5 février 2010

Mentir plus pour investir moins dans l'éducation...

Sur un plateau de télé, quand on confronte un syndicaliste ou un prof avec un ministre ou un président, il n'est pas rare que le politique termine la conversation, la main sur le cœur, en jurant que l'État n'a cessé de mettre de l'argent, de plus en plus d'argent dans l'éducation.

Forcément, le prof ou le syndicaliste a beau jurer ses grands dieux que sur le terrain, on ne s'en rend pas compte, c'est toujours les chiffres, les statistiques et la parole ministérielle qui finit par l'emporter sur l'expérience empirique du terrain.

"Vous voyez les choses par le petit bout de la lorgnette, je m'occupe de l'intérêt général..."

Et pourtant, il y a de moins en moins de surveillant et les élèves se plantent des couteaux dans le dos.

Et pourtant, il y a de moins en moins de profs et les classes sont de plus en plus chargées et les absents, de moins en moins remplacés.

Mais ce n'est qu'une impression, puisqu'on investit toujours plus dans l'éducation. Puisqu'on vous le dit.

Mais voilà...une note du ministère de l'Education Nationale fait les comptes et montre que la part du Produit intérieur brut consacrée à l'Education (la formation initiale) a diminué de 7,6% en 1995 à 6,6 en 2008. En 2008, le gouvernement a supprimé 11 200 postes dans l'Education nationale, pour l'essentiel des enseignants. (source)


C'est un choix...Il faudrait l'assumer.

Remarquons qu'avec Martin Hirsch l'Éducation Nationale continuera de faire des économies, tout en améliorant le service : avec de la volonté, on peut tout. Même proposé des cours d'éducation sexuelle gratos...Mais pas avec des petits dessins animés naïfs. Il vaut peut-être mieux des films plus explicites...Les enfants, de nos jours, voient tellement de choses à la télé...

CC
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