Dans un coin de ma mémoire, resteront accrochées ces 12 années passées
Ces milliers de réunions, de débats, de commissions et de papiers,
Ces poignées de mains, ces "pourquoi-je-suis-là",
Ces "je-ne-comprends-pas" et ces "mais-casse-toi-de-là",
Et ces salades, beaucoup de salades,
Des navets aussi et des choux, trop choux.
C'est toute une vie, 12 ans d'interminable retour au monument,
Aux morts pour la patrie, aux discours et aux cérémonies,
C'est toute une vie, mais c'est fini, c'est définitivement fini,
Et c'est tant pis. Tout ce que j'ai appris restera là, dans un coin de ma mémoire,
Pour moi, pour personne, pour le ciel et pour les fleurs de magnolia,
Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas pour qui, mais la vie sans ça,
Ce sera joli aussi, sans bleu blanc rouge, sans invective, sans parti pris,
Sans les voisins qui me demandent à moi, comme si je savais,
Pour les poubelles, pour les nids-de-poule et pour les lampadaires,
Pour les plaques d'égout qui tapent et les motos qui font du bruit,
Pour les "c'est-sale" et les "que-fait-la-mairie", pour les "y'a du respect qui s'perd".
C'est fini, la litanie des vœux, des représentations, des signatures et des inaugurations,
C'est fini les astreintes, les morts en pleine nuit, les incendies, les accidents,
C'est fini les contraintes, les soirs et week-end, les cellules de crise,
La vie se poursuit sans les polémiques vaines
Avec les journalistes,
Avec l'opposition,
Avec les extrêmes,
Avec l'ennemi d'aujourd'hui, qui est souvent l'ami d'hier,
Et parfois, le contraire,
Avec "les méchants c'est eux et nous on est les gentils".
C'est fini.
Merci.



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