27 novembre 2013

C'est pas Noël...

Je devrais écrire un peu sur ce blog : les statistiques de fréquentation chutent presque autant que les sondages de popularité de Hollande.

Pourtant, Hollande n'est pas si mauvais : quand Chirac en faisant autant (c'est à dire quand on ne le voyait pas dans les médias) il grimpait dans les sondages presque autant que le montant de la retraite chapeau d'un pdg d'une boîte qui licencie. Quand Sarkozy faisait l'inverse, c'est à dire quand on le voyait à la télé matin, midi et soir, il chutait dans les sondages. Je crois que les sondages ne veulent rien dire ou que les Français ne savent pas ce qu'ils veulent.

Bref, l'actualité m'inspire moyennement. J'ai l'impression qu'en ce moment, on trouve chez les politiques les boucs-émissaires qui nous manquaient. Il faut dire que jusque là, il n'y avait que les noirs, les arabes, les roms, les pédés, les gouines, les juifs, les chinois, les vaccins, les vieux, les jeunes, les pesticides, le réchauffement climatique et la neige. Ouf, on a failli manquer.

CC


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14 novembre 2013

Le président devrait-il être autoritaire ?

Hier, j'ai passé mon après-midi en conseil de classe pour mes 3e. C'est intéressant, les 3e : ils sont à un âge où il faut faire, déjà, un choix sur son avenir. Il faut faire un stage en entreprise et choisir une orientation.

J'ai été très surprise, comme à chaque fois, de découvrir les souhaits de quelques uns des plus rétifs à l'autorité, des plus pénibles en cours : ils veulent généralement devenir militaire, gendarme ou policier. Ils sont en recherche d'autorité alors qu'ils sont ceux qui sont le plus en conflit avec toute autorité, que ce soit celle de leurs parents ou celle de leurs professeurs.

Cela m'a fait penser à cet étrange reproche que l'on fait à Hollande : "pas assez ferme, pas de cap, pas capable de taper du poing sur la table, mou, pas assez autoritaire..." Alors, comme ça, on recherche un chef, quelqu'un qui nous mette la fessée ? Qui nous en fasse baver des ronds de chapeau, qui nous mène à la baguette ? Vraiment ? C'est pour cela qu'on élit un président, en démocratie ?

Ah bon !?

Je crois surtout que ceux qui se conduisent aujourd'hui comme des sales gosses, se permettant à peu près tout, ayant décidé, après que Brice Hortefeux leur a montré l'exemple, qu'on pouvait tenir des propos racistes, malgré la loi, s'autorisant maintenant les insultes homophobes, après que Frigide et Christine ont montré la voie, attendent en effet qu'on leur montre clairement les limites qu'imposent la démocratie. Mais je ne crois pas que ce soit le rôle d'un président : il se doit de rester digne et ne pas intervenir sur tout et n'importe quoi comme le faisait le précédent. La justice est là pour faire respecter la loi.

Chacun son métier et les moutons seront bien gardés...

CC
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12 novembre 2013

Mère Patrie

Alors que certains blogueurs de droite semblent penser que voter à gauche se résume à penser "Ouh ! là ! là ! La guerre, c'est mal", j'éprouve le besoin de parler de cette malle pleine de photos et de souvenirs que j'ai ouverte le week-end dernier alors que j'étais en Savoie, chez ma mère.

Il y avait là les médailles en toc que mes arrières-grands-pères avaient ramenées de la Grande Guerre, leurs carnets de soldat, les tickets de rationnement utilisés par leurs familles, les quelques cartes postales qui disaient toujours que "Tout va bien" et que les colis envoyés avaient fait du bien au moral. Et puis ensuite, il y avait quelques photos d'après-guerre : ces hommes avaient vieilli trop vite, l'un est devenu alcoolique pour mieux supporter les cauchemars qui le hantaient et l'autre, amaigri et malade, est mort bien trop jeune à cause des gaz respirés dans les tranchées.

Ce sont en effet des histoires terribles : c'est mon grand-père qui s'est retrouvé tout seul avec sa mère, alors qu'il n'avait que 9 ou 10 ans, pour s'occuper de la ferme et trouver à manger. C'est ma grand-mère, effrayée par l'alcool, ayant subi un père violent...

Les commémorations d'aujourd'hui ne sont pas des moments de haine et de revanche. On se souvient des morts, de toutes les histoires familiales que l'on partage. Ce n'est pas si loin de nous. Une de mes arrière-grand-mère est morte en 1986, j'avais déjà 8 ans. Elle était née en 1902, elle n'avait que 12 ans au début de la première guerre.

C'est un moment où l'on fait tous partie de la même famille, au fond. Ne dit-on pas la "Mère Patrie" ?

CC


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11 novembre 2013

Il y a des choses qu'on ne peut pas faire

C'est simple : il y a des choses qu'on ne peut pas faire.

J'ai pourtant été assez critique avec le gouvernement précédent. Tout est encore en ligne, il suffit de lire. J'ai très souvent blâmé l'action et les discours de Sarkozy. Je n'ai jamais cédé à la critique facile sur le physique genre "nabot...", je n'ai jamais remis en cause la présence du président à la tête de l'Etat. Nous sommes un pays démocratique, on a des règles claires : quand on élit quelqu'un pour 5 ans, il est normal que le mandat soit effectué jusqu'au bout. Au bout d'un an, dire "Oh ! Ben, non, finalement, on n'en veut plus de celui-là...", ça ressemble à quoi ? A un caprice ?

Bref, ceux qui se sont amusés à siffler durant la minute de silence, ce matin sur les Champs, pendant la cérémonie de commémoration du 11 novembre, toute honte bue, se réclamant en plus de la Patrie, ont franchi la ligne de l'admissible.

Aujourd'hui, j'ai même arrêté de suivre une personne que j'ai déjà rencontrée, une "copine" blogueuse, une "amie" facebook, une "suiveuse" twitter. Soutenir des abrutis qui sifflent pendant une cérémonie du 11 novembre, c'est juste inadmissible. Même pas besoin d'expliquer pourquoi. C'est une évidence. Même si certains ne comprendront pas. Pauvres gens...

CC

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3 novembre 2013

Bonnets rouges et rouges bonnets ?

Comme d'habitude, je ne comprends rien. 

J'avais bien vaguement entendu, depuis la retraite de mes vacances, qu'Ayrault avait suspendu l'application de la loi sur l'Ecotaxe votée par la droite.

J'avais compris que faire une pause dans les nouvelles taxes après toutes celles que Sarko nous avait infligés durant 5 ans et les quelques autres ajoutées par le gouvernement actuel pouvait être de bon augure : cela devait faire plaisir aux camionneurs.

Et puis hier ou avant-hier, j'ai entendu que des bretons avaient troqué leurs chapeaux ronds contre des bonnets rouges en protestation contre l'Ecotaxe. Alors, je me suis dit que les informations n'avaient sans doute pas été relayées jusqu'aux contrées reculées du Finistère intérieur...En cas de tempête, parfois, les corbeaux ne peuvent plus ravitailler.

Mais visiblement, même quand les équipes de télé sont arrivées avec des nouvelles fraîches, les protestations contre la taxe de NKM votée par l'ancienne majorité de droite et ajournée par la gauche, continuait. Mais alors quoi ? Ils veulent qu'on la rétablisse, la taxe ?

Je me suis un peu renseignée : en fait, ces braves gens, en toute logique, manifestent contre le gouvernement à cause des fermetures d'usines. Celles qui délocalisent ? Celles que l'écotaxe aurait peut-être forcé à rester ? Et voilà, je ne comprends plus rien, à nouveau.

Et puis j'ai trouvé cet article de rue89 qui explique que les meneurs de cette manif à tendance violente naviguaient en 4x4 et n'avaient pas l'air très menacé par les fermetures d'usines, mais plutôt par l'écotaxe qui les empêcherait de délocaliser pas cher...J'ai compris un peu mieux...

CC
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25 octobre 2013

Pour être heureux...

On est content d'apprendre, grâce au Nouvel Obs que les professionnels les plus heureux sont les agriculteurs, infirmières et enseignants. C'est bizarre. 

Comme le monde est entrain de sombrer, que rien ne va plus, puisqu’il est entendu que chaque nouvelle génération est mutante, comme il va de soi que la dernière est encore pire que la précédente, puisqu’elle est née, non pas avec une cuillère en argent dans la bouche, mais branchée sur la 3G, la fibre optique, la TNT et youporn, alors, il ne nous reste pas d’autres alternatives : il faut désespérer de la race humaine dans son ensemble.

Pourtant, le Nouvel Obs nous dit que les professions à forte valeur de partage et de solidarité rende les gens heureux...

Mais le pessimisme a gagné : peu importe le soleil, la beauté du monde, peu nous chaut les progrès de la sciences, le fait qu’on vive plus vieux et en meilleure santé. On déprime par habitude, on fait la gueule consciencieusement.

Je déteste cette morosité ambiante. J’ai le sentiment personnel d’aller bien, de vivre dans une société qui n’a rien à envier à celle des années soixante. Je sais ce que je dois, si l’on doit faire les comptes, à cette période, en terme de libertés. J’ai la chance d’avoir incroyablement plus de confort et de facilités par rapport à mes parents.

Ils étaient agriculteurs (donc, heureux), passaient leurs journées à faire un travail éreintant, au premier sens du terme. Ils étaient heureux, malgré tout, ils allaient de l’avant, ils cherchaient sans cesse des solutions pour que leur vie soit douce : travailler 365 jours par an, c’est impossible, incompatible avec une vie épanouie ? Très bien, cherchons des associés, faisons un GAEC, organisons-nous, en CUMA, regroupons les troupeaux, les terres, les emmerdes, les factures. L’agriculture traditionnelle ne paye pas très bien ? Cherchons autre chose, faisons du bio. Oui, au début des années 90, c’était un sacré pari. Mais aujourd’hui, la tonne de lait est bien mieux payé que si on avait cédé aux sirènes de Danone. Il faut savoir aller de l’avant. C’est ce que m’a appris mon père.

Malgré l'enquête du Nouvel Obs, ces derniers temps, on voit souvent des reportages sur les agriculteurs qui se suicident. C’est une profession qui souffre d’un trop grand individualisme. Mon père a lutté contre ça, toute sa vie. Il a réussi à faire un GAEC avec 9 associés, ce qui permet d’aménager un temps de travail correct, avec des week-end et des vacances, ce qui est essentiel pour ne pas être coupé de la société, pour envisager sereinement une vie de couple avec des enfants, par exemple. Je sais que ce n’est pas aussi simple dans toutes les régions : en Savoie, il reste peu d’agriculteur, alors c’est plus simple de se mettre d’accord, il y a de la place pour tout le monde. Dans d’autres coins, il y a encore du monde et les voisins attendent avec impatience que celui d’à côté lâche l’affaire pour racheter fissa du terrain. Cela ne crée pas les mêmes liens, forcément. Et pourtant...il serait tellement plus sain de s’unir, pour avoir plus de terrain, plus d’animaux, pour s’organiser, pour pouvoir créer ses propres filières de transformation, ses propres réseaux de commercialisation pour éviter les grandes surfaces et les multinationales...

Pour être heureux...

CC
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24 octobre 2013

Prise d'otages

C'est dégueulasse : on prend les téléspectateurs en otages.

C'est un crime, une ignominie, un drame.

Moi, je comprends qu'ils puissent être en colère, je comprends bien qu'ils ne sont pas assez payés et que leurs horaires dépassent le raisonnable. Je comprends qu'ils soient, tels des cheminots smicards, tels de pauvres ouvriers faisant les trois huit, inquiets pour leur avenir. Je comprends les craintes de ces travailleurs non qualifiés, de ces petits pieds, de ces travailleurs manuels qu'on a privé de leurs mains...

Mais prendre en otages des millions de fans de foot, comme ça, sans préavis, c'est vraiment dégueulasse.

CC
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