14 juillet 2011

Fierté nationale ou honte internationale ?

Comme le lecteur attentif (je l'en remercie) aura pu le remarquer j'étais en vacances ces derniers jours. Pas de publications ici, et pour moi un voyage inoubliable en Italie entre Florence et Rome : l'Antiquité, la Renaissance, les musées, les églises, les pâtes, les glaces, le vin...Formidable !

Nous sommes donc revenues hier de notre beau périple, pleines de souvenirs merveilleux, de ce pays qui fête cette année les 150 ans de sa réunification avec beaucoup de fierté : des drapeaux ornaient les fenêtres encore bien plus souvent que les traditionnels étendages de linge. Malgré Berlusconi et ses frasques, la "Roma aeterna" n'est pas qu'un mythe.

Tout au long du voyage cependant, à chaque fois que nous étions identifiées comme Françaises nous voyions se rembrunir le visage de nos hôtes sympathiques. Nous sommes mal vus. Radins, arrogants, incultes, irrespectueux, ne faisant aucun effort pour nous adapter, ni à la langue, ni aux coutumes, ni aux habitudes alimentaires ou de la vie quotidienne...

Pour illustrer cela, hier, sur la route du retour, un peu après Gênes, nous avons croisé un groupe de personnes du troisième âge qui déjeunaient sur la même aire de repos que nous. Tous n'ont parlé qu'en français, sans se soucier un seul instant d'être compris par leurs interlocuteurs, aucun n'a fait l'effort de dire un "grazie", un "scusi" ou un "buongiorno"...la plupart a râlé parce que le café n'était pas assez ou trop... ou je ne sais quoi, tous on critiqué le fait qu'il y ait autant de pâtes...

La honte...

CC
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6 commentaires:

  1. Ce n'est malheureusement pas qu'une réputation...
    J'espère que vous avez passées de bonnes vacances quand même...
    Bon retour

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  2. Hélas oui le français voyage mal généralement.

    Pour passer plusieurs séjours par an en Espagne je le constate avec regret chaque année. Ceux qui partent hors saison touristique, pour des événements spéciaux ou l'été, sont un peu plus ouverts mais les autres sont puants bien souvent.

    Il est fréquent que nous fassions en sorte de ne pas être immédiatement identifiés comme français, et il m'est arrivé à plusieurs reprise aussi de reprendre mes compatriotes en leur ré-expliquant les règles de courtoise élémentaires qu'ils semblent oublier dés la frontière passée, et leur rappeler que trouver du camembert en Espagne n'est pas indispensable par exemple ou qu'être désagréable avec une vendeuse car soit disant elle ne parle pas notre langue n'est pas une bonne idée. Bref je suis sans doute une chieuse mais y a des limites à la connerie que j'accepte de supporter et cet été je ferai sans doute une fois de plus partie de souvenirs de vacances anecdotiques de vacanciers, ça les changera de la paella qui avait pas de lapin, du steack qui était trop cuit etc

    Depuis 10 ans que je vais régulièrement dans la même ville j'ai appris à parler (mal encore hélas) la langue nationale et la langue locale et certains commerçants chez que je me rends régulièrement ont acquis aussi qq mots de français mis surtout me font progresser en espagnol en m'expliquant certaines subtilités et en me faisant gouter leurs spécialités ;-)

    Désormais je ne suis plus la française mais la belle fille d'Angeles, mais dés le départ j'avais fait des efforts, je débarquait avec mon libre de conversation assimil ou un interprète ;-)

    Lorsque j'allais en Angleterre et en Allemagne je procédais de la même façon avant d'être autonome (je ne l'ai jamais été en Allemagne) et je ne suis jamais partie dans un pays étranger sans savoir dire au moins bonjour, au revoir, s'il vous plait et merci dans la langue du pays.

    De plus je considère que la découverte gastronomique, pas toujours heureuse c'est vrai mais on ne peut pas tout aimer, fait partie du voyage, mais ça ne semble pas être le principe général.

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  3. Moi je pars toujours avec un mini-dico et au bout de quelques jours je sais dire les saluts et autres termes de politesse en turc, en polonais, en tchèque, en danois, en norvégien, etc...Mais il faut percevoir le pays comme un tout : paysages, monuments, gens, langues, coutumes et plats locaux, or la plupart des touristes veulent consommer des paysages, des monuments et de la bouffe et évalue le rapport qualité/prix. Point.
    Ils sont en permanence dans un centre commercial dans leur tête. Et pas seulement les touristes francais. La majorité des touristes. Une copine qui travaille au Louvre trouve que les allemands et les japonais sont les plus polis mais je pense que c'est parce que ce sont des gens qui vont au Louvre. Si on va sur la côte turque, on trouve des allemands très cons qui prennent les autochtones pour des larbins censés les éventer avec une feuille de palme ou presque, et qui demande au chauffeur de bus d'arrêter d'écouter de la musique turque ! Avant tout, c'est cette éducation de consommateur/trice roi/reine qui fait du touriste une espèce aussi lamentable.

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  4. Je suis allé plusieurs fois en Italie et j'ai toujours été bien accueilli, c'est sur que si arrive en pays conquis, ça ne le fait pas. J'essaye d'avoir toujours un mot gentil en italien, ça plait, comme le touriste étranger qui dit un petit mot français chez nous. Et puis j'ai la chance d'avoir une femme qui comprends très bien les langues latines, ça facilite les choses.

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  5. Moi, je fais comme sarko,
    je tutoie tout le monde et je les envoie chier....

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