7 mars 2011

En attendant la relance

Une chanson de Tété.

La Relance

Il est grand maintenant
Le glorieux grand messire
Des indes et de l'empire
Le temps béni de grand maman
Le monde s'en fait l'écho
La patrie se délite
Le pacte les élites
Mais que fait le gouvernement ?

2 pas de 2 en entrechat
En attendant la relance
Boniments et langue de bois
Qu'importe tant que ça se danse
2 pas de 2 en entrechat
En attendant la relance
Cautère sur jambe de bois
Qu'importe tant que ça se danse
Complaisance mauvaise foi
En attendant la relance
En attendant la relance

Qu'en est-il du luxe d'antan
D'aussi belles manières
Ne recueillent plus guère
Que railleries et bâillements
Puisque chez les petites gens
La rumeur se diffuse
Le marché nous abuse
Mais que fait le gouvernement ?

2 pas de 2 en entrechat
En attendant la relance
Boniments et langue de bois
Qu'importe tant que ça se danse
2 pas de 2 en entrechat
En attendant la relance
Cautère sur jambe de bois
Qu'importe tant que ça se danse
(Allez nous dire de ci de là)
En attendant la relance
En attendant la relance
En attendant la relance


Bonaparte si tu m'entends
Exauce nos prières
Et fait que nos lumières
Brillent à nouveau comme naguère
Que se relève la France
Quel drame quand on y pense
Que de n'avoir plus d'humanité
Les moyens de sa vanité

2 pas de 2 en entrechat
En attendant la relance
Boniments et langue de bois
Qu'importe tant que ça se danse
2 pas de 2 en entrechat
En attendant la relance
Cautère sur jambe de bois
Qu'importe tant que ça se danse
Complaisance mauvaise foi
En attendant la relance
En attendant la relance




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Et elle est où, la gauche ?

Rien ne sert de se lamenter.

Il faut se mettre au boulot. Se bouger les fesses.



Un an, c'est long et c'est court à la fois et pour l'instant, le projet du PS est aussi vague que vaste, ce qui ne le rend pas tellement précis.

On dit depuis maintenant...depuis...si longtemps, qu'il faut que la gauche se mette au travail, que c'est devenu une sorte de voeux pieu.

Je suis une paresseuse, je connais bien ce syndrome : "Il faut que je me mette au travail, il faut que je me mette au travail. Oui, mais j'ai encore le temps." 

Comme quand le réveil sonne et que vous vous dites "J'ai de l'avance, je peux encore dormir 5 minutes, je prendrais mon petit déj' un peu plus vite...Oh ! Allez, encore 5 minutes, je sauterai vite fait dans mes fringues, ça va passer...Encore 5 minutes ? Oui, pas grave pour le petit déj', de toute façon, je n'ai pas faim...Je me contenterai de me brosser les dents...Oui, encore 5 minutes, je peux bien me passer d'un coup de peigne...Allez, je mettrai mes boots qui n'ont pas de lacets..."

Ce jour-là, on arrive en retard, mal coiffé, avec une haleine de bouc et on tombe d'inanition à 10 heures...

Le PS va finir par arriver aux élections comme un cheveu sur la soupe...

Pourtant, il y a des gens qui pensent et qui travaillent dans ce parti. On ne leur laisse pas de place dans les médias. On laisse les cadors aux manettes, on les écoute parler d'eux et de leur petit problème d'égo. Ils parlent d'eux, de qui ira, de qui ira pas. Les seuls moments où ils ne parlent pas d'eux, ils parlent de Sarkozy. Celui qui est méchant et qui fait beaucoup de mal à la France. Celui qui ne fait pas ce qu'il faut. Oui. Mais que faudrait-il faire à sa place ? On ne sait pas.

Sur l'intégration, sur l'Islam, sur le travail, sur le chômage, sur la politique étrangère...

Il faut non seulement se mettre au travail mais encore prendre ces sujets à bras le corps et donner une vision claire de ce qu'on pense à ce sujet.

Faire un lien, peut-être entre ce chômage et cette pauvreté qui gagne du terrain et cette montée du FN ? Dire qu'effectivement, la délinquance est souvent le fruit d'une grande misère, que cette misère est installée dans les banlieues et que c'est là qu'il faut agir, de manière responsable, en dosant avec justesse, prévention et répression, en favorisant l'installation des services publics, en développant une éducation nationale forte dans ces endroits, en remettant de la police de proximité...

Je ne sais pas, je ne sais rien. Mais il est temps aussi de s'appuyer sur les travaux de Martial Bourquin pour lutter contre les délocalisations, pour garder et développer l'emploi en France...

Il est temps de cesser d'en parler et de se mettre au boulot réellement...

CC
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5 mars 2011

Être à la peine, avec Marine

Si ce sondage - qui ne signifie rien, comme tous les sondages - nous prouve quelque chose, c'est bien que les médias et les instituts de sondages n'ont plus peur du FN.

C'est elle-même qui a fait le sondage...


Souvenez-vous, il y a pas si longtemps, on nous disait que dans les sondages, le FN était systématiquement sous évalué pour ne pas qu'on lui donne de crédit, pour ne pas que les gens se sentent décomplexés face à ce parti politique.

Souvenez-vous, avant, il n'y a pas très longtemps, les scores du FN devaient être revus à la hausse et ne l'étaient jamais assez, comme on l'a constaté en 2002.

Souvenez-vous, il y a pas 10 ans, on se posait beaucoup de questions avant d'inviter le FN sur un plateau de télé...

Aujourd'hui, donc, on voit Marine tout le temps, partout. Elle a un sourire si beau, si blond, qu'elle ne saurait faire peur.

Aujourd'hui, donc, on publie un samedi comme un autre, un sondage qui met le FN en tête d'affiche...

Le calcul est peut-être purement commercial ! Comment vendre du papier un samedi, s'est-on peut-être dit...En publiant un sondage un peu trash.

Même si ce n'est que ça, cette décomplexitude à plein tube, c'est assez angoissant...

CC
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3 mars 2011

Exclu top wikio politique. Mars 2011

Merci à l'Hérétique !
Et bravo à tous !

1Partageons mon avis
2Sarkofrance
3A perdre la raison
4Carnet de notes de Yann Savidan
5intox2007.info
6lepost.fr/perso/bruno-roger-petit
7Hashtable
8LES JOURS ET L'ENNUI DE SEB MUSSET
9Le coucou de Claviers
10Les coulisses de Sarkofrance
11Voie Militante
12Lyonnitude(s)
13Une Autre Vie
14L'Hérétique
15des pas perdus
16Bah !
17Piratage(s)
18les échos de la gauchosphère
19Rimbus le blog
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Tendance Haine

C'est bien simple, c'est la tendance fashion du moment. Et comme c'est la fashion week, il faut être dans le coup. Pas le choix.

Je ne parle pas de Galliano. La tendance antisémite, c'est ringard au possible, ça ne se fait plus du tout. Au contraire, bien au contraire. La preuve, là où on trouve le plus d'antisémite, c'est justement chez ceux qu'il faut à tout prix détester pour être in.

La tendance, donc, c'est d'acclamer Zemmour. C'est arrivé ce matin à l'assemblée nationale et c'était les députés UMP qui acclamaient.

Eric Zemmour. Le type qui est là pour faire de l'animation et du buzz sur les plateaux de télé et les radios publicitaires. Avec lui, il y a aussi Elisabeth Lévy ou Sophie de Menthon, mais elles n'ont pas encore été condamnées pour incitation à la haine raciale, ni invitées à l'assemblée.

En fait, ça n'a rien d'étonnant : pour qui surfe un peu sur le net, sur les sites d'info, ça fait un moment que c'est une tendance de fond. Pas vraiment dans les articles, mais dans les commentaires. Sur les blogs, on a un peu la dent dure, parfois, mais croyez-moi, par rapport aux commentateurs des journaux en ligne, ce n'est rien. Et pas seulement ceux du Figaro.

Par exemple, mes articles sont parfois repris par Marianne2.fr. On ne peut pas dire que ce soit le média le plus à droite du net, non. Pourtant, les commentaires, là-bas, sont souvent hallucinants. Et pas modérés. On lit des choses qui vaudraient la prison à Zemmour, c'est pas peu dire.

Remarquez, quand je vais chercher une miche à la boulangerie, j'ai l'impression de les retrouver, mes commentateurs.

"- Tiens, bonjour, Mme RacailleDehors, du site du Figaro ?
- Oui", me répond une petite dame de 70 ans, brushing bleu impeccable et sac cabas amarré au bras gauche. Au bras droit, il y a la laisse de Pepette, le charmant petit caniche abricot..."Il fait gris, aujourd'hui", qu'elle reprend, pour faire la conversation, visant du coin de l'oeil le jeune homme un peu bronzé, qui vient de rentrer avec sa fille dans les bras...
- Gris ? Il fait un temps splendide...
- Oui, enfin, on se comprend. Vous me mettrez un bâtard, madame la boulangère ? De toute façon, dans ce pays, on ne peut plus rien dire, regardez voir, ce pauvre Zemmour, un martyr !"


Alors voilà, Zemmour, c'est l'homme qui fait rêver les femmes de 70 ans.


Ce ne serait pas grand chose si cela n'était pas relayé par le président qui fait peur. "La Révolution, c'est bien beau, mais les Tunisiens et les Libyens risquent de débouler comme un seul homme sur nos côtes françaises. Le couteau entre les dents, près à dégainer les A380 pour les balancer sur les zones pavillonnaires, prenez garde..."

Ce ne serait rien si les "seniors" n'étaient pas ceux qui votent le plus. On ne va pas les blâmer d'exercer leur droit démocratique. Mais on devrait peut-être au moins leur interdire de regarder TF1...

Ce serait encore moins de chose, si ce n'était pas une vraie tendance de fond, sérieusement, cette fois-ci, parce qu'il suffit de regarder un peu autour de nous pour se rendre compte que les partis démocratiques ne proposent pas d'alternative crédible à ces peurs savamment entretenues. Il n'y a pas de hasard : quand un groupe politique comme l'UMP se sert d'un phénomène comme celui-ci, c'est parce qu'il est significatif et qu'il peut rapporter des voix aux élections. Aux cantonales et aux présidentielles.


C'est la victoire du tous pourris, de l'UMPS.

Par contre, l'UMP, si elle tente de ramasser les miettes du gâteau, se fourre le doigt dans l'oeil. Avec des années de promesses de sécurité non tenues derrière elle, elle n'a aucune chance de convaincre.


A moins que Super Zemmour suffise...ça laisse cauchemardeux...

CC
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2 mars 2011

Réformer l'Education Nationale en 2012 ?

(Réponse au tag amical du Privilégié ! Quel serait l'objectif n°1 de l'éducation nationale pour 2012. Si d'ici là, il y a encore des profs...)


(Discours de politique générale concernant l'Education Nationale, en vue de la campagne de Nicolas Dublog, pour qu'il me choisisse comme ministre de l'Education quand il sera à l'Élysée. J'ai toutes mes chances : il manque de femmes.) 



A l'origine, l'école, contrairement à ce qu'on raconte, ce n'était pas pour tout le monde. Charlemagne, qui ne savait pas lire et tout juste faire des croix pour signer des traités de guerre ou de paix, avait décidé que c'était un minimum que les gens de la noblesse sachent lire les closes en petites lettres, en bas des traités, histoire de ne pas se faire entuber trop par les Ostrogoths.

Pour la vile piétaille du peuple, pour ceux qui élevaient leur deux poules et leur deux journaux de blé, ça ne servait pas à grand chose de savoir lire ou écrire.

Au début, donc, la noblesse a appris à lire, dans les premières écoles, instituées par un roi qui n'avait pas forcément une barbe fleurie. Ces écoles ressemblaient plutôt à des cours très privés pour très privilégiés. A l'époque, il n'y avait pas d'acamerdia et c'était les curés, qui étaient les seuls à savoir, qui faisait la classe.

J'arrange l'histoire, un peu comme Sheila, mais c'est pas grave. Dans le fond, c'est à peu près ça.

C'est après la Révolution, avec les premiers temps de la République qu'on a eu cette idée folle d'inventer une école pour tous.

On a commencé doucement, avec quelques années pour tous et un peu plus pour ceux qui avaient de la chance. Les garçons d'abord, les riches d'abord, évidemment.

Ce n'est qu'assez récemment, finalement qu'on a décidé que tout le monde devait aller à l'école jusqu'à 16 ans au moins.

En général, tout le monde s'accorde pour dire que c'était mieux avant, l'école, pourtant.

On ne sait pas trop de quel "avant" les gens parlent. Celui de leur enfance, pour les plus vieux, celui imaginé par la télé pour les plus jeunes, sans doute...

Je ne doute pas que c'était mieux avant. Même si étant plutôt jeune et ayant toujours connu cette putain de crise, je n'ai pas tellement de références.

Cependant, si j'en crois mes parents, qui ont connu cet avant, avec un certificat d'étude, avec un brevet des collèges, avec un BEP, avant, on passait une annonce pour trouver du travail et on avait 20 propositions d'embauche dans sa boîte à lettres dès le lendemain. Forcément, ça change pas mal de chose. 

Il y a un autre paramètre. Avant, à l'école, on apprenait, jusqu'au certif ou jusqu'au brevet, l'essentiel : lire, écrire, compter. Des bases de culture générale, l'histoire de France, les grands noms de la littérature, les grands textes, les grandes œuvres musicales et artistiques. Les grands principes de science physique et les sciences naturelles, doublées de quelques exercices de gymnastique pour répondre au fameux "mens sana in corpore sano". Une langue vivante, si on allait au collège.

Et c'est à peu près tout, mais c'est déjà beaucoup. Surtout si tout ça est bien assimilé. Ce sont les outils.

Aujourd'hui, on a ajouté, accrochez-vous, la technologie, l'ASSR, l'informatique, des tas de trucs accessoires dans toutes les matières, de l'histoire de Arts, de la découverte professionnelle, des trucs transversaux...Et tout ça, avec moins de profs, des classes trop chargées, des moyens toujours insuffisants...

Et tout ça, pour tout le monde, dans le magnifique collège unique, où même ceux qui s'ennuient à mourir ou à faire mourir les autres, ne peuvent pas s'échapper.

On ne peut rien faire de ces élèves jusqu'à 16 ans. Alors tant pis si l'on me taxe de conservatisme.

Pour moi, c'est le premier objectif de l'Education Nationale : donner le choix aux élèves beaucoup plus tôt. 12 ans, ça me semble bien. Jusque là, il faut que tous les élèves aient eu une éducation de base solide. Comme le certif d'avant : lecture, écriture, calcul, culture générale. Après 12 ans, il faut permettre la diversification : il faut que les enfants puissent choisir des filières courtes et professionnalisantes. Il faut qu'ils puissent tester un grand nombre de métiers, découvrir, à travers des stages, le monde du travail. Et chose très importante, il faut qu'ils puissent à tout moment, revenir vers des études longues, si ça leur chante et qu'ils découvrent une vraie motivation pour cela.

C'est déjà pas mal. En deuxième, bien sûr, ce qui serait génial, c'est qu'il y ait du travail pour les jeunes qui débarquent sur le marché du travail...Ainsi, l'Education Nationale n'aurait pas à servir de réservoir, de zone tampon où l'on fait traîner le maximum de monde pendant le plus longtemps possible...

Mais ça, c'est une autre histoire...ou pas...

CC
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