Non, on ne va pas faire le parallèle entre les propos de fin de campagne d'un Le Pen liquide, à propos du virus Ebola, et le score du FN aux élections européennes.
Non, on ne va pas faire le parallèle entre la tuerie du musée juif de Bruxelles et le score d'un parti qui nous refait sans cesse le coup de la préférence nationale, contre tout ce qui n'appartient pas à notre culture fantasmée, plus blanche que blanche, plus mâle que mâle, plus bigote que bigote et plus hétéro qu'hétéro...
Non, on ne pas s'indigner bêtement. Les Français ont voulu mettre en tête le FN. Ils ont voté pour le parti qui dit non à l'Europe. Bien. Ils ont voté pour les eurodéputés qui ont été les plus absents des bancs de l'Europe durant le précédent mandat.
Ils pensent que l'Europe peut se faire sans la France. Bien. Faisons comme ça. Et voyons les autres pays se tailler la part du lion sans nous.
Mais qu'on ne vienne pas pleurer ensuite.
CC
25 mai 2014
18 avril 2014
La pluie et le beau temps
Il a fait beau, en ce début avril : on se serait presque cru en été, certains après-midis. La nature a explosé d'un coup, les forsythias, d'abord, puis les magnolias et les lilas, bien sûr, ainsi que les cerisiers, les pommiers...Tout a fleuri d'un coup. On était heureux et on a ressorti les lunettes de soleil.
Et puis, aujourd'hui, il pleut.
La boulangère, d'abord, puis les collègues, tous, les uns après les autres et la voisine dans l'ascenseur, évidemment, tout le monde s'est plaint de la pluie...Et puis, en plus, c'est qu'il fait froid, oh ! quelle misère !
Mon père disait qu'il fallait qu'il pleuve 31 jours sur 30 en avril.
La nature a besoin d'eau. Mais, citadin que nous sommes, on s'en fout. On veut les fleurs, les fruits, on veut la verdure et les belles forêts, pour les vacances, mais on ne veut pas la pluie.
C'est un peu pareil pour les économies : on veut les services publics, on veut les hôpitaux modernes et pas chers, on veut nos rues sans les nids de poule, on veut les ronds-points fleuris, les écoles performantes, le viagra et le lexomil gratuits, mais on ne veut pas les impôts.
Et on ne veut surtout pas entendre parler des 50 milliards d'économies...
CC
Et puis, aujourd'hui, il pleut.
La boulangère, d'abord, puis les collègues, tous, les uns après les autres et la voisine dans l'ascenseur, évidemment, tout le monde s'est plaint de la pluie...Et puis, en plus, c'est qu'il fait froid, oh ! quelle misère !
Mon père disait qu'il fallait qu'il pleuve 31 jours sur 30 en avril.
La nature a besoin d'eau. Mais, citadin que nous sommes, on s'en fout. On veut les fleurs, les fruits, on veut la verdure et les belles forêts, pour les vacances, mais on ne veut pas la pluie.
C'est un peu pareil pour les économies : on veut les services publics, on veut les hôpitaux modernes et pas chers, on veut nos rues sans les nids de poule, on veut les ronds-points fleuris, les écoles performantes, le viagra et le lexomil gratuits, mais on ne veut pas les impôts.
Et on ne veut surtout pas entendre parler des 50 milliards d'économies...
CC

15 avril 2014
La fusion par le pinard
Je suis pour le rapprochement de la Franche-Comté et de la Bourgogne, tout comme Marie-Guite Dufay et François Patriat, qui se sont déjà prononcés positivement sur le sujet.
Ils ont de très bonnes raisons : des économies de fonctionnement, un rapprochement déjà largement effectif entre les universités et les hôpitaux, des intérêts économiques...
J'en ai une autre : la Franche-Comté améliorera de beaucoup la qualité de ses vins en fusionnant avec la Bourgogne. Et la Bourgogne y gagnera assurément sur ses fromages.
Quoi de mieux qu'un bout de comté avec un bon verre de Bourgogne?!
On pourra cependant se demander si le nord de la Franche-Comté n'aurait pas tout intérêt à préférer la choucroute...
CC
Ils ont de très bonnes raisons : des économies de fonctionnement, un rapprochement déjà largement effectif entre les universités et les hôpitaux, des intérêts économiques...
J'en ai une autre : la Franche-Comté améliorera de beaucoup la qualité de ses vins en fusionnant avec la Bourgogne. Et la Bourgogne y gagnera assurément sur ses fromages.
Quoi de mieux qu'un bout de comté avec un bon verre de Bourgogne?!
On pourra cependant se demander si le nord de la Franche-Comté n'aurait pas tout intérêt à préférer la choucroute...
CC

9 avril 2014
A la santé ?
Prise d'un gros rhume et d'une grande fatigue, je m'inquiète : personne pour s'occuper de la santé dans le gouvernement...Ni ministre, ni secrétaire d’État...
Étrange, non ?
Par contre, on a du désir, une fleur et un rossignol...Elle est pas belle, la vie ? C'est le printemps !
CC
Étrange, non ?
Par contre, on a du désir, une fleur et un rossignol...Elle est pas belle, la vie ? C'est le printemps !
CC

2 avril 2014
Mieux vaut un gouvernement de combat qu'un gouvernement de cons tout court
Je suis assez d'accord avec Elooooody : les choix de Valls (et de Hollande) pour le nouveau gouvernement, sont plutôt judicieux.
Plusieurs messages : on rajeunit un peu, on met aussi de la maturité, on met des nouveaux, on met des anciens, on met de l'aile gauche, on met de l'aile droite.
Le pot-au-feu pourrait avoir de la saveur.
Je disais hier que Valls était une surprise pour tout le monde, parce que jugé très (trop) à droite, dans ses prises de positions. L'équilibre est retrouvé avec Montebourg aux finances.
Il me semble évident que Fabius et Taubira ont bien fait le job jusque là et qu'il n'y avait pas de raison de les changer de place.
Il semble évident que Royal est la plus qualifiée pour les questions d'environnement au PS, puisque les écolos ont fait les rigolos...
Tiens, je ne sais pas qui est Cazeneuve. On verra.
Pour Hamon, j'attends de voir. La profession d'enseignant est très féminine, alors il va plaire, sans doute...Pour le reste, il a intérêt de faire ses preuves assez vite...Un ministre qui a fait moins d'études que le million de profs qu'il va diriger, ça risque de faire jaser.
Enfin, bref...il se dégage un impression de compétence, d'équilibre et d'expérience de ce nouveau gouvernement.
Évidemment, localement, il était bon d'avoir un ministre sous la main. Moscovici a perdu aux élections, c'est la démocratie et je trouve ça normal qu'il soit rebercyé...(mouahaha) mais désormais, pas de ministre entre Dijon et Metz...C'est un peu décevant pour la région...mais si l'on veut un gouvernement resserré, on ne peut pas avoir des ministres partout...
On voudrait tellement le beurre, l'argent du beurre et le ministre de l'économie...
CC
Plusieurs messages : on rajeunit un peu, on met aussi de la maturité, on met des nouveaux, on met des anciens, on met de l'aile gauche, on met de l'aile droite.
Le pot-au-feu pourrait avoir de la saveur.
Je disais hier que Valls était une surprise pour tout le monde, parce que jugé très (trop) à droite, dans ses prises de positions. L'équilibre est retrouvé avec Montebourg aux finances.
Il me semble évident que Fabius et Taubira ont bien fait le job jusque là et qu'il n'y avait pas de raison de les changer de place.
Il semble évident que Royal est la plus qualifiée pour les questions d'environnement au PS, puisque les écolos ont fait les rigolos...
Tiens, je ne sais pas qui est Cazeneuve. On verra.
Pour Hamon, j'attends de voir. La profession d'enseignant est très féminine, alors il va plaire, sans doute...Pour le reste, il a intérêt de faire ses preuves assez vite...Un ministre qui a fait moins d'études que le million de profs qu'il va diriger, ça risque de faire jaser.
Enfin, bref...il se dégage un impression de compétence, d'équilibre et d'expérience de ce nouveau gouvernement.
Évidemment, localement, il était bon d'avoir un ministre sous la main. Moscovici a perdu aux élections, c'est la démocratie et je trouve ça normal qu'il soit rebercyé...(mouahaha) mais désormais, pas de ministre entre Dijon et Metz...C'est un peu décevant pour la région...mais si l'on veut un gouvernement resserré, on ne peut pas avoir des ministres partout...
On voudrait tellement le beurre, l'argent du beurre et le ministre de l'économie...
CC

1 avril 2014
Alors on danse
Les jeux de mots avec le nom de Valls sont tellement faciles qu'on va s'en passer. On n'est pas chez Libé et on aura bien assez du Canard demain.
Je ne comprends pas pourquoi le président de gauche tient absolument à draguer un électorat de droite qui ne votera jamais pour lui. Mais c'est sans doute une stratégie politique qui me dépasse : la stratégie de l'impopularité. Peut-on déplaire plus ? La gauche de la gauche crie au scandale, à l'extrême droite au pouvoir, la droite crie au plagiat et a peur de la concurrence...Valls devient l'homme à abattre, trop populaire, trop à droite, trop plein de rodomontades, trop espagnol pour les fachos, trop fachos pour les gauchos...S'en sortira-t-on ?
En attendant le reste du gouvernement, en guettant les fuites éventuelles, je repense au très grand nombre de fois où l'on a entendu, dimanche soir, la phrase qu'on ressort, qu'on époussette soigneusement et qu'on répète inlassablement durant chaque soirée électorale : "Nous avons entendu le message des Français."
Bien que cette phrase comporte quelques erreurs notables (il n'y a pas un seul message, le verbe "entendre" n'est pas forcément synonyme de comprendre, les Français ne sont pas un groupe homogène...), les gagnants comme les perdants la ressassent comme un mantra tous les soirs d'élection, depuis des années. Et le lendemain, tout recommence.
That's politics, folks...
CC
Je ne comprends pas pourquoi le président de gauche tient absolument à draguer un électorat de droite qui ne votera jamais pour lui. Mais c'est sans doute une stratégie politique qui me dépasse : la stratégie de l'impopularité. Peut-on déplaire plus ? La gauche de la gauche crie au scandale, à l'extrême droite au pouvoir, la droite crie au plagiat et a peur de la concurrence...Valls devient l'homme à abattre, trop populaire, trop à droite, trop plein de rodomontades, trop espagnol pour les fachos, trop fachos pour les gauchos...S'en sortira-t-on ?
En attendant le reste du gouvernement, en guettant les fuites éventuelles, je repense au très grand nombre de fois où l'on a entendu, dimanche soir, la phrase qu'on ressort, qu'on époussette soigneusement et qu'on répète inlassablement durant chaque soirée électorale : "Nous avons entendu le message des Français."
Bien que cette phrase comporte quelques erreurs notables (il n'y a pas un seul message, le verbe "entendre" n'est pas forcément synonyme de comprendre, les Français ne sont pas un groupe homogène...), les gagnants comme les perdants la ressassent comme un mantra tous les soirs d'élection, depuis des années. Et le lendemain, tout recommence.
That's politics, folks...
CC

24 mars 2014
Impressions de campagne
Je ne sais pas ce qui m'angoisse le plus : que Balkany soit réélu malgré ses costumes à rayures, ses gros cigares et accessoirement la batterie de cuisine qu'il traîne...Que l'abstention soit si forte...Même pas la moitié des électeurs se sont déplacés, chez moi...Qu'un dénommé Steeve représente le parti de la préférence française et soit élu au premier tour ou que finalement, la moitié des gens se fichent de tout ça...
Je ne sais pas ce qui m'inquiète le plus...cette démocratie qui fout le camp dans l'indifférence...
Depuis hier soir, je suis élue : lourde responsabilité. Je me suis dit qu'il était facile de dire, facile d'écrire mais qu'il fallait aussi se mettre à faire, pour voir comment se passent les choses, comment on prend une décision, comment on fait un choix qui va influencer la vie quotidienne des gens.
Je pense beaucoup à mon père, bien sûr, qui a toujours été un homme de terrain, engagé, syndicalement, dans les organismes agricoles, élu à la chambre d'agriculture, dans des coopératives d'éleveurs...C'est un guide et un modèle indépassable.
J'ai la chance de faire partie d'une équipe formidable, avec des femmes et des hommes de convictions, qui ont de l'expérience et qui sont, eux aussi, engagés : dans le milieux associatif, dans l'économie solidaire, syndicalement, politiquement...
Durant la campagne, on a eu l'occasion de constater, en faisant du porte à porte, que les gens n'étaient pas hostiles, qu'ils étaient même plutôt satisfaits de la gestion de la ville. C'est une campagne qui s'est bien passée et nous avons été élus largement contre trois autres listes. Mais alors pourquoi ne pas venir voter ? Pourquoi laisser le choix à d'autres, au risque de perdre ce qui nous plait ?
Cela reste un mystère. Nous sommes peut-être les enfants gâtés de la démocratie, la tête pourrie par les médias qui ne montrent que ce qui ne va pas. Mais en même temps, il y a ceux qui votent pour le pire, en toute connaissance de cause. Pourquoi ? Mystère ? Et puis il y a ceux qui ne répondent pas à la question : on leur demande "Qui voulez-vous pour gérer votre commune ?" et ils répondent : "On ne veut pas de ceux-là pour gérer le pays." Étonnant, non ?
Bref, je suis heureuse que ma ville soit toujours dirigée par cette belle équipe dont je fais maintenant partie mais je suis tout de même très inquiète pour la démocratie...
Je ne sais pas ce qui m'inquiète le plus...cette démocratie qui fout le camp dans l'indifférence...
Depuis hier soir, je suis élue : lourde responsabilité. Je me suis dit qu'il était facile de dire, facile d'écrire mais qu'il fallait aussi se mettre à faire, pour voir comment se passent les choses, comment on prend une décision, comment on fait un choix qui va influencer la vie quotidienne des gens.
Je pense beaucoup à mon père, bien sûr, qui a toujours été un homme de terrain, engagé, syndicalement, dans les organismes agricoles, élu à la chambre d'agriculture, dans des coopératives d'éleveurs...C'est un guide et un modèle indépassable.
J'ai la chance de faire partie d'une équipe formidable, avec des femmes et des hommes de convictions, qui ont de l'expérience et qui sont, eux aussi, engagés : dans le milieux associatif, dans l'économie solidaire, syndicalement, politiquement...
Durant la campagne, on a eu l'occasion de constater, en faisant du porte à porte, que les gens n'étaient pas hostiles, qu'ils étaient même plutôt satisfaits de la gestion de la ville. C'est une campagne qui s'est bien passée et nous avons été élus largement contre trois autres listes. Mais alors pourquoi ne pas venir voter ? Pourquoi laisser le choix à d'autres, au risque de perdre ce qui nous plait ?
Cela reste un mystère. Nous sommes peut-être les enfants gâtés de la démocratie, la tête pourrie par les médias qui ne montrent que ce qui ne va pas. Mais en même temps, il y a ceux qui votent pour le pire, en toute connaissance de cause. Pourquoi ? Mystère ? Et puis il y a ceux qui ne répondent pas à la question : on leur demande "Qui voulez-vous pour gérer votre commune ?" et ils répondent : "On ne veut pas de ceux-là pour gérer le pays." Étonnant, non ?
Bref, je suis heureuse que ma ville soit toujours dirigée par cette belle équipe dont je fais maintenant partie mais je suis tout de même très inquiète pour la démocratie...

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