Quand je suis en vacances, je ne suis plus prof. Plus fonctionnaire.
Je ne corrige plus mes copies, je ne prépare plus mes cours. Je ne suis plus un exemple pour mes élèves, je vis comme une patachonne et si l'on m'arrête en état d'ivresse sur la voie publique, je ne suis plus prof, plus fonctionnaire...
Ah non ?
Ah bon ! On m'aurait menti...
Par contre ministre, c'est différent...
Mamamia...
CC
7 février 2011
2 février 2011
Martial Bourquin vs Eric Besson ?
Les usines peuvent-elles être un sujet glam' tendance pour les journaux de TF1 ?
En France, il reste pourtant quelques usines et il serait bon de se pencher sur elles, pour tenter d'éviter leur départ à l'étranger : on appelle ça la délocalisation.
Le gouvernement se soucie tellement du problème, qu'il avait collé Estrosi au ministère de l'industrie et qu'il l'a remplacé par Eric Besson. Des spécialistes hors pair du sujet, très engagés sur la question.
Bref...Ce qui pourrait être au cœur du débat sur le chômage, première préoccupation des Français, sur les retraites, sur le temps de travail, est constamment relégué aux oubliettes : pas assez glam', pas assez top tendance...
Pourtant, il y a un homme qui travaille sur le sujet. Certes, il est sénateur et en plus, au PS. Mais ce qu'il a à dire mérite d'être entendu : c'est Martial Bourquin, sénateur et maire d'Audincourt, dans le Doubs. En fait, c'est mon maire. Et c'est un très bon maire.
Mais là n'est pas la question : il doit remettre au Sénat un rapport, en tant que président de la commission sur la désindustrialisation des territoires.
A cette occasion, le sénateur qui n'a pas perdu le sens des réalités a donné une interview à quelques blogueurs. Seb Musset a fait un compte-rendu, ainsi que RVA.
Ce qu'il faut retenir, dans ce que dit Martial Bourquin, c'est qu'il ne faut pas croire les conneries qu'on nous raconte : non, les Français ne sont pas des fainéants. Oui, ils sont productifs, autant et souvent même plus que les Allemands, qu'on nous érige en modèle tous les matins sur les radios publicitaires.
Ensuite, il explique qu'on ne gagne jamais à ne pas faire le jeu de la qualité. Que c'est notre principal atout et que les Allemands, eux, l'ont bien compris. Il cite en exemple une usine de sa commune, reprise en main récemment par un ancien de chez Bosch, pour faire des pistons automobiles haut de gamme, et qui créée de l'emploi...
Enfin, il fustige l'économie façon "école de Chicago" qui croit que la main invisible du marché va rétablir l'équilibre sans que l'Etat fasse grand chose. Il croit en un État actif, qui exige des contreparties quand il donne des coups de pouce aux entreprises privées. Il prend en exemple l'argent donné à Renaud et Carlos Ghosn qui délocalise quand même et qui sous traite à l'étranger, en masse, au risque de se retrouver au chômage technique à cause d'une commande passée à des milliers de kilomètres qui n'arrive pas...Il cite aussi l'exemple édifiant de la baisse de la TVA dans la restauration : pas de baisse pour le consommateur, pas d'embauche, pas de hausse de salaire pour les salariés du secteur. Et des bénéfices en moins pour un État perdant sur toute la ligne...
Pour plus de précisions, je vous conseille évidemment d'aller écouter l'interview in extenso sur Intox2007
Dans un débat face à Éric Besson, Martial Bourquin aurait bien des choses intéressantes à dire...
CC
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| Moyennement sexy, l'ouvrier ? |
En France, il reste pourtant quelques usines et il serait bon de se pencher sur elles, pour tenter d'éviter leur départ à l'étranger : on appelle ça la délocalisation.
Le gouvernement se soucie tellement du problème, qu'il avait collé Estrosi au ministère de l'industrie et qu'il l'a remplacé par Eric Besson. Des spécialistes hors pair du sujet, très engagés sur la question.
Bref...Ce qui pourrait être au cœur du débat sur le chômage, première préoccupation des Français, sur les retraites, sur le temps de travail, est constamment relégué aux oubliettes : pas assez glam', pas assez top tendance...
Pourtant, il y a un homme qui travaille sur le sujet. Certes, il est sénateur et en plus, au PS. Mais ce qu'il a à dire mérite d'être entendu : c'est Martial Bourquin, sénateur et maire d'Audincourt, dans le Doubs. En fait, c'est mon maire. Et c'est un très bon maire.
Mais là n'est pas la question : il doit remettre au Sénat un rapport, en tant que président de la commission sur la désindustrialisation des territoires.
A cette occasion, le sénateur qui n'a pas perdu le sens des réalités a donné une interview à quelques blogueurs. Seb Musset a fait un compte-rendu, ainsi que RVA.
Ce qu'il faut retenir, dans ce que dit Martial Bourquin, c'est qu'il ne faut pas croire les conneries qu'on nous raconte : non, les Français ne sont pas des fainéants. Oui, ils sont productifs, autant et souvent même plus que les Allemands, qu'on nous érige en modèle tous les matins sur les radios publicitaires.
Ensuite, il explique qu'on ne gagne jamais à ne pas faire le jeu de la qualité. Que c'est notre principal atout et que les Allemands, eux, l'ont bien compris. Il cite en exemple une usine de sa commune, reprise en main récemment par un ancien de chez Bosch, pour faire des pistons automobiles haut de gamme, et qui créée de l'emploi...
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| Il est pourtant glam', Martial ! |
Enfin, il fustige l'économie façon "école de Chicago" qui croit que la main invisible du marché va rétablir l'équilibre sans que l'Etat fasse grand chose. Il croit en un État actif, qui exige des contreparties quand il donne des coups de pouce aux entreprises privées. Il prend en exemple l'argent donné à Renaud et Carlos Ghosn qui délocalise quand même et qui sous traite à l'étranger, en masse, au risque de se retrouver au chômage technique à cause d'une commande passée à des milliers de kilomètres qui n'arrive pas...Il cite aussi l'exemple édifiant de la baisse de la TVA dans la restauration : pas de baisse pour le consommateur, pas d'embauche, pas de hausse de salaire pour les salariés du secteur. Et des bénéfices en moins pour un État perdant sur toute la ligne...
Pour plus de précisions, je vous conseille évidemment d'aller écouter l'interview in extenso sur Intox2007
Dans un débat face à Éric Besson, Martial Bourquin aurait bien des choses intéressantes à dire...
CC

1 février 2011
Merci les blogopotes !
Merci pour tous vos liens ! Même si ce mois-ci, je vais chuter méchamment...J'ai passé trop de temps là-bas et pas assez ici...
C'est la vie...
36 sites ont fait des liens sur http://www.bahbycc.com/ depuis le 2011-01-01
Carnet de notes de Yann Savidan
A perdre la raison
Sarkofrance
Zette And The City
Météo Mulhouse
Partageons nos agapes
Au comptoir de la Comète
Mon avis t'intéresse
Partageons mon avis
Lyonnitude(s)
La Maison du Faucon
Chez El Camino
Les Peuples du Soleil
Les privilégiés parlent aux Français...
MINIJUPE
Hashtable
LES JOURS ET L'ENNUI DE SEB MUSSET
L'Hérétique
Une Autre Vie
De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs
Saint-Pierre-des-Corps, c'est où ça
Je n'ai rien à dire ! et alors ??
Le grumeau
A toi l'honneur
La revue de Stress
100 000 V
Du petit monde de Gildan
Moi, je
Le blog de Rébus
le blog vaguement littéraire de dedalus
Nectar du Net
Le blog de Laurent Grandsimon
Le Solitaire de la Lune
le blog de benjamin
Résistance contre Tyco Electronics
Papa prof
Liste générée à partir des infos du Top Blog Wikio par le Jegounotron
CC
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Je n'ai rien à dire ! et alors ??
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29 janvier 2011
Le casse-tête des vacances
Et dire qu'on hésitait entre des vacances de printemps en Tunisie ou en Egypte...
On va opter pour la Belgique, peut-être...Même si...
J'ai des problèmes de riches, moi, en ce moment...
CC
On va opter pour la Belgique, peut-être...Même si...
J'ai des problèmes de riches, moi, en ce moment...
CC

25 janvier 2011
Un boulot pour des primes...
Chef d'établissement scolaire.
Voilà un chouette métier. Je connais des profs qui veulent faire ça. Pour le prestige de la fonction, je suppose. Parce que les profs lucides ne veulent jamais de ce poste.
Si l'on y réfléchit deux secondes, c'est un boulot bien pénible : on vous déteste à tous les niveaux, vous êtes seul, entre une hiérarchie écrasante - ce qui fait que le prestige de la fonction est bien mince, puisque vous êtes l'antépénultième maillon de la chaîne, avant prof et femme de ménage. D'ailleurs, les femmes de ménages et les professeurs vous détestent, puisque vous êtes leur chef, les élèves vous détestent, puisque votre rôle est de les engueuler, les parents vous détestent, puisque vous êtes celui qui engueule leurs enfants à leur place...
Alors, le ministre, qui a fait ses premières armes dans la belle entreprise à Liliane B., a jugé que les proviseurs et les principaux méritaient une prime. Parce qu'ils le valent bien. Après les recteurs et les élèves, il ne reste bien que les femmes de ménage et les profs qui ne touchent pas de prime...
L'éducation nationale n'est pas censée être une entreprise, puisqu'on aurait bien du mal à y faire des bénéfices, mais c'est pourtant l'explication donnée par le ministre : "Le gouvernement a décidé de développer une rémunération variable liée aux performances de nos cadres, comme cela existe dans l'immense majorité des entreprises de notre pays (...)"
C'est scandaleux.
En plus, comment cela risque-t-il de se passer, dans les établissements ?
Les chefs d'établissement n'auront ces primes que s'ils obtiennent de bons résultats. Quel est la nature de ces bons résultats ? Pour les recteurs, il semblait que c'était clair : supprimer des postes, le plus possible.
Pour les chefs d'établissement, c'est par exemple, limiter l'utilisation d'heures d'enseignement, donc là aussi, réduire les postes. C'est aussi limiter le recours aux remplacements, en ayant recours aux remplacement en interne.
Tenez, je m'y suis fait prendre ce matin même : les deux chefs me sont tombés dessus pour que je prenne une classe que je n'ai pas, d'un niveau que je n'ai pas, durant deux heures (une ce mardi et une autre mardi prochain). La même demande a été faite à plein de collègues, pour pourvoir au remplacement en interne d'une collègue en congé maternité, et ce pendant 15 jours.
Le rectorat se donne donc 15 jours pour trouver un vrai remplaçant et ce, pour un congé prévisible et prévu de longue date. Les deux heures que je donne donc, payées en heures supplémentaires, ne seront pas profitables aux élèves : je ne sais pas ce qu'ils avaient déjà fait, je ne les verrai que deux heures en deux semaines, ils ne me connaissent pas, le temps de faire de la discipline parce qu'ils testeront bien entendu mes réactions, parce que je ne les connais pas...C'est de la garderie. Mais grâce à moi, le chef aura peut-être une prime et les parents auront vaguement l'impression que leurs enfants sont pris en main...
Les objectifs des chefs d'établissement, ce pourrait être aussi d'obtenir de bons résultats aux examens. D'avoir des élèves qui réussissent. Mais cela, n'est-ce pas grâce au travail des professeurs ?
Alors il va falloir jouer finement. Comme d'habitude, dans ce métier, le proviseur ou le principal sera entre l'arbre et l'écorce.
Mais ils auront des primes pour supporter la pression psychologique...
CC
Voilà un chouette métier. Je connais des profs qui veulent faire ça. Pour le prestige de la fonction, je suppose. Parce que les profs lucides ne veulent jamais de ce poste.
Si l'on y réfléchit deux secondes, c'est un boulot bien pénible : on vous déteste à tous les niveaux, vous êtes seul, entre une hiérarchie écrasante - ce qui fait que le prestige de la fonction est bien mince, puisque vous êtes l'antépénultième maillon de la chaîne, avant prof et femme de ménage. D'ailleurs, les femmes de ménages et les professeurs vous détestent, puisque vous êtes leur chef, les élèves vous détestent, puisque votre rôle est de les engueuler, les parents vous détestent, puisque vous êtes celui qui engueule leurs enfants à leur place...
Alors, le ministre, qui a fait ses premières armes dans la belle entreprise à Liliane B., a jugé que les proviseurs et les principaux méritaient une prime. Parce qu'ils le valent bien. Après les recteurs et les élèves, il ne reste bien que les femmes de ménage et les profs qui ne touchent pas de prime...
L'éducation nationale n'est pas censée être une entreprise, puisqu'on aurait bien du mal à y faire des bénéfices, mais c'est pourtant l'explication donnée par le ministre : "Le gouvernement a décidé de développer une rémunération variable liée aux performances de nos cadres, comme cela existe dans l'immense majorité des entreprises de notre pays (...)"
C'est scandaleux.
En plus, comment cela risque-t-il de se passer, dans les établissements ?
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| Et dire qu'avant des palmes académiques suffisaient... |
Les chefs d'établissement n'auront ces primes que s'ils obtiennent de bons résultats. Quel est la nature de ces bons résultats ? Pour les recteurs, il semblait que c'était clair : supprimer des postes, le plus possible.
Pour les chefs d'établissement, c'est par exemple, limiter l'utilisation d'heures d'enseignement, donc là aussi, réduire les postes. C'est aussi limiter le recours aux remplacements, en ayant recours aux remplacement en interne.
Tenez, je m'y suis fait prendre ce matin même : les deux chefs me sont tombés dessus pour que je prenne une classe que je n'ai pas, d'un niveau que je n'ai pas, durant deux heures (une ce mardi et une autre mardi prochain). La même demande a été faite à plein de collègues, pour pourvoir au remplacement en interne d'une collègue en congé maternité, et ce pendant 15 jours.
Le rectorat se donne donc 15 jours pour trouver un vrai remplaçant et ce, pour un congé prévisible et prévu de longue date. Les deux heures que je donne donc, payées en heures supplémentaires, ne seront pas profitables aux élèves : je ne sais pas ce qu'ils avaient déjà fait, je ne les verrai que deux heures en deux semaines, ils ne me connaissent pas, le temps de faire de la discipline parce qu'ils testeront bien entendu mes réactions, parce que je ne les connais pas...C'est de la garderie. Mais grâce à moi, le chef aura peut-être une prime et les parents auront vaguement l'impression que leurs enfants sont pris en main...
Les objectifs des chefs d'établissement, ce pourrait être aussi d'obtenir de bons résultats aux examens. D'avoir des élèves qui réussissent. Mais cela, n'est-ce pas grâce au travail des professeurs ?
Alors il va falloir jouer finement. Comme d'habitude, dans ce métier, le proviseur ou le principal sera entre l'arbre et l'écorce.
Mais ils auront des primes pour supporter la pression psychologique...
CC

Libellé(s):
éducation,
éducation nationale,
Luc Chatel,
service public
24 janvier 2011
Hugh !
Une jolie histoire, pour ce soir.
Je la ferai découvrir à mes 6èmes demain matin, dans le cadre d'une séquence sur le conte. Et j'aime beaucoup la voix de ce vieil indien...
HUGH
envoyé par sylpaco. - Regardez des web séries et des films.
Bonne nuit, les petits !
CC
Je la ferai découvrir à mes 6èmes demain matin, dans le cadre d'une séquence sur le conte. Et j'aime beaucoup la voix de ce vieil indien...
HUGH
envoyé par sylpaco. - Regardez des web séries et des films.
Bonne nuit, les petits !
CC

22 janvier 2011
Au service du public...
"A l'occasion de la présentation de ses vœux à la presse, lundi 17 janvier, le ministre du budget et de la fonction publique, François Baroin, a confirmé que la politique de non-remplacement d'un départ sur deux dans le secteur public se poursuivrait au rythme de 100 000 départs non remplacés en trois ans."
A quoi bon se faire autant de mal, puisque la fin du monde aura lieu en 2012.
Nous apprenons par ailleurs, qu'un projet de loi prévoit de ne garder des fonctionnaires que dans les fonctions régaliennes que sont la police, la justice et l'armée. Les autres fonctionnaires seraient fortement incités à basculer vers un régime soumis au code du travail privé.
On nous parle de justice sociale, entre le privé et le public, bien sûr.
Jamais on ne se souvient que si on a des statuts spéciaux et protégés dans les domaines de la santé ou de l'éducation, c'est pour que les fonctionnaires s'engagent à rendre service au public, pour qu'ils soient protégés de la précarité et pour qu'ils puissent s'occuper de la précarité des autres, en dehors de toutes notions de bénéfice.
Il est vrai que lorsqu'on s'engage pour éduquer les enfants des autres, il est préférable d'avoir un statut stable, parce que la mission qui nous est confiée est ingrate. Si l'on doit soigner des patients, la problématique est la même...
D'ailleurs, cette réflexion rejoint la problématique soulevée par le nombre croissant de vacataires et de contractuels dans la fonction publique. Comment un prof venant de loin, parachuté dans un établissement scolaire qu'il ne connait pas, pour une durée indéterminée, payé à coup de lance-pierres pendant seulement 10 mois sur 12, ne sachant pas de quoi son avenir sera fait, pourrait-il être vraiment "au service des élèves"...Comment s'investir au service du public dans ces conditions ?
Il y a de quoi être inquiets...
C'est pour cela qu'il faut défendre l'hôpital public, par exemple...
C'est pour cela que les professeurs ont manifesté dans le froid cette après-midi...
CC

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