28 septembre 2009

Prime au privé...

Jusque là, la technique éprouvée pour détruire gentiment les services publics, c'était de les assécher doucement, l'air de rien.

Par exemple, pour la Poste, magnifique cas d'école, on a progressivement embauché moins de monde, on a fermé de plus en plus de guichets dans les agences, on a fermé des bureaux, on a multiplié les tâches, en faisant vendre de magnifiques stylos à paillettes et des DVD de "Bienvenue chez les Ch'tis" aux guichetiers transformés en marchands du temple pour l'occasion.

Après, évidement, quand vous allez à la Poste, vous devez patienter trèèèèès longtemps, les employés sont fatigués, aigris et peu aimables et vous râlez. Du coup, vous êtes prêts à accepter l'idée que le service public, c'est le Mal et qu'il vaudrait mieux privatiser.

Quand on veut tuer son chien, on lui colle des puces, on dit qu'il a la rage et on finit par avoir bonne conscience quand on le jette au fond d'un puits, ligoté dans un sac avec des gros cailloux.

Mais aujourd'hui, on a trouvé encore mieux.

On a créé une loi qui va permettre de donner l'argent du public au privé.

C'est à l'école que ça se passe : si vous décidez de mettre votre enfant dans le privé, même dans une ville différente que celle où vous vivez, votre municipalité de résidence devra vous verser une aide financière.

On croit rêver.

L'éducation est gratuite, dans le public. Mettre ses enfants dans le privé est un choix délibéré. Il est normal que les familles payent pour ce choix.

C'est un de nos principes les plus fondamentaux, en plus : une certaine loi de 1905 déclare que l'Eglise et l'Etat sont séparées.

Visiblement, c'est du passé...

Le résultat, c'est qu'en plus de réduire les moyens du public, en supprimant des postes, on pousse les élèves à s'inscrire dans le privé. On assèche de tous les côtés : profs et élèves.

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

9 commentaires:

  1. A chaque jour sa peine, dit-on. Avec Sarkozy, hélas, y'en a pas qu'une: dans la même journée, au moins 2 OU 3 trucs qui me hérissent le poil et aussi les poils de la République, je suppose...

    RépondreSupprimer
  2. je viens d'entrer dans le grand bain de l'école primaire, ce faisant je crois que les sujets d'indignation ne manqueront pas... mais quand je vois le peu d'investissement des parents en début d'année sur les réunion d'information ou les assemblées de parents, je désespère un peu... mais je ne baisse pas les bras !

    RépondreSupprimer
  3. Comme le dit Hermes, cela hérisse les poils à plus d'un... Peut-être l'occasion avec ce référendum de signifier à ce gouvernement que nous ne sommes pas d'accord. Ne pas le prendre en compte finira de couper un peu plus ce gouvernement des citoyens qui l'ont élu

    RépondreSupprimer
  4. comme le dit si justement Hermes "à chaque jour sa peine"...
    que te dire de plus ?
    un choix de sté choisi par la majorité des français, enfin je veux la majorité des français qui ont voté aux dernières élections prés.
    non mais c'est ça le truc aussi non ? parce que là tout le monde (ou presque) s'emballe vis à vis de la politique de Sarko, mais y a quand mêem bien des gens qui ont voté pour lui non ?
    et qui vont continué à le faire...
    des bises
    courage ma belle
    (mais non je suis pas défaitiste)

    RépondreSupprimer
  5. dans mon quartier, pourtant pas défavorisé (ni riche non plus) ... les écoles privées sont pleines à craquer et ... sans piston impossible d'y entrer, du coup les gens y mettent les gamins dès la maternelle ... et là idem faut s'y prendre largement en avance. Tout ça parce que les gens craignent ... un mauvais lycée 12 ans plus tard ^^ d'un autre côté, la carte scolaire a quand même bien bouzillé les choses, en primaire on avait 2 écoles publiques juste à côté ... mais le découpage est ainsi fait que l'école publique dont nous dépendions était à 900 mètres de notre domicile. Alors nous avons marché comme ça, en toutes saisons ... lourdement chargés en sachant qu'à 2 pas il y avait des écoles publiques ... qui n'étaient pas pour nous. Révoltant et qui a amené pas mal de gamins de notre avenue ... vers le privé. Et je ne parle pas des collèges publics dont les cantines sont surbookées, cantines auxquelles nous n'avons pas droit car on habite maintenant ... trop près de l'école. (pffff) de toutes façons dès l'instant où il y a 2 systèmes, un public un privé ... ben c'était foutu hein ! ... maintenant ça se voit un peu + encore ... dans mon coin le privé peut même se permettre de n'appliquer qu'un seul tarif (riche ou pauvre tu payes pareil ... enfin comme disent certains parents "on en a pour son argent" ... bon allez j'ai la nausée là !) :o(((

    RépondreSupprimer
  6. dans mon quartier, pourtant pas défavorisé (ni riche non plus) ... les écoles privées sont pleines à craquer et ... sans piston impossible d'y entrer, du coup les gens y mettent les gamins dès la maternelle ... et là idem faut s'y prendre largement en avance. Tout ça parce que les gens craignent ... un mauvais lycée 12 ans plus tard ^^ d'un autre côté, la carte scolaire a quand même bien bouzillé les choses, en primaire on avait 2 écoles publiques juste à côté ... mais le découpage est ainsi fait que l'école publique dont nous dépendions était à 900 mètres de notre domicile. Alors nous avons marché comme ça, en toutes saisons ... lourdement chargés en sachant qu'à 2 pas il y avait des écoles publiques ... qui n'étaient pas pour nous. Révoltant et qui a amené pas mal de gamins de notre avenue ... vers le privé. Et je ne parle pas des collèges publics dont les cantines sont surbookées, cantines auxquelles nous n'avons pas droit car on habite maintenant ... trop près de l'école. (pffff) de toutes façons dès l'instant où il y a 2 systèmes, un public un privé ... ben c'était foutu hein ! ... maintenant ça se voit un peu + encore ... dans mon coin le privé peut même se permettre de n'appliquer qu'un seul tarif (riche ou pauvre tu payes pareil ... enfin comme disent certains parents "on en a pour son argent" ... bon allez j'ai la nausée là !) :o(((

    RépondreSupprimer
  7. J'avais lu cette info sans vouloir la comprendre vraiment....
    C'est encore plus du n'importe quoi.
    Je constate tous les jours le manque de moyen que ce soit au primaire ou au collège de ma Zep !!! Et le manque d'adultes aussi...
    J'habite une ville communiste, ils vont être contents !!!

    RépondreSupprimer
  8. Y a quand même des secteurs ou ce genre de pratiques est un vrai scandale, l'éducation par exemple.

    Ou va la France...

    RépondreSupprimer
  9. SubCommandantDarcos30 sept. 2009 à 12:35:00

    payer plus n'est pas un gage de qualité ,loin de là ...les ecoles privées sont tenues à la rentabilité mais pas au résultat final !

    un enfant déficient d'une ecole publique l'est tout autant dans une ecole privée .

    l'école privée est tout aussi inégalitaire que les écoles publiques mais perçcue differement car la servitude choisie est active volontaire (cela plait aux parents de croire que la destinée de leurs rejetons peut être modifiée ,meilleure ) ainis on achéte plus les réseaux sociaux des écoles privées que l'intelligence pédagogique d'enseignants chevronnés .

    il faut savoir aussi que les écoles privées pratiquent des traditions barbares de bizutage et rackets organisés qui ont disparu de secteur publique

    la fin de la loi de1905 clot la lutte des classes et entérine un mode de fonctionnement de la société clanique .

    la france est sclérosée et la mort de l'education nationale,de l'enseignement supérieur en sont les symptomes terminaux .

    RépondreSupprimer

Les commentaires sont modérés pour les billets de plus de deux jours.