3 octobre 2010

Retours de manif...

Chez moi, c'était sous le soleil, avec les stars de la politique locale.
Hier, c'était manif.

Les médias ne nous parlent que de la querelle des chiffres et assez peu de l'ambiance, du ressenti, du message général. C'est pour cela que des blogueurs ont essayé de jouer les reporters et de donner leur point de vue...


Quand on est arrivé à la manif, on a eu peur : il n'y avait pas grand monde. Par rapport à d'habitude, on avait l'impression que c'était mou.

En fait, c'était surtout différent. Ce n'était pas le public d'habitués des manifs. Il y avait beaucoup de familles avec des poussettes, des enfants. Ceux-là sont arrivés en retard, un peu sur la pointe des pieds. J'avais dans mes connaissances deux personnes qui manifestaient pour la première fois de leur vie. Et même un ami qui est plutôt marqué à droite, Gaulliste. Et pourtant, ils étaient bien là. Et à 14h30, le cortège était énorme.

Il y avait des jeunes, aussi. C'était d'ailleurs une manifestation plus vivante que les précédentes, car les étudiants et les lycéens n'ont pas hésité à prendre le micro et à crier des slogans.

Le grand succès de la manif, ce fut sans conteste l'autocollant du Front de Gauche : "Casse toi, pov'con !". Tout le monde le voulait. Ce n'était pas pour soutenir Mélenchon. D'ailleurs, mon pote de droite en voulait absolument un. La réforme des retraites est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, pour beaucoup. Il ressortait aussi du discours de ces nouveaux manifestants une sorte de honte par rapport au reste du monde...La une de Newsweek les avaient  marqués...

Des gens qui ne seraient jamais descendus dans la rue sans tout cela,et qui n'y étaient pas descendus depuis 2007, ont tout à coup envie de hurler leur ras-le-bol de ce président inefficace, dangereux et vulgaire. 

Dagrouik, à Paris, analyse tout cela :

Le gouvernement FNUMP en minimisant le chiffre ne fait pas que mépriser les citoyens et oublie le 71% de soutien chez les sondés : Il rassure son électorat , ou plutôt le noyau dur qui reste et qui est composé des nantis aigris  (vieux CSP++ doté d'un patrimoine et de ceux qui rêvent de l'être.  Les vidéos que nous avons fait montrent un cortège grand public à Paris, salariés, syndiqués mais aussi retraités, parents avec enfants, grands parents etc.. où des jeunes adoptant le nom d'un syndicat en collant un autocollant voir 2 de noms différents. Un coté informel et bon enfant à coté des slogans où on mesure la colère d'une partie de base qui a envie d'une grève générale (mais qui ne sait pas comment financer les salariés qui sont déjà étranglé d'un point de vue financier).

Melclalex était dans le cortège parisien aussi :

Voilà une belle journée ou la France profonde, celle méprisée par Nicolas Sarkozy et ses affidés, a manifesté dans 240 villes de notre pays. Inévitablement les gouvernants refond le coup du nombre de manifestants, mais après tout ils ruinent eux même leur crédibilité en annonçant de ridicules chiffres de manifestants. A Paris l'ambiance était joyeuse et sereine, partout les leaders des différentes formations politiques avaient fait le déplacement pour être aux côtés de leurs militants et des syndicats unis. De Jean-Luc Mélenchon à Martine Aubry, d'Olivier Besancenot à Arlette Laguiller, de Cécile Duflot à Pierre Laurent ils étaient tous là pour dire non au gouvernement et à cette réforme injuste.

Les jeunes étaient bien plus présents que les fois précédentes, il faut dire qu'un collectif les avait appeler à venir se joindre aux syndicats. Sur les boulevards parisiens comme les fois précédentes on peut estimer que que 250.000 à 300.000 personnes étaient entre La République et La Nation. 2 places au nom ôh combien symbolique.

La Nation est en lambeau et la République est piétinée par ce pouvoir qui gère le pays avec 26% de satisfaits et 72% de mécontents, en d'autres temps les français se seraient soulevés violemment contre tant d'injustices. Bien heureusement les mœurs ont évolué et la Révolution est passée de mode mais tout gouvernant doit se souvenir qu'il est là grâce au peuple qui l'a élu et que seul le peuple peut le révoquer. Nicolas Sarkozy confiné dans sa tour d'ivoire mal conseillé par quelques faiseurs de roi ferait bien de se souvenir de l'histoire de notre pays. Gouverner contre l'avis des 3/4 des citoyens de ce pays n'est pas respecter les citoyens. Nicolas Sarkozy que certains comparent à Bonaparte est en réalité Louis XVI, loin des réalités, loin du peuple, il a l'esprit partisan en protégeant ses amis, tous les ingrédients sont là pour que le règne cesse. Alors faisons le cesser au plus vite !
Nicolas a découvert quant à lui que la province est la France qui se lève tôt !

Compliqué pour moi ! Quand je me suis réveillé, j'ai vu que la manif commençait à 20 km dans 30 minutes. Ils sont cons les Bretons, ils font les manifs le matin. 
 CC
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