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4 décembre 2011

Je suis pour le service public

Merci à Patrick Mignard.
Je suis contre le Téléthon. C'est très surfait, ça fait 25 ans que ça dure. C'est bourré de bons sentiments : ça veut sauver des enfants, soigner des maladies. J'm'en fous, j'regarde pas.
Je suis contre le Sidaction. C'est dégueulasse, ça parasite le Téléthon. C'est bourré de bons sentiments : ça veut faire des vaccins et de la prévention. J'm'en fous, j'regarde pas.

Je suis contre Les Restos du Cœur. Ce truc fait de la concurrence déloyale envers les grandes surfaces. C'est bourré de bons sentiments : ça donne de la bouffe gratos aux pauvres. J'm'en fous, j'regarde pas.

Je suis contre les bons sentiments. Dans ces cas précis, c'est un signe de baisse des services publics. Je ne paye pas des impôts pour rembourser une dette qui n'a pas servi à faire avancer la recherche, qui n'a pas servi à créer des emplois, qui n'a pas servi à réduire la misère dans mon pays.

CC
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19 juin 2011

Avis de décès : la gratuité de la justice

M. Nicolas SARKOZY, à l'Elysée,
M. Michel MERCIER, garde des Sceaux, Marquis des Anges,

sont dans le regret de vous annoncer, un an et demi après la disparition des tribunaux de proximité, le décès, dans le silence et l'oubli, de l'un des grands principes de la justice en France est la gratuité : les magistrats ne sont pas rémunérés par les justiciables mais par l’État. 


Bientôt, il faudra payer 35 Euros pour ester en justice.


35 Euros, ce n'est rien, surtout pour ceux qui ne sont pas exonérés d'impôt, ceux qui ne bénéficient jamais d'aucune remise, d'aucun privilège...Les classes moyennes.

Ce décès nous attriste, bien sûr, mais gageons qu'il saura désengorger la justice qui était à deux doigts de mourir d'étouffement, comme les hôpitaux, l'école, la poste, la SNCF et tout ce qui reste des services publics.

La cérémonie a déjà eu lieu, dans la plus grande intimité.

Ne faites pas de frais en couronnes ou en fleurs : gardez vos sous au cas où vous en auriez besoin pour un procès...

CC
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21 février 2011

Une infirmière inquiète...

Et il y a de quoi être inquiet...

Je partage avec vous un témoignage reçu par e-mail...

"Je  suis assez catastrophée en ce moment, car dans aucun média,  aucune presse, même dans les discours de nos chers  politiques, personne ne parle de ce qui se passe du côté de  l'hôpital public... Et pourtant, moi qui le vis de  l'intérieur, je vous garantis qu'il y a de quoi sauter au  plafond (peut-être autant que les fautes d'orthographe dans  ce mail, je m'en  excuse...!).


Tout  ce qui va suivre est un peu compliqué, peut-être, mais  nécessaire pour vous expliquer ce qui se passe sur le  terrain.


Je  suis infirmière dans un service de Médecine adulte (Médecine  interne et thérapeutique, pavillon 5, hôpital Bellevue à  St-Etienne) avec une capacité d'accueil de 21 patients, dont  95% est muté directement des urgences. Autrement dit, la  plupart ne sont pas encore très stabilisés sur le plan  médical et ont donc besoin d'une surveillance étroite et  efficace de la part des infirmiers et aide-soignants. Les  femmes de ménage (ASH) ont elles aussi un rôle important,  car au détour d'un couloir ou pendant qu'elles nettoient une  chambre, elles peuvent être les premiers signaux d'alarme  d'un patient en détresse. Sans parler de leur travail  primordial pour assurer l'hygiène des services, rôle majeur  dans la lutte des infections  nosocomiales.


Nos  équipes s'organisent ainsi : (les équipes de jour et de nuit  sont indépendantes, je ne travaille que le jour  matin-soir)
- 2  infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le  matin
- 2  infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le  soir
- 1  infirmière + 1 aide-soignante la  nuit


Ceci  est ce qu'on appelle le service minimum, autrement dit,  c'est le minimum réglementaire pour assurer la sécurité des  patients. Or il faut savoir que nous n'avons jamais de  personnel en plus et que la tendance actuelle est de nous  faire tourner en sous-effectif de manière presque  systématique les soirs et les week-end, soit un seul  infirmier pour 21 patients.


Depuis  2 mois, une de mes collègues infirmières a démissionné et  n'est pas remplacée, une autre est en arrêt de travail qui  risque d'être prolongé et n'est pas non plus  remplacée. Nous ne sommes donc plus que 6 infirmiers au lieu  de 8 à assurer un roulement sur 4 semaines, jours de  semaine, week-end et fériés compris. Alors nous effectuons 1  puis 2 puis 3 week-end supplémentaires (nous en travaillons  déjà 2 sur 4 habituellement) et ainsi de suite pour que le  service tourne, avec des jours de repos qui sautent et des  alternances de rythme incessantes. Si bien qu' il devient  impossible de prévoir quoi que ce soit en dehors de la vie  au CHU, sous peine de devoir annuler au dernier moment pour  cause : boulot!


Samedi  dernier, une autre collègue s'est arrêtée  et, étant la seule infirmière du soir, il n'y avait donc  personne pour prendre la relève du matin... C'est un  infirmier des urgences qui a été détaché de son service pour  venir dans le nôtre, qui a assuré les soins de nos 21  patients, alors qu'il ne les connaissait pas, et qui a dû  faire face en plus à une situation d'urgence vitale de l'un  d'eux...


Une  des ASH est arrêtée depuis 1 an en étant remplacée de  manière très ponctuelle, obligeant les 3 ASH restantes du  service à se partager un roulement sur 4 semaines, jours de  semaine, week-end et fériés compris. Leur tâche est de  nettoyer à elles seules, tous les jours, la totalité des 16  chambres du service de fond en comble (vitres, mobilier,  murs, WC), les bureaux médicaux, les pièces de vie (office,  douche, WC, couloirs), la salle de  soins...


Il  faut savoir que le CHU de St-Etienne est en pleine  réorganisation, puisqu'un gros complexe est en fin de  construction à l'hôpital Nord, promettant parait-il des  technologies de pointe, des locaux modernes et surtout des  soins efficaces et de  qualité...


 Alors  expliquez-moi comment être à la hauteur de ces exigences  quand le personnel est déjà largement en sous-effectif?  L'hôpital refuse d'embaucher, car déficit budgétaire, mais  préfère faire appel à l'intérim, qui coûte plus cher que des  contractuels...


Hier,  j'étais normalement en 'repos' et j'ai passé une bonne  partie de ma journée à démarcher la Médecine du Travail, les  syndicats et à parler avec notre chef de service, pour  essayer de trouver des solutions pour que notre direction  nous entende...




Nous  sommes par chance soutenus par notre chef de service, qui  connaît la valeur de notre travail et sait que nous ne  protestons pas pour rien. Il nous connaît suffisamment pour  lui même remuer ciel et terre pour qu'on s'occupe du sort  des soignants à l'hôpital. Il nous soutient par ce que  lui-même est très inquiet de la situation et voit notre  gouvernement asphyxier le service public hospitalier, or lui  a choisi de travailler au CHU par foi en ce service public  et dans le respect du serment d'  Hippocrate.


Je  dors très mal et pour être honnête je pense au boulot  constamment. J'ai peur que le stress me fasse oublier un  soin, que la pression m' empêche de prendre le temps avec un  patient déprimé, que la fatigue me fasse faire un mauvais  calcul de dose, administrer un produit au mauvais patient...  J'ai peur que ce métier que j'aime me transforme en  assassin, involontaireme nt, par ce qu'on aura laissé la  situation se dégrader. Parce que nous sommes tous  responsables : je suis l'infirmière d'aujourd'hui mais nous  sommes tous les patients de demain. VOUS pouvez être au bout  de ma seringue, ou votre mari, votre enfant, votre Je  vis l'insécurité dans mon travail, alors que je le maîtrise  pourtant. Mais je suis humaine avant  tout.


Vous  serez ceux qui pâtirez du manque de soignants dans les  services : je n'aurai pas pu prendre le temps de vous donner  des nouvelles du patient que vous aimez, je n'aurai pas pu  gérer 2 situations d'urgence à la fois... Faut-il attendre  qu'il y ait des morts pour réagir et prendre conscience de  ce qui se passe dans les  hôpitaux???


Aujourd'hui,  j'ai besoin de vous. Merci de bien vouloir transférer ce  mail de manière la plus large possible, pour informer le  plus de monde possible. Si vous connaissez des personnes du  monde hospitalier, journalistique, politique ou autre,  n'hésitez pas à les solliciter. 
Il  faut se mobiliser en masse pour être plus efficace, moi  toute seule, je n'intéresse personne.


Merci  pour votre  attention!"

CC
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14 février 2011

La santé a un prix...

Tiens, c'est peut-être une idée du doc...
Voilà une idée qui revient sur le tapis. On en a parlé aujourd'hui, on en avait déjà parlé durant le mois de janvier.

Rendre l'assurance santé privée obligatoire, pour tout le monde.

Evidemment, cette idée vient du Medef, de Laurence Parisot, de la droite, des patrons d'assurance...Tout ce petit milieu qui n'a aucun rapport, bien sûr, avec le gouvernement en place.

En janvier, un député du nouveau centre proposait l'idée, pour l'assurance dépendance.

Et l'autre jour, à la télévision, Sarkozy lui-même est venu faire le pathos sur le sujet d'Alzheimer...Tout en nous martelant que la santé est gratuite en France ! Gratuite ! Vous avez remarqué, vous !

Et si c'est gratuit, pour l'instant, alors on peut bien se payer une petite assurance en plus, ça ne mange pas de pain...

L'idée gagne du terrain, donc.

Pour résumer, jusque là, tout le monde paye la sécurité sociale. Enfin, ceux qui ont un travail. Et comme le chômage dépasse 10 %, le système craque un peu.

Mais pour l'instant, le principe, c'est que tout le monde paye selon ses moyens et tout le monde et chacun est remboursé en cas de pépin. Le système a fonctionné depuis les années 50, parce que c'était un choix de société fort, instauré par le conseil national de la résistance.

Aujourd'hui, on veut tout bazarder pour que le privé s'en mette plein les poches...C'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis. C'est ce que Michael Moore raconte très bien dans son documentaire Sicko.

Ce qu'on aimerait, c'est que tout le monde paye selon ses pépins et que le moins de monde possible soit remboursé. Vous savez, comme quand on a un pépin avec la voiture : y'a toujours une ligne du contrat d'assurance qui vous piège et qui ne vous permet pas d'être remboursé...

L'idée est simple : si on continue de dormir en se faisant rembourser de moins en moins, en hésitant de plus en plus à aller chez le dentiste ou chez l'ophtalmo, parce qu'on est pas sûr d'avoir les moyens d'assumer le coût, alors bientôt, on sera obligé de prendre une assurance chez le frangin de Monsieur notre président.

Le pire, c'est que j'entendais l'argumentaire de la droite à ce sujet, à la radio, ce midi : le type disait que c'était normal..."C'est comme pour la voiture !" qu'il a conclu, content de lui...

Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens, c'est bien la première fois qu'on nous compare à des bagnoles...

CC
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25 janvier 2011

Un boulot pour des primes...

Chef d'établissement scolaire. 

Voilà un chouette métier. Je connais des profs qui veulent faire ça. Pour le prestige de la fonction, je suppose. Parce que les profs lucides ne veulent jamais de ce poste.

Si l'on y réfléchit deux secondes, c'est un boulot bien pénible : on vous déteste à tous les niveaux, vous êtes seul, entre une hiérarchie écrasante - ce qui fait que le prestige de la fonction est bien mince, puisque vous êtes l'antépénultième maillon de la chaîne, avant prof et femme de ménage. D'ailleurs, les femmes de ménages et les professeurs vous détestent, puisque vous êtes leur chef, les élèves vous détestent, puisque votre rôle est de les engueuler, les parents vous détestent, puisque vous êtes celui qui engueule leurs enfants à leur place...

Alors, le ministre, qui a fait ses premières armes dans la belle entreprise à Liliane B., a jugé que les proviseurs et les principaux méritaient une prime. Parce qu'ils le valent bien. Après les recteurs et les élèves, il ne reste bien que les femmes de ménage et les profs qui ne touchent pas de prime...

L'éducation nationale n'est pas censée être une entreprise, puisqu'on aurait bien du mal à y faire des bénéfices, mais c'est pourtant l'explication donnée par le ministre : "Le gouvernement a décidé de développer une rémunération variable liée aux performances de nos cadres, comme cela existe dans l'immense majorité des entreprises de notre pays (...)"

C'est scandaleux. 


En plus, comment cela risque-t-il de se passer, dans les établissements ?

Et dire qu'avant des palmes académiques suffisaient...



Les chefs d'établissement n'auront ces primes que s'ils obtiennent de bons résultats. Quel est la nature de ces bons résultats ? Pour les recteurs, il semblait que c'était clair : supprimer des postes, le plus possible. 


Pour les chefs d'établissement, c'est par exemple, limiter l'utilisation d'heures d'enseignement, donc là aussi, réduire les postes. C'est aussi limiter le recours aux remplacements, en ayant recours aux remplacement en interne. 

Tenez, je m'y suis fait prendre ce matin même : les deux chefs me sont tombés dessus pour que je prenne une classe que je n'ai pas, d'un niveau que je n'ai pas, durant deux heures (une ce mardi et une autre mardi prochain). La même demande a été faite à plein de collègues, pour pourvoir au remplacement en interne d'une collègue en congé maternité, et ce pendant 15 jours. 

Le rectorat se donne donc 15 jours pour trouver un vrai remplaçant et ce, pour un congé prévisible et prévu de longue date. Les deux heures que je donne donc, payées en heures supplémentaires, ne seront pas profitables aux élèves : je ne sais pas ce qu'ils avaient déjà fait, je ne les verrai que deux heures en deux semaines, ils ne me connaissent pas, le temps de faire de la discipline parce qu'ils testeront bien entendu mes réactions, parce que je ne les connais pas...C'est de la garderie. Mais grâce à moi, le chef aura peut-être une prime et les parents auront vaguement l'impression que leurs enfants sont pris en main...

Les objectifs des chefs d'établissement, ce pourrait être aussi d'obtenir de bons résultats aux examens. D'avoir des élèves qui réussissent. Mais cela, n'est-ce pas grâce au travail des professeurs ? 


Alors il va falloir jouer finement. Comme d'habitude, dans ce métier, le proviseur ou le principal sera entre l'arbre et l'écorce. 


Mais ils auront des primes pour supporter la pression psychologique...


CC
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22 janvier 2011

Au service du public...

"A l'occasion de la présentation de ses vœux à la presse, lundi 17 janvier, le ministre du budget et de la fonction publique, François Baroin, a confirmé que la politique de non-remplacement d'un départ sur deux dans le secteur public se poursuivrait au rythme de 100 000 départs non remplacés en trois ans."

A quoi bon se faire autant de mal, puisque la fin du monde aura lieu en 2012.

Nous apprenons par ailleurs, qu'un projet de loi prévoit de ne garder des fonctionnaires que dans les fonctions régaliennes que sont la police, la justice et l'armée. Les autres fonctionnaires seraient fortement incités à basculer vers un régime soumis au code du travail privé.

On nous parle de justice sociale, entre le privé et le public, bien sûr.

Jamais on ne se souvient que si on a des statuts spéciaux et protégés dans les domaines de la santé ou de l'éducation, c'est pour que les fonctionnaires s'engagent à rendre service au public, pour qu'ils soient protégés de la précarité et pour qu'ils puissent s'occuper de la précarité des autres, en dehors de toutes notions de bénéfice.

Il est vrai que lorsqu'on s'engage pour éduquer les enfants des autres, il est préférable d'avoir un statut stable, parce que la mission qui nous est confiée est ingrate. Si l'on doit soigner des patients, la problématique est la même...

D'ailleurs, cette réflexion rejoint la problématique soulevée par le nombre croissant de vacataires et de contractuels dans la fonction publique. Comment un prof venant de loin, parachuté dans un établissement scolaire qu'il ne connait pas, pour une durée indéterminée, payé à coup de lance-pierres pendant seulement 10 mois sur 12, ne sachant pas de quoi son avenir sera fait, pourrait-il être vraiment "au service des élèves"...Comment s'investir au service du public dans ces conditions ?

Il y a de quoi être inquiets...

C'est pour cela qu'il faut défendre l'hôpital public, par exemple...

C'est pour cela que les professeurs ont manifesté dans le froid cette après-midi...

CC
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27 novembre 2010

Sélection par l'argent

Les études, ça ne sert à rien pour être chômeur, pour travailler à l'usine, pour être caissière ou éboueur.
C'est parfaitement déconseillé, même, pour regarder M6 et TF1. Et encore plus pour consommer chez Carrouf.

Les études, c'est utile seulement si on veut faire de la finance, du commerce international, des choses comme ça. Bref, c'est seulement les études chères qui sont utiles.

La solution est simple : il faut rendre toutes les études post-bac chères.

C'est la Grande-Bretagne qui a trouvé l'idée.

C'est vrai qu'à 11300 Euros l'année, on ne pourra plus faire des études pour glander sur les bancs de la fac et aller aux fêtes étudiantes du jeudi soir...


Bravo aux Grands-Bretons !

CC
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20 novembre 2010

ELLEsaitFAIRE vs la Sécu : and the winner is...

Ce matin, je suis allée chez ELLEsaitFAIRE, pour vérifier que je ne pouvais pas décemment me payer un iPhone. 

J'ai pris un ticket, comme à la boucherie et dans la chaleur et la pestilence du peuple qui rêve sur des trucs qui leur paraîtront éminent ringards dans trois mois, j'ai attendu mon tour.

J'ai pu constater que connaître un des vendeurs permettait d'éviter d'attendre. J'ai constaté que les conditions de travail chez un opérateur de téléphonie mobile ne permettent pas d'espérer atteindre l'âge de la retraite vivant. J'ai constaté que le magasin n'est pas du tout adapté aux mamans à poussette et aux gamins qui hurlent.

J'ai constaté que les gens râlaient avec délicatesse : "Madame, excusez-moi, en fait, je me demandais...Sans vouloir vous embêter...heu...il sert à quelque chose, le ticket, en fait ? Non, parce que j'attends depuis 30 minutes et le numéro, là, c'est toujours le même, ça ne bouge pas..." Et ça, c'était le type qui était avant moi.

Les gens ne râlent pas, parce qu'ils sont tous très gênés de voir que des petits jeunes qui sortent de leur BTS peuvent bosser dans des conditions pareilles : espace exigu, chaleur étouffante, trop peu d'ordinateurs pour tous les vendeurs...

J'ai attendu 50 minutes en tout, pour confirmer mon intuition : si vous êtes déjà client, l'iPhone, c'est trop cher : il faut changer d'opérateur. La prochaine fois, je ferai la queue chez Bouiboui ou chez Orang-Outan

Maintenant, imaginez la même scène, par exemple, à la sécu. 

Au bout de la 2ème minute d'attente, l'énervement aurait été palpable : un grosse bonne femme en aurait déjà ratatiné une autre. Si par hasard, un agent de ce digne service public avait osé simplement saluer une connaissance dans l'assemblée, il se serait fait étriper sur place sur le champ. Pas de passe-droit !

Si par hasard, l'attente avait dépassé les 5 minutes 30, il est évident que quelqu'un aurait sorti une arme blanche.

J'ai eu souvent l'occasion d'attendre à la CAF ou à la Poste : j'ai toujours apprécié la qualité du service. Mais les gens sont beaucoup plus susceptibles, beaucoup plus irritables, parce que c'est à un service public qu'ils ont à faire. C'est injuste, cette réaction, mais ça vient probablement de toutes les idées reçues qu'on a sur les services publics, tout ce qui fait qu'on se moque et qu'on raille en permanence les fonctionnaires.

Les stats sont là, pourtant : 90% des gens, à la sécu, sont reçus en moins de 20 minutes. ELLEsaitFAIRE est loin derrière...En plus, à la sécu, on est assis...A SFR, il y a un tabouret pour 20 clampins...

Les gens sont des moutons à ELLEsaitFAIRE, mais à la Sécu, ce sont des monstres...Il est vrai que dans la première boutique, on va les tondre, alors que dans la seconde, on va probablement les aider...

Étrange réaction...

Tout ça pour dire que j'aime les services publics, comme l'amie de BlogExpérience :

Allez, soyez sympas et solidaires, témoignez, cela se passe ici :
  • sur Facebook (vous avez même le droit d’être fan),
  • et pour ceux qui n’y sont pas, sur un mini-site.
  • On peut même en discuter sur un compte Twitter dédié,
  • ou envoyer un mail à  contact [at] fiers-du-service-public.fr.


CC
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31 mai 2010

L'Education Nationale dépérit


Tout s'accélère en ce moment, dans l'Education Nationale : fin d'année oblige, on prépare activement la rentrée.

Il y a une semaine, on parlait de sport l'après-midi. C'est déjà un peu du passé. L'annonce a été faite, mais on ne sait pas vraiment comment ce sera mis en place. On en reparlera le jour où on fera un bilan forcément mitigé mais positif.

Aujourd'hui, on ne parle du tout du sort des stagiaires de l'année prochaine. Et à vrai dire, les profs en ont un peu marre de se mobiliser tout le temps, sans retour et de perdre pour rien des journées de salaire...

C'est dommage de ne pas en parler, mais dans le fond, c'est bien compréhensible. Mieux vaut ne pas parler des gros problèmes, ça pourrait faire tache.

Alors voilà : l'année prochaine, les stagiaires seront dès le début d'année devant les élèves avec un plein temps destiné à l'enseignement.

A plein temps devant les élèves, sans formation, donc.

Ils auront un tuteur. Mais, beaucoup de ces tuteurs potentiels se trouvent choqués par le fait qu'ils vont devoir remplacer seul une année de cours et de formation, de soutien et d'aide, qui étaient jusque là prise en charge par l'IUFM.

Alors, ces tuteurs ont été nombreux à refuser.

Faute de mieux, on s'est rabattu sur des jeunes. Je viens de lire, sur un forum que je fréquente souvent, qu'on vient de le proposer à une néo-titulaire. Elle n'est professeur que depuis l'année dernière et va donner des conseils à un petit jeune qui débute... (enfin à un plus jeune qu'elle qui débute encore plus qu'elle...).

Quand on est jeune, on n'ose pas refuser. Et en plus, être tuteur, c'est une petite prime supplémentaire qui n'est pas négligeable. Mais franchement, ce n'est pas très sérieux, ça.

Normal que personne n'en parle dans les médias. Les parents s'inquiéteraient méchamment.

Sinon, dans la série des bonnes nouvelles, on apprend, grâce à mon commentateur vigilant, BA, et à un article du Monde, que pour tenir le train des 15 000 postes supprimés chaque année, on donne des conseils de bon sens, au ministère. Les académies sont priées, dans l'intérêt des élèves et sans que les enseignements soient touchés, de grossir les classes, de ne plus accepter les enfants de deux ans, de ne plus embaucher des tuteurs étrangers pour les langues...

Mais c'est pareil : n'en dites rien, les parents seraient effrayés...

Ou plutôt, si. Dites-le, faites-le savoir, criez votre indignation.

L'Education est entrain de brader définitivement les meubles et les murs...ça fait déjà quelques temps que ce n'est pas brillant et que la barque ne coulent pas parce que les professeurs ont une conscience professionnelle forte. Mais là, ils ne tiendront pas longtemps, à ce rythme-là...

CC
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4 mai 2010

"L’instituteur ne vaudra jamais...le pope ?"

Un enseignant grec est un type exemplaire : grâce à la crise, grâce au plan de rigueur, il gagne environ 1000 Euros par mois.

Forcément, à ce prix-là, c'est un sacerdoce. Surtout dans un pays où les taxes et les prix vont bondir dans les semaines qui viennent...

Du coup, tout comme le prêtre, tout comme le pope, l'enseignant donne sa vie pour enseigner.

Comme Sarkozy l'avait prédit...

Quel visionnaire, ce Sarkozy...

Il est clair qu'on veut nous conduire à de telles extrémités. Même s'il nous semble que c'est tellement absurde...Nous ne sommes que de modeste petits citoyens de base, mais il nous semble que si l'on dévalue les salaires des fonctionnaires, ainsi on les prive de pouvoir d'achat. Si on les prive de pouvoir d'achat, alors, l'économie s'en portera encore plus mal...

Bref...ça rime à quoi tout ça ? Parce qu'il me semble que Le Coucou a trouvé la métaphore qui va bien pour illustrer la situation...

CC
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30 mars 2010

L'aumône faite aux profs...

Depuis 1981, le corps professoral n'a fait que perdre du pouvoir d'achat tout en subissant la hargne et les quolibets du reste de la société, toujours persuadée que les fonctionnaires sont des privilégiés.

A vrai dire, on ne choisit pas ce métier pour le fric quand on a eu l'audace de faire bac + 5. Ou alors, on est maso.

D'ailleurs, on est maso, quand on est prof. Un peu.

Mais là, se prépare encore une intox de belle ampleur. Tout le monde a entendu notre DRH préféré, Luc Chatel aux si beaux cheveux, parce qu'il le vaut bien : les profs vont voir leur salaire revalorisé. En moyenne 660 Euros par an, en plus. Enooorme.

Mais de quoi se plaint-on encore ?

C'est vrai, c'est presque un SMIC de plus par an, c't'affaire ! Pour le boulot qu'on fait et sans compter la sécurité de l'emploi...

Bref, toujours entrain de se plaindre, ces putains de profs, qui sont même pas capable de s'occuper des gosses les jours de grève.

Récapitulons un peu : le client moyen du journal de Pernault aura retenu que les profs vont se voir augmenter grassement.

Mais en fait, seuls les jeunes profs seront revalorisés :

- Ce qui est logique : ils sont désormais recrutés a minima BAC+5 (contre BAC+3 jusqu'à cette année).

- Ce qui est déjà fait : depuis deux ans les nouveaux titulaires touchent une prime qui équivaut peu ou proue à cette augmentation annoncée en fanfare hier.

- Ce qui est plus que légitime, puisque l'année prochaine, ils feront directement 18h devant les élèves sans passer par la case formation.

Pour les vieux professeurs, point de prime et toujours les mêmes salaires misérables.

Et surtout entre les jeunes et les vieux, une sorte de haine qui va s'installer : "Comment !? ce petit jeune qui se fait bordéliser en classe et qui bouffe plus de lexomil encore que de pâtes, va être payé plus que moi qui trime déjà à ce rythme-là depuis 10 ans ?"

Technique manageriale bien rodée : diviser pour mieux régner.

Et surtout, cet argent provient évidemment des départs en retraite non remplacés.

Alors les conditions continuent de se dégrader.

L'augmentation payera juste les frais supplémentaires de lexomil.

Pas sûr que le calcul soit le bon.

CC
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2 mars 2010

Citations sarkozystes...

Quand j'ai débuté ce blog, après l'élection de Sarko 1er, en 2007, j'avais pris l'habitude de faire des "citations sarkozystes" chaque jour. Des fois je reprenais des citations célèbres collant à la situation, parfois j'inventais une citation fantaisiste. Il m'arrivait aussi de ne faire qu'un copié-collé d'une vraie citation du président.

Aujourd'hui, c'est ce que je vais faire.

Merci à BA, le furieux commentateur, qui nous signale cette perle, si je puis dire...même si pour le coup, c'est plutôt la goutte d'eau qui fait déborder le vase...

Nicolas Sarkozy a dit ces phrases hallucinantes le 29 avril 2009 ( page 8 ) :


"Le problème c’est la réglementation. Pour libérer l’offre il faut déréglementer, élever les coefficients d’occupation des sols et rétablir la continuité du bâti dans les zones denses, permettre à chaque propriétaire d’une maison individuelle de s’agrandir, d’ajouter une pièce ou un étage, rendre constructible les zones inondables pour des bâtiments adaptés à l’environnement et au risque, utiliser les interstices, les délaissés d’infrastructures…"

Quelle catastrophe, ce président...

Ensuite, c'est aujourd'hui qu'il a déclaré une chose saisissante :

"Soyez fiers d'être fonctionnaire"


et aussi...

"La polémique qu’il y a eu (sur la question de la mobilité des fonctionnaires) est effrayante de mauvaise foi". "Aujourd’hui, quelqu’un dont le poste est supprimé n’a aucune protection. Ce que nous avons mis en place, c’est un système où il y aura trois propositions qui tiennent compte de votre famille, de l’endroit où vous habitez, de vos compétences. C’est beaucoup plus protecteur. Moi, je souhaite davantage de mobilité"
Alors, là, on aura trois postes à choisir. Avant aussi, un fonctionnaire dont le poste était supprimé était reclassé. Mais il n'avait pas d'épée de Damoclès au dessus de la tête...

Remarquez bien que dans la même journée, il a aussi soutenu Valérie Pécresse...Quand on est marchand de tapis, on peut dire n'importe quoi...

CC
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26 février 2010

Complice du massacre de l'éducation nationale ?


...ou comment je contribue bêtement à la diminution du travail et donc des postes de profs d'art plastiques et de musique dans le secondaire...

Un vrai massacre...

Il faut dire que ces profs ont déjà un rôle de 5ème roue du chariot bringuebalant de l'éducation nationale : une heure par semaine et par classe de musique et d'arts plastiques...Que dis-je, une heure ? En 55 minutes...Et cela, sans même enlever le temps d'installation des élèves, le temps de retirer les manteaux, de sortir les affaires et de s'asseoir...Autant dire qu'il ne reste pas grand chose pour balayer 5 siècles d'histoire de la musique, pour chanter, pour aborder le solfège ou pour dessiner, peindre un peu, aborder les différents courants artistiques depuis le Moyen-Âge...

Bref, les profs sont déjà les rois de la frustration et du bidouillage pour en faire un maximum dans un minimum de temps...

Réjouissons-nous, alors ! Depuis cette année (de manière expérimentale, mais bien réelle, pourtant), tous les profs de plusieurs matières sont invités à faire de l'histoire des arts dans leurs cours. Sans pourtant avoir plus d'heures avec les élèves pour le faire et sans qu'on ait allégé le programme par ailleurs...Sans rémunérer plus les enseignants non plus, d'ailleurs.

Faudrait pas déconner et se mettre vraiment à travailler plus pour gagner plus...

Les troisièmes auront même la possibilité de passer une épreuve orale optionnelle au brevet.

Dans mon collège, tous les élèves ont été inscrits d'office et finalement, après que les profs ont râlé un peu, les élèves ont pu choisir de garder ou non cette option.

Au résultat, 20 élèves passeront finalement cette option assez ambitieuse si l'on en croit le programme officiel.

On ne sait pas ce qu'ils passeront, puisque l'organisation est à la charge des profs, qui ne sont pas rémunérés non plus pour ça. Un oral d'un quart d'heure est vaguement préconisé...Sur quoi ? A nous de le dire. Cela devra porter sur de l'art, être transversal, entre les matières participantes...L'histoire, le français, les langues, la musique et l'art plastique...

Comme ultime bravade, peut-être, nous avons choisi l'art et la guerre, l'art et la résistance, l'art contre le pouvoir...Cette mise en abîme changera-t-elle quelque chose ? Non...

Deux problèmes : je ne suis pas tellement spécialiste pour analyser des tableaux, des œuvres musicales, des films ou des œuvres architecturales. Je ne pense pas qu'une prof d'histoire le soit particulièrement à l'aise pour ça aussi.

Nous ne sommes pas formés pour cela. Seulement, c'est désormais au programme.


On connaît la ruse dont les politiques savent faire preuve quand il s'agit de supprimer des postes. En voilà encore un exemple : petit à petit on jugera que les profs de français et d'histoire, qui font pour pas un centime de plus de l'histoire de l'art, valent bien les profs de musique et d'art qu'il faut payer à temps plein...

Et l'art, à quoi bon ?

Suis-je complice de cela, en acceptant d'appliquer les programmes ? En mettant en place cela, sur mon temps libre, en plus...Je suis surtout une bonne poire, non ? J'y ai passé tout l'après-midi alors que je suis chez moi, d'habitude...Sachant que j'ai trois tonnes de copies à corriger, je m'en serais bien passé...
Bref...Attendez-vous à savoir que les profs d'art sont en voie de disparition, en échange de profs à tout faire, spécialistes avant tout en animations en tout genre, en gardiennage d'enfants et en punching-ball...

CC
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2 février 2010

Privilégiés, réjouissez-vous !

Les profs sont des privilégiés, c'est bien connu.

Ils ne travaillent presque pas, ils s'occupent vaguement quelques heures par jour avec des enfants qui n'apprennent rien et qui en plus, sont très bien élevés par leurs parents.

Ils ont des vacances interminables.

Les gens les insultent, pour ça, forcément. Il faut dire qu'avec leurs 1500€ par mois, ils sont drôlement privilégiés : ça aide quand même à supporter les injures et autres quolibets.

Et c'est sans compter la sécurité de l'emploi, comme dit la chanson...



Qu'ils se rassurent, les profs. Bientôt, ils perdront un de leurs privilèges sacrés : du même coup, ils perdront une occasion de se faire admonester dans la rue et sur les sites d'information.

La loi sur la mobilité des fonctionnaires précise en effet que l'on peut désormais arrêter de payer et de donner un emploi à un fonctionnaire ayant refusé trois propositions de mutation.

"Vous habitez à Clermont-Ferrand. Certes, vous avez déjà passé 5 ans dans la région parisienne en début de carrière et vous n'avez eu un poste fixe dans votre région d'origine que cette année. Malheureusement, les suppressions de postes nous obligent à vous proposer un emploi à Amiens. Acceptez-vous ? Non ? Nous avons quelque chose à l'île de la Réunion, sinon ? ...Oui, c'est vrai, c'est un peu loin...Allez, dernier essai. Nous avons un dernier poste : c'est à Créteil, mais comme vous connaissez déjà un peu...Vous ne voulez vraiment pas ? Oh...Vous avez une maison et une famille ici ? Et votre femme à un emploi intéressant à Clermont ? Comme c'est dommage...Au revoir..."

Chômeur, c'est beaucoup moins payé, mais au moins, personne ne se moque...

CC
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28 décembre 2009

Incroyables mutuelles !

Vous en connaissez beaucoup, vous, des sociétés commerciales à but lucratif, qui se plaignent de devoir augmenter leurs tarifs en même temps que leurs prestations ?

Bref, un marchand qui se plaint de devoir faire plus de marge...

C'est la couleuvre que les mutuelles de santé sont entrain de nous faire avaler en ce moment. Un peu de plus et on pleurerait : les mutuelles sont contraintes et forcées d'augmenter leurs tarifs puisque l'Etat (la sécurité sociale) prend de moins en moins de remboursement en charge.

Comble du comble, les mutuelles mettent cela sur le dos de la fameuse grippe A/H1N1, qui va avoir bon dos pendant encore un certain temps.

Pour mémoire, le vaccin est entièrement remboursé par la sécu pour toutes les catégories dites "à risque", soit :

> des personnes âgées de 65 ans et plus ;
> des patients de tout âge atteints de l'une des maladies chroniques suivantes :

  • Diabète de type 1 et diabète de type 2
  • Accident vasculaire cérébral invalidant
  • Néphropathies chroniques graves et syndromes néphrotiques primitifs
  • Forme grave des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie), épilepsie grave
  • Mucoviscidose
  • Insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves
  • Insuffisance respiratoire chronique grave
  • Déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, infection par le virus de l'immunodéficience humaine
  • Drépanocytose.

La prise en charge à 100 % du vaccin contre la grippe concerne également :

  • Les personnes de moins de 65 ans qui souffrent d'asthme ou de broncho-pneumopathie chronique obstructive.
  • Les enfants et adolescents, de 6 mois à 18 ans, dont l'état de santé nécessite un traitement prolongé par l'acide acétylsalicylique (syndrome de Kawasaki compliqué et arthrite chronique juvénile).
Bref, avec tous les vaccins, qui en plus, restent sur les bras de Roselyne, ça ne doit pas faire beaucoup plus de frais pour les mutuelles (qui pour les catégories non citées au-dessus prennent en chargent 35% du prix du vaccin, 65% étant pris en charge par la Sécu.)

Et à votre avis, quels sont les lobbies puissants qui poussent au déremboursement de tous ces médicaments ? (cela va faire deux ans, d'ailleurs, au 1er janvier...)

Allez, payez bien vos cotisations...Et bonne année, bonne santé...Hein...la santé, surtout...

CC
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28 septembre 2009

Prime au privé...

Jusque là, la technique éprouvée pour détruire gentiment les services publics, c'était de les assécher doucement, l'air de rien.

Par exemple, pour la Poste, magnifique cas d'école, on a progressivement embauché moins de monde, on a fermé de plus en plus de guichets dans les agences, on a fermé des bureaux, on a multiplié les tâches, en faisant vendre de magnifiques stylos à paillettes et des DVD de "Bienvenue chez les Ch'tis" aux guichetiers transformés en marchands du temple pour l'occasion.

Après, évidement, quand vous allez à la Poste, vous devez patienter trèèèèès longtemps, les employés sont fatigués, aigris et peu aimables et vous râlez. Du coup, vous êtes prêts à accepter l'idée que le service public, c'est le Mal et qu'il vaudrait mieux privatiser.

Quand on veut tuer son chien, on lui colle des puces, on dit qu'il a la rage et on finit par avoir bonne conscience quand on le jette au fond d'un puits, ligoté dans un sac avec des gros cailloux.

Mais aujourd'hui, on a trouvé encore mieux.

On a créé une loi qui va permettre de donner l'argent du public au privé.

C'est à l'école que ça se passe : si vous décidez de mettre votre enfant dans le privé, même dans une ville différente que celle où vous vivez, votre municipalité de résidence devra vous verser une aide financière.

On croit rêver.

L'éducation est gratuite, dans le public. Mettre ses enfants dans le privé est un choix délibéré. Il est normal que les familles payent pour ce choix.

C'est un de nos principes les plus fondamentaux, en plus : une certaine loi de 1905 déclare que l'Eglise et l'Etat sont séparées.

Visiblement, c'est du passé...

Le résultat, c'est qu'en plus de réduire les moyens du public, en supprimant des postes, on pousse les élèves à s'inscrire dans le privé. On assèche de tous les côtés : profs et élèves.

CC
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