3 septembre 2013

Pensée positive d'un soir de rentrée

En ce soir de rentrée, après avoir passé une journée à distribuer tout un tas de papiers administratifs à des sixièmes assommés, je suis heureuse d'avoir mal aux pieds au point d'avoir la flemme de me relever pour aller chercher la télécommande. Cela me permet de regarder le journal de France2, ce que je n'avais pas fait depuis les années 90, environ.

Évidemment, on a eu droit au reportage sur les CP en pleurs, parce qu'un 3 septembre sans ces petites figures barbouillées de larmes ne serait pas un 3 septembre.

Mais, surprise, nous avons aussi eu droit à un joli reportage avec quelques personnalités qui racontaient leurs belles rencontres avec des enseignants. C'est étonnant, parce qu'en général, on a plutôt des discours assez peu flatteurs, sur les enseignants. On se souvient souvent des mauvais.

Là, ces personnalités expliquaient que ces maîtresses - souvent des femmes, en effet - leur avaient donné envie d'apprendre, de découvrir, de donner le meilleur d'eux-même. C'est toujours ce qu'on essaye de faire, quand on est enseignant. En tout cas, moi, c'est ce que j'essaie de faire. C'est pas simple, je ne dis pas que j'y parviens. Pas toujours, en tout cas.

Mais parfois, quelques années plus tard - cela fait maintenant 10 ans que je professe - on croise un ancien élève et il vous sourit. Parfois, il dit des choses touchantes, il évoque des souvenirs, avec nostalgie. Et cela, c'est ce qui nous permet de tenir.

CC


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10 commentaires:

  1. J'avais été surpris quand ma fille avait eu un prof de maths au collège que j'avais eu au même âge. Il me paraissait "vieux" à l'époque alors qu'il devait même pas avoir la trentaine :)

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    1. Je suis une antiquité, pour mes élèves...Des fois, ils sont gentils, ils disent : "Mais non, vous, vous êtes encore un peu jeune !"
      Ils sont trop mignons ! :)

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  2. Vouaip, mon fils aussi (mais il n'est pas prof, animateur culturel c'est différent). Selon ce qu'il me dit parfois, il est bien plus proche des élèves que les profs, il est mieux perçu que le psychologue scolaire, les enfants lui confient des choses qu'ils n'ont dites à personne d'autre. En tout cas, c'est positif pour les élèves, certains reviennent même le saluer quand ils sont en fac, s'ils ont l'occasion. Quand Ségolène a institué ces postes, elle ne pensait certainement pas qu'ils auraient aussi cette utilité-là.

    Un grand bonjour, CyCee !

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    1. Vive Ségolène ! Difficile d'éduquer sans passer aussi par les sentiments...

      Bises, Babelouest !

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  3. Eduquer n'est-ce pas apprendre à aimer... aimer apprendre, aimer comprendre, aimer faire, aimer créer mais aimer les autres aussi ?
    C'est aussi une "maîtresse" qui m'a donné toutes ces envies et notamment celle de l'enseigner aux autres car j'ai aussi été instituteur dans une autre vie.
    Bravo Cycee pour cette vision positive de votre métier.

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  4. Ayant eu des parents assez absents, je dois bien reconnaître aujourd'hui que certains professeurs ont aussi été une image parentale pour moi. Et même si je me suis beaucoup ennuyée à l'école, j'ai beaucoup de souvenirs agréables et autres ! Et j'ai même une prof de collège qui est devenue et est toujours mon amie ... Comme quoi tout est possible !
    Bonne rentrée !

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