, de notre organisation de la société. Mais comme me disait un vieil homme, hier soir, avant la conférence : "C'est un combat pour vous les jeunes, parce que pour ma génération, c'est rappé : comment voulez-vous parler de tout ça avec des gens qui n'ont pas encore tout à fait digéré qu'on donne le droit de vote aux femmes...?"
On a du boulot...
CC
Hier soir, à une conférence sur l'homosexualité avec Jacques Fortin et Stéphane Lavignotte, quelqu'un a fait la remarque qu'en ce moment, on ne parlait que d'homosexualité, qu'on ne voyait que des homos partout. Je crois que cela relève du même principe : quand on ne parle pas d'un sujet d'habitude, dès qu'on en parle un peu, on a l'impression qu'on ne parle que de ça.
N'empêche, plus le temps passe, plus je pense que le mariage gay, contrairement à ce que peut penser Jacques Fortin (et les vieux militants), ce n'est pas une manière de faire entrer l'homosexualité dans une sorte de conformisme bourgeois qui sent l'antimite. Je ne suis pas sûre que ce soit juste une demande d'égalité, une question de droit, comme le pense un peu Stéphane Lavignotte (et les militants du PS).
Je crois que c'était en fait une provocation utile, un acte militant fort. C'est au vu des réactions que l'on peut dire, d'ailleurs, que c'est une provocation réussie.
On est bel et bien dans la défense d'une utopie, puisque le mariage pour tous, c'est aussi une attaque contre le mariage, tout comme le fut le droit au divorce et avant cela, la reconnaissance des enfants nés hors mariage. Finalement, dans une société où l'on divorce si facilement, où l'on vit de plus en plus en union libre, c'est bien la moindre des choses de transformer l'institution du mariage en un simple droit.
Ensuite, les réactions, même si elles ont été violentes, ont permis de mettre au jour l'homophobie. On l'avait presque oubliée. On s'était habitué à dire "Bah ! Les gens se sont habitués, ils le vivent bien, c'est plus un problème." Même si moi, bien sûr, je savais bien ce que cela représentait, au quotidien : les petites humiliations, de la copine qui te dit que tu ne peux pas comprendre sa relation compliquée avec son mec à la vendeuse d'appartement qui te parle déco et rideau quand tu lui demandes désespérément des détails sur les prises électriques, les invitations "en couple" du boulot où tu te fais porter pâle, les blagues sur les homos où tu sers les poings sans rien dire, les regards insistants dans la rue quand on se promène à deux, les toujours très délicats : "Tu es lesbienne ? C'est parce que tu n'as pas encore passé une nuit avec moi..."
Mais là, les non-dits ont disparu #pourtous : on sait à quoi s'en tenir, et pas seulement nous, les homos. Seuls ceux qui ne veulent rien voir peuvent faire semblant de l'ignorer : l'homophobie est bien présente. Même Frigide Barjot retire ses marrons du feu et se barre sur la pointe des pieds, effrayée par ce qu'elle a fait apparaître. Je pense qu'elle est sincère quand elle dit qu'elle n'est pas homophobe, dans le sens où ce n'est pas l'homosexualité qui la gêne, mais une sorte de bigoterie qui l'empêche d'imaginer le mariage de manière civile. Mais elle s'est acoquinée avec des violents...
Bref, on connaît désormais les ennemis : la classe sociale bourgeoise, qui est descendue dans la rue, parrainée sans surprise par l’Église catholique, mais aussi les petits cons incultes sur twitter et facebook, nourris d'une religion mal digérée qui fait du mâle dominant le plus fort. En un mot, les tenants d'une vision de la société traditionnelle comme sur les affiches de la manif pour tous : le papa plus grand que la maman, le grand frère plus grand que la petite soeur...
Tout ce que le débat a soulevé est éminemment politique : il s'agit de notre vision du monde, de notre organisation de la société. Mais comme me disait un vieil homme, hier soir, avant la conférence : "C'est un combat pour vous les jeunes, parce que pour ma génération, c'est rappé : comment voulez-vous parler de tout ça avec des gens qui n'ont pas encore tout à fait digéré qu'on donne le droit de vote aux femmes...?"
On a du boulot...
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17 mai 2013
Se tenir la main, demander sa main...
L'autre jour, mon oncle que j'aime beaucoup me demandait, peut-être
un peu naïvement, peut-être un peu par optimisme, si mon amie et moi,
nous nous promenions main dans la main dans notre ville.
Je fais partie de ces deux tiers d'homosexuels européens qui n'osent pas se promener dans la rue main dans la main avec sa compagne ou son compagnon. C'est peut-être une lâcheté. C'est sans doute une marque de prudence. Je ne suis pas candidate au caillassage, aux insultes ou même aux regards désagréables quand je me balade dans la rue.
Je ne sais pas si le Conseil Constitutionnel va encore repousser sa décision. J'attends avec impatience que le président de la République puisse promulguer la loi, comme il l'a annoncé hier dans sa conférence de presse.
Je ne sais pas si je serai moins timide ensuite. Mais il me semble, sincèrement, qu'inscrire dans la loi que les couples homosexuels ne sont pas différents des couples hétéros, c'est important. Ces couples sont tout aussi respectables, ils pourront désormais être reconnus, aux yeux de la société, officiellement, au sein de la cité. Et il est bon aussi de se rappeler que les yeux des dieux, on s'en fiche, dans notre République laïque... Cela me semble important et symbolique. Les avancées humanistes ont parfois besoin de symboles et de reconnaissance officielle.
Ajout de 17h09 : le Conseil Constitutionnel a pris sa décision ! Le jour de la journée mondiale contre l'homophobie, c'est une très belle nouvelle. Un très beau symbole.
CC
Je fais partie de ces deux tiers d'homosexuels européens qui n'osent pas se promener dans la rue main dans la main avec sa compagne ou son compagnon. C'est peut-être une lâcheté. C'est sans doute une marque de prudence. Je ne suis pas candidate au caillassage, aux insultes ou même aux regards désagréables quand je me balade dans la rue.
Je ne sais pas si le Conseil Constitutionnel va encore repousser sa décision. J'attends avec impatience que le président de la République puisse promulguer la loi, comme il l'a annoncé hier dans sa conférence de presse.
Je ne sais pas si je serai moins timide ensuite. Mais il me semble, sincèrement, qu'inscrire dans la loi que les couples homosexuels ne sont pas différents des couples hétéros, c'est important. Ces couples sont tout aussi respectables, ils pourront désormais être reconnus, aux yeux de la société, officiellement, au sein de la cité. Et il est bon aussi de se rappeler que les yeux des dieux, on s'en fiche, dans notre République laïque... Cela me semble important et symbolique. Les avancées humanistes ont parfois besoin de symboles et de reconnaissance officielle.
Ajout de 17h09 : le Conseil Constitutionnel a pris sa décision ! Le jour de la journée mondiale contre l'homophobie, c'est une très belle nouvelle. Un très beau symbole.
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18 avril 2013
Le débat est clos
Non que je ne sois pas outrée par les quelques abrutis qui racontent n'importe quoi devant l'Assemblée ou que je ne sois pas effrayée par les quelques semi-débiles violents qui s'en prennent aux journalistes, aux députés ou aux ministres ou qui saccagent des permanences PS...
Je suis juste lassée par tout ce bruit pour pas grand chose. Parce que finalement, cette petite loi est juste là pour acter ce qui existe déjà : quelques milliers de famille homoparentales, un peu plus de couples homosexuels...
Parce que oui, allo, les homos existent. Depuis la nuit des temps. Et ils forment des couples. Pourquoi n'auraient pas le droit, en plus de payer des impôts ensemble, de se marier et d'être protégés, en cas de malheur...?
Parce que oui, allo, les enfants d'homos existent, parce que même les lesbiennes ont un utérus et qu'elles savent s'en servir. Pourquoi ces enfants devraient être privés de protection légale quand à la deuxième personne qui les élèvent ?
Bref. Ce débat a assez duré. On ne doit pas arrêter de voir la réalité parce qu'une poignée de tarés ayant un ami imaginaire décident de ne pas la voir.
Même s'ils sont un million ou deux à être descendus dans la rue, ils ne montrent qu'une chose : ils refusent le processus démocratique. Il y a eu l'élection présidentielle, avec cette promesse. Il y a eu de très nombreux débats à l'Assemblée, puis le vote, il y a eu les débats et le vote au Sénat et puis mardi, il y aura le vote final à l'Assemblée.
Le débat est clos.
CC
Je suis juste lassée par tout ce bruit pour pas grand chose. Parce que finalement, cette petite loi est juste là pour acter ce qui existe déjà : quelques milliers de famille homoparentales, un peu plus de couples homosexuels...
Parce que oui, allo, les homos existent. Depuis la nuit des temps. Et ils forment des couples. Pourquoi n'auraient pas le droit, en plus de payer des impôts ensemble, de se marier et d'être protégés, en cas de malheur...?
Parce que oui, allo, les enfants d'homos existent, parce que même les lesbiennes ont un utérus et qu'elles savent s'en servir. Pourquoi ces enfants devraient être privés de protection légale quand à la deuxième personne qui les élèvent ?
Bref. Ce débat a assez duré. On ne doit pas arrêter de voir la réalité parce qu'une poignée de tarés ayant un ami imaginaire décident de ne pas la voir.
Même s'ils sont un million ou deux à être descendus dans la rue, ils ne montrent qu'une chose : ils refusent le processus démocratique. Il y a eu l'élection présidentielle, avec cette promesse. Il y a eu de très nombreux débats à l'Assemblée, puis le vote, il y a eu les débats et le vote au Sénat et puis mardi, il y aura le vote final à l'Assemblée.
Le débat est clos.
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30 janvier 2013
Rira bien qui Taubira le dernier...
Il paraît que les députés de droite fulminent contre la circulaire sur la nationalisation des enfants issus d'une GPA pratiquée dans les pays où cela est légal.
En soi, c'est déjà une nouvelle très réjouissante de voir des députés de droite fulminer.
En plus, alors que ces mêmes députés, depuis des semaines, enchaînent les talons pointes, avec leurs petits poings serrés, en criant à tout vent "Droit des enfants ! Droits des enfants !", se retrouvent aujourd'hui, une fois de plus*, face à leurs contradictions lorsqu'on veut donner plus de droits à des enfants.
Quoi ? Ce n'est pas pareil ? Ces enfants-là n'en sont pas vraiment ? Ce sont des petits bâtards, c'est cela ?
Qu'est-ce qu'on s'amuse !
CC
*Une fois de plus, car c'est bien déjà ce que fera la loi qui sera votée : protéger mieux les enfants qui sont nés - certes dans des couples que la morale religieuse réprouve - mais qui n'ont rien demandé à personne et qui doivent être traités également avec tous les autres enfants français.
En soi, c'est déjà une nouvelle très réjouissante de voir des députés de droite fulminer.
En plus, alors que ces mêmes députés, depuis des semaines, enchaînent les talons pointes, avec leurs petits poings serrés, en criant à tout vent "Droit des enfants ! Droits des enfants !", se retrouvent aujourd'hui, une fois de plus*, face à leurs contradictions lorsqu'on veut donner plus de droits à des enfants.
Quoi ? Ce n'est pas pareil ? Ces enfants-là n'en sont pas vraiment ? Ce sont des petits bâtards, c'est cela ?
Qu'est-ce qu'on s'amuse !
CC
*Une fois de plus, car c'est bien déjà ce que fera la loi qui sera votée : protéger mieux les enfants qui sont nés - certes dans des couples que la morale religieuse réprouve - mais qui n'ont rien demandé à personne et qui doivent être traités également avec tous les autres enfants français.

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28 janvier 2013
Tant d'amour, tant de haine...
Hier soir, en rentrant très tard de la belle journée à Paris sous le soleil que je venais de vivre, il m'est venu un étonnement dont je ne me suis pas encore tout à fait remise, faute de sommeil, sans doute.
Il se trouve donc des gens, même pas homosexuels, pour prendre un bus à 6h00 du matin et pour rentrer le jour suivant à 2h00 du matin et aller quand même travailler le lendemain. Il existe des gens qui sont sortis de chez eux, alors qu'ils ne sont même pas directement concernés par cette histoire, qu'ils sont mariés depuis longtemps et qu'ils ont le droit de divorcer si bon leur semble, pour marcher dans une foule dense et bruyante au lieu de rester dans leur canapé au chaud.
J'en suis ravie, émue et surprise. Ils le font sans doute pour des tas de raisons : ils ont peut-être des enfants ou des petits enfants concernés, ils ont peut-être des amis qui leur ont raconté la violence que cela peut-être d'être gay au travail ou à l'école. Peut-être. Mais tout de même...Ils auraient pu rester au chaud, regarder Drucker et manger de la galette...
Si cela me surprend, vous comprendrez bien que ce qui m'étonne encore bien plus, c'est qu'il y ait eu encore plus de monde pour s'opposer à ma vie, l'autre dimanche. Car ceux-là étaient encore bien moins homosexuels, bien moins concernés, bien moins au fait de mon orientation sexuelle. Et en plus, il faisait bien plus froid qu'hier et c'était le jour de la messe.
Cela reste donc un mystère pour moi...Comment peut-on s'opposer avec tant de force à un droit accordé à d'autres et qui n'en retirera aucun à soi ?
Car il faut bien le souligner : les "antis" étaient plus nombreux que les "pros". Il est évident que pour beaucoup, manifester est inutile : la loi va passer. Il est évident que le "lobby gay" (qui n'existe pas) n'a pas eu les moyens d'affréter des TGV comme l'a fait l’Église catholique. Il est évident que les nombreuses manifestations ayant eu lieu dans les grandes villes de France n'ont pas été prises en compte dans les calculs. Cependant, il s'est trouvé plus de gens à Paris pour dire non violemment à l'homosexualité inscrite comme normale dans le code civil...
Cela reflète un climat étrange, une sorte de pessimisme qui pousse à dire non, à s'opposer, à ne pas souhaiter le bonheur de quelques uns...Je ne comprends pas.
Je pense juste aux gamines et aux gamins qui, dans ce contexte, découvrent leur sexualité. Je me l'imagine très bien. Je l'ai vécu, mais sans Boutin et sans Barjot...Et c'était déjà difficile. S'ils sont seuls, à la campagne, dans des milieux peu ouverts aux discussions, il en résultera évidemment des drames...
CC
Il se trouve donc des gens, même pas homosexuels, pour prendre un bus à 6h00 du matin et pour rentrer le jour suivant à 2h00 du matin et aller quand même travailler le lendemain. Il existe des gens qui sont sortis de chez eux, alors qu'ils ne sont même pas directement concernés par cette histoire, qu'ils sont mariés depuis longtemps et qu'ils ont le droit de divorcer si bon leur semble, pour marcher dans une foule dense et bruyante au lieu de rester dans leur canapé au chaud.
J'en suis ravie, émue et surprise. Ils le font sans doute pour des tas de raisons : ils ont peut-être des enfants ou des petits enfants concernés, ils ont peut-être des amis qui leur ont raconté la violence que cela peut-être d'être gay au travail ou à l'école. Peut-être. Mais tout de même...Ils auraient pu rester au chaud, regarder Drucker et manger de la galette...
Si cela me surprend, vous comprendrez bien que ce qui m'étonne encore bien plus, c'est qu'il y ait eu encore plus de monde pour s'opposer à ma vie, l'autre dimanche. Car ceux-là étaient encore bien moins homosexuels, bien moins concernés, bien moins au fait de mon orientation sexuelle. Et en plus, il faisait bien plus froid qu'hier et c'était le jour de la messe.
Cela reste donc un mystère pour moi...Comment peut-on s'opposer avec tant de force à un droit accordé à d'autres et qui n'en retirera aucun à soi ?
Car il faut bien le souligner : les "antis" étaient plus nombreux que les "pros". Il est évident que pour beaucoup, manifester est inutile : la loi va passer. Il est évident que le "lobby gay" (qui n'existe pas) n'a pas eu les moyens d'affréter des TGV comme l'a fait l’Église catholique. Il est évident que les nombreuses manifestations ayant eu lieu dans les grandes villes de France n'ont pas été prises en compte dans les calculs. Cependant, il s'est trouvé plus de gens à Paris pour dire non violemment à l'homosexualité inscrite comme normale dans le code civil...
Cela reflète un climat étrange, une sorte de pessimisme qui pousse à dire non, à s'opposer, à ne pas souhaiter le bonheur de quelques uns...Je ne comprends pas.
Je pense juste aux gamines et aux gamins qui, dans ce contexte, découvrent leur sexualité. Je me l'imagine très bien. Je l'ai vécu, mais sans Boutin et sans Barjot...Et c'était déjà difficile. S'ils sont seuls, à la campagne, dans des milieux peu ouverts aux discussions, il en résultera évidemment des drames...
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14 janvier 2013
Du machisme, je ne vois que ça...
Je ne vois que cela, finalement, dans ce déferlement de haine à l'encontre des homosexuels. Je ne vois que cette raison profonde, pour les mâles qui tiennent les religions : les hommes homosexuels ne sont pas des vrais hommes, ce qui est inacceptable, les femmes qui sont lesbiennes se passent d'hommes, ce qui est inacceptable.
Pour aller plus loin et pour parler de filiation, ce que rejettent ces hordes de religieux, c'est le droit des femmes à disposer de leur corps. Si on veut m'interdire de faire un enfant, alors que je ne suis pas stérile et que, comme le peuvent toutes les femmes, hétérosexuelles ou pas, je décide de faire un enfant, c'est bien qu'on veut m'empêcher de disposer de mon corps.
Personne, autour de soi, ne connaît de femmes qui décidèrent de faire un enfant seule ? De trouver un géniteur, mais de s'en passer pour élever son enfant ? Ou de choisir un autre père ?
C'est ce droit fondamental qu'on refuse, il me semble. Il n'y a pas si longtemps, on jetait l’opprobre sur les "filles-mère"...Aujourd'hui encore, on discrimine, de plein de manières, les familles monoparentales, qui sont à grande majorité des femmes élevant seule leur enfant.
Bref, l'homophobie est un machisme...Rien de très surprenant de la part des religieux...
CC
Pour aller plus loin et pour parler de filiation, ce que rejettent ces hordes de religieux, c'est le droit des femmes à disposer de leur corps. Si on veut m'interdire de faire un enfant, alors que je ne suis pas stérile et que, comme le peuvent toutes les femmes, hétérosexuelles ou pas, je décide de faire un enfant, c'est bien qu'on veut m'empêcher de disposer de mon corps.
Personne, autour de soi, ne connaît de femmes qui décidèrent de faire un enfant seule ? De trouver un géniteur, mais de s'en passer pour élever son enfant ? Ou de choisir un autre père ?
C'est ce droit fondamental qu'on refuse, il me semble. Il n'y a pas si longtemps, on jetait l’opprobre sur les "filles-mère"...Aujourd'hui encore, on discrimine, de plein de manières, les familles monoparentales, qui sont à grande majorité des femmes élevant seule leur enfant.
Bref, l'homophobie est un machisme...Rien de très surprenant de la part des religieux...
CC

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12 janvier 2013
Mariage pour tous, mariage pour moi, pour lui...
Aujourd'hui, Nicolas publie un très beau billet : un texte écrit par son ami Gularu qui explique son expérience de jeune homosexuel. Je me sens très proche de ce témoignage. Je comprends parfaitement les motivations d'une telle confession.
Donc, sur les réseaux sociaux, les insultes fusent. Les homosexuels sont ramenés à leur seule sexualité, dans des termes des plus bas.
Je prends aussi tout cela contre moi. Tenez, l'argument qui revient très souvent, c'est que c'est contre nature ! Moi qui ai grandi à la campagne et qui ai toujours vu des vaches se grimper dessus, je sais bien que ce sont des conneries ! Mais encore une fois, c'est réduire une relation amoureuse au sexe. Et c'est cela qui fait le plus mal : comme dans une relation hétérosexuelle, il y a bien plus. Des sentiments, des projets communs, des idées, des valeurs partagées...
Je ne crois pas aux miracles et je sais bien qu'il est bien difficile que des cons changent d'avis. Mais je crois que faire passer une loi qui permettra d'officialiser des unions homosexuelles permettra de faire évoluer un peu les esprits...
Pour le reste, tout a déjà été dit : ne serait-ce que pour légaliser les situations qui existent déjà et protéger les enfants qui sont élevés par des personnes du même sexe, la loi est utile. Et seuls ceux qui ne veulent pas être convaincus ne le sont pas. D'ailleurs, un sondage paru hier montrait que seulement 14% de la population ressent de la sympathie pour le mouvement de demain...
Même si je prends chaque commentaire homophobe que je lis comme une attaque personnelle, je sais qu'il faut apprendre à relativiser. Et comme le souligne Gularu : "Vous n'avez pas le droit de nous voler notre vie."
CC
Ça me pourrit la vie, encore aujourd'hui j'ai reçu un prospectus sur la manifestation contre le mariage pour tous, contre moi. En bas de chez moi.Le climat est de plus en plus tendu : les médias ne parlent que de cette manif monstre qui promet de déferler sur Paris pour porter les vraies valeurs de la vraie famille, de la Sainte famille. Quoi qu'en disent les Barjot, ou autres organisateurs gentils de cette manif, c'est bien d'homophobie qu'il faut parler : il suffit de traîner un peu ses guêtres sur les groupes facebook qui évoquent le sujet. Il suffit de prendre conscience que Civitas et le GUD défileront. Ce ne sont pas des enfants de chœur, si je puis me permettre...Il suffit de se demander à qui profite la dépense faramineuse de plus d'un million d'Euros. Et donc, de se demander qui peut payer la facture, à part l'Eglise catholique...
Donc, sur les réseaux sociaux, les insultes fusent. Les homosexuels sont ramenés à leur seule sexualité, dans des termes des plus bas.
Je prends aussi tout cela contre moi. Tenez, l'argument qui revient très souvent, c'est que c'est contre nature ! Moi qui ai grandi à la campagne et qui ai toujours vu des vaches se grimper dessus, je sais bien que ce sont des conneries ! Mais encore une fois, c'est réduire une relation amoureuse au sexe. Et c'est cela qui fait le plus mal : comme dans une relation hétérosexuelle, il y a bien plus. Des sentiments, des projets communs, des idées, des valeurs partagées...
Je ne crois pas aux miracles et je sais bien qu'il est bien difficile que des cons changent d'avis. Mais je crois que faire passer une loi qui permettra d'officialiser des unions homosexuelles permettra de faire évoluer un peu les esprits...
Pour le reste, tout a déjà été dit : ne serait-ce que pour légaliser les situations qui existent déjà et protéger les enfants qui sont élevés par des personnes du même sexe, la loi est utile. Et seuls ceux qui ne veulent pas être convaincus ne le sont pas. D'ailleurs, un sondage paru hier montrait que seulement 14% de la population ressent de la sympathie pour le mouvement de demain...
Même si je prends chaque commentaire homophobe que je lis comme une attaque personnelle, je sais qu'il faut apprendre à relativiser. Et comme le souligne Gularu : "Vous n'avez pas le droit de nous voler notre vie."
CC

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9 janvier 2013
Mais que se passe-t-il avec cette histoire de mariage ?
Oui, que se passe-t-il ? Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à me
détacher de cette actualité puante ? Pourquoi est-ce que je lis avec
stupeur les propos de Dalil Boubakeur qui déclare sans ciller qu'il
"condamne l'homosexualité sans être homophobe" ?
Pourquoi est-ce que personne ne lui dit que "condamner l'homosexualité", ça ne veut rien dire, déjà...On peut condamner les homosexuels, à la rigueur, mais condamner l'homosexualité...C'est comme si on condamnait les yeux bleus, tiens...
Je condamne les yeux bleus, mais je ne suis pas yeuxbleuphobe...
Et puis pourquoi suis-je aussi abasourdie par l'opposition au mariage plus grande chez les UMP que chez les FN ? Pourquoi, oui, pourquoi ?
Il est vrai que le seul sujet fédérateur du FN, c'est l'immigration et l'Islam. Mais tout de même, le marqueur est à gauche, bien à gauche, le mariage pour tous.
D'ailleurs, pourquoi, oui, pourquoi est-ce que la gauche fait autant traîner cette histoire ? Pourquoi est-ce que ce n'est pas traité avec plus de poigne, plus de volonté ? C'est un vrai marqueur de gauche, un vrai truc de bobo de gauche, l'électorat cible par excellence du PS, bon sang...L'électorat qui fait que la gauche gagne toutes les grandes villes depuis des années !
Bref, la gauche fait n'importe quoi. Et moi, je ne comprends rien.
CC
Pourquoi est-ce que personne ne lui dit que "condamner l'homosexualité", ça ne veut rien dire, déjà...On peut condamner les homosexuels, à la rigueur, mais condamner l'homosexualité...C'est comme si on condamnait les yeux bleus, tiens...
Je condamne les yeux bleus, mais je ne suis pas yeuxbleuphobe...
Et puis pourquoi suis-je aussi abasourdie par l'opposition au mariage plus grande chez les UMP que chez les FN ? Pourquoi, oui, pourquoi ?
Il est vrai que le seul sujet fédérateur du FN, c'est l'immigration et l'Islam. Mais tout de même, le marqueur est à gauche, bien à gauche, le mariage pour tous.
D'ailleurs, pourquoi, oui, pourquoi est-ce que la gauche fait autant traîner cette histoire ? Pourquoi est-ce que ce n'est pas traité avec plus de poigne, plus de volonté ? C'est un vrai marqueur de gauche, un vrai truc de bobo de gauche, l'électorat cible par excellence du PS, bon sang...L'électorat qui fait que la gauche gagne toutes les grandes villes depuis des années !
Bref, la gauche fait n'importe quoi. Et moi, je ne comprends rien.
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23 décembre 2012
Si mon fils
Si ma fille...Si ma tante...
Des jeunes imbéciles, sur twitter ont lancé ce tag ignoble #simonfilsestgay. Évidemment, ils ajoutent une phrase du genre "je le pends par les couilles". Cela prouve bien entendu leur jugement, leur discernement, leur intelligence, leur bon goût...
Bref. On ne peut pas leur en vouloir, ils sont jeunes, ils sont cons et en plus, ils sont vraisemblablement allés à l'école de la République. Ils n'ont même pas encore de fils ou de fille, probablement. Du moins j'espère. Il ne savent pas encore que lorsqu'on a un enfant, on l'aime comme il est. Peut-être...
Un jour, cependant, ils en auront. Sans doute. Ils sont bien hétéros, eux. Ils ont le droit de se marier et d'avoir des enfants. Donc.
Rappelons juste que les jeunes homosexuels se suicident 7 à 13 fois plus que les hétéros.
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Des jeunes imbéciles, sur twitter ont lancé ce tag ignoble #simonfilsestgay. Évidemment, ils ajoutent une phrase du genre "je le pends par les couilles". Cela prouve bien entendu leur jugement, leur discernement, leur intelligence, leur bon goût...
Bref. On ne peut pas leur en vouloir, ils sont jeunes, ils sont cons et en plus, ils sont vraisemblablement allés à l'école de la République. Ils n'ont même pas encore de fils ou de fille, probablement. Du moins j'espère. Il ne savent pas encore que lorsqu'on a un enfant, on l'aime comme il est. Peut-être...
Un jour, cependant, ils en auront. Sans doute. Ils sont bien hétéros, eux. Ils ont le droit de se marier et d'avoir des enfants. Donc.
Rappelons juste que les jeunes homosexuels se suicident 7 à 13 fois plus que les hétéros.
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18 novembre 2012
100 000 ? Une réussite ?
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| On fait le même panneau avec Kevin va à la messe ? |
Rappelons que contre les réformes des retraites, il y a eu plusieurs millions de personnes dans les rues plusieurs fois de suite. Rappelons aussi que cela n'a pas suffit.
Les journaux du matin pointent le fait qu'il y avait MÊME des homosexuels dans la manifestation. Il y en avait un, surtout, qui est passé en boucle sur les télés et les radios : c'est Politeeks qui vous explique. Ce brave jeune homme fait appel à Hitler pour argumenter et on ne comprend pas tellement où il veut en venir. On comprend qu'il ne veut pas se marier. Il n'a pas dû comprendre que si le droit au mariage est voté pour les homosexuels, ce ne sera pas pour autant un devoir.
Le climat que dégage ces manifestations est malsain, les dérapages sont nombreux. Les photos prises par les uns et les autres nous montrent qu'il y a un fond de rejet et de haine envers les homosexuels. Beaucoup de préjugés, aussi, de caricatures, de méconnaissance. Et beaucoup de religion.
J'ai déjà dit ce que je pensais de tout ça.
Il reste qu'un président a été élu avec cette proposition. Le référendum a déjà eu lieu. Ceux qui manifestent ont déjà voté contre, c'est évident. Ils n'ont pas été majoritaires. Il faut donc qu'ils acceptent la démocratie.
Je n'aime pas le terme d'homophobie car ce qu'éprouvent ces gens n'est pas de la peur. C'est de la haine. Ce sont des miso-homo...
Pour résumer, il me semble que refuser un droit civil à une partie de la population c'est considérer qu'ils sont des citoyens de seconde zone. Ce que je ne suis pas.
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5 novembre 2012
Qui élève les enfants ?
C'est le commentaire de Gat' qui m'a fait réfléchir, hier soir :
Et la terre ne s'est pas arrêtée de tourner.
Les réactionnaires qui s'opposent au mariage pour les personnes du même sexe cherchent à imposer une anthropologie de type conservatrice. Ils se basent sur un modèle familial qui n'a jamais vraiment existé de manière unique. Certes, il est le modèle bourgeois qui existe depuis le milieu du XIXème siècle. Mais il n'est pas immuable et ces dernières années, il n'est plus du tout le modèle dominant. En fait, depuis que les femmes ont plus de droits, ces modèles ont changé et c'est très bien ainsi.
Dans mes classes, j'ai des enfants élevés par des femmes seules, par des pères seuls, moins souvent, par des grands-parents parfois, j'en ai qui vivent en foyer. J'en ai beaucoup qui s'élèvent tout seul, en fait. Est-ce un mal, est-ce un bien ? C'est ainsi.
Ceux qui sont entourés d'amour et d'un peu de culture, de souvenirs, d'histoires s'en sortent mieux. Quel que soit le contexte.
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Il est vrai que depuis toujours, et même avant, les enfants sont principalement élevés par les femmes : les mères, pour les classes populaires, les bonnes dans la haute société."Oui ; comme le fait qu'un enfant soit élevé par ses 2 parents. C'est un mythe pour beaucoup, depuis des millénaires..."
Et la terre ne s'est pas arrêtée de tourner.
Les réactionnaires qui s'opposent au mariage pour les personnes du même sexe cherchent à imposer une anthropologie de type conservatrice. Ils se basent sur un modèle familial qui n'a jamais vraiment existé de manière unique. Certes, il est le modèle bourgeois qui existe depuis le milieu du XIXème siècle. Mais il n'est pas immuable et ces dernières années, il n'est plus du tout le modèle dominant. En fait, depuis que les femmes ont plus de droits, ces modèles ont changé et c'est très bien ainsi.
Dans mes classes, j'ai des enfants élevés par des femmes seules, par des pères seuls, moins souvent, par des grands-parents parfois, j'en ai qui vivent en foyer. J'en ai beaucoup qui s'élèvent tout seul, en fait. Est-ce un mal, est-ce un bien ? C'est ainsi.
Ceux qui sont entourés d'amour et d'un peu de culture, de souvenirs, d'histoires s'en sortent mieux. Quel que soit le contexte.
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4 novembre 2012
Des garnitures périodiques et du mariage pour les personnes de même sexe
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| Avez-vous déjà vu des vaches lesbiennes ? C'est la nature, ma bonne dame... |
Par exemple, si vous allez dans des toilettes pour dames, sur une aire d'autoroute, vous lirez qu'il faut jeter vos "garnitures périodiques" dans la poubelle prévue à cet effet.
Personne, dans la vie de tous les jours ne parle de "garnitures périodiques" pour évoquer les serviettes hygiéniques. Enfin, il me semble.
Autre exemple. Quand deux personnes passent devant Monsieur le maire pour signifier qu'ils vivent ensemble, personne n'appelle cela autrement que "mariage".
Peu importe l'étymologie du mot, son histoire, ses origines religieuses ou pas... Peu importe qu'à l'origine, cela signifie "mâle", parce que les pères mariaient les filles à d'autres hommes - sans tellement leur demander leur avis, mais c'est une autre histoire - , puis que cela ait ensuite été confondu au terme latin "matrionium", venant de "mater", la mère, parce que forcément, entre hommes, c'est une affaire d'argent, mais c'est aussi une histoire de progéniture à venir...Peu importe tout cela.
Aujourd'hui, un mariage, c'est avant tout un contrat entre deux adultes, visant à clarifier et à faciliter la répartition et la gestion des biens de deux personnes décidant de vivre ensemble. On peut faire un contrat ou pas, choisir de faire pot commun ou pas. On décide de prendre soin l'un de l'autre, dans la fidélité, qui est une obligation. Par contre, s'il est beaucoup question de progéniture dans le texte du code civil qui régit le mariage, ce n'est nullement une obligation, évidemment.
On constate que le mariage définit des règles précises qui servent surtout en cas de divorce et de décès.
C'est bien pour cela que rien n'empêche le fait que deux personnes du même sexe contractent les mêmes règles. Et dans ce cas, l'usage fera qu'on parlera de "mariage". Mais on peut aussi appeler cela "garniture périodique". L'important étant que les personnes décidant de vivre en couple fidèle en mettant en commun leurs biens puissent avoir les mêmes droits.
Les religieux répliquent que si l'on autorise le mariage pour des personnes du même sexe, alors on pourra autoriser les chats, les chiens et les chameaux à se marier à n'importe qui, voire avec plusieurs autres animaux de la basse cours. C'est idiot. Ce n'est pas du tout ce que prévoit la loi que François Hollande a annoncée dans son programme et on ne voit pas pourquoi il se mettrait à autoriser n'importe quoi.
D'ailleurs, tous les arguments donnés par les religieux tiennent de l'absurde et du fantaisiste...Tenez, par exemple : "l'homosexualité risque de mettre en péril l'humanité." On l'a entendu, ça. Comme les prêtres et les nonnes qui font vœu d'abstinence, alors ?
Et un enfant qui a deux papas ne peut pas être équilibré....Comme Jésus, alors ? (sans compter que sa mère était pucelle...il a dû en baver, à l'école, le petit...)
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3 novembre 2012
Petit rappel salutaire
Le mariage, en France, n'a de valeur légale que lorsqu'il est civil.
Le mariage religieux, qui ne peut être effectué qu'après le passage à la mairie n'a de valeur que décorative, le plus souvent. Parfois, les mariés devant le curé, le rabbin ou l’imam ont une vraie conviction religieuse personnelle et intime.
Cependant, le seul mariage reconnu par la loi, c'est le mariage civil. Celui à la mairie. Celui de la République des êtres humains. Pas celui devant un dieu quelconque ou devant un ami imaginaire.
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Le mariage religieux, qui ne peut être effectué qu'après le passage à la mairie n'a de valeur que décorative, le plus souvent. Parfois, les mariés devant le curé, le rabbin ou l’imam ont une vraie conviction religieuse personnelle et intime.
Cependant, le seul mariage reconnu par la loi, c'est le mariage civil. Celui à la mairie. Celui de la République des êtres humains. Pas celui devant un dieu quelconque ou devant un ami imaginaire.
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16 août 2012
Chronique américaine...5/...
Pour continuer un peu avec le même thème qu'hier, et celui qui a déchaîné le monde des médias, j'ai assisté, à Los Angeles à une scène étonnante pour des yeux européens : à un carrefour, devant un restaurant de spécialités de poulet, il y avait une petite manifestation : à peine une dizaine de personnes.
Des gens brandissaient la Bible et d'autres, des drapeaux du mouvement homosexuel. Le mélange surprenant n'avait pas l'air explosif : nous sommes passés deux fois à cet endroit, à plusieurs heures d'écart et les manifestants étaient toujours là, côte à côte, mais contradictoires.
En lisant la presse, quelques jours plus tard, j'ai compris qu'il s'agissait d'une polémique allumée par la patronne de la chaîne de restaurant Chick-fil-A : cette dame, très conservatrice, s'était exprimée, dans un journal chrétien, sur la famille traditionnelle, en s'opposant au mariage pour tous.
La polémique s'est amplifiée, tellement que des maires de grandes villes telles que Boston, Chicago et San Francisco ont décidé de lancer un boycott contre l'enseigne. Des mouvements pro et anti se sont créés et des manifestations devant les restaurants ont commencé. Même le Figaro en a parlé.
Tout ça pour dire que la liberté d'expression n'a rien à voir, ici et là-bas : il est certain qu'en France, ces braves manifestants en seraient venus aux mains !
Mais aux Etats-Unis, la politique, c'est plutôt : laissez dire !
En Alabama, par exemple, on laisse dire aux créationnistes que tout a commencé avec la Bible, il y a quelques milliers d'années. Dans le même temps, tout le monde reconnaît qu'il a fallu plusieurs millions d'années au Colorado pour creuser le Grand Canyon. Que la raison l'emporte et "God bless you all !"
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Des gens brandissaient la Bible et d'autres, des drapeaux du mouvement homosexuel. Le mélange surprenant n'avait pas l'air explosif : nous sommes passés deux fois à cet endroit, à plusieurs heures d'écart et les manifestants étaient toujours là, côte à côte, mais contradictoires.
| La Bible vs le gay flag ! Surprenant ! |
En lisant la presse, quelques jours plus tard, j'ai compris qu'il s'agissait d'une polémique allumée par la patronne de la chaîne de restaurant Chick-fil-A : cette dame, très conservatrice, s'était exprimée, dans un journal chrétien, sur la famille traditionnelle, en s'opposant au mariage pour tous.
La polémique s'est amplifiée, tellement que des maires de grandes villes telles que Boston, Chicago et San Francisco ont décidé de lancer un boycott contre l'enseigne. Des mouvements pro et anti se sont créés et des manifestations devant les restaurants ont commencé. Même le Figaro en a parlé.
Tout ça pour dire que la liberté d'expression n'a rien à voir, ici et là-bas : il est certain qu'en France, ces braves manifestants en seraient venus aux mains !
Mais aux Etats-Unis, la politique, c'est plutôt : laissez dire !
En Alabama, par exemple, on laisse dire aux créationnistes que tout a commencé avec la Bible, il y a quelques milliers d'années. Dans le même temps, tout le monde reconnaît qu'il a fallu plusieurs millions d'années au Colorado pour creuser le Grand Canyon. Que la raison l'emporte et "God bless you all !"
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14 février 2012
Com' : grosses conneries et ravalement de bilan
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| -12...Désormais, ce ne sera plus que des points perdus dans les sondages ! |
Et la Saint Valentin qui prend fin le même jour que les soldes...
Que l'actualité est vide, que les magasins vont s'ennuyer...
Il va falloir que la campagne électorale soit drôlement énergique.
Tiens, aujourd'hui, c'était au tour de Christian Vanneste de dire quelque chose qui fasse couler de l'encre. Il a dit que la déportation des homosexuels pendant la deuxième guerre mondiale était une légende. Dans le même temps, il a précisé - déploré ?- qu'il n'y en avait eu que 30 000 d'exterminés dans les camps de concentration.
Bon. C'était la connerie du jour. On a bien compris que la droite allait élever le débat.
Pendant ce temps-là, Sarkozy était entrain de sauver la filière du photovoltaïque après l'avoir détruite à la suite du Grenelle de l'environnement.
C'est peut-être une technique qui va porter ses fruits, allez savoir : il va nous refaire son bilan à la hausse, à coup d'usines sauvées in extremis, dans des secteurs où il aura préalablement détruit des centaines d'emplois. Tant mieux pour les usines sélectionnées...
Au fait, dans l'Education Nationale, Monsieur le président, vous avez détruit des milliers d'emplois en 5 ans. Mon collège aimerait bien être sauvé in extremis avant mai, ce serait cool : il nous manque 60 heures pour fonctionner décemment. Le lycée d'à côté aussi : il va perdre 20 postes. Et les écoles primaires du secteur, aussi : elles vont perdre tous leurs RASED...
Si vous venez, on ne laissera que les élèves plus petits que vous, pour la photo. Promis.
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17 mai 2010
Homophobie et politique...

Aujourd'hui, c'était la journée mondiale contre l'homophobie.
Et en politique, où en est-on ? Un président gay en 2084 ? Il y a un maire de Paris gay. Mais pour un exemple, combien de planqués ?
La société a pourtant besoin d'exemples.
Le débat est le même pour les femmes : alors qu'on a même pas de courage de mettre vraiment des femmes en politique, quand on préfère payer des amendes, plutôt que respecter la parité, même sous des dehors de respectabilité et d'ouverture, on n'est pas près de faire évoluer les esprits...
Bien entendu, il n'est pas question de mettre des gays ou des lesbiennes en politique. Mais si ceux et celles qui le sont le disaient, ce serait déjà une belle avancée...
Non ?
CC

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