Voilà pas mal de temps déjà que je n'ai pas changé de bannière sur mon blog. Il y a quelques jours, j'en parlais d'ailleurs. C'était à l'occasion de la soirée de blogueuses avec L'Autochtone, Olympe et Luciamel, Mariel, Marine, Chouyo, Moushette, Luciole, MlleCarnetO, Mao et encore Mao, Anne, Sandrine, Aude, Fée Myrtille, Gabrielle, Charlotte et OSEM qui me disait justement à quel point elle aimaitAnnie Girardot et que c'était surtout ça qui l'avait attirée ici !
En faisant un peu d'humour noir, j'avais précisé que je n'étais pas aussi vieille qu'elle, ni aussi malade, mais que j'aimais beaucoup cette actrice, moi aussi. Son pouvoir comique mais aussi dramatique, sa voix, son joli minois sous sa coupe "garçonne" quand elle était plus jeune...Un talent qui, à cause son côté gouailleur et populaire, peut-être, n'a pas été reconnu à sa juste valeur...On se souvient tous de cette émotion, aux Césars, quand enfin, on pensa à elle. Un peu comme Lonsdale, l'autre soir, dans un autre genre...
Je me demandais aussi ce que j'allais faire, lorsqu'elle mourrait, avec cette bannière.
Cet après-midi, j'ai décidé : je vais la laisser. Ce sera un hommage modeste, un souvenir.
L'image de cette bannière vient de la suite improbable du film d'Audiard "Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas mais elle cause." Sans doute pas le meilleur film du monde, même un bon gros navet à la française. Mais drôle. Et à cette époque, les titres et les bandes annonces n'hésitaient pas à être très longs. Plus c'est long, plus c'est bon, non ?
CC
28 février 2011
27 février 2011
Se sentir Belge...
En ce moment, peut-être parce que je suis en vacances, parce que j'ai été loin de chez moi et de mes habitudes de lectures et de blog, j'ai l'impression d'être un peu Belge.
A-t-on encore un gouvernement ?
Ce soir, je n'ai pas regardé Sarkozy à la télé, par exemple. J'ai vaguement vu sur twitter qu'il était sale autour de la bouche. J'ai vaguement compris qu'il avait viré une femme du gouvernement pour des trucs pas tellement pire que ce qu'à fait Fillon ces derniers temps. Fillon est toujours là, par contre.
Mais remaniement ou pas, on sait bien que ça ne changera rien. On n'aurait pas de gouvernement que ça ne changerait rien. D'ailleurs, c'est depuis 2007 qu'on a un gouvernement pour rien.
L'inefficacité nous gouverne. Au début, on a cru que c'était un président super actif. On était d'accord pour dire qu'il faisait n'importe quoi et tout de travers. Maintenant on sait qu'en fait, il ne faisait que brasser de l'air.
Qui trop embrasse, mal étreint, comme on dit.
De toute façon, nous n'avons déjà plus de gouvernement : nous n'avons plus qu'un candidat et son staff en campagne...
CC
A-t-on encore un gouvernement ?
Ce soir, je n'ai pas regardé Sarkozy à la télé, par exemple. J'ai vaguement vu sur twitter qu'il était sale autour de la bouche. J'ai vaguement compris qu'il avait viré une femme du gouvernement pour des trucs pas tellement pire que ce qu'à fait Fillon ces derniers temps. Fillon est toujours là, par contre.
Mais remaniement ou pas, on sait bien que ça ne changera rien. On n'aurait pas de gouvernement que ça ne changerait rien. D'ailleurs, c'est depuis 2007 qu'on a un gouvernement pour rien.
L'inefficacité nous gouverne. Au début, on a cru que c'était un président super actif. On était d'accord pour dire qu'il faisait n'importe quoi et tout de travers. Maintenant on sait qu'en fait, il ne faisait que brasser de l'air.
Qui trop embrasse, mal étreint, comme on dit.
De toute façon, nous n'avons déjà plus de gouvernement : nous n'avons plus qu'un candidat et son staff en campagne...
CC

26 février 2011
Redoubler de libéralisme ?
Quand un libéral s'empare d'un sujet d'éducation, c'est toujours assez marrant. En général on arrive toujours à des conclusions étonnantes : comme si ces braves gens n'avaient pas mis les pieds dans une classe depuis des siècles.
Aujourd'hui, un de ces braves libéraux découvre qu'on veut à tout prix limiter les redoublement dans l'éducation nationale. Dans certains établissements on donne même moins de moyens s'il y a trop de redoublements. Pour les profs, ce n'est pas un secret et depuis longtemps. La raison ? La seule, l'unique ? Ça coûte trop cher, évidemment. Seule et unique raison libérale donc. Libérale à la sauce Sarko et FMI. Il est vrai qu'avec les libéraux, on se trompe toujours de courant et d'interprétation. Il n'empêche.
Chaque année, moi qui suis prof principale de 6eme, je propose un ou deux redoublement dans ma classe. Pas pour n'importe qui, pas n'importe comment. Une mesure de ce genre, si elle est pédagogique doit être pensée, en concertation avec l'élève qui doit la comprendre et l'accepter, avec ses parents qui doivent l'accompagner et avec lavis de l'équipe enseignante dans son ensemble seule juge de l'efficacité de ce choix. En effet, faire redoubler un élève qui a 6 de moyenne, qui ne comprend rien, qui fait le con en classe et qui ne travaille pas et n'a pas envie de s'y mettre, c'est parfaitement vain. Par contre, faire redoubler un élève qui a 8 de moyenne, qui a fait de vrais efforts toute l'année, qui a une certaine motivation et qui peut progresser, ça peut payer.
Pour la petite histoire, quand j'étais en 6eme, je ressemblais fort au deuxième cas. J'ai redoublé et j'ai pu ensuite faire des études correctes. Sans le redoublement, j'aurais fini en CAP vente et...je ne sais pas...on ne peut pas savoir, mais j'étais très mal partie.
Notre ami libéral explique que le redoublement est là pour apprendre aux petits bisounours que la vie n'est pas facile et pour les entraîner à l'échec. Pareil pour les mauvaises notes. Ça vaut peut-être pour les beaux quartiers où vivent les libéraux, ces conneries : dans ma ZEP, les élèves savent très vite que la vie est difficile...
Pour le reste du billet du brave libéral, c'est pareil : on a parfois les mêmes constats mais les solutions proposées sont si loin de la réalité du terrain que l'on se demande souvent de quoi parle le type. S'il a des enfants ils sont sûrement élevés à la maison par maman qui ne travaille pas...ou alors ils bénéficient d'une école privée et d'esclaves sous payés par acamerdia...
Secrètement, il est sans doute d'accord avec Sarko, de toute façon : les études, ça ne sert qu'à faire beau sur un CV.
Aujourd'hui, un de ces braves libéraux découvre qu'on veut à tout prix limiter les redoublement dans l'éducation nationale. Dans certains établissements on donne même moins de moyens s'il y a trop de redoublements. Pour les profs, ce n'est pas un secret et depuis longtemps. La raison ? La seule, l'unique ? Ça coûte trop cher, évidemment. Seule et unique raison libérale donc. Libérale à la sauce Sarko et FMI. Il est vrai qu'avec les libéraux, on se trompe toujours de courant et d'interprétation. Il n'empêche.
Chaque année, moi qui suis prof principale de 6eme, je propose un ou deux redoublement dans ma classe. Pas pour n'importe qui, pas n'importe comment. Une mesure de ce genre, si elle est pédagogique doit être pensée, en concertation avec l'élève qui doit la comprendre et l'accepter, avec ses parents qui doivent l'accompagner et avec lavis de l'équipe enseignante dans son ensemble seule juge de l'efficacité de ce choix. En effet, faire redoubler un élève qui a 6 de moyenne, qui ne comprend rien, qui fait le con en classe et qui ne travaille pas et n'a pas envie de s'y mettre, c'est parfaitement vain. Par contre, faire redoubler un élève qui a 8 de moyenne, qui a fait de vrais efforts toute l'année, qui a une certaine motivation et qui peut progresser, ça peut payer.
Pour la petite histoire, quand j'étais en 6eme, je ressemblais fort au deuxième cas. J'ai redoublé et j'ai pu ensuite faire des études correctes. Sans le redoublement, j'aurais fini en CAP vente et...je ne sais pas...on ne peut pas savoir, mais j'étais très mal partie.
Notre ami libéral explique que le redoublement est là pour apprendre aux petits bisounours que la vie n'est pas facile et pour les entraîner à l'échec. Pareil pour les mauvaises notes. Ça vaut peut-être pour les beaux quartiers où vivent les libéraux, ces conneries : dans ma ZEP, les élèves savent très vite que la vie est difficile...
Pour le reste du billet du brave libéral, c'est pareil : on a parfois les mêmes constats mais les solutions proposées sont si loin de la réalité du terrain que l'on se demande souvent de quoi parle le type. S'il a des enfants ils sont sûrement élevés à la maison par maman qui ne travaille pas...ou alors ils bénéficient d'une école privée et d'esclaves sous payés par acamerdia...
Secrètement, il est sans doute d'accord avec Sarko, de toute façon : les études, ça ne sert qu'à faire beau sur un CV.

23 février 2011
Montmartre des blogueuses : compte-rendu
Hier soir, c'était soirée filles à Montmartre. Attention, messieurs, pas une soirée fifilles, pas une soirée pinky, girly ou barbie. Non...ou du moins pas que...Une soirée meufs qu'en ont : des idées.
On a ripaillé et on a bien parlé : on a découvert qu'on avait toutes en nous le pouvoir de se défendre et de s'auto défendre. On a beaucoup parlé de kravmaga, de coups de couteau et de coups de pieds dans les c... Faut pas nous chercher. Peut-être que Sarko a raison avec sa politique sécuritaire : les françaises ont peur.
On s'est offert le luxe du voyage, de l'aventure et du dépaysement à pas cher, grâce à Mouchette, Chouyo et Olympe qui nous ont parlé de l'Inde où elles ont toutes les trois vécu des choses marquantes pour leur vie. Tout ça sous un magnifique poster d'un palais splendide, au fond su café le Just Be, rue Caulaincourt.
Olympe était sans conteste la reine de la soirée jusqu'à ce que quelqu'un d'un peu plus connu qu'elle rentre dans le café : Jacques Higelin. Champagne !
Pour se venger, Olympe nous a collé une interro écrite. Mais tout s'est bien fini puisque tout le monde a eu 20/20.
Pendant ce temps un artiste nous tirait le portrait. C'est à voir chez Lucia Mel.
Enfin, on a récolté quelques idées pour la prochaine fois. On a surtout une très belle envie de se revoir ! Merci encore à Polluxe pour l'organisation !
Pour finir voilà l'à peu près liste que j'ai noté hie soir entre un mojito, un vin rouge et une assiette de charcuterie/fromage (salon de l'agriculture oblige...). Excusez-moi pour les liens foireux ou les oublis : promis, je me rattraperai quand mes moyens techniques me le permettront.
Chouyosworld.com
Moushette.blogspot.com
Blog.Urbanstret.blogspot.com
Blog.loeildeluciole.com
Carnetordinaire.com
Osen.blogspot.com
Lestribulationsdemao.fr / lppln.wordpress.com
Poto.mitan.com
http://polluxe.wordpress.com/
http://blog.plafonddeverre.fr/
http://www.luciamel.com/
http://femmedejoueur.canalblog.com/
http://entrees-en-lice.over-blog.com/
Heroldboulevard.com
On a ripaillé et on a bien parlé : on a découvert qu'on avait toutes en nous le pouvoir de se défendre et de s'auto défendre. On a beaucoup parlé de kravmaga, de coups de couteau et de coups de pieds dans les c... Faut pas nous chercher. Peut-être que Sarko a raison avec sa politique sécuritaire : les françaises ont peur.
On s'est offert le luxe du voyage, de l'aventure et du dépaysement à pas cher, grâce à Mouchette, Chouyo et Olympe qui nous ont parlé de l'Inde où elles ont toutes les trois vécu des choses marquantes pour leur vie. Tout ça sous un magnifique poster d'un palais splendide, au fond su café le Just Be, rue Caulaincourt.
Olympe était sans conteste la reine de la soirée jusqu'à ce que quelqu'un d'un peu plus connu qu'elle rentre dans le café : Jacques Higelin. Champagne !
Pour se venger, Olympe nous a collé une interro écrite. Mais tout s'est bien fini puisque tout le monde a eu 20/20.
Pendant ce temps un artiste nous tirait le portrait. C'est à voir chez Lucia Mel.
Enfin, on a récolté quelques idées pour la prochaine fois. On a surtout une très belle envie de se revoir ! Merci encore à Polluxe pour l'organisation !
Pour finir voilà l'à peu près liste que j'ai noté hie soir entre un mojito, un vin rouge et une assiette de charcuterie/fromage (salon de l'agriculture oblige...). Excusez-moi pour les liens foireux ou les oublis : promis, je me rattraperai quand mes moyens techniques me le permettront.
Chouyosworld.com
Moushette.blogspot.com
Blog.Urbanstret.blogspot.com
Blog.loeildeluciole.com
Carnetordinaire.com
Osen.blogspot.com
Lestribulationsdemao.fr / lppln.wordpress.com
Poto.mitan.com
http://polluxe.wordpress.com/
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22 février 2011
Ah! Libye!
La Libye visiblement en a marre de son si bling bling dictateur. Vous vous souvenez? C'était celui que Sarkozy avait invité en grande pompes et en grande chapka à l'Elysée. Le type, n'aillant jamais peur du ridicule avait campé dans une tente, dans la cour. Il avait probablement entendu parler des Champs...
Maintenant, on doit sûrement passer des coups de fil à tout va, dans tous les ministères, histoire de s'assurer que personne n'a eu l'idée saugrenue d'aller passer des vacances en Libye récemment. Ça la foutrait mal.
J'ai entendu que des avions avaient été envoyé en Libye. J'ai eu peur. En fait, ce sont des avions civils pour rapatrier les ressortissants français.
Dites, heureusement qu'on a pas réussi à lui vendre des rafales au dictateur aux chapeaux originaux : on serait encore capable de le reprocher à Sarko! En fait, c'était une stratégie : être un mauvais commercial, c'est meilleur pour les sondages.
CC
Maintenant, on doit sûrement passer des coups de fil à tout va, dans tous les ministères, histoire de s'assurer que personne n'a eu l'idée saugrenue d'aller passer des vacances en Libye récemment. Ça la foutrait mal.
J'ai entendu que des avions avaient été envoyé en Libye. J'ai eu peur. En fait, ce sont des avions civils pour rapatrier les ressortissants français.
Dites, heureusement qu'on a pas réussi à lui vendre des rafales au dictateur aux chapeaux originaux : on serait encore capable de le reprocher à Sarko! En fait, c'était une stratégie : être un mauvais commercial, c'est meilleur pour les sondages.
CC

21 février 2011
Une infirmière inquiète...
Et il y a de quoi être inquiet...
Je partage avec vous un témoignage reçu par e-mail...
"Je suis assez catastrophée en ce moment, car dans aucun média, aucune presse, même dans les discours de nos chers politiques, personne ne parle de ce qui se passe du côté de l'hôpital public... Et pourtant, moi qui le vis de l'intérieur, je vous garantis qu'il y a de quoi sauter au plafond (peut-être autant que les fautes d'orthographe dans ce mail, je m'en excuse...!).
Tout ce qui va suivre est un peu compliqué, peut-être, mais nécessaire pour vous expliquer ce qui se passe sur le terrain.
Je suis infirmière dans un service de Médecine adulte (Médecine interne et thérapeutique, pavillon 5, hôpital Bellevue à St-Etienne) avec une capacité d'accueil de 21 patients, dont 95% est muté directement des urgences. Autrement dit, la plupart ne sont pas encore très stabilisés sur le plan médical et ont donc besoin d'une surveillance étroite et efficace de la part des infirmiers et aide-soignants. Les femmes de ménage (ASH) ont elles aussi un rôle important, car au détour d'un couloir ou pendant qu'elles nettoient une chambre, elles peuvent être les premiers signaux d'alarme d'un patient en détresse. Sans parler de leur travail primordial pour assurer l'hygiène des services, rôle majeur dans la lutte des infections nosocomiales.
Nos équipes s'organisent ainsi : (les équipes de jour et de nuit sont indépendantes, je ne travaille que le jour matin-soir)
- 2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le matin
- 2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le soir
- 1 infirmière + 1 aide-soignante la nuit
Ceci est ce qu'on appelle le service minimum, autrement dit, c'est le minimum réglementaire pour assurer la sécurité des patients. Or il faut savoir que nous n'avons jamais de personnel en plus et que la tendance actuelle est de nous faire tourner en sous-effectif de manière presque systématique les soirs et les week-end, soit un seul infirmier pour 21 patients.
Depuis 2 mois, une de mes collègues infirmières a démissionné et n'est pas remplacée, une autre est en arrêt de travail qui risque d'être prolongé et n'est pas non plus remplacée. Nous ne sommes donc plus que 6 infirmiers au lieu de 8 à assurer un roulement sur 4 semaines, jours de semaine, week-end et fériés compris. Alors nous effectuons 1 puis 2 puis 3 week-end supplémentaires (nous en travaillons déjà 2 sur 4 habituellement) et ainsi de suite pour que le service tourne, avec des jours de repos qui sautent et des alternances de rythme incessantes. Si bien qu' il devient impossible de prévoir quoi que ce soit en dehors de la vie au CHU, sous peine de devoir annuler au dernier moment pour cause : boulot!
Samedi dernier, une autre collègue s'est arrêtée et, étant la seule infirmière du soir, il n'y avait donc personne pour prendre la relève du matin... C'est un infirmier des urgences qui a été détaché de son service pour venir dans le nôtre, qui a assuré les soins de nos 21 patients, alors qu'il ne les connaissait pas, et qui a dû faire face en plus à une situation d'urgence vitale de l'un d'eux...
Une des ASH est arrêtée depuis 1 an en étant remplacée de manière très ponctuelle, obligeant les 3 ASH restantes du service à se partager un roulement sur 4 semaines, jours de semaine, week-end et fériés compris. Leur tâche est de nettoyer à elles seules, tous les jours, la totalité des 16 chambres du service de fond en comble (vitres, mobilier, murs, WC), les bureaux médicaux, les pièces de vie (office, douche, WC, couloirs), la salle de soins...
Il faut savoir que le CHU de St-Etienne est en pleine réorganisation, puisqu'un gros complexe est en fin de construction à l'hôpital Nord, promettant parait-il des technologies de pointe, des locaux modernes et surtout des soins efficaces et de qualité...
Alors expliquez-moi comment être à la hauteur de ces exigences quand le personnel est déjà largement en sous-effectif? L'hôpital refuse d'embaucher, car déficit budgétaire, mais préfère faire appel à l'intérim, qui coûte plus cher que des contractuels...
Hier, j'étais normalement en 'repos' et j'ai passé une bonne partie de ma journée à démarcher la Médecine du Travail, les syndicats et à parler avec notre chef de service, pour essayer de trouver des solutions pour que notre direction nous entende...
Nous sommes par chance soutenus par notre chef de service, qui connaît la valeur de notre travail et sait que nous ne protestons pas pour rien. Il nous connaît suffisamment pour lui même remuer ciel et terre pour qu'on s'occupe du sort des soignants à l'hôpital. Il nous soutient par ce que lui-même est très inquiet de la situation et voit notre gouvernement asphyxier le service public hospitalier, or lui a choisi de travailler au CHU par foi en ce service public et dans le respect du serment d' Hippocrate.
Je dors très mal et pour être honnête je pense au boulot constamment. J'ai peur que le stress me fasse oublier un soin, que la pression m' empêche de prendre le temps avec un patient déprimé, que la fatigue me fasse faire un mauvais calcul de dose, administrer un produit au mauvais patient... J'ai peur que ce métier que j'aime me transforme en assassin, involontaireme nt, par ce qu'on aura laissé la situation se dégrader. Parce que nous sommes tous responsables : je suis l'infirmière d'aujourd'hui mais nous sommes tous les patients de demain. VOUS pouvez être au bout de ma seringue, ou votre mari, votre enfant, votre Je vis l'insécurité dans mon travail, alors que je le maîtrise pourtant. Mais je suis humaine avant tout.
Vous serez ceux qui pâtirez du manque de soignants dans les services : je n'aurai pas pu prendre le temps de vous donner des nouvelles du patient que vous aimez, je n'aurai pas pu gérer 2 situations d'urgence à la fois... Faut-il attendre qu'il y ait des morts pour réagir et prendre conscience de ce qui se passe dans les hôpitaux???
Aujourd'hui, j'ai besoin de vous. Merci de bien vouloir transférer ce mail de manière la plus large possible, pour informer le plus de monde possible. Si vous connaissez des personnes du monde hospitalier, journalistique, politique ou autre, n'hésitez pas à les solliciter.
Il faut se mobiliser en masse pour être plus efficace, moi toute seule, je n'intéresse personne.
Merci pour votre attention!"
CC
Je partage avec vous un témoignage reçu par e-mail...
"Je suis assez catastrophée en ce moment, car dans aucun média, aucune presse, même dans les discours de nos chers politiques, personne ne parle de ce qui se passe du côté de l'hôpital public... Et pourtant, moi qui le vis de l'intérieur, je vous garantis qu'il y a de quoi sauter au plafond (peut-être autant que les fautes d'orthographe dans ce mail, je m'en excuse...!).
Tout ce qui va suivre est un peu compliqué, peut-être, mais nécessaire pour vous expliquer ce qui se passe sur le terrain.
Je suis infirmière dans un service de Médecine adulte (Médecine interne et thérapeutique, pavillon 5, hôpital Bellevue à St-Etienne) avec une capacité d'accueil de 21 patients, dont 95% est muté directement des urgences. Autrement dit, la plupart ne sont pas encore très stabilisés sur le plan médical et ont donc besoin d'une surveillance étroite et efficace de la part des infirmiers et aide-soignants. Les femmes de ménage (ASH) ont elles aussi un rôle important, car au détour d'un couloir ou pendant qu'elles nettoient une chambre, elles peuvent être les premiers signaux d'alarme d'un patient en détresse. Sans parler de leur travail primordial pour assurer l'hygiène des services, rôle majeur dans la lutte des infections nosocomiales.
Nos équipes s'organisent ainsi : (les équipes de jour et de nuit sont indépendantes, je ne travaille que le jour matin-soir)
- 2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le matin
- 2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le soir
- 1 infirmière + 1 aide-soignante la nuit
Ceci est ce qu'on appelle le service minimum, autrement dit, c'est le minimum réglementaire pour assurer la sécurité des patients. Or il faut savoir que nous n'avons jamais de personnel en plus et que la tendance actuelle est de nous faire tourner en sous-effectif de manière presque systématique les soirs et les week-end, soit un seul infirmier pour 21 patients.
Depuis 2 mois, une de mes collègues infirmières a démissionné et n'est pas remplacée, une autre est en arrêt de travail qui risque d'être prolongé et n'est pas non plus remplacée. Nous ne sommes donc plus que 6 infirmiers au lieu de 8 à assurer un roulement sur 4 semaines, jours de semaine, week-end et fériés compris. Alors nous effectuons 1 puis 2 puis 3 week-end supplémentaires (nous en travaillons déjà 2 sur 4 habituellement) et ainsi de suite pour que le service tourne, avec des jours de repos qui sautent et des alternances de rythme incessantes. Si bien qu' il devient impossible de prévoir quoi que ce soit en dehors de la vie au CHU, sous peine de devoir annuler au dernier moment pour cause : boulot!
Samedi dernier, une autre collègue s'est arrêtée et, étant la seule infirmière du soir, il n'y avait donc personne pour prendre la relève du matin... C'est un infirmier des urgences qui a été détaché de son service pour venir dans le nôtre, qui a assuré les soins de nos 21 patients, alors qu'il ne les connaissait pas, et qui a dû faire face en plus à une situation d'urgence vitale de l'un d'eux...
Une des ASH est arrêtée depuis 1 an en étant remplacée de manière très ponctuelle, obligeant les 3 ASH restantes du service à se partager un roulement sur 4 semaines, jours de semaine, week-end et fériés compris. Leur tâche est de nettoyer à elles seules, tous les jours, la totalité des 16 chambres du service de fond en comble (vitres, mobilier, murs, WC), les bureaux médicaux, les pièces de vie (office, douche, WC, couloirs), la salle de soins...
Il faut savoir que le CHU de St-Etienne est en pleine réorganisation, puisqu'un gros complexe est en fin de construction à l'hôpital Nord, promettant parait-il des technologies de pointe, des locaux modernes et surtout des soins efficaces et de qualité...
Alors expliquez-moi comment être à la hauteur de ces exigences quand le personnel est déjà largement en sous-effectif? L'hôpital refuse d'embaucher, car déficit budgétaire, mais préfère faire appel à l'intérim, qui coûte plus cher que des contractuels...
Hier, j'étais normalement en 'repos' et j'ai passé une bonne partie de ma journée à démarcher la Médecine du Travail, les syndicats et à parler avec notre chef de service, pour essayer de trouver des solutions pour que notre direction nous entende...
Nous sommes par chance soutenus par notre chef de service, qui connaît la valeur de notre travail et sait que nous ne protestons pas pour rien. Il nous connaît suffisamment pour lui même remuer ciel et terre pour qu'on s'occupe du sort des soignants à l'hôpital. Il nous soutient par ce que lui-même est très inquiet de la situation et voit notre gouvernement asphyxier le service public hospitalier, or lui a choisi de travailler au CHU par foi en ce service public et dans le respect du serment d' Hippocrate.
Je dors très mal et pour être honnête je pense au boulot constamment. J'ai peur que le stress me fasse oublier un soin, que la pression m' empêche de prendre le temps avec un patient déprimé, que la fatigue me fasse faire un mauvais calcul de dose, administrer un produit au mauvais patient... J'ai peur que ce métier que j'aime me transforme en assassin, involontaireme nt, par ce qu'on aura laissé la situation se dégrader. Parce que nous sommes tous responsables : je suis l'infirmière d'aujourd'hui mais nous sommes tous les patients de demain. VOUS pouvez être au bout de ma seringue, ou votre mari, votre enfant, votre Je vis l'insécurité dans mon travail, alors que je le maîtrise pourtant. Mais je suis humaine avant tout.
Vous serez ceux qui pâtirez du manque de soignants dans les services : je n'aurai pas pu prendre le temps de vous donner des nouvelles du patient que vous aimez, je n'aurai pas pu gérer 2 situations d'urgence à la fois... Faut-il attendre qu'il y ait des morts pour réagir et prendre conscience de ce qui se passe dans les hôpitaux???
Aujourd'hui, j'ai besoin de vous. Merci de bien vouloir transférer ce mail de manière la plus large possible, pour informer le plus de monde possible. Si vous connaissez des personnes du monde hospitalier, journalistique, politique ou autre, n'hésitez pas à les solliciter.
Il faut se mobiliser en masse pour être plus efficace, moi toute seule, je n'intéresse personne.
Merci pour votre attention!"
CC

Déesse qu'à tomber du ciel
Quand je lis la une du Figaro, ce matin, j'ai soudain un petit regain d'espoir.
Je ne suis pas DSKiste, je ne suis pas kyste, de manière générale.
Je n'ai pas regardé France2, d'ailleurs, hier soir. Il y avait Les Simpson, sur une autre chaîne. Cette série dans laquelle l'Amérique ressemble de plus en plus à la France, ou vice versa : une école de merde, un système de santé pourri, une police corrompue, des gens obèses à cause de la malbouffe...Autant s'habituer en riant...
Cependant, je crois que si cette valse hésitation du séducteur du FMI énerve la droite, ça ne peut être que positif.
Et comme je l'ai déjà écrit, le PS n'a besoin de rien d'autre que d'une prise de position nette. Que chacun puisse savoir où il en est, que l'on puisse se mettre au boulot concrètement, qu'on puisse valider des propositions, avoir un programme.
Mais ne négligeons pas l'aspect stratégique : mettre le bazar à droite, c'est aussi un bon plan !
Et puis un homme qui écoute toujours son épouse - même si à côté de ça, il s'envoie en l'air avec des jeunettes - ça ne peut pas être un mauvais bonhomme...
CC
Je ne suis pas DSKiste, je ne suis pas kyste, de manière générale.
Je n'ai pas regardé France2, d'ailleurs, hier soir. Il y avait Les Simpson, sur une autre chaîne. Cette série dans laquelle l'Amérique ressemble de plus en plus à la France, ou vice versa : une école de merde, un système de santé pourri, une police corrompue, des gens obèses à cause de la malbouffe...Autant s'habituer en riant...
Cependant, je crois que si cette valse hésitation du séducteur du FMI énerve la droite, ça ne peut être que positif.
Et comme je l'ai déjà écrit, le PS n'a besoin de rien d'autre que d'une prise de position nette. Que chacun puisse savoir où il en est, que l'on puisse se mettre au boulot concrètement, qu'on puisse valider des propositions, avoir un programme.
Mais ne négligeons pas l'aspect stratégique : mettre le bazar à droite, c'est aussi un bon plan !
Et puis un homme qui écoute toujours son épouse - même si à côté de ça, il s'envoie en l'air avec des jeunettes - ça ne peut pas être un mauvais bonhomme...
CC

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