10 novembre 2011

11 novembre

11 novembre 1918.



11 novembre 2011.



No comment.

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9 novembre 2011

Démocratie, vraiment ?

Au Panthéon, il y a même un trou dans le plafond (Joke !)
J'entendais tout à l'heure la réaction de Mme Parisot, à propos de la démission forcée de Berlusconi en Italie. Elle disait en substance que c'est une bonne chose pour la démocratie.

Alors, évidemment, je ne suis pas mécontente que Berlusconi démissionne. C'est un président vulgaire, égoïste, profiteur...Il a fait beaucoup de mal à l'Italie. De mon petit point de vue de touriste Française, j'ai pu constater, cet été, par exemple, que la culture et l'éducation n'était pas du tout sa priorité et que les lieux, les monuments, les trésors de cette belle culture était entrain de pourrir sur place par la faute de son gouvernement. L'exemple de Pompéi est frappant.

Cependant, la démission forcée de Berlusconi m'interroge. Elle intervient au moment où le Marché, cette entité froide et cruelle, a mis la pression sur l'Italie. Le Marché rentre donc en ingérence dans les affaires politiques d'un pays, obligeant un élu à démissionner. Parce que malgré tous les reproches qu'on peut faire à Berlusconi, il a été élu par le peuple...C'est bien là le principe de la démocratie, non ?

Le peuple aurait pu manifester, descendre dans la rue pour demander sa démission. Je suis sûre qu'on lui aurait opposé une fin de non recevoir. Aujourd'hui, il suffit que le Marché claque des doigts pour que le président du conseil italien s'en aille.

Et le pire, c'est que l'ogre du Marché n'est pas heureux et qu'il passe le taux des emprunts passe à 7%. Pour punir qui ?

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Georges Brassens - Hécatombe par bisonravi1987


Au Marché de Brives et d'ailleurs, ce n'est plus aux agents de la maréchaussée qu'il faudrait couper les choses. Mais en ont-ils, les traders et autres banksters ?


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8 novembre 2011

Après l'hôtel de DSK, celui de Sarko ?

Peut-on dormir sur ses deux oreilles à ce prix ?
C'est étrange comme on a l'impression, parfois, que les grands médias ne parlent pas de ce qui nous semble important.

C'est subjectif.

C'est sans doute une impression partagée par beaucoup de monde : j'imagine qu'un cordonnier doit penser qu'on ne parle presque jamais de son métier et cela doit le chiffonner. La prof que je suis s'étonne qu'on ne parle d'éducation que pour le marronniers de la rentrée ou à la veille des grandes vacances. A l'occasion d'une grève, aussi, ce qui est une bonne raison pour faire grève, d'ailleurs, quoi qu'on en dise...

La blogueuse politique qui partage mon corps et ma tête s'étonne donc qu'on ne parle jamais dans les grands médias de l'école de Chicago. Je m'étonne aussi que personne n'explique simplement et à une heure de grande écoute le propos de la vidéo que j'ai postée hier...

Et je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas un buzz monstrueux autour du prix de la chambre d'hôtel de notre président à Cannes, ce weekend pour le G20. A la veille de l'annonce du plan de rigueur, pourtant, c'était parfait pour faire la une, pour faire vendre du papier, pour faire baver les éditorialistes, pour faire des micros trottoirs qui valent la peine.

On peut considérer que ça n'a pas d'importance : à la rigueur, ça pourrait être pire.

Tout peut toujours être pire. Ma réaction est peut-être populiste. Mais 37 000 Euros la nuit d'hôtel, ça me choque. Avec cet argent, je pourrais me payer presque trois voitures comme la mienne. Comme trois voitures me serviraient à rien, je pourrais rembourser une partie de mes dettes immobilières.

Bref. Je ne me payerais pas une nuit à l'hôtel. Nous n'avons pas les mêmes valeurs.

Cependant, on ne sait pas comment on réagirait si c'était de l'argent public : on deviendrait peut-être moins regardant à la dépense, allez savoir. On se dirait : "Dépensons, dépensons, cet argent est aux Français..."

On perdrait tout sens commun, on laisserait la moralité au vestiaire...

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7 novembre 2011

Le surendettement de Fillon...

Pour résumer, Fillon, c'est le pauvre type, pas mieux que vous ou moi. Le type qui par mégarde a contracté un prêt chez cofinoga et qui n'arrive pas à rembourser.

En fait, ce n'est pas Fillon, ce sont tous les États Européens qui sont empêtrés dans ce cercle vicieux de l'emprunt dont on n'arrive pas à rembourser les intérêts.

Regardez cette vidéo, cela vous semblera plus clair.


Merci à Nicolas !

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6 novembre 2011

1945, année de rigueur...

Le plan que Fillon va présenter demain sera "l'un des plus rigoureux depuis 1945".

Ah ! Il y a eu une guerre ? On m'aurait menti ?

Où doit-on se rendre pour les tickets de rationnement ?

Est-ce que Fillon voudrait dire que les 4 années qui viennent de s'écouler étaient dignes des 4 années avec Pétain au pouvoir ?

Va-t-on lancer un plan de reconstruction ? Ça relancerait le bâtiment...

Où se réunira le CNR pour mettre en place la sécurité sociale ? Elle a besoin de se refaire une santé, la vieille dame...

Va-t-on revenir aux 40 heures ? Et aux 15 jours de congés payés ? Réjouissant !

Les femmes seront-elles obligées de porter des bas de soie ? Et si l'on ne peut pas s'en payer, est-ce qu'on pourra se dessiner la couture sur les jambes ?

Fillon, le weekend, paraît-il, se paye des voyages à 27 000 Euros, pour rentrer chez lui en Falcon. En 1945, pas de Falcon ! Il faudrait le revendre, cet engin... Et après ? La rigueur, la vraie, celle qui serait même pour les riches, même pour les politiques ! Le président de la République qui paye ses factures d'électricité et sa femme qui va faire son marché toute seule, avec son porte-monnaie !

Demain, on retourne vers le passé !

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4 novembre 2011

A pu', vikio ?

Bon, je crois que ce truc a disparu. Comme Caramail. Vous vous souvenez de Caramail ? C'était ma première boîte mail. Nulle, au niveau de la technique. Par contre, le tchat, c'était de la balle...Toute ma jeunesse !

Et puis ça a été racheté par Lycos. Vous vous souvenez de Lycos. La pub, c'était "Va chercher !" Avec un gros chien dedans. Un moteur de recherche sympa. Mais Google a mangé le gros chien. Lycos a disparu, aussi.

Enfin, ça a disparu de nos vies. Parce que rien ne disparait vraiment dans la toile. D'ailleurs, en fouillant bien, on peut trouver des traces de mon tout premier blog, que j'ai pourtant soigneusement détruit il y a 3 ou 4 ans...C'est couillon...

Aujourd'hui, c'est Wikio qui va tomber doucement dans l'oubli intersidéral d'internet. On trouvera d'autres joujoux !


Reason To Mourn, Ben Harper from another being creative on Vimeo.


Bon weekend !

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2 novembre 2011

Responsabiliser le peuple grec.

Je ne sais pas si l'on demande l'avis au peuple et je ne sais pas si c'est bien. 

En Grèce, donc, les affaires ont été gérées n'importe comment depuis des années : pour des raisons de politique politicienne, l'impôt n'est pas levé comme il le devrait. L’État a vu sa dette se creuser. Pour le punir, le FMI et toute la communauté des libéraux en goguette, a imposé des plans de rigueur draconiens à un pays dans lequel les jeunes font des études longues mais où il n'y a pas de travail. Les agences de notation, jugeant la rigueur pas assez rigoureuse, ont décidé de baisser la note du pays.

Le pays, qui jusqu'alors pouvait emprunter de l'argent à un taux raisonnable pour résorber un peu ses soucis financiers, se voit désormais obligé d'emprunter de l'argent à des taux prohibitifs dignes des crédits revolving qui sont d'habitude réservés aux particuliers. Il est vrai qu'un emprunt de plusieurs millions d'Euros à plus de 20% d'intérêt, ça donnerait des frissons de plaisir au plus honnête des banquiers.

Voilà la situation de la Grèce : forcée de s'endetter encore et encore pour tenter de s'en sortir. 

Autant dire que le pays peut bien augmenter les impôts (de ceux qui peuvent encore en payer), ça ne suffira pas à renflouer les caisses.

Alors l'Europe, qui voit d'un sale œil ce pays qui ressemble de plus en plus à une verrue purulente au milieu de sa douce figure, et qui craint l'infection générale, décida de passer l'éponge sur une partie de la dette contre encore plus de rigueur.

Jusque là, le peuple grec s'est révolté : "Ceci n'est pas notre dette. Nous ne payerons pas pour votre dette." Voilà en substance ce que disaient les banderoles dans les manifs. Logique : la mauvaise gestion, les spéculations boursières, les jeux politiques, les mauvais choix sur l'industrialisation du pays, le chômage galopant, l’État incapable de lever l'impôt correctement, ce n'est pas la responsabilité du peuple. Le peuple se serre déjà la ceinture, quand il peut se payer une ceinture, parce la vie coûte cher, parce qu'il n'y a pas de travail, parce que les différents plans de rigueur ont progressivement ruiné les aides sociales...

Le peuple, non seulement, n'est pas responsable de cette crise, mais il en paye les pots cassés depuis longtemps. C'est injuste.

Alors, aujourd'hui, le premier ministre veut "responsabiliser son peuple", en faisant un référendum. Le rendre responsable de la crise ? C'est un peu fort, non ? Responsable ? Coupable ? Je pose la question...

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