5 décembre 2016

Valls à Audincourt pour son 1er meeting

A moins qu'il aime les raves...(Audincourt 27/01/2015)
Les primaires n'ont pas encore vraiment commencé, tous les candidats ne sont pas encore déclarés. Sauf un, Manuel Valls. Je ne sais pas encore à qui ira ma voix, j'attends de voir qui se lance.

Cependant, je suis frappée par la nouvelle tombée aujourd'hui : Manuel Valls sera à Audincourt (c'est chez moi !!!) pour son premier meeting.

Sans vouloir m'avancer sur son programme que je ne connais pas encore, cela me semble augurer quelque chose d'intéressant. Le choix d'une région industrielle fortement en crise n'est pas un hasard pour commencer une campagne électorale qui s'annonce dominée par les théories très libérales d'un candidat de droite décomplexé qui promet des camions de chômeurs.

Valls va donc faire sa campagne en commençant par notre "ceinture de rouille" française.

Ce qu'on appelle la "Rust Belt", aux Etats-Unis, ce sont ces villes du nord, Detroit, Cleveland, Buffalo, Flint...Ces grandes cités ouvrières qui vécurent leurs heures de gloire depuis la deuxième révolution industrielle jusqu'aux années 70, grâce à l'industrie automobile notamment. Aujourd'hui, à cause de l'automatisation, mais aussi de la mondialisation, ce sont des régions sinistrées qui connaissent un chômage sans précédent. Cela nous fait évidemment penser à notre région : Peugeot a eu jusqu'à près de 50 000 ouvriers et est passé il y a peu sous la barre des 8000.

Savez-vous qui a gagné une élection en allant parler aux ouvriers de la "Rust Belt", en leur disant qu'il allait mener une politique protectionniste et créer de l'emploi ici ? Trump.

Je ne sais pas quelle sera la teneur du discours de Valls. Mais il se pourrait bien qu'il ait piqué quelques idées, non pas à Trump, mais au moins à Montebourg (ou le contraire, allez savoir !).

Bref...un peu le contraire de ce que le gouvernement a fait jusqu'à maintenant. Mais pour le coup, un discours qui parlera peut-être aux électeurs de gauche.

A suivre...

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

27 novembre 2016

Calendrier de l'Avent

Il est vrai que les médias ont l'habitude de s'étonner quand il fait froid en hiver ou quand il fait chaud au mois d'août. Ce n'est donc pas étonnant qu'ils s'étonnent que la droite ait élu un candidat de droite à la primaire de la droite. Surtout après 5 ans de gauche.

Car la droite, c'est ça, nous sommes d'accord : c'est moins d'Etat, moins de fonctionnaires, une politique économique plus libérale, moins de contraintes pour les patrons, moins d'impôts pour les plus riches et des idées conservatrices sur la famille.

C'est bien ça, n'est-ce pas ?

On verra bien, si ensuite ceux qui ont voté pour ça seront contents de ça. Mais on sait bien que les Français râlent tout le temps.

Il n'empêche, qu'avec un programme comme celui de Fillon, la gauche, si elle arrête de déconner, a des chances. Parce que les classes moyennes qui souffrent, a priori, ne devraient pas tellement espérer souffrir moins avec 500 000 fonctionnaires en moins, avec plus de flexibilité dans le travail (ça veut dire être viré plus facilement et faire plus d'heures sans être payé plus). Mais il semble que les gens sont passés dans l'ère de la post réalité et qu'ils ne croient plus que les choses sont telles qu'elles sont vraiment : par exemple, pour le Brexit, les Anglais n'avaient pas vraiment compris que voter pour sortir de l'Europe voulaient vraiment dire sortir de l'Europe. D'où les manifs dès le lendemain du vote pour refaire le vote : il paraît que certains manifestants étaient allés au pub au lieu de voter, même...

Alors faisons en sorte que Fillon soit la meilleure chance de la gauche. Mais arrêtons de faire croire que les candidats de gauche sortent d'un calendrier de l'Avent : un par jour jusqu'au 25...

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

9 novembre 2016

Céder à la tentation du pire

Dans le flots de commentaires, je ne sais pas s'il faut en rajouter. Mais évidemment, le besoin de la ramener me tenaille.

Alors voilà, Trump est élu.

J'ai l'impression que malgré l'espoir des gens qui pensent, qui écrivent, qui observent le monde, ce n'est pas une vraie surprise.

En fait, au delà des déclarations outrancières, misogynes et racistes du candidat qui voulait interdire aux musulmans l'entrée sur le territoire américain et qui déclare qu'on attrape les femmes par la chatte, il y a une véritable tentation du pire. Un peu comme si, enfants gâtés par 60 ans de progrès, d'émancipation des femmes, d'innovations techniques, de protection sociale plus grande, on voulait voir un peu comment cela fait quand on passe la main au-dessus de la flamme de la bougie. Juste pour se rappeler les moments difficiles, histoire de savourer un peu mieux les avantages d'un monde occidental dans lequel on ne meurt presque plus de faim, où on a tous accès à une éducation, où, si on manque de chance, on a des aides de la société.

Evidemment, tout n'est pas parfait, dans nos systèmes démocratiques, mais au regard de beaucoup d'autres systèmes, on peut facilement conclure que c'est le moins mauvais, comme disait en substance Churchill. Et pourtant, aux USA comme en France (et comme en Russie, en Pologne, en Turquie...) on a cette fichue tentation du pire : voyons un peu comment ça pique de mettre du sel sur la plaie ! Tentons ensemble cette expérience de prendre pour bouc émissaire ceux qui vont encore plus mal que nous, au risque de devenir les victimes de ceux qui vont mieux que nous...

Je suis presque sûre que chacun d'entre nous a déjà eu ces pensées négatives, dans les moments de découragement, un peu comme cette idée absurde qu'une bonne guerre pourrait faire du bien, un peu comme quand on se disait qu'une saignée et une purge pouvait guérir le rachitique et requinquer l'anémié. Les électeurs américains ont été tenté par le pire, ils ont cédé à la tentation.

Wait and see, comme ils disent : entre ce qu'un candidat promet et ce qu'il tient, l'écart peut être considérable. En France, on est assez bien placés pour le savoir.

Mais s'il met en acte ses idées protectionnistes, l'équilibre économique mondial changera durablement. S'il met en place ses idées non interventionnistes, les rapports diplomatiques et la politique internationale seront bouleversés. L'avenir nous dira dans quel sens...

CC
Rendez-vous sur Hellocoton !

24 octobre 2016

Campagne gastro

Cette campagne qui commence a trois mois d'avance, comme l'épidémie de la gastro. Et ça nous donne envie de vomir aussi.

A droite, on a Sarko, surtout, qui n'a pas mis à jour son logiciel depuis 2012 : il a les mêmes têtes de Turcs, les mêmes idées caricaturales, les mêmes débats pénibles sur les profs, l'écologie et la sécurité. Il ne s'est même pas rendu compte que l'eau a coulé sous les ponts de la Seine et qu'entre 2012 et notre triste époque, il y a eu des attentats meurtriers, des guerres et des crises économiques. Il devrait prendre conscience que même Anne Roumanoff sur Europe 1 défend les profs, ce qui est quand même une preuve que quelque chose de profond a changé dans la société. Mais il vise un électorat âgé parfois à la mémoire courte et ne vivant pas tout à fait dans le présent, sans doute. Et aussi les ploucs (c'est lui qui le dit).

Pour les autres candidats de la droite, il y a quelques petites choses à retenir, ils ne sont pas tous à mettre au niveau de leur maître étalon. Mais ils sont quand même tous d'accord sur la disparition de l'ISF et sur la suppression de millier d'emplois dans la fonction publique. Pour mémoire : des infirmières, des profs, des policiers. Il est vrai qu'on en n'aura plus besoin une fois que la droite sera au pouvoir...Quant à l'ISF, le pays est en crise, mais ce ne sont pas à ceux qui ont de l'argent qu'on doit en prendre : principe de base, il vaut mieux prendre un peu d'argent à beaucoup de gens que beaucoup d'argent à peu de gens. C'est plus efficace...Bref, c'est la droite.

Mais à gauche, ce n'est guère mieux, soyons honnête : j'ai écouté Cambadélis ce matin sur France Inter, et je me suis bien souvenue pourquoi je n'avais pas ma carte au PS, finalement. C'est utile de faire un rappel, de temps en temps. Vous avez entendu ? En gros, trois quart d'heure à la radio, à une heure de grande écoute et quoi ? Pas un mot sur d'éventuelles mesures à prendre pour que la situation des Français s'améliore. Juste un peu de stratégie politique et la préparation grossière du terrain pour la candidature de Valls, ainsi qu'un lâchage complet du président actuel. Et rien de politique. Mon coeur de gauche n'a pas été flatté et pourtant, je suis pleine de bonne volonté et baignée d'une indulgence presque coupable envers le PS. Vraiment. Parce que le bilan est peut-être à faire avant d'aller plus loin. Et le bilan n'est pas si catastrophique : des choses ont été faites, sur le plan sociétal, économique...Encore faudrait-il savoir communiquer à ce propos. Et les reproches que pourraient porter des électeurs traditionnels de gauche porteraient sans doute sur...la loi travail ? Portée par...Manuel Valls ?

Donc, de la stratégie et même pas tellement maline.

Si on croit que les électeurs traditionnellement à gauche vont aimer, on se trompe. Si par hasard, on pense séduire d'autres électeurs, par exemple, les abstentionnistes, on se trompe encore plus lourdement. La politique, telle qu'on la voit dans les médias ne donne qu'une piètre image d'elle-même. La caricature qu'on en fait, en pire.

CC

Rendez-vous sur Hellocoton !

14 octobre 2016

Président normal ? Un homme comme les autres ?

Si les précédents présidents de la Ve République avaient amené quelque chose d'historique, s'ils avaient une stature, une posture un peu supérieure, au moins jusqu'à Jacques Chirac, qui érigea un musée, Quai Branly, qui n'est pas négligeable, qui dénote d'un intérêt et d'une connaissance pointue des cultures du monde, Nicolas Sarkozy dans une certaine mesure, et François Hollande, bien plus encore, semblent avoir quitté le sacro-saint "habit présidentiel", cet habit fait de suffisance et de mystère.

Les commentateurs et les chroniqueurs de la vie politique ne savent pas tellement par quel bout prendre cette information. Alors qu'aucun ne supporterait plus un président à la de Gaulle, alors que tout le monde admire la "cool attitude" d'un Obama - mais c'est outre Atlantique, comprenez-vous, ça n'a rien à voir -, alors que les prétentions d'un Mitterrand agaçaient tout le monde, mais que les erreurs de français d'un Sarkozy lui valaient les pires moqueries, au point qu'on regretta la belle langue du vieux "Tonton",  alors que Sarko était hyperactif, on regretta l'inactivité de Jacques...

Bref, on n'est jamais content. Mais il faut bien dire que Hollande surprend.

S'il ne laisse pas, tout comme Sarko, de trace architecturale - cinq ans, c'est trop court pour cela - au moins, il laissera peut-être l'idée qu'un président n'est pas au-dessus des autres hommes. Et finalement, a-t-on besoin d'un père ? Ce qu'était peut-être de Gaulle...A-t-on besoin d'un être supérieur croyant aux forces de l'esprit ? Ce qu'était assurément Mitterrand...A-t-on besoin d'un roi ? Ce qu'ils étaient à peu près tous, dans leur hautaine condescendance...Et a-t-on besoin d'un petit chef autoritaire ? Ce que Sarko fut...

Non, nous avons besoin d'un homme ou d'une femme élu démocratiquement par le peuple, pour s'occuper des affaires de la France et pour représenter le pays. Il faut des qualités certaines pour cela. Il faut sans doute de l'endurance, de l'intelligence, de la mémoire, beaucoup de facilité pour les relations sociales, pour prendre la parole en public et la capacité de bien s'entourer, pour choisir des collaborateurs capables de palier toutes les lacunes qu'on aurait par ailleurs. Mais je ne pense pas, vraiment, qu'il faille être un papa, un gourou ou un mini dictateur...

Mais on a aussi le droit d'être un peu langue de pute, comme tout le monde, et ce serait hypocrite de penser qu'un président ne le serait pas...On a sans doute le droit d'être un peu dépassé par ses histoires sentimentales...Qui ne l'est pas ? Et on peut avoir des inimitiés, qui n'en a pas ?

Peut-être que notre démocratie est entrain de quitter enfin le lourd habit de la monarchie, peut-être qu'enfin nous allons assumer le fait d'avoir tranché la tête d'un roi et que nous allons pouvoir entrer dans une République mature, inspirée des régimes du nord de l'Europe, dans lesquels les politiques ne sont pas des stars, mais des êtres comme les autres ?

Bah...Je vais lire ce livre, sur ce qu'un président n'est pas censé dire, histoire d'arrêter d'écrire n'importe quoi...

CC


Rendez-vous sur Hellocoton !

26 juillet 2016

Impuissance

On ne peut pas y échapper : on est assailli par les nouvelles funestes, les attentats à répétition, les meurtres de masse, les attaques au couteau, à la machette, à la Kalashnikov, avec Daesh pour leitmotiv. Mon cerveau est au mois de novembre, dans une grisaille que je ne lui connaissais pas au mois de juillet.

Je passe mon temps à lire des articles de presse intitulés "Ce que veut vraiment Daesh", "Qui sont vraiment les terroristes ?", "L'Etat islamique est-il vraiment très islamiste ?" et toutes ces questions en titre ne trouvent jamais de réponse dans le corps de l'article. Pire : les soi-disant experts se contredisent et on ne sait plus à quel saint se vouer. Y'a t-il des saints dans la religion musulmane ? Je n'en sais rien.

On ne peut pas se vouer aux politiques, en tout cas, tous aussi médiocres les uns que les autres, ils se posent sans doute autant de questions que moi. Voire moins.

Aujourd'hui, c'est un curé qui a été égorgé dans une église. On voudrait une bonne occasion pour démarrer une guerre civile qu'on n'aurait pas trouvé meilleure cible. Un vieux curé sans doute très sympathique de 86 ans, dans la banlieue de Rouen. Toute mes pensées à ses proches et aux victimes blessées et traumatisées par cet acte barbare.

On peut espérer avoir un peu de répit, mais on peut s'attendre à beaucoup de dépit, si l'on regarde sur les réseaux sociaux. On a déjà lu le pire, de toute façon. On peut être sûr qu'il y aura une polémique sur les mots utilisés : "catholiques" vs "tous les français". Est-ce seulement la "communauté catholique" qui est touchée ? Est-ce toute la France ?

On s'en foutra, dans le fond, mais ça va faire couler de l'encre. Et puis fiché S ou pas, les terroristes seront disséqués. On se demandera s'ils étaient fous, homosexuels ou catholiques refoulés, on se demandera si l'on peut être terroriste et fou, si l'on peut être fou et terroriste et - thèse, antithèse, synthèse - s'il faut être fou pour être terroriste ou si un terroriste peu raisonnablement être sain d'esprit.

On aura le droit aux propos va t'en guerre du FN, on a déjà vu ce que ça pouvait donner. Dans notre torpeur, on n'y répondra même plus, on est habitué à ces propos de planqués...

On s'en foutra dans le fond, mais ça fera s'évaporer de la salive dans l'air sec du mois de juillet.

Et puis sur le fond, on n'aura pas bougé d'un iota quand le prochain attentat surviendra. Il faudrait qu'on fasse quelque chose, mais quoi ? On ne peut pas mettre des policiers derrière chaque français, sinon, qui serait derrière les policiers ? On va nous dire qu'il faut qu'on soit unis, qu'on soit forts et qu'on rejette la haine, qu'on aime son prochain comme soi-même, qu'on tende l'autre joue et qu'on s'habitue. L'idéologie chrétienne fait des ravages. (Je crois que ce trait d'humour est de mauvais goût. Mais désolée, je suis pétrie par cette philosophie christique et j'ai même ma Confirmation, alors...)

Habituons-nous donc à tressaillir à chaque alerte info nous annonçant un crime terroriste...

Rendez-vous sur Hellocoton !

17 juillet 2016

We are Nice

On ne peut pas trouver les mots pour l'horreur qui a eu lieu le soir du 14 juillet.

On a tous pensé qu'on aurait pu y être, qu'on y était, ailleurs, mais là-bas aussi : ces rassemblements festifs sont les mêmes partout. On vient en famille, avec les enfants, entre amis, on a le coeur à la fête, on regarde le feu, on va boire un verre, on va au bal, dans toutes les villes, dans tous les villages. On profite de la douceur d'un soir d'été.

Quand c'est au milieu tout cela que cette horreur intervient, c'est indicible.

Quand j'ai appris cela, sur twitter et Facebook, j'ai pensé aux quelques personnes que je connais à Nice, j'ai pensé qu'on aurait pu y être, que d'autres amis, des proches auraient pu y être, et puis j'ai éprouvé de la colère : j'ai pensé "pourvu qu'on n'apprenne pas que le terroriste était fiché S" et puis j'ai pensé, "pourvu que ce ne soit pas un type qu'on n'avait pas repéré avant".

Dans un cas comme dans l'autre, c'est un problème : si on l'a repéré mais qu'on a rien fait, c'est une faillite de la sécurité. Si au contraire, on ne le connaissait pas, c'est un échec aussi.

C'est un piège. On ne peut pas savoir qui va entendre le message de Daesh. On ne sait pas qui va décider, presque du jour au lendemain, de tuer des innocents au nom de cette idéologie moisie.

C'est évidemment un déséquilibré : qui, sain d'esprit, prendrait un 33 tonnes pour foncer sur une foule  pacifique ?

Mais là aussi, c'est le piège : l'extrême droite dira qu'on se voile la face, qu'on ne veut pas lutter contre l'islam. Et l'extrême droite en profitera encore une fois pour dresser les uns contre les autres.

Mais doit-on aller vers plus de rigueur sécuritaire ? Doit-on abandonner notre liberté au profit d'une sécurité illusoire ? Parce que finalement, qui peut prévoir et arrêter l'oeuvre d'un fou qui prend un camion pour détruire des vies ? On a bien vu que les caméras d'Estrosi n'avaient été d'aucun secours, que les conditions de sécurité étaient aussi importantes que possible dans le contexte actuel...

Est-ce vraiment l'ultime symptôme qu'il faut traiter ou faut-il agir avant ? Prévenir pour guérir et ne pas tomber dans les deux pièges : celui de Daesh, qu'il faut bombarder une bonne fois pour toute, et celui de l'extrême droite qui empêche l'intégration et le débat autour de cela...

Ces réflexions sont naïves et sincères...Et toutes mes pensées vont avant tout aux victimes et à leurs proches...
Rendez-vous sur Hellocoton !