Sans grande surprise, les électeurs de gauche ont choisi de mettre en tête le coeur et la raison : le coeur, avec Hamon, pour ses idées vraiment à gauche. Une gauche solidaire et qui réfléchit à notre société dans laquelle le travail vient à manquer. C'est le premier thème de sa campagne. Utopiste, disent certains. Pour moi, c'est un thème d'avenir : c'est une question qu'il faut inévitablement se poser. On ne peut pas se permettre de laisser filer le temps qui nous sépare de la fin du travail manuel.
Surtout que ce processus est déjà bien entamé.
Avez-vous remarqué qu'aujourd'hui, il faut quatre hommes et une après-midi pour faire un kilomètre de chaussée, alors qu'il fallait deux équipes de 20, sur plusieurs semaines, il y a quelques dizaine d'années ? (à la louche, je ne suis pas dans les BTP)
Hamon, c'est aussi le mec qui après son élection au premier tour, nous parle de pollution et de perturbateurs endocriniens et de pesticides. "Bobo !", crient les éditorialistes n'ayant pas l'habitude. Bobo peut-être, mais les allergies n'ont jamais été aussi importantes dans toute la population, les cancers non plus. Tout le monde peut le constater, ça. Et c'est peut-être bien un truc qui pourrait créer de l'emploi...
Ces thèmes font du bien, dans la campagne.
La raison, c'est Valls : c'est le type qui a déjà été au gouvernement, qui est plus réaliste. Qui sait ce qu'on peut faire ou pas. Alors il a inévitablement un petit côté réac. Mais il propose de choses intéressantes : son idée de minimum décent par exemple, qui rejoint aussi la mise en place du RSA, voilà qui pourra aider par exemple les temps partiels forcés (les femmes, surtout, dans la grande distribution)...Des choses qui semblent plus réalisables, parce que moins ambitieuses, moins portées par une vision de notre société.
Mais nous sommes dans une conjoncture particulière : nous sommes à l'ère de tous les possibles.
N'oublions pas qu'en face, on nous propose aussi quelque chose qui semble illusoire :
Le monde est entrain de vivre une transition sans précédent, entre les USA qui ont fait le choix d'un retour en arrière total sur les questions environnementales, au mépris de tout bon sens, entre la montée des extrémismes. Alors je veux faire le pari du coeur, du changement plus radical.
Nous nous sommes habitués à une politique dite "de gouvernement" avec laquelle on a l'impression que rien ne change, depuis des décennies. Les Français ne croient plus à rien, si bien qu'ils sont prêts à voter FN. Si on faisait le pari d'une ambition, d'un changement total de nos logiciels ?
Hamon apporte cette bouffée d'air frais. Encore un peu chargé de particules fines. Mais c'est un bon début.
CC
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23 janvier 2017
20 janvier 2017
Primaire : y'en a un peu plus, je vous le mets quand même ?
On oublierait presque que dimanche se tient le premier tour des élections du candidat du PS (et des partis associés) pour l'élection présidentielle.
Ce n'est pas pas que les médias ne font pas leur travail sur le sujet : on entend parler que de ça, des débats, des candidats, invités dans toutes les matinales, dans toutes les émissions politiques, dans tous les JT. On les voit partout, les Valls, les Hamon et les Peillon. On voit Macron, aussi. Mais il ne fait pas parti du jeu. Ne vous trompez pas dimanche.
Malgré cela, ça n'imprime pas : "Dimanche, tu fais quoi alors ?"...ben, pas grand chose, il fait froid, un bon livre et un thé, je suppose...Non, il faut sortir pour aller voter !
Oui, il faut : pour une fois qu'on nous demande notre avis.
Alors moi je vais prendre un petit 8ème de De Rugy, parce qu'il est clair dans ses propos, mesuré, ça me plait. J'ajouterai un 8ème de Pinel, parce qu'il faut un élément féminin et radical, ça me semble essentiel pour que la sauce ne tourne pas. Je vais mettre un 8ème de Benhamias aussi, parce qu'il fait des petites blagues et que par les temps moroses qui courent, on a besoin de rigoler. Après, je mettrai un quart de Peillon, parce qu'il est prof en Suisse et que c'est du sérieux. Peut-être qu'il connaît bien le problème de la fraude fiscale, aussi, de par le fait ? Un quart de Valls, pour le côté très sécuritaire et responsable : de la rigueur, bon dieu ! Montebourg, je ne le mets pas, mais le coeur y est. Et un bon gros quart de Hamon, pour que le tout soit quand même un peu à gauche, tout de même.
Ça nous en fait un peu plus, c'est pas grave ? Je vous le mets quand même ? Elle sera contente la petite dame, avec tout ça : ça fera un plat équilibré.
En fait, on a déjà la moitié du gouvernement, c'est pratique.
La vraie force, à gauche, c'est le collectif !
CC

5 décembre 2016
Valls à Audincourt pour son 1er meeting
![]() |
| A moins qu'il aime les raves...(Audincourt 27/01/2015) |
Cependant, je suis frappée par la nouvelle tombée aujourd'hui : Manuel Valls sera à Audincourt (c'est chez moi !!!) pour son premier meeting.
Sans vouloir m'avancer sur son programme que je ne connais pas encore, cela me semble augurer quelque chose d'intéressant. Le choix d'une région industrielle fortement en crise n'est pas un hasard pour commencer une campagne électorale qui s'annonce dominée par les théories très libérales d'un candidat de droite décomplexé qui promet des camions de chômeurs.
Valls va donc faire sa campagne en commençant par notre "ceinture de rouille" française.
Ce qu'on appelle la "Rust Belt", aux Etats-Unis, ce sont ces villes du nord, Detroit, Cleveland, Buffalo, Flint...Ces grandes cités ouvrières qui vécurent leurs heures de gloire depuis la deuxième révolution industrielle jusqu'aux années 70, grâce à l'industrie automobile notamment. Aujourd'hui, à cause de l'automatisation, mais aussi de la mondialisation, ce sont des régions sinistrées qui connaissent un chômage sans précédent. Cela nous fait évidemment penser à notre région : Peugeot a eu jusqu'à près de 50 000 ouvriers et est passé il y a peu sous la barre des 8000.
Savez-vous qui a gagné une élection en allant parler aux ouvriers de la "Rust Belt", en leur disant qu'il allait mener une politique protectionniste et créer de l'emploi ici ? Trump.
Je ne sais pas quelle sera la teneur du discours de Valls. Mais il se pourrait bien qu'il ait piqué quelques idées, non pas à Trump, mais au moins à Montebourg (ou le contraire, allez savoir !).
Bref...un peu le contraire de ce que le gouvernement a fait jusqu'à maintenant. Mais pour le coup, un discours qui parlera peut-être aux électeurs de gauche.
A suivre...
CC

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15 octobre 2011
Coeur et raison : Aubry et Hollande
Je sais bien que dimanche soir, j'ai dit que je voterai pour Aubry, demain. Mais voilà. La campagne a fait des ravages. Ou alors elle a été efficace pour l'un, désastreuse pour l'autre. Je ne sais pas.
Faisons le point : je ne suis pas une hooligan. Aucun de ces deux candidats n'est le mien. J'ai voté avec le cœur, dimanche dernier. Et mon cœur s'est brisé.
En vrai, mon cœur va bien. Il continue de battre pour des causes perdues : par exemple, il me chuchote à l'oreille "Martine est une femme : tu es féministe. Une femme présidente, tu aimerais ça, hein ?". Il me glisse aussi des choses comme ça : "C'est une femme de gauche, elle a mis en place les 35 heures, tout de même. C'est important, non ?"...
A l'inverse, mon coeur me dit : "Hollande, tu l'as vu, en meeting, le mois dernier...Il est mou, il ne t'a pas convaincue." Et puis : "Cite-moi une mesure importante portée par Hollande ? Tu rames, hein..."
Oui.
Pendant ce temps, ma raison me parle aussi. Je sais : on est beaucoup dans ma tête.
Ma raison me dit : "Visiblement, Martine Aubry ne passera pas. Ou alors avec une toute petite majorité qui ne lui permettra pas le rassemblement." Il y a aussi la fin de la campagne d'Aubry, qui me chiffonne la raison : "Elle n'a pas gardé son sang-froid. La gauche molle, elle aurait pu le dire une fois. Mais le répéter à l'envi, c'est idiot. C'est une erreur de jugement. On ne fait pas une campagne au sein de son propre parti comme on ferait une campagne contre un vrai adversaire. Elle ne donne pas une bonne image du PS. La droite adore dire que c'est la zizanie à gauche...Et elle a beau jeu de dire aujourd'hui qu'il faut se calmer. C'est la goutte d'eau..."
Dans tout ça, point de politique, soyons franc, rien que des arguments portant sur la personnalité des impétrants.
Alors tentons une synthèse. Je ne pouvais rien attendre de ceux qui n'ont pas fait la campagne de Ségolène Royal en 2007. Je ne pouvais rien espérer de celle qui a triché à Reims. Je ne croyais pas vraiment au président mou du PS mou des années 2000.
Mais aujourd'hui, nous parlons de la campagne de la présidentielle de 2012. Nous avons un homme qui s'est déclaré très tôt candidat. Qui a envie, visiblement, d'y aller. L'envie c'est important. On a un homme qui est suivi par tous les candidats de la primaire.
De l'autre côté, on a une femme qui a mis du temps à se déclarer. Qui n'avait pas forcément une grande envie. Et qui est aujourd'hui lâchée par tout le parti. Le rassemblement, pourtant, c'est quelque chose de capital, au vu de ce qui s'est passé en 2007.
On ne peut pas refaire l'histoire, mais on peut éviter de refaire les mêmes erreurs. Alors je crois que demain...je ferai des compromis et je serai raisonnable. Hollande est l'homme du compromis et c'est mieux que rien. C'est mieux que Sarkozy.
:)
CC
Faisons le point : je ne suis pas une hooligan. Aucun de ces deux candidats n'est le mien. J'ai voté avec le cœur, dimanche dernier. Et mon cœur s'est brisé.
En vrai, mon cœur va bien. Il continue de battre pour des causes perdues : par exemple, il me chuchote à l'oreille "Martine est une femme : tu es féministe. Une femme présidente, tu aimerais ça, hein ?". Il me glisse aussi des choses comme ça : "C'est une femme de gauche, elle a mis en place les 35 heures, tout de même. C'est important, non ?"...
A l'inverse, mon coeur me dit : "Hollande, tu l'as vu, en meeting, le mois dernier...Il est mou, il ne t'a pas convaincue." Et puis : "Cite-moi une mesure importante portée par Hollande ? Tu rames, hein..."
Oui.
Pendant ce temps, ma raison me parle aussi. Je sais : on est beaucoup dans ma tête.
Ma raison me dit : "Visiblement, Martine Aubry ne passera pas. Ou alors avec une toute petite majorité qui ne lui permettra pas le rassemblement." Il y a aussi la fin de la campagne d'Aubry, qui me chiffonne la raison : "Elle n'a pas gardé son sang-froid. La gauche molle, elle aurait pu le dire une fois. Mais le répéter à l'envi, c'est idiot. C'est une erreur de jugement. On ne fait pas une campagne au sein de son propre parti comme on ferait une campagne contre un vrai adversaire. Elle ne donne pas une bonne image du PS. La droite adore dire que c'est la zizanie à gauche...Et elle a beau jeu de dire aujourd'hui qu'il faut se calmer. C'est la goutte d'eau..."
Dans tout ça, point de politique, soyons franc, rien que des arguments portant sur la personnalité des impétrants.
Alors tentons une synthèse. Je ne pouvais rien attendre de ceux qui n'ont pas fait la campagne de Ségolène Royal en 2007. Je ne pouvais rien espérer de celle qui a triché à Reims. Je ne croyais pas vraiment au président mou du PS mou des années 2000.
Mais aujourd'hui, nous parlons de la campagne de la présidentielle de 2012. Nous avons un homme qui s'est déclaré très tôt candidat. Qui a envie, visiblement, d'y aller. L'envie c'est important. On a un homme qui est suivi par tous les candidats de la primaire.
De l'autre côté, on a une femme qui a mis du temps à se déclarer. Qui n'avait pas forcément une grande envie. Et qui est aujourd'hui lâchée par tout le parti. Le rassemblement, pourtant, c'est quelque chose de capital, au vu de ce qui s'est passé en 2007.
On ne peut pas refaire l'histoire, mais on peut éviter de refaire les mêmes erreurs. Alors je crois que demain...je ferai des compromis et je serai raisonnable. Hollande est l'homme du compromis et c'est mieux que rien. C'est mieux que Sarkozy.
:)
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13 octobre 2011
Pile ou face : les deux faces de la même pièce
![]() |
| Tiens, au fait, elle a adopté la coupe d'Anne Sinclair, Martine Aubry, non ? |
Je vous explique.
Durant ma carrière de citoyenne, je crois n'avoir jamais voté pour le gagnant. Je me suis toujours plantée. Heureusement que je ne joue pas au loto.
Ce n'est pas tout à fait vrai. J'ai voté pour Chirac. Mais à contrecœur (gros). Cela ne compte pas.
Dimanche dernier, rebelote, je n'ai pas voté du tout pour le gagnant. Et pourtant, il n'y avait que des gens du PS et c'est bien là que je voulais voir un gagnant.
Je vous ai affirmé, dans le feu de la déception, dimanche soir, que je voterai pour Aubry dimanche prochain. Alors voilà : j'ai peur de ne pas voter pour le gagnant, encore un coup. Ce n'est pas pour la cagnotte d'Euromillions, mais pour une fois, ce serait cool que je gagne un peu, aussi.
Et en même temps, si je change de pouliche, j'ai peur de lui porter la poisse ! Non, c'est vrai, c'est peut-être à cause de moi que toutes ces élections passées sont perdues par ceux que je choisis, non ?
Le dilemne est énorme. Je crois que finalement, je vais suivre Montebourg et ne donner mon avis à personne. A part à l'urne qui recevra mon bulletin...Mais ça risque de me peser sur la conscience...
Tout ça pour dire que globalement, pour moi (et pour Montebourg), les deux candidats sont "les deux faces de la même pièce"...
Mon seul regret, c'est le manque de confiance que les électeurs français continuent d'affirmer envers les femmes...
CC

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9 octobre 2011
Primaire : vivement le deuxième tour
Soir d'élection. Pas vraiment de suspens : c'est le PS qui gagne.
On se réjouit que 2 millions de personnes soient venues, un dimanche où il ne faisait pas si mauvais, pour mettre un bulletin dans l'urne. C'est une bonne nouvelle pour la démocratie. Surtout que tout était parfaitement organisé. Bravo.
Comme je l'avais écrit, j'ai voté Ségolène. Par fidélité et par conviction. J'aime bien la tonalité qu'elle apporte en politique, la démocratie participative (dont cette primaire est une belle illustration), j'aime bien ses idées qui sont d'ailleurs reprises à droite et à gauche, ce qui en prouve la valeur. J'aime bien aussi le fait que ce soit une femme, forte, féminine, fière.
C'était en désespoir de cause. Comme toujours, elle a été lâchée par les médias et par le reste de son parti.
Mais pas d'aigreur, pas de déception outre mesure : c'est de la politique et je ne suis pas le genre hooligan.
Donc, la gauche devra encore choisir la semaine prochaine entre Hollande et Aubry.
Une déception plus vive, finalement, c'est que Montebourg ne soit pas au deuxième tour. Il aurait été un élément tirant vers la gauche un parti qui a tendance à s'égarer vers le centre. Il aurait aussi été le représentant d'une nouvelle génération politique.
Il fait un très beau score. Il ne faudra pas l'oublier : quand Valls, réputé plus à droite, ou du moins, social-démocrate, tendance réalisme économique, école de Chicago, fait un score proche de 0%, Montebourg est le troisième homme de cette élection, en prônant la démondialisation.
La semaine prochaine, donc, nous aurons un choix entre deux caciques du PS. Deux vieux de la vieille. Deux qui étaient déjà là en 1981. On aura le choix entre un homme et une femme. Et ça c'est plutôt un joli coup. On aura le choix entre un homme qui aurait plutôt tendance à rechercher le centre, un homme en qui Valls met sa confiance et un femme qui tirerait plutôt vers la gauche incarnée par Montebourg.
Rien n'est gagné, même si Hollande remporte le suffrage des sondages et des médias. Si les voix de Montebourg se reportent sur Aubry, alors, elle peut gagner.
Je ne suis convaincue ni par l'une, ni par l'autre. Mais je voterai encore selon mes convictions à gauche et pour une femme.
Et advienne que pourra, bien sûr, car au final, on fera le jeu de la gauche, pour mettre Sarko K.O.
CC

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7 octobre 2011
Une information capitale avant la primaire...
C'est Ségolène Royal (et son équipe) qui nous fait passer cette petite indication, qui n'échappe pas aux commentateurs politiques de la Sarkozie...Mais cela ne fait pas de mal de se rafraîchir la mémoire :
Voilà. Je vous rappelle que dans deux jours, tout le monde pourra voter : il suffit d'être inscrit sur une liste électorale. Il suffit d'un euro, pour financer l'opération, il suffit de signer une déclaration d'adhésion aux valeurs de gauche. Tout est expliqué là. (C'est utile de le rappeler : ce matin en salle des profs, certains collègues n'étaient pas au courant.)
Pour moi, dimanche, ce sera Ségolène Royal. Parce qu'elle fait preuve de constance et de détermination depuis 2007, parce qu'elle a des idées innovantes et pertinentes, parce qu'elle a effectué beaucoup de travail, tant dans sa région que dans son attitude personnelle, dans la campagne, parce qu'elle est très en pointe dans le domaine de l'écologie, parce qu'elle a de l'audace, de la personnalité et parce que c'est une femme. Mes amis bobo, ma famille de centre gauche, mes collègues me disent que je suis folle. Mais c'est une candidate populaire.
Pas choisie par les médias et les sondages. Mais peut-être par les gens.
Et puis après, advienne que pourra. Et on soutiendra de toute façon la gauche, contre Sarkozy.
CC
Quelle est l'objectivité des sondeurs pour le choix du candidat de la gauche qui affrontera la droite sarkozyste en 2012 ?
BVA = Vincent Bolloré (actionnaire majoritaire), ami de Nicolas Sarkozy.
CSA = Vincent Bolloré (actionnaire à 100%).
TNS Sofres = Martin Sorrell, patron très libéral, proche de Nicolas Sarkozy.
Ipsos = Didier Truchot et Jean-Marc Lech, de notoriété publique, proches de Nicolas Sarkozy.
Ifop = Laurence Parisot, présidente du Medef.
OpinionWay = Hugues Cazenave, ancien UMP et d’Occident, proche de Nicolas Sarkozy.
Chaque année, l’Élysée et le gouvernement commandent, pour plusieurs millions d’euros et sans aucune transparence, une multitude de sondages à ces instituts qui vivent donc largement de ces commandes publiques et de leurs liens privilégiés avec le pouvoir sarkozyste.
Voilà. Je vous rappelle que dans deux jours, tout le monde pourra voter : il suffit d'être inscrit sur une liste électorale. Il suffit d'un euro, pour financer l'opération, il suffit de signer une déclaration d'adhésion aux valeurs de gauche. Tout est expliqué là. (C'est utile de le rappeler : ce matin en salle des profs, certains collègues n'étaient pas au courant.)
Pour moi, dimanche, ce sera Ségolène Royal. Parce qu'elle fait preuve de constance et de détermination depuis 2007, parce qu'elle a des idées innovantes et pertinentes, parce qu'elle a effectué beaucoup de travail, tant dans sa région que dans son attitude personnelle, dans la campagne, parce qu'elle est très en pointe dans le domaine de l'écologie, parce qu'elle a de l'audace, de la personnalité et parce que c'est une femme. Mes amis bobo, ma famille de centre gauche, mes collègues me disent que je suis folle. Mais c'est une candidate populaire.
Pas choisie par les médias et les sondages. Mais peut-être par les gens.
Et puis après, advienne que pourra. Et on soutiendra de toute façon la gauche, contre Sarkozy.
CC

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3 octobre 2011
Les primaires, ma mère, le gras et moi
![]() |
| Les lobbies de l'huile feront-ils le même cirque que Coca ? |
Ma famille est plutôt intéressée par la politique, c'est un fait. Mais c'est aussi un bon signe que ma mère s'y intéresse autant : à deux égards. Premièrement, les primaires sont un droit supplémentaire, un moment de démocratie, qui permet aux gens de s'exprimer et les gens ressentent le besoin de s'exprimer...Deuxièmement, cela montre la très forte volonté de mettre Sarkozy à la porte.
Le PS, même dans son imperfection, est un parti qui offre aujourd'hui cet espoir : changer de cap, changer d'idéologie dominante, rétablir un peu de démocratie et de politique sociale.
On se dit : "Même si c'est unetelle, qui ne me revient pas vraiment, ou machin, qui est un peu mou, ça sera toujours mieux que Sarko." Et on se dit aussi : "Autant que je puisse donner mon avis tout de suite, pour pouvoir peser ensuite sur le candidat, pour pouvoir ensuite lui demander des comptes, quand il sera élu."
Et puis il y a les affaires, aussi, qui empoisonnent la vie politique. L'envie de voter pour quelqu'un d'un peu moins malhonnête, peut-être, que l'équipe de mafiosi en place, c'est un moteur important.
Et puis il y a les idées absurdes qui viennent pesées directement sur le quotidien. Ma mère, par exemple, ce soir, revenait sur cette décision de taxer le gras. Mes parents sont agriculteurs : cette mesure touchera aussi le lait et le fromage ? Est-ce que c'est bien malin de pénaliser une profession déjà bien touchée par la crise ? Et qui mange le plus de gras ? Les pauvres (as-tu déjà essayé de faire un régime sans gras : les produits 0% alourdissent bien la note de ton caddie). En gros - si je puis dire - on taxe encore les pauvres. Normal : ils sont plus nombreux.
Pourtant, José Manuel Barroso évoque une taxe Tobin qui, même "light" - si je puis dire - et ne portant que sur les transactions "flash" des banques pourrait rapporter 55 milliards d'Euros. Pourquoi préfère-t-on taxer le gras, alors ? Au lieu de taxer les gros traders ?
Parce que les politiques sont les amis des financiers et que la lutte des classes s'impose.
CC

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2 octobre 2011
Requête google du dimanche soir
Le titre de ce billet est une odieuse parodie d'une célèbre blogueuse ! Merci !
Ce soir, donc, quelqu'un est tombé sur mon blog en tapant "voyance sur Arnaud Montebourg".
Alors que tout le monde attend avec impatience ces fameuses primaires, (qui ont lieu la semaine prochaine et pour lesquelles tout le monde pourra voter, à condition d'être inscrit sur une liste électorale, et c'est d'ailleurs le moyen de vérifier que tout est en ordre en vue des présidentielles), il y a donc des impatients ésotériques...
Alors pour la cause, je me transforme en Madame Soleil.
La semaine prochaine, Venus sera en goguette dans la constellation de la rose et des choses étranges vont se produire. Ségolène Royal, chèvre ascendante du Poitou, va séduire. Elle risque même de séduire à nouveau son ex-époux. Qui sait alors ce qui peut se produire ? François Hollande, tortue ascendant yaourt à la vanille, va se réveiller le 9 avec une envie furieuse de fusion, de réconciliation, bref, d'amour.
Malheureusement, Martine Aubry, bélier ascendant soupe au lait, va foncer dans le tas. Elle va briser les tabous, elle sera à la fois cougar sur sa gauche, en draguant sauvagement Arnaud et lesbienne sur sa droite, ne pouvant pas résister au magnétisme de Ségolène. Le frêle mais courageux Montebourg, fourmi ascendant Astérix, prendra peur et s'échappera encore un peu plus loin vers le parti de gauche.
Valls (scorpions ascendant social-traitre) et Baylet (herbacé à feuilles longues ascendant radical), se sentant un peu seuls, iront faire la tournée des bistros.
:)
CC
Ce soir, donc, quelqu'un est tombé sur mon blog en tapant "voyance sur Arnaud Montebourg".
Alors que tout le monde attend avec impatience ces fameuses primaires, (qui ont lieu la semaine prochaine et pour lesquelles tout le monde pourra voter, à condition d'être inscrit sur une liste électorale, et c'est d'ailleurs le moyen de vérifier que tout est en ordre en vue des présidentielles), il y a donc des impatients ésotériques...
Alors pour la cause, je me transforme en Madame Soleil.
La semaine prochaine, Venus sera en goguette dans la constellation de la rose et des choses étranges vont se produire. Ségolène Royal, chèvre ascendante du Poitou, va séduire. Elle risque même de séduire à nouveau son ex-époux. Qui sait alors ce qui peut se produire ? François Hollande, tortue ascendant yaourt à la vanille, va se réveiller le 9 avec une envie furieuse de fusion, de réconciliation, bref, d'amour.
Malheureusement, Martine Aubry, bélier ascendant soupe au lait, va foncer dans le tas. Elle va briser les tabous, elle sera à la fois cougar sur sa gauche, en draguant sauvagement Arnaud et lesbienne sur sa droite, ne pouvant pas résister au magnétisme de Ségolène. Le frêle mais courageux Montebourg, fourmi ascendant Astérix, prendra peur et s'échappera encore un peu plus loin vers le parti de gauche.
Valls (scorpions ascendant social-traitre) et Baylet (herbacé à feuilles longues ascendant radical), se sentant un peu seuls, iront faire la tournée des bistros.
:)
CC

30 septembre 2011
Get up
Levons-nous et allons voter pour les primaires, le 9 octobre.
Get Up - Chinese Man feat. Ex-I, Lush One, Plex... par chinesemanrecords
Je sais, ça en saoule un peu certains. Mais c'est aussi la démocratie.
On peut toujours dire ce qu'on veut : que les partis, c'est pas ci, c'est pas ça. On peut dire pareil des syndicats. On peut être tenté par l'individualisme à iPod et écran plat et par le "Les autres, c'est tous des cons." Mais dans le fond, les partis, les syndicats, ce sont des outils et ils sont ce qu'on en fait.
Voilà. Vivement le 9 octobre. Je n'en peux plus de cette interminable campagne. De ces candidats de la même famille, qui ont de la peine à ne pas dire du mal...Ou qui ont du mal à dire du mal. On qui ont du mal à avoir du mal à dire du mal.
Bon weekend.
CC
Get Up - Chinese Man feat. Ex-I, Lush One, Plex... par chinesemanrecords
Je sais, ça en saoule un peu certains. Mais c'est aussi la démocratie.
On peut toujours dire ce qu'on veut : que les partis, c'est pas ci, c'est pas ça. On peut dire pareil des syndicats. On peut être tenté par l'individualisme à iPod et écran plat et par le "Les autres, c'est tous des cons." Mais dans le fond, les partis, les syndicats, ce sont des outils et ils sont ce qu'on en fait.
Voilà. Vivement le 9 octobre. Je n'en peux plus de cette interminable campagne. De ces candidats de la même famille, qui ont de la peine à ne pas dire du mal...Ou qui ont du mal à dire du mal. On qui ont du mal à avoir du mal à dire du mal.
Bon weekend.
CC

21 septembre 2011
François Hollande : un mec moyen
| Des rideaux pour donner l'impression d'un salle bondée... |
Pour quelqu'un qui n'est pas habitué aux meetings, tout est intéressant. Par exemple, c'est une machine bien huilée, avec des "trucs", des grosses ficelles, comme au théâtre de boulevard. Par exemple, quand la salle est grande, pour donner l'impression qu'il y a plus de monde, on la coupe avec des rideaux. Ainsi des gens sont obligés de rester debout...On joue à guichets fermés, même si en réalité, les deux tiers de la salle sont vides. Autre truc : on fait passer, avant la guest star, tout un tas d'intervenants plus ou moins débutant en matière de discours. Ainsi, l'invité passe pour un orateur de premier plan.
Mais même avec ces astuces, François Hollande, lorsqu'il monte sur scène, ne déclenche pas la ferveur espérée. Son style, c'est le stand-up. Plutôt Djamel Debbouze que Johnny, il n'enflamme pas la salle, il n'y a rien à faire. Quelques applaudissements discrets, fortement incités par des chauffeurs de salle là pour faire la claque, pas de vivats, pas de drapeaux, ni de panneaux brandis, comme j'avais eu l'occasion de le voir quand Martine Aubry avait fait un meeting pour les régionales, dans la même salle, en mars 2010.
| Le type qui nous a raconté des blagues... |
Bref, il ne soulève pas les foules.
Sur le fond aussi, on peut lui reprocher un manque de niaque ! La rhétorique est une chose, mais sans idées concrètes, cela tourne vite au blabla.
Venu dans le Pays de Montbéliard pour visiter PSA, à Sochaux et rencontrer les syndicats à Audincourt, (et aussi pour faire plaisir à son directeur de campagne, Moscovici) Hollande a axé sa première partie sur l'industrie, l'emploi, les PME et les grandes entreprises. Il a émis des idées intéressantes, sur les liens entre les PME et les grands groupes, mais on peut vraiment regretter qu'il n'évoque pas du tout les travaux du sénateur Bourquin, pourtant dans la salle, sur la désindustrialisation, et notamment le volet sur le protectionnisme à échelle européenne, envers les pays ne respectant pas le même droit du travail, les mêmes droits sociaux et environnementaux que nous. Mais il est vrai qu'il aurait alors marché sur les terres de Montebourg...Cependant, je crois que dans la salle, c'était un thème très attendu.
Puis, il a évoqué l'école. C'est le point central de son programme. C'est, dit-il, le levier sur lequel la France est maître : le pays est libre ici de faire ce qu'il veut. Aveux d'échec pour le reste ? Comme si dans les autres domaines, on n'avait pas la main et que l'Europe et le marché seraient toujours là pour nous empêcher. C'est une impression d'impuissance qui ressort de ce constat. Malgré tout, ce qu'il dit sur l'école me plaît. Comment pourrait-il en être autrement ? Il parle de formation, il promet des postes, de l'aide pour les élèves les plus en difficulté. Bref, il a une vision d'une école forte pour que la jeunesse soit véritablement l'avenir du pays. Il fustige aussi une politique qui ne s'adresse qu'aux vieux. Cela, c'est très bon : on ne fait pas un pays dynamique et fort en gérant les fins de vie.
Il aborde ensuite son troisième sujet : l'écologie. Durant le débat, on avait assisté à une petite passe d'armes avec Martine Aubry, sur le sujet du nucléaire. On avait surtout compris qu'il était urgent d'attendre. Il parle aujourd'hui d'une sortie très progressive du tout nucléaire. 50% en 2025. Il n'en ressort pas grand chose de plus. Mais c'est un axe fort de son discours, ce qui est de bon augure. (Cependant, il n'y a rien à faire, Royal est meilleure que lui sur le sujet...)
Enfin, dernier volet : la démocratie. Encore un moyen de vanner Sarkozy, ce qui est jouissif, mais un peu facile, tout de même ! La proposition qui est la plus applaudie, sans doute, de la soirée, c'est le droit de vote pour les élections locales pour les étrangers vivant en France depuis plus de 5 ans. Sur une terre ouvrière comme Montbéliard, ou une belle partie de la population est immigrée, c'est en effet une belle proposition. Cependant, on peut regretter un discours qui ne va pas assez loin dans la dénonciation des idées d'extrême droite qui envahissent l'espace politique. C'est ce qu'on attend d'un candidat de gauche...
| Même pour le final et même avec Bella Ciao à fond, pas d'enthousiaste délirant de la foule... |
Le discours social démocrate n'apporte pas assez d'espoir...
Faire rire ne suffit pas. (Sauf peut-être pour les sondages ?)
CC

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16 septembre 2011
Des hauts et débat
Hier soir, sur la télé, il y avait le MasterChef de la politique. Que des chefs. Pas de tambouille. Du grand art.
Ils étaient six : entrée, plat, dessert, en double et sur un plateau. Il y avait, comme dans toute bonne émission de divertissement, des favoris et des chouchous, des perdants d'avance et des "qu'on n'attendait pas".
L'émission m'a tenue et retenue. Incroyable. Ils ont réussi ce premier tour de force : faire apprécier une émission politique. Justement parce qu'il y avait cette touche "télé réalité" : on a toujours un peu envie de savoir qui va l'emporter à la fin. Après tout, des tocards en tambouille arrivent bien à nous faire regarder "Un dîner presque parfait"...
Sérieusement, c'est déjà pas mal d'arriver à intéresser un peu les gens à la politique, à la télé. Ce n'était pas gagné. Enfin, si : il paraît que quand Sarko passe à la télé, les audiences sont bonnes aussi. Les gens veulent savoir si le premier homme de France s'est amélioré.
Là, c'est un peu pareil, sans doute : de la curiosité malsaine. On avait envie de voir le maquillage de Martine (ou pas), les bons mots de Ségolène. (D'ailleurs, ces dames n'ont pas de nom : vous avez remarqué ? Que des prénoms.) On avait envie de voir Hollande prendre un malaise hypoglycémique à cause de son régime, on avait envie de voir le merveilleux brushing de Valls (mais pourquoi met-il autant de gel ?), on voulait juste voir à quoi ressemble ce fameux Baylet et on voulait absolument Montebourg, le couteau entre les dents.
Mais on a vu un panel plutôt convaincant de candidats : sérieux, capables de répondre, de creuser un peu les sujets, de ne pas dire trop de conneries. Et ça nous a changé des éternels plateau Lefebvre-LePen-Morano de la mère Chabot.
C'est le bon point.
Après, on peut toujours dire que 5 millions de téléspectateurs, pour 40 millions de votants, ça ne fait pas des masses. Mais si on ramène ça à :
1) les gens qui votent vraiment,
2) les gens ayant une sensibilité de gauche
3) Les gens regardant la télé
4) L'audience de TF1 avec Master Chef, en même temps,
...je trouve que c'est pas si mal...
On peut regretter que ce matin, les médias ne parlent que de deux candidats sur les 6. Mais on peut apprécier le consensus (ou presque) qui se fait autour de l'unité et de l'apaisement à gauche. C'est cela qui est à retenir.
Le 9 octobre, il faut aller voter. Et quoi qu'il se passe, même si ce n'est pas le bon cheval qu'on aura choisi, il faudra faire une campagne unie. Elle a commencé hier soir, finalement...
Et puis si on est 5 millions à aller voter, je pense que Sarko va flipper sa race. Et ça sera déjà une bonne chose !
CC
Ils étaient six : entrée, plat, dessert, en double et sur un plateau. Il y avait, comme dans toute bonne émission de divertissement, des favoris et des chouchous, des perdants d'avance et des "qu'on n'attendait pas".
Sérieusement, c'est déjà pas mal d'arriver à intéresser un peu les gens à la politique, à la télé. Ce n'était pas gagné. Enfin, si : il paraît que quand Sarko passe à la télé, les audiences sont bonnes aussi. Les gens veulent savoir si le premier homme de France s'est amélioré.
Là, c'est un peu pareil, sans doute : de la curiosité malsaine. On avait envie de voir le maquillage de Martine (ou pas), les bons mots de Ségolène. (D'ailleurs, ces dames n'ont pas de nom : vous avez remarqué ? Que des prénoms.) On avait envie de voir Hollande prendre un malaise hypoglycémique à cause de son régime, on avait envie de voir le merveilleux brushing de Valls (mais pourquoi met-il autant de gel ?), on voulait juste voir à quoi ressemble ce fameux Baylet et on voulait absolument Montebourg, le couteau entre les dents.
Mais on a vu un panel plutôt convaincant de candidats : sérieux, capables de répondre, de creuser un peu les sujets, de ne pas dire trop de conneries. Et ça nous a changé des éternels plateau Lefebvre-LePen-Morano de la mère Chabot.
C'est le bon point.
Après, on peut toujours dire que 5 millions de téléspectateurs, pour 40 millions de votants, ça ne fait pas des masses. Mais si on ramène ça à :
1) les gens qui votent vraiment,
2) les gens ayant une sensibilité de gauche
3) Les gens regardant la télé
4) L'audience de TF1 avec Master Chef, en même temps,
...je trouve que c'est pas si mal...
On peut regretter que ce matin, les médias ne parlent que de deux candidats sur les 6. Mais on peut apprécier le consensus (ou presque) qui se fait autour de l'unité et de l'apaisement à gauche. C'est cela qui est à retenir.
Le 9 octobre, il faut aller voter. Et quoi qu'il se passe, même si ce n'est pas le bon cheval qu'on aura choisi, il faudra faire une campagne unie. Elle a commencé hier soir, finalement...
Et puis si on est 5 millions à aller voter, je pense que Sarko va flipper sa race. Et ça sera déjà une bonne chose !
CC

6 septembre 2011
Primaires, collèges, lycées...
J'ai reçu hier la lettre de Hollande pour l'éducation. C'est la rentrée. On parle de l'école, comme chaque année, une fois par an. Ensuite, on râle quand il y a des grèves, mais on explique surtout pas pourquoi.
J'ai lu, chez Eric, la lettre d'Aubry, sur l'éducation.
J'ai lu, chez l'Hérétique, quelques explications des idées de Montebourg, sur l'éducation.
J'ai écouté Ségolène Royal, à l'Université d’Été du PS, à la Rochelle, sur l'éducation.
Ce sera déjà pas mal, pour un début. On pourrait croire que le PS, grand parti des professeurs, va proposer des choses concrètes pour faire bouger les lignes, pour se démarquer du bilan déplorable de la droite au pouvoir depuis...2002, pour essayer de donner envie à cette catégorie de la population qui a de plus en plus envie de ne pas aller voter.
La lettre sur l'éducation de François Hollande, c'est du blabla creux. Il s'en dégage deux axes : "temps et rythmes scolaires, et revalorisation et redéfinition des missions et des conditions du métier d'enseignant."
Deux choses un peu accessoires, un peu à côté, mais deux choses susceptibles de faire la une de l'Express ou du Nouvel Obs. En plus, Hollande ne propose pas des choses concrètes : il ne dit pas, on va revenir à une semaine de 5 jours à l'école primaire. Il dit juste qu'on va en parler. Et parler des rythmes scolaires, on sait bien que ça aboutit toujours à un consensus mou avec les lobbies du tourisme. Vide et creux. Surtout que Sarko a fait ça pendant 5 ans : faire des consultations, des concertations, des discussions. Et cela ne sert à rien.
L'éducation a besoin de quelqu'un qui prend les choses en main.
Martine Aubry propose des choses concrètes. Des petites choses, à la marge. Rien de révolutionnaire, mais un bon début : fin des suppressions de postes, retour de la formation professionnelle, fin des 4 jours au primaire, création d'un nouveau métier d'encadrement pour assurer la sécurité dans les établissements. Un sur gé ? Pour le reste, du vague dans du flou, plein de bonnes intentions, mais rien de tangible. Mettre plus de profs dans les milieux sensibles. C'est déjà un peu le cas, avec les RAR et les ECLAIR. Mais souvent, il manque une donnée essentielle pour que ça marche : le temps.
Arnaud Montebourg, qui a un projet bien fourni sur le sujet, met en avant le latin, prône plus de simplicité dans l'organisation du système scolaire et parle aussi des rythmes scolaires et de carte scolaire, ce qui ne mange pas de pain. Un projet de gauche, qui parle beaucoup d'égalité, ce qui est mal perçu par la droite, puisque derrière le mot égalité, elle a tendance à lire nivellement par le bas, ce qui n'est pas l'idée principale, me semble-t-il. Et le livret de compétence, qui pour le coup, est un réel nivellement par le bas, nous est bien imposé par la droite...
Bref...Des idées à prendre un peu partout, mais des mesures de surface.
L'expérience me pousse à vouloir des changements plus profond.
Je suis professeur dans un collège ZEP, puis RAR, puis ECLAIR, depuis plus de 5 ans. L'établissement fait partie des quelques centaines que l'on considère comme les plus difficiles, puisqu'on lui attribue des moyens supplémentaires. Ces moyens supplémentaires sont utiles. Ils sont la preuve que c'est une des clés du problèmes. Mais les établissements dans le genre du mien sont de plus en plus rares et malgré les résultats scolaires un peu moins mauvais et la violence en nette diminution, nous manquons d'un levier essentiel pour que les choses aillent encore mieux : du temps.
C'est pour cela que même si cela peut paraître fou à la plupart de mes collègues, je pense que l'idée soulevée par Ségolène Royal en 2007, sur le temps de travail et les 35h sur le lieu de travail, n'était pas une mauvaise idée, au moins pour le collège.
Ce qui manque aux profs pour avancer vraiment, pour faire du bon boulot, ce n'est pas forcément grand chose : c'est surtout du temps. 35h dans l'établissement ce serait avant tout du temps pour bosser en équipe. En se mettant au diapason de la société, c'est à dire, en faisant 35h comme tout le monde de manière visible, les enseignants travailleraient, en fait, moins mais plus efficacement : si on sortait du collège en ayant préparé nos cours, en commun, en équipe, si on avait préparé les évaluations, si on avait fait nos corrections sur place, on n'y serait pas encore à 23h, chez nous, tout seul, isolé et dépressif.
Cela, ce serait vraiment une proposition révolutionnaire. Cela rendrait le prof moins bouc émissaire de la société, en plus.
Mais il faut prendre conscience que cela représente un investissement énorme de l'Etat : pour l'instant, l’Éducation Nationale est incapable de fournir les locaux et le matériel pour que l'on travaille sur place...
CC

29 août 2011
L'université, c'est trop intellectuel pour les médias...
C'est étonnant : quand on lit la presse, quand on écoute la radio, à propos de l'Université d’Été du PS de la Rochelle, on entend trois choses.
La première, c'est qu'il n'y a que deux candidats : François Hollande et Martine Aubry. Mais que seul François Hollande a ses chances.
La deuxième, c'est que le PS a affiché une unité mais que cette unité n'est que de façade.
La troisième, c'est que la chanson du PS est toute pourrie. Essentiel.
Passez votre chemin, il n'y a rien à voir. Et rien à entendre...
Or, j'ai regardé un peu les conférences diverses sur internet, j'ai lu les rapports et les tweets de mes copains blogueurs et il me semble qu'en trois jours, il s'est passé autre chose.
J'ai suivi par exemple la conférence sur la précarité. J'ai apprécié les intervenants. Par exemple, Najat Vallaud-Belkacem nous a parlé de l'Islande. Il est vrai que les journalistes ont peut-être eu du mal à suivre, parce que l'Islande, ils ne savent pas où c'est. Il y a eu une révolution, là-bas. Personne n'en a parlé. Et pourtant, c'est au coeur du sujet : la crise économique, les banques, les dettes publiques. Les Islandais ont pris le taureau par les naseaux et se sont débarrassé des charognards banquiers. Ils ne s'en portent que mieux.
J'ai beaucoup entendu parler d'Arnaud Montebourg, aussi. Bon orateur, surprenant même les plus cyniques, convaincu qu' «on ne battra pas le sarkozysme en promettant l’austérité à ceux qui n’ont que leur travail pour vivre.»
J'ai écouté la séance plénière de Ségolène Royal : j'ai entendu un enseignant, un agriculteur, j'ai entendu des propositions concrètes. Par exemple, la remise en place de la formation des enseignants. Par exemple le soutien d'une agriculture utile et raisonnée.
Lorsque je parcours les comptes-rendus des ateliers et des plénières, je suis étonnée par la présence des intellectuels, des gens de la société civile, des experts sur tous les sujets. Lorsque j'entends le discours de clôture d'Harlem Désir, je suis étonnée qu'on ne souligne pas l'enthousiasme réel soulevé parmi les militants. Il me semble que ce que les journalistes font ressortir de tout ça est dérisoire et superficiel. Lorsque j'entends les militants, il me semble que les journalistes seront surpris des résultats des primaires. Ségolène Royal ou Arnaud Montebourg pourrait bien créer la surprise. Ils sont bien plus à gauche que François Hollande qui me laisse une impression de mollesse et décontraction qui sied mal à un président de la République...
Il me semble aussi que les torts sont partagés : le PS ne sait pas se vendre. Il ne sait pas communiquer sur ce qu'il a de meilleur. Il est victime aussi de la société de divertissement. La politique, ce n'est pas la tasse de thé de grand monde. Il y a secret story à la télé. Et la Rochelle a ressemblé étrangement à cette émission de télé réalité, dans les médias.
Y-a-t-il du temps de cerveau disponible pour écouter des sociologues, des philosophes, des professeurs d'université ?
Non. Il n'y en a que pour le coca...
CC
La première, c'est qu'il n'y a que deux candidats : François Hollande et Martine Aubry. Mais que seul François Hollande a ses chances.
La deuxième, c'est que le PS a affiché une unité mais que cette unité n'est que de façade.
La troisième, c'est que la chanson du PS est toute pourrie. Essentiel.
Passez votre chemin, il n'y a rien à voir. Et rien à entendre...
Or, j'ai regardé un peu les conférences diverses sur internet, j'ai lu les rapports et les tweets de mes copains blogueurs et il me semble qu'en trois jours, il s'est passé autre chose.
J'ai suivi par exemple la conférence sur la précarité. J'ai apprécié les intervenants. Par exemple, Najat Vallaud-Belkacem nous a parlé de l'Islande. Il est vrai que les journalistes ont peut-être eu du mal à suivre, parce que l'Islande, ils ne savent pas où c'est. Il y a eu une révolution, là-bas. Personne n'en a parlé. Et pourtant, c'est au coeur du sujet : la crise économique, les banques, les dettes publiques. Les Islandais ont pris le taureau par les naseaux et se sont débarrassé des charognards banquiers. Ils ne s'en portent que mieux.
J'ai beaucoup entendu parler d'Arnaud Montebourg, aussi. Bon orateur, surprenant même les plus cyniques, convaincu qu' «on ne battra pas le sarkozysme en promettant l’austérité à ceux qui n’ont que leur travail pour vivre.»
J'ai écouté la séance plénière de Ségolène Royal : j'ai entendu un enseignant, un agriculteur, j'ai entendu des propositions concrètes. Par exemple, la remise en place de la formation des enseignants. Par exemple le soutien d'une agriculture utile et raisonnée.
Lorsque je parcours les comptes-rendus des ateliers et des plénières, je suis étonnée par la présence des intellectuels, des gens de la société civile, des experts sur tous les sujets. Lorsque j'entends le discours de clôture d'Harlem Désir, je suis étonnée qu'on ne souligne pas l'enthousiasme réel soulevé parmi les militants. Il me semble que ce que les journalistes font ressortir de tout ça est dérisoire et superficiel. Lorsque j'entends les militants, il me semble que les journalistes seront surpris des résultats des primaires. Ségolène Royal ou Arnaud Montebourg pourrait bien créer la surprise. Ils sont bien plus à gauche que François Hollande qui me laisse une impression de mollesse et décontraction qui sied mal à un président de la République...
Il me semble aussi que les torts sont partagés : le PS ne sait pas se vendre. Il ne sait pas communiquer sur ce qu'il a de meilleur. Il est victime aussi de la société de divertissement. La politique, ce n'est pas la tasse de thé de grand monde. Il y a secret story à la télé. Et la Rochelle a ressemblé étrangement à cette émission de télé réalité, dans les médias.
Y-a-t-il du temps de cerveau disponible pour écouter des sociologues, des philosophes, des professeurs d'université ?
Non. Il n'y en a que pour le coca...
CC

25 août 2011
Deux tags : primaires et mascotte
La première question est posée par Antenne-Relais : « que pensez-vous du "vote utile" au 1er tour, à la primaire PS pour commencer, puis à la présidentielle ? ».
Il a posé la question à Partageons mon avis, Romain / Variae, Les coulisses de Sarkofrance, El Camino, antennerelais, Partageons mon avis (tome 2), Philippe Sage, Une autre vie, 365mots, GdC, Romain Blachier, Yann Savidan, A perdre la raison, Hern, Intox2007, Seb Musset, Rimbus, Disparitus, Cui cui, Gabale, qui ont déjà répondu.
Et à Juju, Ruminances, Dadavidov, Des pas perdus, Jean, Le Grumeau, Bembelly, Le Griffon, Ménilmuche, Slovar, Trublyonne, Romain le breton, Homer, Des fraises, Minijupe, Marc, Vallenain, Vogelsong, Eric, Lolobobo, David Burlot, Olympe, SuperNo, Djoulf, Pensez Bibi, qui, comme moi, n'ont pas encore répondu.
Je m'y colle !
Le vote utile, rappelons-nous, c'est ce qui aurait pu faire gagner Jospin en 2002. C'est en général après coup qu'on se dit : "Si on avait su...on aurait voté utile."
Par définition, on a du mal à définir par avance ce qui sera un vote utile.
Il y a ceux qui pensent qu'Hollande, c'est un vote utile, parce qu'il ratisse un peu plus à droite que les autres. Mais c'est bien connu : on ne fera pas voter à gauche un mec de droite, même s'il s'agit d'un type un peu moins à gauche qu'un type de gauche. Surtout que Sarkozy est suffisamment bon en bluff, mensonge et esbroufe en tout genre pour faire croire aux mecs de droite qu'il a changé et qu'il est maintenant quelqu'un de bien.
Pourvu que le vote soit utile à la démocratie. Que chacun puisse exprimer sa sensibilité, ses idées et basta ! Et surtout, que le PS écoute ses militants et fasse ensuite une vraie campagne, unie pour la victoire derrière son candidat. Ou sa candidate...
Il a posé la question à Partageons mon avis, Romain / Variae, Les coulisses de Sarkofrance, El Camino, antennerelais, Partageons mon avis (tome 2), Philippe Sage, Une autre vie, 365mots, GdC, Romain Blachier, Yann Savidan, A perdre la raison, Hern, Intox2007, Seb Musset, Rimbus, Disparitus, Cui cui, Gabale, qui ont déjà répondu.
Et à Juju, Ruminances, Dadavidov, Des pas perdus, Jean, Le Grumeau, Bembelly, Le Griffon, Ménilmuche, Slovar, Trublyonne, Romain le breton, Homer, Des fraises, Minijupe, Marc, Vallenain, Vogelsong, Eric, Lolobobo, David Burlot, Olympe, SuperNo, Djoulf, Pensez Bibi, qui, comme moi, n'ont pas encore répondu.
Je m'y colle !
Le vote utile, rappelons-nous, c'est ce qui aurait pu faire gagner Jospin en 2002. C'est en général après coup qu'on se dit : "Si on avait su...on aurait voté utile."
Par définition, on a du mal à définir par avance ce qui sera un vote utile.
Il y a ceux qui pensent qu'Hollande, c'est un vote utile, parce qu'il ratisse un peu plus à droite que les autres. Mais c'est bien connu : on ne fera pas voter à gauche un mec de droite, même s'il s'agit d'un type un peu moins à gauche qu'un type de gauche. Surtout que Sarkozy est suffisamment bon en bluff, mensonge et esbroufe en tout genre pour faire croire aux mecs de droite qu'il a changé et qu'il est maintenant quelqu'un de bien.
Pourvu que le vote soit utile à la démocratie. Que chacun puisse exprimer sa sensibilité, ses idées et basta ! Et surtout, que le PS écoute ses militants et fasse ensuite une vraie campagne, unie pour la victoire derrière son candidat. Ou sa candidate...
Le deuxième tag est moins sérieux : c'est Romain qui demande quelle mascotte on pourrait choisir pour le PS, qui manque sérieusement d'ambiance festive. Il a été relayé par Gabale entre autres qui demande à tout un tas de gens ([Unhuman]geek, 100 000 V, A perdre la raison, A toi l’honneur !, la suite…, Alter Oueb, Antenne-relais, Arnaud Mouillard, Bah !, blog de David Burlot, Carnet de notes de Yann Savidan, Ce Que Je Pense …, Chez El Camino, Chez Homer, Chroniques d’une Chocoladdict, citoyen actif, De tout et de rien, surtout de rien d’ailleurs, des pas perdus, Désirs d’Avenir Buxerolles 86, Désirs d’Avenir Hérault, Détours à Tours, Du petit monde de Gildan, Ecume de mes jours, Eric Mainville, Fattorius, Fucking disgrace, Gularu #Blog, Homer d’alors, Humeurs de vaches, Intox2007.info, Je hais les journaux intimes, Je n’ai rien à dire ! et alors ??, Je pense donc j’écris, La lettre de Jaurès, La Maison du Faucon, La rénovitude, La revue de Stress, Le blog de Louis Lepioufle, Le blog des coms en Terre LoveSand , Le grenier du Faucon, Le grumeau, Le Solitaire de la Lune, Les aventures d’Euterpe, Les coulisses de Sarkofrance, Les divagations NRV de cui cui fit l’oiseau., les échos de la gauchosphère, LES JOURS ET L’ENNUI DE SEB MUSSET, Les Tentatives, Lipaonline Blog, Lyonnitude(s), Margaud cuisine mais préfère diner en ville, Météo Mulhouse, Mon avis t’intéresse, Monsieur Poireau, neuneu.org, Olympe et le plafond de verre, On refait le blog, Parti socialiste de la ville d’Anzin, Philippe Méoule, Princesse101, Rimbus le blog, Sarkofrance, Sète’ici, Un raleur de plus, Une Autre Vie, Unhuman, Virginie B, Xapur’s Blog, Zette And The City)
Une mascotte pour le PS ne peut être que rose. Mais elle doit être combattive, aussi. Et festive, donc, puisque c'est l'idée de base. Je crois donc qu'un bioman force rose dansant la macarena avec ses copains ferait parfaitement l'affaire.
CC

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2 août 2011
Primaires du PS : de belles têtes de vainqueurs
Pour le PS, la bataille rangée qui consiste à d'abord se tirer dans les pattes avant de se mettre à tirer sur le vrai ennemi a commencé.
La primaire.
On va donc devoir choisir entre ces 6 candidats qui font tous partie d'un dîner de cons sans le savoir et qui ont tous de belles têtes de vainqueurs.
La primaire.
On va donc devoir choisir entre ces 6 candidats qui font tous partie d'un dîner de cons sans le savoir et qui ont tous de belles têtes de vainqueurs.
Tout le monde va pouvoir voter, le 9 puis le 16 octobre, moyennant un Euro, si l'on n'est pas adhérent au PS. Donc, je pourrais voter pour un Euro. Un vote discount.
Examinons la situation : deux nanas et quatre mecs. Globalement, deux générations différentes : ceux qui commencent à faire un peu retraités sur les bords et ceux qui sont encore jeunots. En politique, si t'as moins de 55 ans, on dit que tu as encore du lait qui sort quand on te pince le nez.
Ensuite, il y a les plus à gauche et les moins à gauche.
Il y a aussi un inconnu du grand public.
Reprenons : Martine Aubry est une femme (mais non !! si, si, j'te jure) qui aura 62 ans l'année prochaine. Elle a de belles réussites à son palmarès d'ancienne ministre. Elle est notamment l'instigatrice des 35 heures, ce qui en fait l'ennemie, a priori, du grand patronat. On peut dire qu'elle est plutôt bien à gauche. Elle a aussi créé la CMU. Ce sont ses points forts. Ses points faibles, c'est qu'elle est depuis quelques temps présidente du PS, que cela lui demande de l'énergie, que durant ce temps, elle ne s'occupe plus de la mairie de Lille, et qu'elle ne fait pas grand-chose d'autre, aujourd'hui, que de comploter avec des encore plus vieux qu'elle, comme Emmanuelli, et donner des interview à Paris-Match. La retraite, c'est aussi une bonne idée, à 62 ans. D'ailleurs, c'est un dossier pour la présidentielle, ça, les retraites, non ? A 60 ans, d'ailleurs...
Jean-Michel Baylet. Inconnu au bataillon. A un nom de crème de whisky. Son wikipédia dit qu'il est riche, patron de presse, qu'il a été condamné pour abus de biens sociaux. Il est président du Parti Radical de Gauche. Et il a 4 ans de plus que Martine Aubry.
François Hollande. Il a maigri, il est moins jovial et sympathique que quand il était plus rondouillard. Il fait maladif. Sinon, c'est un mec normal. Il était sur le banc des remplaçants au cas où DSK serait retenu, parce que lui aussi a une formation d'économiste. Un économiste de Rouen peut très bien remplacer un économiste de New-York. Il a été premier secrétaire du PS pendant longtemps, mais il n'en a rien fait. Sinon, il a été au lycée à Neuilly-Sur-Seine. Un passage obligé avant d'être président de la République. Il a 4 ans de moins que Martine Aubry.
Arnaud Montebourg. Il a une femme magnifique, qui ferait une très belle première dame de France. Elle est journaliste. Ce n'est pas Anne Sinclair. De là à dire qu'Arnaud n'a qu'une seule qualité, sa compagne, il n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas. Sinon, c'est un type plutôt de la "vraie gauche", plus proche de Martine Aubry que de François Hollande. Il a 12 ans de moins que Martine Aubry.
Ségolène Royal. (C'est une femme ! Non !!! Si !) Elle est toujours vivante, contrairement aux rumeurs persistantes. Elle est au boulot, contrairement à Martine Aubry qui glande dans Paris-Match. Les médias ne croient plus du tout en elle, parce qu'elle s'est déjà présentée en 2007. (Rappelons que Mitterrand s'est présenté en 1965 et en 1974, pour être élu en 1981.) Royal est faible niveau com', même si elle a fait des progrès considérables, mais elle a des idées innovantes : l'écologie est un point fort, l'investissement dans les services publics, l'attention portée à l'éducation (c'est elle qui a réactivé les ZEP dans le gouvernement Jospin), les actions préventives en matière de santé...Elle a 3 ans de moins que Martine Aubry.
Manuel Valls. Il a déclaré qu'on ne pourrait pas revenir en arrière sur les retraites. Il promet donc de ne pas respecter l'ébauche du programme du PS. Ça commence fort ! Il se revendique d'ailleurs de l'aile droite de la gauche. Et d'ailleurs, on se demande bien pourquoi il reste au PS. Sinon, il a douze ans de moins que Martine Aubry.
J'ai encore le temps de décider. Le mois d'octobre est encore loin. Mais, si mes préférences vous sembleront claires, à la lecture de cet article pas objectif du tout, sachez que je soutiendrai loyalement le candidat que la primaire désignera. Même si c'est Jean-Michel Baylet.
CC

27 juin 2011
Primaires du PS : mais pourquoi font-elle peur à l'UMP ?
Il paraît que les primaires socialistes font peur à l'UMP. Une peur bleue.
Il semblerait que l'idée qu'un parti politique puisse avoir un fonctionnement démocratique, ça décoiffe chez les amis de Guéant.
Bizarre.
On s'est même mis à raconter n'importe quoi à propos de cette démarche qui consiste à faire choisir par ceux que ça intéresse, le candidat pour l'élection présidentielle.
On raconte que c'est un moyen de ficher les gens, de voir qui sont les social-traîtres. On raconte qu'il y aura des sanctions, si l'on ne va pas voter à cette élection non obligatoire. Qu'on fusillera les opposants, comme au bon vieux temps.
Voilà le retour de la rhétorique du bolchévique avec le couteau entre les dents.
Franchement, c'est n'importe quoi ! D'ailleurs, l'UMP ferait bien de s'inspirer de cette démarche saine, s'il ne veut pas que ce soit le bazar l'année prochaine ! Déjà 4 candidats pour l'UMP se sont déclarés. Cela fait désordre !
Alors, rien que pour ça, les primaires sont déjà une bonne idée. Et puis c'est l'occasion de faire quelque chose pour que la gauche gagne ! Déplacez-vous pour prendre les choses en main !
CC
Il semblerait que l'idée qu'un parti politique puisse avoir un fonctionnement démocratique, ça décoiffe chez les amis de Guéant.
Bizarre.
On s'est même mis à raconter n'importe quoi à propos de cette démarche qui consiste à faire choisir par ceux que ça intéresse, le candidat pour l'élection présidentielle.
On raconte que c'est un moyen de ficher les gens, de voir qui sont les social-traîtres. On raconte qu'il y aura des sanctions, si l'on ne va pas voter à cette élection non obligatoire. Qu'on fusillera les opposants, comme au bon vieux temps.
Voilà le retour de la rhétorique du bolchévique avec le couteau entre les dents.
Franchement, c'est n'importe quoi ! D'ailleurs, l'UMP ferait bien de s'inspirer de cette démarche saine, s'il ne veut pas que ce soit le bazar l'année prochaine ! Déjà 4 candidats pour l'UMP se sont déclarés. Cela fait désordre !
Alors, rien que pour ça, les primaires sont déjà une bonne idée. Et puis c'est l'occasion de faire quelque chose pour que la gauche gagne ! Déplacez-vous pour prendre les choses en main !
CC

27 avril 2011
Toi aussi, fabrique tes primaires de rêves...
![]() |
| Même sur l'affiche, il y a trop de monde... |
Comment vont se passer les primaires ? C'est un tag !
Eh bien, dans ma boule de cristal, moi qui suis un peu voyante à mes heures, je peux vous le dire...
Je peuuux le faire...
Alors voilà. DSK va se faire virer de son boulot de New-York. Ce sera un drame, parce que sa dame va être obligée de changer le titre de son blog. C'est toujours un drame, de changer de titre : il faut prévenir le wikio, il faut que les lecteurs vous retrouvent...
Mais ce n'est pas le plus important.
DSK étant sans boulot sera bien obligé de se présenter.
Au PS, il y aura des contents et des pas contents. Comme toujours.
Et puis, il y aura pas mal de monde pour dire : "Ben maintenant que Dom' est là, on va pas se casser à faire des primaires, franchement : ça fait de la logistique, ça fait des buffets à organiser, ça fait des petits pupitres à trouver pour se donner un style "so" "Questions pour un Champion", hein, c'est pas la peine de se donner tant de mal, puisque c'est Dom' qui va gagner..."
Évidemment, Ségolène ne sera pas d'accord et fera un crise. Elle aura raison. C'est pas comme ce genre de comportement qu'on pourra faire mine d'être démocrate...Et c'est pas avec Dom' qu'on pourra rassembler la gauche...
Mais on laissera piailler Ségolène en la faisant passer pour une hystérique : "OooOh !", fera Martine, comme elle sait bien le faire, en levant son œil au ciel, "OooOh ! Ségolène, elle est gentille, hein, - on est tous frères, au PS - mais c'est Dom' de New York, quand même ! Hein !"
Dom', ce sera notre tonton d'Amérique :
"Tonton Dominique est revenu,
Des pesos, des lingots, il en a le cul cousu
La famille hypocrite crie "Vive le barbu",
Tonton Dominique est revenu"
Au diable les primaires.
Au final, Ségolène se présentera seule, François aussi, parce que si Ségolène y va, lui aussi et Dominique aussi, forcément.
En plus, à gauche, il y aura aussi Hulot, Besancenot, Arthaud, Mélenchon, Pierre Laurent, Chevènement, Jean-Michel Baylet...
On aura le choix...
CC

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30 novembre 2010
Conseils de classe au PS et à l'UMP...
Il va y avoir des primaires, au PS.
Parfois, j'ai l'impression que le PS, ce n'est même pas la primaire. C'est plutôt la maternelle, niveau cour de récré.
Alors, le but du jeu, c'est de choisir le délégué de classe.
Le problème, c'est qu'il y a des candidats. Sinon, comme dans la classe d'à côté, on désignerait le fayot et tout le monde serait content. Mais dans cette classe-là, on vote.
Celle qui était déléguée l'année dernière, évidemment, elle se représente. Elle a quand même l'expérience pour ça. Mais les autres râlent et finalement, ils voudraient tous prendre sa place. Si ce n'était pas navrant, ce serait drôle.
N'empêche que si elle ne s'était pas représentée, les autres auraient trouvé ça étrange. Ils auraient sans doute jubilé en secret, mais par devant, ils auraient joué la surprise : "Alors, on t'a élue l'année dernière et cette année, tu fais ta pimbêche ? La soupe n'était pas bonne ? Tu ne veux plus de nos votes ?" et tout ça...
Dans cette classe, en fait, c'est toujours le bazar : il n'y a pas de tête de classe, l'ensemble est médiocre, mais ils ont toujours tendance se croire plus costauds que les autres. Résultats, la classe d'à côté part en classe de neige, elle organise des goûters, elle n'est pas bien douée, les notes ne sont pas bonnes, mais les profs l'adorent : ils sont si dynamiques et ils s'entendent si bien. Ils ruinent le budget du Foyer socioéducatif, mais ils en profitent un max...
CC
Parfois, j'ai l'impression que le PS, ce n'est même pas la primaire. C'est plutôt la maternelle, niveau cour de récré.
Alors, le but du jeu, c'est de choisir le délégué de classe.
![]() |
| Ils veulent tous être délégué de classe... |
Le problème, c'est qu'il y a des candidats. Sinon, comme dans la classe d'à côté, on désignerait le fayot et tout le monde serait content. Mais dans cette classe-là, on vote.
Celle qui était déléguée l'année dernière, évidemment, elle se représente. Elle a quand même l'expérience pour ça. Mais les autres râlent et finalement, ils voudraient tous prendre sa place. Si ce n'était pas navrant, ce serait drôle.
N'empêche que si elle ne s'était pas représentée, les autres auraient trouvé ça étrange. Ils auraient sans doute jubilé en secret, mais par devant, ils auraient joué la surprise : "Alors, on t'a élue l'année dernière et cette année, tu fais ta pimbêche ? La soupe n'était pas bonne ? Tu ne veux plus de nos votes ?" et tout ça...
Dans cette classe, en fait, c'est toujours le bazar : il n'y a pas de tête de classe, l'ensemble est médiocre, mais ils ont toujours tendance se croire plus costauds que les autres. Résultats, la classe d'à côté part en classe de neige, elle organise des goûters, elle n'est pas bien douée, les notes ne sont pas bonnes, mais les profs l'adorent : ils sont si dynamiques et ils s'entendent si bien. Ils ruinent le budget du Foyer socioéducatif, mais ils en profitent un max...
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