15 septembre 2010

Elle est pénible, cette réforme des retraites...

Et la pénibilité du métier de blogueur sera enfin reconnue...
Il y a des mots qui, au cours des siècles, subissent la patine du temps.

Par exemple, le mot "angoisse", du latin angustia, qui signifie "resserrement", désignait d'abord une maladie, un état psychologique pathologique. Aujourd'hui, bien sûr, ce sens existe encore, mais on peut aussi être "trop angoissé à l'idée de se casser un ongle".

Autre exemple. Le travail. A l'origine, c'est tripalium, en latin : un objet de torture. Aujourd'hui, évidemment, la "valeur travail" est très positive et même, on se bat pour travailler plus, pour gagner moins, on cherche à tout prix un travail. On est maso...

Dernier exemple. Le mot pénible : ça vient du latin poena, autrement dit la peine ou encore la punition. On est encore dans le SM...Aujourd'hui, pourtant, on dit sans plus y penser : "Oh ! la ! la ! la ! la ! Ces députés qui crient, à l'assemblée, ils sont pénibles, tiens, zappe donc sur France 3, il y a Plus belle la vie."

Bref. Le mot "pénible" ne veut plus dire grand chose. Pourtant, c'est bien ce terme que le gouvernement a choisi pour faire sa propagande sur la réforme des retraites. En plus d'être plus pratique en terme de communication, il est faux, du point de vue de la loi, car c'est d'invalidité et de handicap qu'il faut parler. 

Le terme pénibilité minimise les handicaps liés au travail. Quand on se choppe un trouble musculo-squelettique, ce n'est pas juste "pénible", c'est invalidant ou handicapant.

Ce qui est sûr, c'est que cette réforme des retraites m'est angoissante. Surtout avec mon travail pénible.

CC
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4 commentaires:

  1. Ce qui m'a été pénible, c'est de voir des gens qui nous gouvernent courir après un autre dans les couloirs de l'assemblée.
    Pénible dans le sens angoissant, nous qui apprenons à nos enfants de ne pas courir ni hurler dans les couloirs...

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  2. Absolument. Je me suis prise à penser que mes 6èmes pourraient faire de bons députés...Et pourtant, mes 6èmes, cette année, ce ne sont pas des cadeaux...

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  3. Le bouclier fiscal, dispositif phare et très contesté de la présidence Sarkozy, a coûté l'an passé 679 millions d'euros à l'Etat, et bénéficié à près de 19.000 contribuables, dont les plus fortunés ont empoché des chèques de plusieurs centaines de milliers d'euros.

    En bas de l'échelle, les 9.789 contribuables les moins aisés ont obtenu une restitution de 559 euros en moyenne chacun.

    A l'opposé, les 1.169 les plus fortunés ont empoché un chèque du Trésor de 362 126 euros en moyenne. Ceux-là se sont partagés 423,32 millions d'euros, soit plus de 62 % de l'enveloppe totale.

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hResKVNKdbuOAv_yofsR34LIxxnw

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  4. J'ai une vraie angoisse quand je vois ce gouvernement envoyer des circulaires ciblant une minorité de population étrangère, et quand s'ajoute à cela la communication sur le terrorisme dont la France deviendrait la cible. Propagande pour faire écran de fumée ou pour avoir une main mise encore plus grande sur la population française ?

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